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13 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Déroutant
Un film complexe et déroutant, en forme d'exercice de style, maniant à sa façon, sans concession ni complexe, l'art du huis-clos et des "tunnels de dialogues".

La chute et descente aux enfers du héros, profondément antipathique et magnifiquement campé par Robert "Twilight" Pattinson, est dramaturgiquement très bien vue...
Publié le 6 juillet 2012 par Verbena

versus
3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Ce film est un navet et je suis un public facile
On m'a conseillé ce film que j'ai acheté en me demandant si ce Robert Pattinson que je ne connais pas encore mais dont beaucoup de monde parle est un bon acteur. Et puis Cronenberg, je me suis dit ça doit être du bon. Et bien c'est mauvais au possible taillé pour un pubic de moins de 15 ans. Tout le film semble construit pour colporter un message...
Publié il y a 9 mois par Nicolas Manzini


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13 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Déroutant, 6 juillet 2012
Par 
Verbena "master jedi" (Toulouse, France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cosmopolis [Blu-ray] (Blu-ray)
Un film complexe et déroutant, en forme d'exercice de style, maniant à sa façon, sans concession ni complexe, l'art du huis-clos et des "tunnels de dialogues".

La chute et descente aux enfers du héros, profondément antipathique et magnifiquement campé par Robert "Twilight" Pattinson, est dramaturgiquement très bien vue. La mise en scène de Cronenberg est, dans le genre, franchement épatante (le cadrage et le choix des objectifs, notamment dans la limousine, le "dépouillement vestimentaire" progressif du héros, etc).
Mais la violence et l'âpreté du propos, le manque total d'empathie qu'inspirent le(s) personnage(s) principal(ux), et l'abondance de dialogues techniques, glaciaux, qui laissent peu de place à des respirations par l'action, tout cela fait que l'on prend en tant que spectateur beaucoup de distance avec l'objet filmique (comme quoi écrire un scénario en quelques jours en "plaquant" totalement au livre que l'on adapte, ce n'est pas toujours une heureuse idée). Tout cela rend au final le film quelque peu désagréable à voir. Mais le talent de réalisateur de Cronenberg rattrape les maladresses de l'adaptation, pour le coup trop fidèle...

Seule fausse note à mon sens : j'ai trouvé le climax trop long, trop baroque et ampoulé. Le 1/4 d'heure final s'égare un peu trop dans le registre métaphysique (prise de conscience, rédemption, et tout le toutim) et échoue à émouvoir.

Cosmopolis reste cependant un très bel et intéressant exercice de style, une vraie réussite filmique expérimentale, mais c'est un film de cinéma difficile d'accès. L'œuvre adaptée est exigeante, et, hélas, le scénario "n'adapte pas assez" et reste trop fidèle, au risque d'être indigeste. Ce film aura ainsi été pour moi une satisfaction intellectuelle, dans laquelle je ne suis pas rentrée émotionnellement.

Une curiosité, à voir pour les plus courageux et cinéphiles d'entre les amazoniens.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Ce film est un navet et je suis un public facile, 26 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cosmopolis [Blu-ray] (Blu-ray)
On m'a conseillé ce film que j'ai acheté en me demandant si ce Robert Pattinson que je ne connais pas encore mais dont beaucoup de monde parle est un bon acteur. Et puis Cronenberg, je me suis dit ça doit être du bon. Et bien c'est mauvais au possible taillé pour un pubic de moins de 15 ans. Tout le film semble construit pour colporter un message basé sur des éléments narratif faux, illogiques, improbables ou absurdes et qui cherchent à paraître concret. C'est une histoire et un film qu'il faudrait entièrement retourner avec d'autres acteurs et d'autres décors parce qu'on sent qu'il y a quelque chose à raconter mais dans cette version rien n'est crédible. Un navet total
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5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ma prostate est asymétrique, 7 mars 2013
Par 
Mr. Daniel Zehnacker "Rimbaud "Dan" F... - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cosmopolis (DVD)
Cosmopolis est sans doute l'oeuvre la plus accomplie de David Cronenberg. En nous enfermant dans la limousine d'un jeune golden boy de 28 ans (Eric) il nous montre la précarité d'un univers prétendûment protégé : voiture blindée avec bar, télé et internet, où l'on peut recevoir conseillers fiscaux et maitresses, médecin et traders sans se soucier des événements qui secouent la ville dans laquelle elle évolue lentement, trop lentement sans doute à cause du cortège présidentiel qui traverse New York et pertube la circulation.
Mais le charmant garçon aux traits si lisses, qui peut assister en direct devant la télé de sa bagnole à l'assassinat du patron du FMI, ne peut mettre le pied dehors sans risquer sa peau. Ca commence dans le bar où il fricote verbalement avec sa jeune épouse avant que deux activistes ne s'interposent en brandissant des rats.
Revenu dans sa voiture, il se fait examiner le rectum par le remplaçant de son médecin habituel, qui lui annonce (alors qu'il est en grande conversation avec Emily, son analyste financière) que sa prostate est "asymétrique".
Dans la rue, les manifestants, qui veulent la révolution des rats, taguent et bousculent sa voiture jusque-là indestructible. Le soir tombé, le jeune dandy, obligé de laisser la limo au garage, ne retrouvera pas l'équilibre du piéton ordinaire : meurtre gratuit de son garde du corps (qui a la mauvaise idée de lui montrer comment se servir de son arme sophistiquée) cheveux mal coupés chez l'ancien coiffeur de son père, entartage en pleine rue par un fanatique, et menace de mort par un ancien trader qui a tout perdu à cause de lui et de ses spéculations boursières.
Il est étonnant de constater cette présence-menace des rats qui était l'événement-clou du Lohengrin de Salzburg 2011, dans la prodigieuse production d'Hans Neuenfels. D'ailleurs, dans le film, Eric et son jeune trader super-doué de 22 ans, ne méditent-ils pas sur la possibilité que le rat devienne la première monnaie mondiale?
On l'aura compris : Cronenberg manie l'humour avec une grande finesse, alors que dans l'autre film qui avait pour héroïne une autre bagnole, un taxi en l'occurrence (Taxi Driver), Scorsese nous immergeait directement dans la tourmente d'un homme écoeuré par la violence de la société.
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7 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Cronemberg s'enfonce, Patison s'élève., 2 juin 2012
Par 
Touzot "hubert" (france) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cosmopolis (DVD)
Pour Robert Patinson, voilà bien une manière de littéralement prendre à contre pied sa carrière entamée avec une série qui pourrait nuire à ses ambitions artistiques. On avait déjà vu par le passé d'autres acteur "belle gueule" casser ainsi leur image en s'aventurant dans des zones plus escarpées. Sean Connery à l'époque pour résolument faire voler en éclat son image de James Bond avait enchainer avec des films difficiles ou son image en prenait un sacré coup.
Ici, même chose pour l'acteur Anglais en venant tourner dans le dernier film de David Cronemberg où il devra effectuer tout l'exact contraire de ce qu'il a fait jusqu'à présent. Rien ne lui sera épargné, pas même un touché rectal.
On peut dire au moins que c'est un acteur complet, doué. Pour ce qui est du film, on reste plus dubitatif. Cronemberg, au vue de ses 4 derniers films, parait désorienté, sans trop avoir de direction dans ses choix, ses priorités.
Avec Cosmoppolis, il tente l'expérience immersive d'un golden Boy zombie, mué par une sorte de sentiment rédempteur qui revisite sa vie ainsi que celle du monde ou la fin du monde à bord de sa limousine, tout cela sur le trajet le menant chez un coiffeur. Adapté d'un roman qui parait en 2003, on était déjà en droit de se demander si le sujet abordé était si pertinent même si avec l'actualité du moment, le sujet de l'argent est un axiome fort.
Le film pourtant, avec ses choix de mises en scène, le détachement et ses dialogues littéraires, parait daté, passé. Le parti pris esthétique, l'histoire bulle traité du point de vue de ce personnage à la recherche d'une âme n'émeut point. L'expérience qui pourtant avait bien commencé tourne court. C'est avec un sentiment d'ennuis aussi gros que la taille de la dette mondiale que l'on va essayer de tenir jusqu'à la fin du film.
Ce dont parle le film. Ce qu'assène Cronemberg, dans cette vaine tentative de renouveler sa grammaire cinématographique, de véhiculer un message laborieux et creux, c'est l'exact reflet de ce personnage que l'on savait perdu pourtant dès le début du film.
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4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 le libéralisme et ses tours de passe passe, 31 juillet 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cosmopolis [Blu-ray] (Blu-ray)
On prend un plaisir masochiste à voir ce film : c'est un film froid, sans émotion, des dialogues qui remuent des théories absconses,... Les personnages semblent sans âme, juste tenu par le fil de leurs discours comme des marionnettes, que n'agitent aucun sentiment, du plaisir physique, du désir sexuel il y en a, mais comme en apesanteur dans un vaisseau sans véritable but, sinon celui pour le héros Packer d'aller se faire couper les cheveux. Les personnages se parlent et la bulle se referment sur eux, notamment la scène du meurtre du responsable de la sécurité, la fin vient presque récompenser ce trop plein de cérébralité, on est là à souhaiter que cette tête explose, et que le cerveau hyper intelligent, et qui semble carburer à l'information au kilomètre, se répande dans un geyser de sang. Un type qui n'a rien puisque il ne trouve plus de place dans ce monde, clôturera le film après une discussion entre l'ordre établi, conservateur, qui finit par supprimer dans une obsession d'équanimité, comme une figure abstraite de géométrie, tout ce qui est ambigu, à prévoir dans une forme de perfection mathématique ou on oublie tout ce qui ne colle pas aux schémas préétablis, on oublie l'imperfection. Le combat semble gagné puisque toute tentative de combat est annihilé par les raisonnements sans faille, il n'y a plus lieu de se battre, le marché est au plus juste, le capitalisme « qui fait un homme riche en 10 secondes » d'après une parole du film, alors comment motiver un acte révolutionnaire ? Le système pris en charge par les machines ne commet aucune erreur, reste que des hommes comme Packer ont un pouvoir, mais pour les malheurs qu'engendrent les spéculations, tout est souhaitable, calculé, prévisible, il n'y a plus de destin, c'est l'abolition du destin, il y a un homme libre c'est Benno Levin, il a fui le système, et vit dans un immeuble comme vidé, dévoré avec des dossiers papiers, si si des dossiers papiers !, pas de machine, d'ordi, la technologie et le capitalisme dévore de concert les anciennes officines qui ne suivent pas le mouvement, de l'informatique qui gère l'information, et du libéralisme dont le credo est l'enrichissement, le pouvoir, c'est cette union des deux technologie et capitalisme qui fait basculer le monde dans de dérisoires tentatives de stopper la machine à trillons de dollars, l'entartrage, le meurtrier ancien collaborateur de Packer qui s'obstine à lui répéter qu'il n'y a pas de forces positives et de forces négatives, il y a le marché et il pourvoit à tout, c'est comme avoir une maman qui vous balance des injonctions contradictoires pour vous désamorcer.
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9 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 History of a golden boy, 26 mai 2012
Par 
Zarak (Saintry-sur-Seine, Essonne, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cosmopolis [Blu-ray] (Blu-ray)
Un nouvel opus fascinant du maître canadien, qui parvient une nouvelle fois à se renouveler. L'histoire, plutôt étrange, d'un jeune golden boy qui a hissé sa start-up jusqu'au toit du monde, et qui traverse New-York calfeutré au fond de son énorme limousine "proustée" (rembourrée de liège pour étouffer les bruits de la rue, donc du monde alentour) pour se rendre... chez le coiffeur. Et apprendre en cours de route qu'on cherche à le tuer, sans savoir qui est ce "on".

Un voyage mouvementé - le monde et la rue sont en ébullition, on brandit des rats comme nouveau symbole révolutionnaire, et accessoirement on tague les limousines et entarte les riches - mais le golden boy est comme sourd au monde, insensible même à l'écroulement de son empire financier à chaque heure qui passe à cause du cours du Yuan, monnaie chinoise montante. Le jeune milliardaire, roi du monde qu'il s'est façonné, ne paraît sensible qu'à deux êtres : le rappeur soufi Brutha Fez, qui va bientôt mourir à cause d'un coeur fragile, et Elise, ex-conquête, poétesse blonde fascinante et sensible, mais inaccessible, qu'il ne cherche qu'à baiser à nouveau dans le premier hôtel venu... Un canevas minimaliste, séduisant, qui ouvre la porte à un film déroutant, quasi intégralement constitué de dialogues ultrarapides qui sonnent comme des scansions cryptiques, dans le monde non moins sibyllin du cybercapital. A défaut d'être totalement sensée, une oeuvre d'esthète postmoderne, indubitablement.

Robert Pattinson gagne enfin ses galons d'acteur et échappe volontairement à la prison Twilight. Souhaitons-lui d'aussi heureux choix pour la suite de sa carrière...
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Lentissime, sans intérêt et mal joué : ratage complet de Cronenberg, 25 juin 2013
Par 
FX de Vasselot (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cosmopolis [Blu-ray] (Blu-ray)
Depuis une dizaine d’années David Cronenberg a délaissé les films à l’horreur viscérale (La mouche, Videodrome, Scanners, Chromosome 3, eXistenZ, etc) ou plus ou moins intellectuelle (Faux-semblants, Le festin nu) pour des œuvres en apparence plus sages mais en réalité constamment focalisés sur une déviance psychologique. Il y a eu de l’excellent (A dangerous method), voire du chef-d’œuvre (Spider, A history of violence) et du beaucoup plus douteux (Les promesses de l’ombre), voire du foncièrement exécrable (Crash). Cosmopolis, malheureusement, appartient à cette dernière catégorie.

L’idée était pourtant intéressante : il s’agissait en définitive de créer THE anti-road movie, genre cinématographique typiquement américain apparenté au roman d’apprentissage européen. Comme exemples récents réussis et connus (mais il en existe bien d’autres), prenons Sur la route ou Into the wild. Dans Cosmopolis, pas de héros sans le sou à l’inextinguible soif du monde, d’aventure et de découvertes mais un jeune dirigeant nouveau-richissime, blasé et dépressif ; pas de grandes étendues infinies mais l’univers confiné et claustrophobique d’une Cadillac aux vitres la plupart du temps opaques évoluant dans les artères d’une ville étouffante ; pas de vitesse excessive ni de vent dans les cheveux, mais la progression au ralenti dans les embouteillages ou les manifestations haineuses, pas de rencontres qui font grandir le héros en lui enseignant deux ou trois choses sur la vie mais de multiples discussions plates avec des gens qu’il connaît déjà sur des sujets sans intérêt et qui ne lui apportent strictement rien si ce n’est l’évidence de la vacuité de sa propre existence.

Ce film va donc mettre en scène l’autodestruction en 24 heures du personnage principal qui, volontairement, va perdre ou laisser se perdre sa fortune, son mariage, ses proches, ses vêtements, sa coiffure, puis sa vie. Il va perdre tout ce qui est du domaine de l’avoir, du pouvoir et du paraître pour réaliser que sa vie n’a ni sens ni valeur, et laisser un pauvre hère l’assassiner sans même se défendre (voilà : comme ça vous connaissez la fin, vous n'avez plus d'excuse pour l'acheter).

Présentée ainsi, l’idée pouvait être intéressante, quoique un peu convenue. Malheureusement, Cronenberg choisit de filmer une succession de conversations sans intérêt entre des gens sans intérêt dans un décor qui devient très vite sans intérêt. La distance imposée vis-à-vis de son héros coupe tellement toute possibilité d’empathie qu’elle en vient aussi à couper toute possibilité d’antipathie. J’ai regardé ma montre au moins quinze fois pendant la deuxième moitié du film tellement ça devenait pénible, ma trotteuse devenant plus intéressante que l’absence d’intrigue qui s’étirait à l’écran.

Sinon, il est vrai que c’est bien filmé (on ne peut pas retirer ça à Cronenberg), Pattinson est intéressant en yuppie déprimé et Juliette Binoche étonne en pute de luxe sur le retour. Mais c’est à peu près tout, et c’est loin d’être suffisant pour permettre à ce fer à repasser de surnager. Je ne comprends pas ce que les festivaliers de Cannes ont pu trouver à ce machin lent, insupportable et sans substance.

Bref, au final : c’est chiant, il ne se passe rien, et de toute façon, on n’en a rapidement plus rien à cirer (pour rester poli).
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3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Définitif, 16 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cosmopolis [Blu-ray] (Blu-ray)
On ne le répétera jamais assez, le film risque de laisser de marbre tous ceux qui ne sont pas familiarisés avec le cinéma de son auteur, le septième art en général, et la littérature anglo-saxonne contemporaine (Ballard et DeLillo en tête). Éminemment intello, anti-commercial, anti-spectaculaire, le métrage ne stipule comme on l'a trop souvent lu la fin du capitalisme, mais bien la fin de tout concept. Cronenberg renvoie dos à dos libéralisme, socialisme, anarchisme, et toute forme de isme, constatant que toutes ces coquilles idéologiques sont désormais vidées de leur substance.
Difficilement accessible, l'œuvre n'en demeure pas moins brillamment jouissive, totalement subversive, sans compter qu'elle a le mérite de prouver (ce dont on pouvait raisonnablement douter) que Pattinson est un fin comédien.
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9 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "l'un des grands films de -et surtout sur- notre temps", 21 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cosmopolis [Blu-ray] (Blu-ray)
Faux-semblants, La Mouche, Vidéodrome, Le Festin Nu, Scanners' On le connaît bien, Cronenberg, et l'idée de le voir travailler avec Robert Pattinson avait de quoi surprendre les cinéphiles. Il faut dire que le talent du jeune homme ne nous avait jusque là pas sauté aux yeux, entre son interprétation sans âme du vampire des Twilight et celle non moins anecdotique de l'un des amis d'Harry Potter dans le quatrième opus de la saga éponyme. Le retrouver chez un cinéaste de la trempe de celle de notre cinéaste canadien préféré avait de quoi rendre curieux. Dans le rôle d'un jeune milliardaire, Pecker, qui spécule et baise à longueur de journée, recroquevillé dans une limousine qui le protège du monde extérieur, Pattinson rassure. A l'évidence, il n'attendait que Cronenberg pour faire l'étalage d'un talent qui devrait lui assurer une carrière dans la lignée de celle de DiCaprio. Froid, toujours à la recherche d'une expérience plus grisante encore que celle des chiffres et du sexe, régulièrement embarqué dans des conversations philosophiques sur le fric, l'anarchie, le consumérisme, le futur etc.. Et peut-être finalement à la recherche d'une vérité d'un monde qui le dépasse, son personnage synthétise instantanément les folles années 2000.

Comme David Fincher et son The Social Network il y a quelques années, le Cosmopolis de Cronenberg se pose comme l'un des grands films de -et surtout sur- notre temps. C'est le spectre d'une génération entière qui défile sous nos yeux, ainsi que celui d'une époque perdue d'avance où les Hommes ne contrôlent même plus les chiffres et machines qu'ils manipulent. Dans le film, Pattinson et ses partenaires, pour la plupart très jeunes, coupés du monde et incapables de tenir des relations avec autrui (toujours The Social Network), spéculent dans le vide, jouent avec des données qui n'existent pas. Portrait amer et tellement vrai d'un monde où les riches sont très très riches et n'ont aucune idée des conséquences que peuvent avoir leurs actes, et des pauvres qui manifestent dans la rue à la recherche de la sacro-sainte Egalité qu'ils n'ont en fin de compte jamais obtenue.

Pattinson, de l'intérieur de sa limousine high-tech (voire carrément futuriste), voit les banderoles dans la rue, fait preuve d'un cynisme à toute épreuve, remonte la vitre quand ça ne l'amuse plus, et parle de citoyens qui « refusent le futur ». Mais l'erreur vient de lui, de son autisme, de son obstination maladive pour la perfection qui l'empêche jusqu'au final du film de comprendre que la clef de sa perte (il n'avait pas prévu la montée du yuan) était son incompréhension de la notion d'imperfection.

Cronenberg, dont la carrière avait pris un tournant radical avec Spider, A History of Violence, Les Promesses de l'Ombre et A Dangerous Method, signe ici son meilleur film depuis Crash. On lui reprochait récemment des atours auteuristes et potentiellement oscarisables, il fait ici preuve d'une vigueur et d'un jusqu'au-boutisme qui nous prouvent qu'il faut toujours compter sur lui. Cosmopolis se trouve au croisement de ses premiers et de ses derniers films. Le mariage est réussi. La forme comme le fond en ressortent grandis. L'un de nos cinéastes préférés signe un film-somme, très baudrillardien, sorte d'aboutissement stylistique de sa carrière, et pourtant on ose espérer qu'il nous surprendra encore la prochaine fois, que ce soit avec ou sans Pattinson (mais avec, de préférence).
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7 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Dérisoire figure de l'obscurantisme contemporain, 28 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cosmopolis (DVD)
Cosmopolis n'a pas mes moyens. Mes moyens sont ceux d'une personne modeste - et qui, pour l'instant, n'a pas inventé le fil à couper le beurre j'en conviens - mais capable de tenir un discours, de comprendre un énoncé, et de maîtriser un certain nombre de concepts. Cosmopolis n'en est pas capable, et pour boucher cette inaptitude, ce film fait du bruit avec sa bouche, exactement comme certains peintres techniquement peu doués se réfugient dans l'abstraction et le minimalisme pour masquer leur manque de moyens. Là on a droit à une logorrhée où surnagent d'infimes bouts de sens comme des lardons corrodés par les sucs au milieu d'une flaque de vomis. Les snobs se pâment, et ils ont le droit ; mais ceux qui réclament un peu de vérité avant de s'extasier ne peuvent tenir ce film que comme la pire des bouses.
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