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Génie ou pas, capable aussi bien de provoquer l'adulation éperdue que le véritable choc anaphylactique, le moins que l'on puisse dire unanimement, c'est que Glenn Gould n'est pas un pianiste comme les autres. Il l'a d'ailleurs largement prouvé dans ses interprétations de Bach, auquel il est indissociablement lié depuis ses Goldberg historiques en 1955, suivies par de nombreuses lectures dans ce répertoire durant un bon quart de siècle.

Mais Gould ne s'est pas limité à Bach, ni aux compositeurs du XXème siècle auquel le liait des affinités exceptionnelles; il a aussi touché à ces classico-romantiques (même si c'était parfois pour les détester cordialement). Ainsi des Sonates de Mozart ou de Haydn, mais aussi du répertoire Beethovénien. On trouve donc dans sa discographie les cinq Concertos pour piano (des réussites discutables, notamment à cause de la difficulté à trouver le bon équilibre conceptuel avec le chef d'orchestre !), mais aussi une série de Sonates pour piano, intégrale avortée avant d'avoir pu aboutir. Ce coffret reprend en six CD les Sonates enregistrées par le canadien iconoclaste (en complément on ira aussi chercher le double album des Bagatelles et Variations).

Iconoclaste, c'est le mot. Car comme on pouvait s'en douter ce Beethoven-là ne ressemble à aucun autre: décortiqué, décomposé (avec le risque qu'il arrive la même chose à l'auditeur), recomposé avec une volontaire surexposition pour en accentuer avant tout les contrastes. Une lecture paradoxale, faite de sons plutôt décharnés, volontiers percussifs et perlés, enrobés ici et là d'ornementations (dans les jeunes sonates), avec un sens rythmique implacable, une articulation robotique et une digitalité sans défaut. Bref, avec un pianisme éminemment gouldien.

Au passage, Gould s'amuse évidemment aussi à dynamiter les tempos. La 7ème sonate est à elle seule un exemple parfait : un Presto initial avalé goulument en moins de 4 minutes, suivi d'un adagio hypnotique en plus de 10, enfin un Menuetto-Allegro au tempo parfait, et pour finir un Rondo mené comme une charge de cavalerie… On a parfois l'impression d'écouter Gould jouer dans un train en mouvement : lorsqu'on se place à sa hauteur la musique semble presque normale, à peine singulière; à d'autres moments on identifie bien qu'il s'agit de Beethoven, mais comme déformée par un effet Doppler…

Et comme à son habitude pendant le voyage, Gould chantonne… Il se balade à son gré, il s'amuse à surprendre, il invente lui-même les règles du jeu. Des interprétations (même si certains préfèreront sans doute le terme d'exécutions) avec souvent l'exagération (voire la provocation ?) comme fonds de commerce. Comme dans cette 12ème Sonate, dont la marche funèbre n'est ni une marche ni funèbre, et dont l'Andante initial est poussé jusqu'à ses 10 minutes et zéro secondes, sorte d'aboutissement au chiffre parfait d'un pianiste au TOC irrépressible (la version préférée de M.Monk !). Par moment c'est presqu'un piano de barbarie qui nous égrène quelques variations où l'on reconnait clairement la musique que cela n'est pourtant pas. Des notes en chapelet, à la chaîne quasi industrielle, à la fois parfaites et irrépressibles, vivantes uniquement par la magie du mouvement mécanique (mais pourquoi le nom de Ligeti vient-il nous troubler ?).

Un Beethoven puzzelisé, puis reconstitué patiemment, chaque pièce à sa place, ou à peu près. Car chaque pièce est une représentation beethovénienne, mais l'unité est seulement dans l'ensemble des pièces, dans sa représentation assemblée. Comme un de ces tableaux de Dali, dans lequel chaque miniature évoquerait Beethoven, mais dont l'ensemble avec le recul formerait en réalité le portrait de… Glenn Gould. Des notes moins jouées que jetées en pluie, comme des grains de riz captés par une caméra haute définition lors du mariage iconoclaste de l'esprit beethovénien et gouldien.

Une sorte de syncrétisme impertinent donc, qui sera frappé par les uns du fer rouge de l'hérésie, et par les autres du sceau du génie, mais qui sans aucun doute ne laissera personne indifférent. Ludwiglenn van Beethogould, dans toute son irrévérencieuse splendeur.
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le 17 novembre 2012
Sony a été fort bien inspiré de rassemblé le legs des sonates de beethoven par Gould. Pas toujours académique mais un renouvellement permanent de ce qu'on croyait connaître. Indispensable, surtout à ce prix.
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le 14 octobre 2015
Il faut aimer l'interprétation de Glenn Gould, mais si c'est le cas, c'est juste fantastique. De plus, les enregistrements sont d'excellentes qualités
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