Commentaires en ligne


1 Evaluation
5 étoiles:
 (1)
4 étoiles:    (0)
3 étoiles:    (0)
2 étoiles:    (0)
1 étoiles:    (0)
 
 
 
 
 
Moyenne des commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients
Créer votre propre commentaire
 
 
Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une pépite vient de tomber dans le jardin de l'orgue Grand Siècle, 17 novembre 2012
Par 
Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Messe du VIIIe Ton, Suite du VIIe Ton (CD)
Jean-Philippe Mousnier vient d'entreprendre l'édition en CD de quelques enregistrements dont il assura la supervision artistique voilà une trentaine d'années. Heureuse initiative !

Cette série de disques publiée sous label Carthagène Records permet de retrouver Jean-Louis Durand (élève d'André Marchal et Maurice Duruflé) à la console de trois instruments qu'il avait judicieusement choisis pour ces sessions.
Ici, le programme se consacre à deux représentants louis-quatorziens de la glorieuse école rouennaise, qui remonte à Jehan Titelouze (1563-1633).

Voilà d'abord la Messe du VIII° Ton de Gaspard Corrette (1671-1732) jouée en mars 1982 sur le Parizot de l'église Notre-Dame de Guibray à Falaise, capté donc avant les modifications appliquées en 1991 à ce splendide instrument (alors 38/IV + péd).
Interprétation toute en grâce et intériorité, propice à la piété conventuelle, ce que conforte une prise de son douce et intimiste.
Le phrasé vit et respire au gré du souffle et de la mécanique des claviers, que les micros laissent poétiquement deviner.
Entendre ainsi ciselé le bref Trio du Graduel est un délice !
Par comparaison à d'autres versions qu'on trouve couramment sur le marché, René Saorgin à la Cathédrale de Monaco (Harmonia Mundi) semble viser essentiellement la clarté et le brio. Et Pierre Bardon, à l'enjôleuse tribune de Saint Maximin un peu ternie par la prise de son (Syrius), ne parvient pas à recréer l'alchimie des timbres ni l'harmonieuse rhétorique que Durand raffine en maître.

En complément : la Suite du VII° Ton de Jacques Boyvin (c1649-1706) captée en l'église de La Madeleine à Verneuil-sur Avre en octobre 1981. Qu'on ne s'attende pas à un vain panache, mais plutôt un goût exquis : Durand nous régale de son élégant toucher qui laisse s'exprimer la rustique saveur de ces tuyaux normands.

Le livret inclut une biographie des deux compositeurs, de l'organiste bordelais, et une présentation des deux instruments qu'il joue.

Parmi les parutions organistiques du moment, ce bijou est à découvrir d'urgence car il va certainement très vite devenir un collector.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

Ce produit

Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit