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Messe du VIIIe Ton, Suite du VIIe Ton
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50 PREMIERS REVISEURSle 16 janvier 2015
Si j'en croie Mélomaniac, car cela n'est pas indiqué dans la notice, ces enregistrements datent de 30 ans. Et bien, si c'est le cas, ils ont étonnament bien veilli, aussi bien au niveau du jeu simple et subtil que de la prise de son très bien définie avec très peu de réverbération (s'il y en avait, le style de jeu "legato" de Durand ne fonctionnerait pas aussi bien) sans être dure pour autant.

Pour moi, qui commence à de mieux en mieux connaitre la discographie de cet orgue classique francais, cet album a été une révélation ou plutôt l'heureuse confirmation qu'il y a une école d'orgue francaise "à l'ancienne" qui garde sa pertinence même à travers le temps.

Car le style de jeu de Durand est "à l'ancienne", très précis rythmiquement, très parcimoniaux dans les ornements, avec peu de silence et de rupture entre les notes et des registrations variées mais très respectueuses et minimalistes, condition nécéssaire, avec une prise de son précise, pour rendre ce jeu "legato" efficace.

Ce jeu me fait penser à ce que Jean Boyer disait d'André Marchal, professeur de Jean-Louis Durand, louant sa rythmique imperturbable qui lui permettait paradoxalement d'avoir une grande fluidité et expressivité dans le jeu, sans mélange de pinceaux ou prise de pied dans le tapis. Il semble que jean-louis Durand, que je ne connaissais pas auparavant, ait hérité (plutôt appris je suppose) de cette qualité essentielle, de son maitre. Il est même possible, qu'il ait appris de son maitre, le jeu "en aveugle" (sans se regarder les mains) qui permet un relâchement et une sérénité uniques dans l'execution.

En tout cas, Jean-Louis Durand nous délivre peut-être ici la meilleure version de cette messe dans le huitième ton de Gaspard Corrette, dernière messe composée dans le grand style du XVIIe siècle de Couperin et Grigny: une messe de 1703 qui clôt une époque en rendant honneur à chacune des figures de cet exercice qui était devenu standardisé sous le règne du Louis XIV, une messe qui n'a jamais semblé aussi évidente et atemporelle et qui donne raison à l'appelation "d'orgue classique" pour l'orgue francais de cette époque baroque.

Le fils de Gaspard Corrette, Michel, deviendra lui le symbole, prolifique et d'une certaine manière controversé, de l'orgue du XVIIIe siècle, un orgue à de nombreux égards "décadent" (ce n'est peut-être finalement qu'une apparence) même si la réussite de ce disque me donne envie de découvrir les deux enregistrements que Jean-Louis Durand a consacré à Michel Corrette.

La suite du VIIe ton de Jacques Boyvin, plus mordante (sur l'orgue Nicolas Lefèbvre de 1753 alors que Corrette est enregistré sur l'orgue Claude Parizot de 1746 de Falaise) mais sans excès, ne fait que confirmer la classe de Jean-Louis Durand tout comme le calibre de ce compositeur qui aurait eu une toute autre place dans l'histoire de la musique francaise si Couperin et Grigny ne lui avaient pas "volé la vedette".
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Jean-Philippe Mousnier vient d'entreprendre l'édition en CD de quelques enregistrements dont il assura la supervision artistique voilà une trentaine d'années. Heureuse initiative !

Cette série de disques publiée sous label Carthagène Records permet de retrouver Jean-Louis Durand (élève d'André Marchal et Maurice Duruflé) à la console de trois instruments qu'il avait judicieusement choisis pour ces sessions.
Ici, le programme se consacre à deux représentants louis-quatorziens de la glorieuse école rouennaise, qui remonte à Jehan Titelouze (1563-1633).

Voilà d'abord la Messe du VIII° Ton de Gaspard Corrette (1671-1732) jouée en mars 1982 sur le Parizot de l'église Notre-Dame de Guibray à Falaise, capté donc avant les modifications appliquées en 1991 à ce splendide instrument (alors 38/IV + péd).
Interprétation toute en grâce et intériorité, propice à la piété conventuelle, ce que conforte une prise de son douce et intimiste.
Le phrasé vit et respire au gré du souffle et de la mécanique des claviers, que les micros laissent poétiquement deviner.
Entendre ainsi ciselé le bref Trio du Graduel est un délice !
Par comparaison à d'autres versions qu'on trouve couramment sur le marché, René Saorgin à la Cathédrale de Monaco (Harmonia Mundi) semble viser essentiellement la clarté et le brio. Et Pierre Bardon, à l'enjôleuse tribune de Saint Maximin un peu ternie par la prise de son (Syrius), ne parvient pas à recréer l'alchimie des timbres ni l'harmonieuse rhétorique que Durand raffine en maître.

En complément : la Suite du VII° Ton de Jacques Boyvin (c1649-1706) captée en l'église de La Madeleine à Verneuil-sur Avre en octobre 1981. Qu'on ne s'attende pas à un vain panache, mais plutôt un goût exquis : Durand nous régale de son élégant toucher qui laisse s'exprimer la rustique saveur de ces tuyaux normands.

Le livret inclut une biographie des deux compositeurs, de l'organiste bordelais, et une présentation des deux instruments qu'il joue.

Parmi les parutions organistiques du moment, ce bijou est à découvrir d'urgence car il va certainement très vite devenir un collector.
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