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NB PLUS DE 2 ANS ET DEMI APRES LA REDACTION DE CE COMMENTAIRE, UNE EDITION FRANCAISE EST ENFIN RENDUE DISPONIBLE : The Proposition. ELLE DISPOSE EVIDEMMENT D'UNE VOSTF ET D'UNE VF, MAIS PAS DE TOUS LES SUPPLEMENTS MENTIONNES PLUS BAS. J'AI DONC CONSERVE CE COMMENTAIRE TEL QUEL, A DES FINS DE COMPARAISON.

On connaît désormais le réalisateur australien John Hillcoat car il a adapté le roman de Cormac McCarthy, La Route. Si ce film est estimable, cela n'empêche pas qu'on aurait pu comme souvent se pencher sur son cas il y a déjà quelque temps, quand il faisait des films plus puissants dans son pays d'origine. Par exemple Ghosts of the Civil Dead (1988), un des films les plus forts (et les plus durs) sur l'univers carcéral. Ou The Proposition, qui date de 2005 mais n'a été distribué qu'en 2010 dans une poignée de salles à la faveur de la sortie de La Route. Ayant fait des entrées ridicules faute d'exposition, il n'est toujours pas sorti en édition française. On espère qu'elle sera prochaine, mais en attendant, les anglophones peuvent avoir accès à la très bonne édition anglaise - attention: étrangement, des sous-titres anglais sont inclus dans le dvd, mais pas dans le blu-ray.

The Proposition est un western australien. Partant du constat que nombre d'éléments étaient communs, Hillcoat s'est longtemps demandé pourquoi ce genre n'avait pas été acclimaté à l'Australie: la frontière sauvage, la naissance de la nation reposant sur une conquête et une violence endémique, les hors-la-loi, les conflits inter-ethniques (Anglais et Irlandais, en l'occurrence), la mise au pas de la population indigène, tout cela pouvait se passer dans l'outback autant que dans la grande Prairie ou à Monument Valley. Il demanda alors à son ami de longue date Nick Cave, également auteur de la musique du film, de s'atteler à l'écriture d'un scénario.

Dans une remarquable note d'intention (où il annonçait tout ce que son film est effectivement, reprise et traduite dans la revue Positif), Hillcoat écrit: "Le récit de Nick Cave contient certains éléments traditionnels du Far West, et propose une fable classique des frères hors-la-loi qui vivent sur une frontière sauvage. Ce sont des personnages flamboyants, en lutte contre un destin contraire. Tel le héros westernien archétypique et laconique, plusieurs des personnages de Cave répriment leur douleur intime et, incapables de verbaliser leurs émotions, ils proposent d'autres solutions au conflit, mais sont inéluctablement entraînés vers la violence. Il était possible de réinventer le pouvoir légendaire du genre, mais dans un contexte spécifiquement australien. Lorsqu'il s'agit de réinventer le genre, les mythes existants ne sont détruits que pour permettre la création de nouveaux mythes. Pour être revitalisés, l'histoire et le genre ont toujours eu besoin d'un angle nouveau. L'impérialisme colonial, avec la violence de sa lutte des classes, la confrontation des colons isolés avec des broussards hors-la-loi, le conflit sans merci avec les aborigènes, l'instinct de survie - tous ces thèmes ne peuvent qu'ajouter à l'originalité du récit."

L'arrière-plan historique précis est bien là, mais c'est effectivement la puissance mythique du récit qui domine. La "proposition" du titre, c'est celle que fait après l'avoir arrêté le Capitaine Stanley (Ray Winstone) à un des frères Burns - famille sans doute très largement inspirée du gang Kelly. Il libère Charlie (Guy Pearce), qui a pour mission de tuer son frère Arthur, l'aîné et le plus meurtrier de la famille (Danny Huston), afin de sauver de la pendaison son plus jeune frère Mikey. L'histoire est donc celle d'une quête et d'un dilemme pour Charlie, tandis que la mission civilisatrice du Capitaine est elle mise en péril par celle qui est sa force mais aussi son point faible, sa femme (Emily Watson), d'autant qu'il est désavoué par le capitaliste local (David Wenham).

Visuellement splendide, avec à peine quelques plans trop apprêtés, The Proposition lorgne autant du côté du western américain - plutôt versant années 60-70, avec une influence évidente de Sam Peckinpah - que d'autres visions de l'Amérique pastorale, en particulier Les Moissons du ciel de Terrence Malick. On sent aussi que le scénario est influencé par la littérature américaine ayant revisité ces dernières décennies avec plus d'âpreté l'Ouest sauvage, de Cormac McCarthy (Méridien de sang) à Tom Franklin (La Culasse de l'enfer) en passant par James Carlos Blake (Crépuscule sanglant) ou Ron Hansen. Tour à tour violent, rêveur, mélancolique, le film est porté par la musique en suspension et entêtante de Nick Cave - absolument idéale ici, alors que je trouve qu'elle est en partie ce qui affaiblissait La Route. La reconstitution, les notations historiques, la dimension légendaire, voire de mythe, tout est fondu dans un récit que des acteurs à leur meilleur niveau incarnent parfaitement. A noter la présence - et une scène goûteuse - de John Hurt en chasseur de primes. Et de David Gulpilil, l'acteur aborigène le plus connu d'Australie depuis le très étonnant et remarquable Walkabout de Nicolas Roeg (1971).

D'ailleurs, avec Walkabout, les meilleurs films de Peter Weir et Ten Canoes / 10 canoës, 150 lances et 3 épouses de Rolf de Heer (voir mes commentaires sur ces deux films), je dirais que ce sont les plus grands films que je connais ayant pour cadre l'Australie.

Je vous conseille plutôt l'édition 2 dvd Tartan. Non seulement les sous-titres anglais ne sont disponibles que là, mais le commentaire audio avec John Hillcoat et Nick Cave ne se trouve pas non plus dans le blu-ray. Seul le making-of de 27' (standard) se trouve dans les deux éditions. Par ailleurs, si le master HD est supérieur à celui du dvd, l'image et le son du dvd sont franchement déjà de très bonne qualité. A vous de voir si vous ne pouvez pas vous passer de l'image HD, ou si vous préférez avoir sous-titres en anglais et commentaire audio (non sous-titré bien sûr).
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NB PLUS DE 2 ANS ET DEMI APRES LA REDACTION DE CE COMMENTAIRE, UNE EDITION FRANCAISE EST ENFIN RENDUE DISPONIBLE : The Proposition. ELLE DISPOSE EVIDEMMENT D'UNE VOSTF ET D'UNE VF, MAIS PAS DE TOUS LES SUPPLEMENTS MENTIONNES PLUS BAS. J'AI DONC CONSERVE CE COMMENTAIRE TEL QUEL, A DES FINS DE COMPARAISON.

On connaît désormais le réalisateur australien John Hillcoat car il a adapté le roman de Cormac McCarthy, The Road / La Route. Si ce film est estimable, cela n'empêche pas qu'on aurait pu comme souvent se pencher sur son cas il y a déjà quelque temps, quand il faisait des films plus puissants dans son pays d'origine. Par exemple Ghosts of the Civil Dead (1988), un des films les plus forts (et les plus durs) sur l'univers carcéral. Ou The Proposition, qui date de 2005 mais n'a été distribué qu'en 2010 dans une poignée de salles à la faveur de la sortie de La Route. Ayant fait des entrées ridicules faute d'exposition, il n'est toujours pas sorti en édition française. On espère qu'elle sera prochaine, mais en attendant, les anglophones peuvent avoir accès à la très bonne édition anglaise - attention: étrangement, des sous-titres anglais sont inclus dans le dvd, mais pas dans le blu-ray.

The Proposition est un western australien. Partant du constat que nombre d'éléments étaient communs, Hillcoat s'est longtemps demandé pourquoi ce genre n'avait pas été acclimaté à l'Australie: la frontière sauvage, la naissance de la nation reposant sur une conquête et une violence endémique, les hors-la-loi, les conflits inter-ethniques (Anglais et Irlandais, en l'occurrence), la mise au pas de la population indigène, tout cela pouvait se passer dans l'outback autant que dans la grande Prairie ou à Monument Valley. Il demanda alors à son ami de longue date Nick Cave, également auteur de la musique du film, de s'atteler à l'écriture d'un scénario.

Dans une remarquable note d'intention (où il annonçait tout ce que son film est effectivement, reprise et traduite dans la revue Positif), Hillcoat écrit: "Le récit de Nick Cave contient certains éléments traditionnels du Far West, et propose une fable classique des frères hors-la-loi qui vivent sur une frontière sauvage. Ce sont des personnages flamboyants, en lutte contre un destin contraire. Tel le héros westernien archétypique et laconique, plusieurs des personnages de Cave répriment leur douleur intime et, incapables de verbaliser leurs émotions, ils proposent d'autres solutions au conflit, mais sont inéluctablement entraînés vers la violence. Il était possible de réinventer le pouvoir légendaire du genre, mais dans un contexte spécifiquement australien. Lorsqu'il s'agit de réinventer le genre, les mythes existants ne sont détruits que pour permettre la création de nouveaux mythes. Pour être revitalisés, l'histoire et le genre ont toujours eu besoin d'un angle nouveau. L'impérialisme colonial, avec la violence de sa lutte des classes, la confrontation des colons isolés avec des broussards hors-la-loi, le conflit sans merci avec les aborigènes, l'instinct de survie - tous ces thèmes ne peuvent qu'ajouter à l'originalité du récit."

L'arrière-plan historique précis est bien là, mais c'est effectivement la puissance mythique du récit qui domine. La "proposition" du titre, c'est celle que fait après l'avoir arrêté le Capitaine Stanley (Ray Winstone) à un des frères Burns - famille sans doute très largement inspirée du gang Kelly. Il libère Charlie (Guy Pearce), qui a pour mission de tuer son frère Arthur, l'aîné et le plus meurtrier de la famille (Danny Huston), afin de sauver de la pendaison son plus jeune frère Mikey. L'histoire est donc celle d'une quête et d'un dilemme pour Charlie, tandis que la mission civilisatrice du Capitaine est elle mise en péril par celle qui est sa force mais aussi son point faible, sa femme (Emily Watson), d'autant qu'il est désavoué par le capitaliste local (David Wenham).

Visuellement splendide, avec à peine quelques plans trop apprêtés, The Proposition lorgne autant du côté du western américain - plutôt versant années 60-70, avec une influence évidente de Sam Peckinpah - que d'autres visions de l'Amérique pastorale, en particulier Les Moissons du ciel de Terrence Malick. On sent aussi que le scénario est influencé par la littérature américaine ayant revisité ces dernières décennies avec plus d'âpreté l'Ouest sauvage, de Cormac McCarthy (Méridien de sang) à Tom Franklin (La Culasse de l'enfer) en passant par James Carlos Blake (Crépuscule sanglant) ou Ron Hansen. Tour à tour violent, rêveur, mélancolique, le film est porté par la musique en suspension et entêtante de Nick Cave - absolument idéale ici, alors que je trouve qu'elle est en partie ce qui affaiblissait La Route. La reconstitution, les notations historiques, la dimension légendaire, voire de mythe, tout est fondu dans un récit que des acteurs à leur meilleur niveau incarnent parfaitement. A noter la présence - et une scène goûteuse - de John Hurt en chasseur de primes. Et de David Gulpilil, l'acteur aborigène le plus connu d'Australie depuis le très étonnant et remarquable Walkabout de Nicolas Roeg (1971).

D'ailleurs, avec Walkabout, les meilleurs films de Peter Weir et Ten Canoes / 10 canoës, 150 lances et 3 épouses de Rolf de Heer (voir mon commentaire), je dirais que ce sont les plus grands films que je connais ayant pour cadre l'Australie.

Je vous conseille plutôt l'édition dvd. Non seulement les sous-titres anglais ne sont disponibles que là, mais le commentaire audio avec John Hillcoat et Nick Cave ne se trouve pas non plus dans le blu-ray. Seul le making-of de 27' (standard) se trouve dans les deux éditions. Par ailleurs, si le master HD est supérieur à celui du dvd, l'image et le son du dvd sont franchement déjà de très bonne qualité. A vous de voir si vous ne pouvez pas vous passer de l'image HD, ou si vous préférez avoir sous-titres en anglais et commentaire audio (non sous-titré bien sûr).
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le 6 mai 2013
Un bon Western-like qui se déroule en Australie. C'est l'occasion de contempler des paysages magnifiques, couchés de soleil aux couleurs fantastiques, grâce aux superbes images proposées ici. L'image est vraiment très très belle, paysages et autres plans compris, c'est un réel plaisir.

Le contraste suggéré entre le cadre et les histoires qui s'y déroulent est évident et peut être rapporté à... la Terre entière. La violence est maître des Hommes malgré une nature belle à couper le souffle bien qu'aride et non accueillante pour ces derniers. Et la violence entend bien s'exprimer au maximum.

Aucun personnage n'est clairement bon ou méchant. Chacun est tiraillé entre ses désirs de vengeance et de justice, de la bande de frères pourchassés et prédateur à la fois, à la femme du Capitaine, qui réclame la peine capitale au nom de la compassion.

La musique de Nick Cave est parfaitement adaptée à l'oeuvre. Elle rythme le récit en nous entaînant dans un monde aride et déconseillé aux âmes faibles.

Un film captivant malgré quelques passages creux constitués de dialogues pas vraiment excellents bien que bons. Il manque une petite dose de je ne sais quoi qui ferait basculer ce bon film dans la catégorie "très bon".
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 11 novembre 2012
Dans la lignée des néo-westerns ou anti-westerns, appelez ça comme vous voulez, qui consistent à dépeindre l'époque de manière réaliste et crue, "The Proposition" se distingue pour plusieurs raisons. D'abord, cela se passe en Australie. Terre aride et farouche, indomptée, elle apporte une saveur très particulière au film sans qu'on insiste trop là-dessus. Pourtant, à chaque plan, la nature est là, féroce et belle à la foi: il y a ces mouches omniprésentes, la chaleur étouffante, la poussière rouge... Cela donne bien sûr un cachet roots au film, les personnages suent et sont crados en moins de deux. Nick Cave a écrit le scénario - il signe également la musique, très réussie - et toutes ses obsessions resurgissent dans le film. Ca sent le Faulkner, le sud gothique, l'appel européen des intellectuels, la rédemption, la fatalité, mais aussi la folie, le mysticisme. Lui qui était brillament, déjà, passé à la littérature, nous prouve encore une fois qu'il possède un univers très riche et déclinable sur d'autres supports. De l'humour pointe son nez parfois, bien vu. Il y a également une petite touche jodorowskienne qui parcourt tout le film. Pour autant, on reste bien dans les codes d'un Peckinpah ou d'autres. Les autres points forts du film sont donc plus habituels mais demeurent essentiels: une idée de base toute simple mais rondement menée, qui tient jusqu'au bout du film, servie par des personnages forts et complexes interprétés de surcroît par un casting irréprochable, une mise en scène exemplaire car sachant rester simple, n'en rajoutant pas dans les effets de manche, une réalisation sobre qui s'appuie sur la beauté des paysages et le jeu des acteurs... On tient bien là une vraie réussite du genre. Pour tout dire, on frise le chef d'oeuvre. Le DVD fournit de surcroît une image remarquable et un son très présent.
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le 15 mars 2013
Je reçois ce jour mon Blu-ray.
Et tout de suite, je me rends compte que je n'ai pas fait assez attention, mais aussi que ce n'était pas très clairement indiqué dans le descriptif: il s'agit bien d'un "import anglais".
J'attire donc l'attention sur le fait qu'il n'existe aucun sous-titrage en quelque langue que ce soit sur ce Blu-ray , et que la seule version disponible sur le disque est "parlant anglais" (ou plutôt australien je présume).
On verra à l'examen si sur cette base je comprendrai plus qu'un traître mot, mais cela me paraît douteux... d'autant que les mots d'argot y sont légion, semble-t-il.
L'intrigue risque bien de me passer par dessus la tête.
C'est bien dommage, puisque la version DVD, elle, est disponible en V.O. sous-titrée français, et même en version française.
ATTENTION donc à cette question, et que les futurs acheteurs éventuels en soient conscients !
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On connaît maintenant John Hillcoat à travers une poignée de films qui sont arrivés jusqu'à nous (comme l'excellent Des hommes sans loi qui raconte l'épopée des frères Bondurand dans les Appalaches des 1930's). Cela a permis de voir enfin (et en DVD) cette "Proposition", tournée en Australie il y a quelques années. Une histoire rude et forte de hors la loi au milieu d'une nature épouvantable qui corrode les choses comme les hommes, particulièrement ces groupes de britanniques qui sombrent dans la violence, l'alcool, la misère morale et le délabrement physique. A l'exception d'une poignée - comme le militaire - qui essaient envers et contre tout de mettre un semblant d'ordre dans ce chaos minéral et de faire semblant de vivre comme s'il était encore dans la banlieue de Londres. La narration est parfois un peu touffue mais largement sublimée par la musique et les textes de Nick Cave. Très belles couleurs et décors naturels de l'outback. Bonus intéressants qui apportent un éclairage sur le film. Les interprètes sont remarquables, particulièrement Guy Pearce et les aborigènes. Un film à découvrir en espérant que Hillcoat pourra faire d'autres films à Hollywood ou ailleurs et que ses films australiens verront tous le jour au moins en DVD
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le 29 avril 2013
Ce film est un Western de très bonne qualité (les acteurs sont parfaits, ambiance géniale...)et récent qui plus est!
De plus, son intérêt est de placer l'intrigue en Australie, ce qui est peu courant, nous montrant ainsi les dégâts -encore une fois- causés par les peuples "blancs" (en l'occurrence ici les britanniques)sur les autochtones, très beau peuple aborigène.
Les bonus sont également très instructifs.
Toutefois, il m'a manqué un élément pour parfaitement cerner l'histoire; à savoir la raison du carnage de la famille Abbott, début de tout qui découle de l'histoire par la suite. C'est le seul bémol. Cela dit, l'objectif du film est atteint : on passe un très bon moment totalement immergé dans cet univers étouffant et si dangereux de l'outback australien. Je vous le conseille!
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Avant La Route et Des Hommes Sans Lois le réalisateur John Hillcoat a décroché son ticket pour l'Amérique grâce à cette lente mais fascinante chevauchée australienne filmée comme un authentique western. Violent, nihiliste, traversée de fulgurantes visions poétiques The Proposition envoûte dés les premières minutes. Maîtrise du cadre et de la mise en scène. Photographie somptueuse. Direction d'acteur impériale. John Hillcoat impose son talent et pose sur une trame quasi-biblique un regard sans concession sur l'homme et son combat contre la fureur et l'animalité qui l'habite... Un thème commun à tous ses films. Transfert Blu-ray magnifique mais attention, pas de sous-titres français... Le film n'étant pas du genre bavard, avec quelques rudiments d'Anglais, on s'en sort.
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On connaît désormais le réalisateur australien John Hillcoat car il a adapté le roman de Cormac McCarthy, The Road / La Route ; son nouveau film, Lawless / Des Hommes sans loi, sort en salles en septembre 2012. Si ces films sont estimables, cela n'empêche pas qu'on aurait pu comme souvent se pencher sur son cas il y a déjà quelque temps, quand il faisait des films plus puissants dans son pays d'origine. Par exemple Ghosts of the Civil Dead (1988), un des films les plus forts (et les plus durs) sur l'univers carcéral. Ou The Proposition, qui date de 2005 mais n'a été distribué qu'en 2010 dans une poignée de salles à la faveur de la sortie de La Route. Ayant fait des entrées ridicules faute d'exposition, il aura de surcroît fallu attendre plus de 2 ans pour qu'il ait droit à une édition dvd française, due sans doute à la distribution de son nouveau film. Cette sortie vient donc un peu tard, mais cela va enfin permettre à ceux qui n'avaient pas accès aux éditions anglophones de voir ce film singulier et très réussi. Comme j'avais rédigé un commentaire sur l'édition anglaise, je le reproduis ci-dessous, et indique tout en bas les spécificités du dvd français - pourquoi pas d'édition blu-ray alors qu'elle existe ailleurs?

The Proposition est un western australien. Partant du constat que nombre d'éléments étaient communs, Hillcoat s'est longtemps demandé pourquoi ce genre n'avait pas été acclimaté à l'Australie: la frontière sauvage, la naissance de la nation reposant sur une conquête et une violence endémique, les hors-la-loi, les conflits inter-ethniques (Anglais et Irlandais, en l'occurrence), la mise au pas de la population indigène, tout cela pouvait se passer dans l'outback autant que dans la grande Prairie ou à Monument Valley. Il demanda alors à son ami de longue date Nick Cave, également auteur de la musique du film, de s'atteler à l'écriture d'un scénario.

Dans une remarquable note d'intention (où il annonçait tout ce que son film est effectivement, reprise et traduite dans la revue Positif), Hillcoat écrit: "Le récit de Nick Cave contient certains éléments traditionnels du Far West, et propose une fable classique des frères hors-la-loi qui vivent sur une frontière sauvage. Ce sont des personnages flamboyants, en lutte contre un destin contraire. Tel le héros westernien archétypique et laconique, plusieurs des personnages de Cave répriment leur douleur intime et, incapables de verbaliser leurs émotions, ils proposent d'autres solutions au conflit, mais sont inéluctablement entraînés vers la violence. Il était possible de réinventer le pouvoir légendaire du genre, mais dans un contexte spécifiquement australien. Lorsqu'il s'agit de réinventer le genre, les mythes existants ne sont détruits que pour permettre la création de nouveaux mythes. Pour être revitalisés, l'histoire et le genre ont toujours eu besoin d'un angle nouveau. L'impérialisme colonial, avec la violence de sa lutte des classes, la confrontation des colons isolés avec des broussards hors-la-loi, le conflit sans merci avec les aborigènes, l'instinct de survie - tous ces thèmes ne peuvent qu'ajouter à l'originalité du récit."

L'arrière-plan historique précis est bien là, mais c'est effectivement la puissance mythique du récit qui domine. La "proposition" du titre, c'est celle que fait après l'avoir arrêté le Capitaine Stanley (Ray Winstone) à un des frères Burns - famille sans doute très largement inspirée du gang Kelly . Il libère Charlie (Guy Pearce), qui a pour mission de tuer son frère Arthur, l'aîné et le plus meurtrier de la famille (Danny Huston), afin de sauver de la pendaison son plus jeune frère Mikey. L'histoire est donc celle d'une quête et d'un dilemme pour Charlie, tandis que la mission civilisatrice du Capitaine est elle mise en péril par celle qui est sa force mais aussi son point faible, sa femme (Emily Watson), d'autant qu'il est désavoué par le capitaliste local (David Wenham).

Visuellement splendide, avec à peine quelques plans trop apprêtés, The Proposition lorgne autant du côté du western américain - plutôt versant années 60-70, avec une influence évidente de Sam Peckinpah - que d'autres visions de l'Amérique pastorale, en particulier Les Moissons du ciel de Terrence Malick. On sent aussi que le scénario est influencé par la littérature américaine ayant revisité ces dernières décennies avec plus d'âpreté l'Ouest sauvage, de Cormac McCarthy (Méridien de sang) à Tom Franklin (La Culasse de l'enfer) en passant par James Carlos Blake (Crépuscule sanglant) ou Ron Hansen. Tour à tour violent, rêveur, mélancolique, le film est porté par la musique en suspension et entêtante de Nick Cave - absolument idéale ici, alors que je trouve qu'elle est en partie ce qui affaiblissait La Route. La reconstitution, les notations historiques, la dimension légendaire, voire de mythe, tout est fondu dans un récit que des acteurs à leur meilleur niveau incarnent parfaitement. A noter la présence - et une scène goûteuse - de John Hurt en chasseur de primes. Et de David Gulpilil, l'acteur aborigène le plus connu d'Australie depuis le très étonnant et remarquable Walkabout de Nicolas Roeg (1971).

D'ailleurs, avec Walkabout, les meilleurs films de Peter Weir et Ten Canoes / 10 canoës, 150 lances et 3 épouses de Rolf de Heer (voir mon commentaire), je dirais que ce sont les plus grands films que je connais ayant pour cadre l'Australie.

EDITION DVD FRANCAISE SONY PICTURES

Elle est sans atours. L'essentiel est bien d'avoir accès au film dans une belle copie et en VOSTF ou VF - les sous-titres, français ou anglais, sont amovibles - mais on aurait tout de même pu faire un blu-ray et reprendre les meilleurs suppléments des éditions anglaise et américaine (commentaire audio de John Hillcoat et Nick Cave). Si l'on est intéressé, je renvoie à mon commentaire sur l'édition anglaise pour que l'on sache précisément sur quel support se trouvent les autres suppléments et au moins des sous-titres anglais (il n'y en a par exemple pas sur le blu-ray) : The Proposition [Blu-ray] Import anglais.

La qualité du master est très honnête, comme dans le dvd anglais. Dolby 5.1 en VO comme en VF, là aussi de bonne qualité. Format respecté et photographie dans l'ensemble bien restituée. Le seul supplément, outre les rituelles bandes-annonces, est le making-of de 27', pas inintéressant mais comme souvent assez standard.

On pouvait rêver mieux - par exemple une édition 2 dvd comme en Angleterre ou un blu-ray avec tous les suppléments - mais tout au moins pourra-t-on voir ce film en français dans de bonne conditions.
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le 22 avril 2013
Voilà ce que donne un scénario de Nick Cave: un western australien d'une noirceur à périr montrant ce qu'était ces colonisateurs crasseux et puants.
Ambiances crépusculaires, violence et un excellent jeu des acteurs. C'est magnifiquement filmé et mis en scène.
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