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5.0 étoiles sur 5 Certains l’aiment amer !
En 1976, Rainer Werner Fassbinder (1945-1982), le Boris Vian du théâtre, de la télévision et du cinéma allemand (18 pièces, 13 téléfilms et 1 feuilleton télévisé, 1 documentaire et 26 cinéfilms en 37 ans de vie -Boris Vian est mort lui à l’âge de 39 ans- ; en plus il a aussi fait...
Publié il y a 19 mois par Le rôdeur devant le seuil

versus
8 internautes sur 36 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Version française non-incluse
"Despair", adapté de "La Méprise" de Nabokov, est visuellement le grand chef-d'oeuvre de Fassbinder. Mise en scène parfaite, direction d'acteurs impeccable, décors flamboyants, mouvements de caméra élégants et parfois étourdissants. Tourné en anglais pour convenir à l'acteur britannique Dirk Bogarde,...
Publié le 11 août 2012 par L'éternel sourire


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5.0 étoiles sur 5 Certains l’aiment amer !, 8 février 2013
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Despair [Édition Collector] (DVD)
En 1976, Rainer Werner Fassbinder (1945-1982), le Boris Vian du théâtre, de la télévision et du cinéma allemand (18 pièces, 13 téléfilms et 1 feuilleton télévisé, 1 documentaire et 26 cinéfilms en 37 ans de vie -Boris Vian est mort lui à l’âge de 39 ans- ; en plus il a aussi fait l’acteur dans 19 films) prépare à 31 ans le tournage de son 31° film (finalement tourné en 1977 et présenté pour la toute première fois à Cannes pour l’édition de 1978 du Festival), ‘Despair’ (3h30mn au départ, 2h30 par après et finalement 119mn à la fin ; 117mn dans cette version magnifiquement restaurée -image et son- par la BAVARIA), d’après le dernier roman écrit en russe par Vladimir Nabokov (‘Lolita’ en 1955), en l’occurrence ‘La méprise’ (1936), adapté par le dramaturge britannique (d’origine tchèque) Tom Stoppard (né en 1937, réalisateur pour le grand écran de ‘Rosencranz et Guildenstern sont morts’, scénariste ou coscénariste également pour le cinéma de ‘Brazil’, ‘Shakespeare in love’ comme d’‘Anna Karenine, la version de Joe Wright’), une grosse production internationale tournée en anglais pour DM6mio dans des conditions hollywoodiennes en Allemagne et en Suisse, décors du grand Rolf Zehetbauer (le décorateur en chef de la BAVARIA, né en 1929, Oscar pour son travail pour ‘Cabaret’, il a notamment signé les décors de films comme ‘Das Boot’, ‘L’as des as’, ‘Le secret de Veronika Voss’, ‘L’histoire sans fin’ ou ‘Luther’) , images de Michael Ballhaus (né en 1935, il s’est fait connaître comme directeur de la photographie de 17 films de Fassbinder et travaille depuis avec les plus grands), musique de Peer Raben (1940-2007, il a composé la musique de 24 des films de Fassbinder et la musique de la plupart des chansons d’Ingrid Caven -qui fut l’épouse de Fassbinder en 1971/1972-), montage de Rainer Werner Fassbinder lui-même et Juliane Lorenz (née en 1957, elle a monté 14 films pour Fassbinder, dont elle fut la dernière compagne ; elle est son héritière et actuelle propriétaire des droits sur son œuvre).

Hermann Hermann (l’immense Dirk Bogarde, impérial dans le rôle, qui avait en commun avec Rainer Werner Fassbinder que de vivre une double vie ; dans le cas de Fassbinder, son homosexualité était connue, mais celui-ci s’appliquait à s’afficher dans la peau d’un homo-cuir tendance SM, alors qu’il était un ange de douceur dans le privé), un riche industriel de l’Allemagne du début des années 30, marié à Lydia (Andréa Ferréol, dont la plastique généreuse venait de faire un malheur dans ‘La grande bouffe’ et ‘Les galettes de Pont-Aven’), qui le trompe avec un cousin à elle, un peintre zazou (Volker Spengler, qui a joué dans 10 films de Fassbinder et est surtout connu pour son rôle de transsexuel de ‘L’année des treize lunes’), en a assez de son existence de fabricant de chocolat (dans sa fabrique, peinte en mauve, tout le monde se promène dans des vêtements professionnels mauves -cette couleur est d’ailleurs ultra-présente tout au long du film, y compris dans le superbe appartement art-déco de Hermann-, référence évidemment au chocolat Milka, lancé en 1826 à Neuchâtel par Philippe Suchard, dont la couleur lilas est légendaire) et s’enfonce lentement dans une folie qui l’amène à se voir dédoublé (il s’observe lui-même dans certaines situations de sa vie). Il finit par faire une fixation sur un vagabond (le viril Klaus Löwitsch -1936-2002-, dont Fassbinder fut secrètement amoureux et qui joua du coup dans plusieurs de ses films entre 1972 et 1979), qui ne lui ressemble en rien, mais dont il est persuadé qu’il est son double, un double qui pourrait peut-être le remplacer dans son rôle dans sa vie, ce qui pourrait lui permettre à lui de vivre une autre vie...

Avec aussi les réalisateurs autrichien Bernhard Wicki (‘Le pont’, ‘La rancune’, ‘Morituri’) et allemand Hark Bohm et Ingrid Caven dans un caméo en réceptionniste.

Qui n’a pas rêvé un jour que de sortir de chez soi sans bagage et de prendre un train pour nulle part pour y recommencer une nouvelle vie en laissant strictement tout derrière soi ? C’est ce que veux le déprimé Hermann Hermann, au point d’en perdre la raison et de se lancer dans une improbable histoire quasi policière qui va le mener jusque dans les montagnes suisses. La folie peut-elle mener à la lumière (c’est le sous-titre du film : ‘Eine Reise ins Licht’ /un voyage vers la Lumière/) ; est-elle la seule porte de sortie possible, imaginable ? C’est la question que s’est posé Fassbinder dans la vie et qu’il a illustrée au travers de ce long-métrage (qui a quand même été amputé de presque la moitié de son métrage originel) ambitieux et sans concession : ‘Despair’ n’est pas vraiment un divertissement, mais bien une œuvre originale (bien qu’adaptée, mais très librement en fait) et forte, strictement personnelle, une plongée dans la psyché humaine, qui n’a pas fini de fasciner et d’intriguer. Si le cinéma de Bergman ou de Losey, par exemple, vous a toujours interpellé, vous trouverez également de quoi faire avec cette étrange épopée au cœur de la folie qu’est ‘Despair’ !

A noter : le film est dédié à Antonin Artaud (auteur notamment de ‘Van Gogh, le suicidé de la société’, qui avait passé plus de dix ans dans des établissements psychiatriques et est mort à 52 ans dans l’un d’entre eux d’un cancer du rectum), Vincent van Gogh (mentalement instable, celui-ci s’est suicidé à l’âge de 37 ans) et Unica Zürn (schizophrénique, cette peintre et écrivaine allemande s’est suicidée en 1970 à Paris à l’âge de 54 ans) ; quant à Rainer Werner Fassbinder, il est mort d’un arrêt du cœur provoqué par l’absorption d’un mélange de médicaments et d’alcool en 1982, à l’âge donc de 37 ans...

A noter également : le comédien qui interprète principalement -dans les deux rôles du policier et du gangster- le film muet projeté à un moment donné de ‘Despair’ est Armin Meier (né en 1943), qui était alors le compagnon de Fassbinder et qui s’est suicidé le jour de l’anniversaire de celui-ci en 1978, parce qu’il n’avait pas supporté la rupture d’avec Fassbinder (un autre des amants de Fassbinder, le marocain El Hedi ben Salem, l’Ali du film ‘Tous les autres s’appellent Ali’, s’est également suicidé en 1982, quelques semaines avant la mort de Fassbinder)
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4.0 étoiles sur 5 SNOB VS VF(version française), 6 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Despair [Édition Collector] (DVD)
Mes commentaires font souvent reference a la possibilite d'avoir les versions originales sous-titrées avec la fonction d'activation ou désactivation de celles-çi;cette fonction trés rarement programmée sur dvd et même bluray, voyez que c'est pas encore la panacée pourtant toute la mémoire que contient un BR ou un DVD HD ou encore sur double couche le permettrai aisément... C'est vrai bien-sur, certaines post-synchros francaises sont excellentes sur des fictions US/UK(films noirs,classic) et autres..,je dirai que jusqu'a fin 79 il y avaient de trés bon doublages donc de trés bonnes voix mais certaines se sont éteintes depuis...et puis il faut tenir compte qu'il y a des voix irremplaçables, certaines restent même inimitables(Bette Davis et Joan Crawford, H. bogart...).
Le snob n'est pas cultivé mais éduqué à...je pense...
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1.0 étoiles sur 5 Version française non-incluse, 11 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Despair [Édition Collector] (DVD)
"Despair", adapté de "La Méprise" de Nabokov, est visuellement le grand chef-d'oeuvre de Fassbinder. Mise en scène parfaite, direction d'acteurs impeccable, décors flamboyants, mouvements de caméra élégants et parfois étourdissants. Tourné en anglais pour convenir à l'acteur britannique Dirk Bogarde, "Despair" était initialement sorti en France en version française. On l'a aussi vu à la télévision en VF, et heureusement pour moi, je l'avais alors repiqué sur vidéocassette VHS. C'est aussi la version doublée en français que l'on pouvait revoir dans les salles d'art et d'essai, notamment à Paris. Le doublage en français était excellent, et il n'y a que les snobs qui dédaigneront cette VF. Malheureusement, cette VF n'est pas incluse dans ce nouveau DVD. On ne trouve que la VO (anglaise) avec sous-titres en français. Il eut été si facile d'ajouter la VF (= avec doublage en français) à la VO (en anglais) déjà présente, en plus (ou à la place) de la version doublée en allemand. Au cinéma, il faut concentrer son attention et son regard sur les images, et non sur la lecture continuelle des sous-titres. En conséquence, je donnerais 10 étoiles à Fassbinder et 0 à Carlotta pour avoir négligé de fournir la VF, qui pourtant existe, sur ce DVD. Une occasion ratée.
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Despair [Édition Collector]
Despair [Édition Collector] de Rainer Werner Fassbinder (DVD - 2012)
EUR 18,70
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