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4.0 étoiles sur 5 Une belle meunière qui n'a pas trop bien vieilli, 4 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Belle Meunière (Die Schone Mullerin) (CD)
Cet enregistrement a environ 20 ans. Prégardien était à l'époque dans sa meilleure forme. Certes sans le moelleux de Wunderlich mais avec une belle coloration vocale et pas - encore - de problèmes à l'aigu. Et pourtant cette Belle Meunière ne parvient pas à me convaincre totalement.
Les deux interprètes semblent peu concernés. Les moments expressifs arrivent là où on les attend. Une accentuation ici, une coloration là, à l'endroit où on a mis une petite croix rouge dans la partition: "O binde von der Stirn dir ab das grüne, grüne Band" dans "Die böse Farbe" par exemple oder "die Blümlein alle, die *sie* mir gab" dans "Trockne Blumen". En revanche les répétitions de "war es also gemeint" dans "Halt", de "Allen eine gute Nacht" dans "Am Feierabend" sont sans aucune évolution. "Der Neugierige" est plutôt sans caractère, dans "Ungeduld" se font jour des accents héroïques qui se répètent strophe après strophe, jusqu'à ce que dans la dernière enfin un peu de tendresse colore "Dein ist mein Herz"(personnellement je préfère quand, venant de "Der Neugierige" le ton est plutôt timide au début et s'enhardit de strophe en strophe - on peut bien sûr le faire autrement mais interpréter toutes les strophes de manière identique sauf la dernière c'est trop peu)

Dans "Tränenregen" la phrase "sie sprach 'es kommt ein Regen, ade, ich geh nach Haus' " est dite comme en passant. "Mein!" est particulièrement peu expressif, "Mit dem grünen Lautenbande" n'a pas la tension qu'on doit sentir après "Pause" (et ici Schubert montre son adresse dramatique), "Der Jäger" est comme absent, jusqu'au moment où Staier trouve par magie des couleurs nouvelles dans le postlude.

Avec lui aussi on a l'impression qu'il a mis une petite croix ici où là dans la partition, spécialement dans les postludes. Ailleurs lui aussi semble plutôt absent, particulièrement dans "Wohin" et partout là où la partie de piano se réduit à une pulsion, qu'il marque de manière tout à fait mécanique.

Cette Belle Meunière n'a finalement pas très bien vieilli; le charme de la nouveauté est plutôt estompé.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'une des meilleures Belle Meunière, 28 décembre 2012
Par 
jacqueslefataliste (Albi, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Belle Meunière (Die Schone Mullerin) (CD)
Des trois cycles de Schubert, c'est la Belle Meunière qui me semble le plus difficile à réussir: il faut en effet avoir non seulement la juvénilité et les rythmes bondissants, mais aussi les abîmes de la détresse et de la mélancolie. Trop souvent, les chanteurs ont l'un, mais pas ou moins l'autre; ils ont l'un plus ou moins aux dépens de l'autre.

La raison pour laquelle cette version me semble depuis longtemps l'une des meilleures, si ce n'est la meilleure (pour autant qu'une telle hiérarchisation ait un sens), c'est qu'elle réunit à merveille ces deux aspects contradictoires. La vigueur juvénile de Prégardien est remarquable (même s'il a "déjà" 35 ans à l'époque de l'enregistrement) et sa tessiture claire de ténor est magnifiquement soutenue par les arêtes un peu vertes du pianoforte. Mais, au fur et à mesure de la progression du cycle, les abîmes se creusent et le chant se fait vraiment déchirant.

Pour moi, cet enregistrement est une référence majeure dont on aurait bien tort de se priver au prix économique où il est désormais réédité. J'ai beau posséder plusieurs autres versions, elles aussi passionnantes à leur manière (barytons: Fischer-Dieskau/Moore/EMI, Fischer-Dieskau/Moore/DG, Goerne/Schneider, Goerne/Eschenbach; ténors: Haefliger/Dähler, Bostridge/Johnson, Güra/schultz), celle-ci me semble être celle qui parvient le mieux à tenir ensemble les différents aspects de l'oeuvre.
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