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4,1 sur 5 étoiles43
4,1 sur 5 étoiles
Format: Blu-ray|Modifier
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Quel dommage d’avoir conservé un titre anglais et opaque pour le grand public (même la traduction littérale « Appel de marge » eût été plus parlante) qui n’ira probablement pas s’intéresser à ce bijou. Car c’est bien là l’un des meilleurs films de l’année.

L’intrigue est simple : en 2008, un analyste d’une grosse banque new-yorkaise va découvrir que celle-ci prend des risques d’un niveau tel que sa survie même est en grand danger, et va tirer la sonnette d’alarme, au risque de déclencher une crise d’une ampleur phénoménale. Les noms de Lehman Brothers et de Goldman Sachs font évidemment immédiatement écho à la vision de ce film d’un réalisme terrifiant.

Le scénariste et le réalisateur sont parvenus à un double tour de force avec ce sujet casse-gueule. Le premier est d’avoir rendu intelligible le déclenchement de la crise sans paraître trop technique ni trop simplificateur, et tout en parvenant à maintenir l’intérêt pour des spectateurs même non avertis. Le second est d’avoir traité le sujet en lui donnant une portée plus globale sur nos modes de vie en rappelant le rôle de ces banques sans les glorifier, et sans en faire non plus une bande de grands méchants rapaces seuls responsables de tout le bordel.

La réalisation est assez froide et distante, permettant à la tension de s’installer et de croître sans basculer non plus dans le sensationnalisme. Les maître-mots de ce film extraordinaire sont « mesure » et « réalisme ». Il est demandé au spectateur d’être lucide et intelligent, afin de lui servir une réflexion fascinante sur l’argent et son pouvoir sans livrer facilement de coupables désignés mais sans occulter non plus la responsabilité et le cynisme des acteurs concernés. Le tout nous est servi par des acteurs à la présence incroyable, que ce soient Kevin Spacey, Paul Bettany, Zachary Quinto, Stanley Tucci, Simon Baker, Demi Moore et enfin (et surtout) un Jeremy Irons absolument impérial en PDG.

Il est à noter que cette histoire se déroule comme une tragédie grecque, avec unité de lieu, de temps et d'action; et que, comme toute oeuvre excellente de ce genre, même quand on connaît la fin, on a toujours plaisir à suivre le déroulement inexorable de l'intrigue. Il est donc tout à fait recommandé d'acheter le dvd ou le blu-ray, car c'est un film qu'on se repasse très facilement. Il est à noter que, parmi les bonus, il y a une longue et passionnante interview du réalisateur qui revient sur l'ensemble du projet du film, sans aucune langue de bois, et livrant de nombreuses informations sur la manière dont un projet de film se fait (ou pas) dans le système hollywoodien. Ce côté "on ouvre le capot pour voir comment ça marche" est parfaitement à l'image du film lui-même.

Ajoutons à cela que le blu-ray est de toute beauté, rendant à la perfection les nuances nocturnes, les néons colorés ou les lumières blafardes des bureaux qui baignent l'ensemble de Margin call. Seul défaut d'image : un plan d'escalators où les marches scintillent de façon désagréable à cause d'un effet stroboscopique. Autant dire que ce n'est rien à l'échelle du film.

A ne rater sous aucun prétexte.
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le 14 mars 2013
Vous allez vivre la nuit qui a déclenché la crise des subprimes, nous réalisons à quel point le cynisme d'un capitalisme non contrôlé est terrifiant.
Bien entendu galerie d'acteur parfait (Kevin Spacey est le moins cynique du groupe, c'est dire...), et réalisation parfaite.
Un des bons films sur le monde de la finance (au final bien plus interessant et pédagogique q'un Wall Street)
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« Margin Call » aborde de manière très intéressante la crise des dite des « subprimes » qui a ébranlé de manière le monde de la finance en 2007. J. C. Chandor réalise un film quasi intimiste sur la découverte et le traitement des « avoirs toxiques » de la première des banques d'investissement à en avoir découvert la dangerosité extrême. Le sujet est traité comme une tragédie antique : unité de lieu (le siège de la banque à New-York), de temps (24 heures consécutives) et d'action (que faire de ces avoirs toxique ?).

La grande force du film est de ne pas se vouloir explicatif, tout en y parvenant indirectement, en mettant en scène une large série de personnages dont les responsabilités sont très diverses au sein de la banque et qui pont chacun leur niveau de compréhension et d'approche de événements en cours. Du haut en bas de l'échelle, toutes les personnes concernées comprennent les aspects dramatiques de la situation, mais reste en premier lieu attachée aux conséquences à venir sur leur propre situation, mis à part peut-être les réserves éthiques émises par le responsables des traders (Kevin Spacey) et la fidélité à son chef dont fait preuve aveuglément le personnage joué par Paul Bettany. Du haut en bas de l'échelle, les enjeux ne sont pas les mêmes, mais l'analyste junior (Penn Badgley) comme le responsable de risques (Simon Baker) songent à sauver leur peau, avec la marge de manœuvre qui est la leur. Même les victimes expiatoires (Stanley Tucci et Demi Moore) cèdent au compromis face aux ponts d'or qui leur sont offert pour ne pas faire de vague. Le personnage le plus cynique est sans doute celui du président de la banque (Jeremy Irons) qui prend ses décisions sans se préoccuper le moins du monde des répercussions sur le marché, et moins encore sur les pratiques du marché.

L'analyste qui découvre l'ampleur de la crise à venir (Zachary Quinto) est ambigu à souhait car on perçoit en permanence qu'en marge d'une démarche rationnelle il cherche aussi à donner à sa carrière un coup d'accélérateur inespéré. Il est l'archétype du brillant ingénieur civil qui a préféré mettre son génie mathématique au service de la finance (qui le paye mieux) plutôt qu'à celui de l'industrie ou de la recherche. Le fil de J. C. Chandor ne pose pour autant aucun véritable jugement sur les dérives et plus encore les erreurs des grandes banques d'investissements, mais il en montre sans détours les coulisses. Par la bouche de Paul Bettany, il énonce même une forme de défense de ces institutions qui sont finalement que l'expression ultime d'une société de consommation qui a besoin d'elles à tous les étages. Seule la discrète parabole développée autour du chien mourant de Kevin Spacey fait finalement figure de condamnation à mort du système.

« Margin Call » est un film sobre et finalement très impressionnant dans sa manière de décortiquer les mécanismes de décision très humains qui ont présidé à une crise de perte de contrôle d'un système financier poussée dans les extrémités de sa virtualisation et de sa complexité abstraite.
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le 13 octobre 2013
En partant des bonus, on apprend que le réalisateur Chandor a mené une série de projets (du cinéma à l'immobilier) en finissant par rédiger le scénario de "Margin call" avant un entretien d'embauche (qui devait d'ailleurs se révéler négatif). Ce scénario est tout à fait exceptionnel, et on comprend sans peine l'enthousiasme d'acteurs confirmés comme Kevin Spacey ou Jeremy Irons, et l'emballement d'une série de leurs collègues, qui jouent visiblement au sommet de leurs capacités. Ce film devrait être un prérequis dans toutes les facultés universitaires de management / section finance. Les deux tirades de Irons sur les crises financières, notamment, constituent une merveille à se passer en boucle. Le film constitue aussi un très bel exemple de ce que peuvent faire des producteurs indépendants avec un très bon scénario initial. Et aussi un réalisateur malin, même jeune, avec de l'inspiration. Le film semble avoir été tourné en 17 jours, et quasiment dans un seul endroit. Cela ne se remarque guère. Un produit comme Hollywood en fait hélas trop peu (beaucoup de scénarios intelligents ayant déménagé à la télévision).
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le 31 mai 2013
Un très bon film sur les dessous de la crise financière de 2008 ? Oubliez Wall Street 2 (beurk), voilà Margin Call. Fiction prenant place au sein de la banque Lehman Brothers (déguisée ici sous un autre nom), servie par des acteurs tous impeccables, elle nous montre une nuit où des traders prennent conscience de ce qu'ils ont fait, et les décisions prises par leurs patrons pour se débarrasser de leurs actifs pourris.
Ce n'est pas "glaçant" car on n'a pas attendu le cinéma pour tous savoir (?) ce qu'il en est du monde de la finance spéculative, mais c'est incroyablement instructif.
Le film, écrit et réalisé par quelqu'un qui connaît très bien le monde de la finance, s'enrichit à être visionné plusieurs fois.
Blu-ray impeccable techniquement.
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le 14 janvier 2014
J'avais vu le film en salle et j'étais ressorti totalement emballé par ces jeux de pouvoir, humains, terriblement inhumains, où la conscience de quelques-uns est mise à rude épreuve. Mais que ferions-nous si nous étions confronté à une telle intrigue ? La réponse n'est pas simple. Les comédiens sont forcément excellents, même ceux moins connus. Ils donnent encore plus de véracité au contenu. Pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec les termes boursiers, rechercher sur le net quelques infos sur le terme "margin call". Je conseille de voir ce film en version originale (sous-titrée) car le doublage n'est pas parfait. Mais les doublages le sont-ils ? Ceux qui ont aimés "House of Cards" aimeront forcément ce très bon film.
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le 31 août 2012
Du grand cinéma made in US à ne pas manquer. Tout est cynique à souhait. Les comédiens sont parfaits et la mise en scène sans reproche. Ce huis clos capitalistique ne vous fera pas aimer davantage les banques et autres établissements financiers. Il vous expliquera en revanche la faillite de Goldman Sachs et les racines de notre crise économique actuelle. Alors, adieu l'humain et vive la Finance mondiale. Welcome to the real world Messieurs Dames !
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 3 avril 2015
La première ligne écrite sur la jaquette du Blu-ray est : "Le meilleur film jamais réalisé sur Wall Street". Et bien, je partage totalement cet avis. J'ai été captivé par ce "Margin Call" (marge de manœuvre) décrivant le déroulement des 36 heures précédant la "grande crise financière" de 2008 au sein d'une grande banque d'affaire (c'est un quasi huit clos mais au combien passionnant).
Nous sommes spectateurs d'un enchaînement de péripéties incroyables dans un espace temps très court, suite à la découverte par un jeune et brillant analyste de cette banque, que la situation financière de la société est catastrophique, car complètement polluée par un énorme portefeuille d'avoirs toxiques qui peuvent la mettre en faillite rapidement si le marché s'arrête d'acheter !
Tout se passe en une nuit, où pour sauver leur peaux et celle de l'entreprise, les dirigeants décident de "bazarder" à prix casser ces avoirs toxiques, afin d'apurer leurs comptes, avant que le marché ne découvre que l'ensemble du système financier fonctionne avec une logique de mesure du risque complètement dépassée. La décision, qui va être très difficile à prendre et qui fera l'objet de beaucoup de discussion et de manœuvres entre les protagonistes, est quasi suicidaire pour la suite du fonctionnement des marchés financier et pour Wall Street en particulier. Mais elle est néanmoins prise en connaissance de cause, sachant que cette vente forcée est une tromperie qui va ruiner beaucoup de leurs clients et provoquer une perte de confiance dans le marché et un effondrement du château de cartes financiers. Il s'agit de sauver les meubles et tant pis pour les autres !
La narration est de qualité. Elle laisse même l'impression que l'on y comprend (un peu) quelque chose. Le scénario est superbement construit et il nous emmène dans une histoire menée à un rythme très soutenu, où l'on ne s'ennuie pas.
Les acteurs sont prodigieux et donnent l'impression d'avoir toujours fait partie de ce monde très spécifique, maîtrisant parfaitement leur rôle, apportant une authenticité remarquable à la description des situations, et pourtant nous naviguons dans un milieu où les vocabulaires et les outils sont très techniques et complexes.
J'ai été impressionné par :
- Kevin Spacey (Sam) et Paul Bettany (Will) les responsables des traders, qui auront à mener l'opérations,
- Jeremy Irons (John) l'impressionnant "Big Boss" qui pendra la décision avec beaucoup de froideurs et un certain détachement et dont les réparties sont impressionnantes : "pour survivre à Wall Street, il faut être : soit le Premier, soit le Meilleur, ou Tricher" (et il veut être le premier à sortir de ce guêpier) - "ce n'est pas grave, ce n'est que de l'argent... (?)...
- Zachary Quinto (Peter), celui qui trouvera la faille,
- Demi Moore (Sarah) et Stanley Tucci (Eric) de la Direction du contrôle des risque, qui avaient pressenti ce qui allait se passer, mais qui n'ont pas été écouté.
La description de ce univers cruel est très bien réalisée, avec en toile de fond permanente; la conséquence de la crise avec son lot de licenciements menés à rythme effréné et avec froideur par des RH qui glacent le dos, l'omniprésence de l'argent dans toutes les conversations (souvent des sommes colossales qui dépassent l'entendement pour le simple mortel que je suis - ce qui semble compter, ce n'est pas ce qui vous êtes, mais ce que vous valez) avec ce que cela génère en terme de cupidité, de tromperie et de "chacun" pour soi. L'Être humain ne vaut pas grand chose dans ce dispositif.
Ce film est impressionnant et je suis très satisfait d'avoir acquis ce BR pour pouvoir le visionner à nouveau, car il y a beaucoup de chose à voir et à comprendre encore.
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le 10 janvier 2013
Vous aimez avoir peur ? Si c'est le cas, inutile d'attendre la sortie du prochain blockbuster à base de zombies à demi décomposés, de vampires proprets ou d'apocalypse interplanétaire. Vous êtes curieux du fonctionnement du monde actuel ? N'attendez pas qu'un économiste ou un politique vous en fournisse les clefs dans un ouvrage de toute façon illisible. Vous pensez n'avoir encore rien vu en matière de crise financière et de cynisme ? Alors sautez sur ce film sans hésiter. Porté par une interprétation de haute volée (Irons, Spacey, Bettany, Tucci et Moore, notamment) et servi par une mise en scène glaciale et tranchante comme un couteau de boucher (vous ne vous remettrez pas de la séquence d'ouverture qui vous fait assister à une vague de licenciements d'une inhumanité que rejetterait n''importe quelle tribu cannibale), "Margin call" vous installe dans le siège passage (celui du mort) d'un véhicule fou que rien ne saurait arrêter ni même seulement ralentir. Il n'est nul besoin d'être un spécialiste pour comprendre à travers ce film qu'au degré de sophistication atteint par les instruments financiers, plus personne n'est à même d'en voir les failles ni seulement d'en soupçonner les conséquences. En 1992 sortait un grand film, oublié hélas, "Glengarry Glen Ross" du grand dramaturge américain David Mamet : on y voyait de minables démarcheurs abandonner toute morale et tous principes pour placer des terrains à des acheteurs dont ils savaient qu'ils n'auraient jamais les moyens d'honorer leurs traites, et à seule fin de permettre à leur firme de réaliser des profits. Vingt ans plus tard, les démarcheurs sont devenus financiers et investisseurs en bourse, et nous avons "Margin call".
Un film qui donne une salutaire envie de botter un certain nombre d'arrière-trains, parmi lesquels ceux des imposteurs, invités réguliers des médias, qui s'obstinent à nous affirmer - contre toute évidence - que les marchés sont capables de s'autoréguler...
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Je n'avais jamais entendu parlé de ce film mais il est très instructif et dépeint avec précision les cataclysmes financiers de ces dernières années. Une banque d'affaire dont les calculs sur la valeur de titres s'avèrent faux, se voit obligée de refourguer en catastrophe ses actifs pourris afin de ne pas sombrer. Le processus est fort bien expliqué, limpide, les échanges cyniques entre banquiers font froid dans le dos et la cupidité parait être le seul moteur de ces truands en cols blancs. Une descente terrifiante dans le monde de la finance où la valeur de l'humain est dérisoire au regard de celui de l'argent. Par ailleurs, le modèle américain est écorné, les employés sont jetables, les dirigeants ne comprennent rien au fonctionnement de leur propre entreprise et laisse faire aveuglément du moment que leur compte en banque soient bien alimentés, quant aux autres ils ramassent les miettes et paraissent bien heureux de cette situation où ils sont les dindons de la farce. Un petit bémol cependant, le film mériterait d'être un peu plus serré et éviter des dialogues un peu superflus par moments.
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