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34 internautes sur 35 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Tous les insignes du chef d'oeuvre pour un "petit mélo miteux"...
Il n'est pas rare que les grandes œuvres populaires du répertoire lyrique dont ni le temps ni la mode ne savent refroidir la ferveur qu'elles inspirent au public soient la cible de jugements massacrants sous des plumes distinguées...
Tosca fut cette cible sous la plume du musicologue américain Joseph Kerman qui, en 1988, a qualifié...
Publié il y a 22 mois par Carmen

versus
4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 UN PAVÉ DANS UNE MARE D' ETOILES
Désolé de devoir bousculer les habituels encomiastes semant sans retenue leurs étoiles par rafales de 5 comme une réplique des Perséides et, dans la foulée, leurs fidèles thuriféraires mais -de même que le séjour dans l'eau ne fait pas du tronc d'arbre un crocodile- la seule présence de Jonas Kaufmann...
Publié il y a 4 mois par Miette Albert


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34 internautes sur 35 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Tous les insignes du chef d'oeuvre pour un "petit mélo miteux"..., 31 octobre 2012
Par 
Carmen (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Tosca (DVD)
Il n'est pas rare que les grandes œuvres populaires du répertoire lyrique dont ni le temps ni la mode ne savent refroidir la ferveur qu'elles inspirent au public soient la cible de jugements massacrants sous des plumes distinguées...
Tosca fut cette cible sous la plume du musicologue américain Joseph Kerman qui, en 1988, a qualifié cet opéra de "petit mélo miteux"... "qui n'est admiré de nos jours que par la galerie"... et dont "la facture musicale est d'une banalité de café chantant"...
Rien que cela !
Nous tous ici qui faisons partie de la "galerie" n'agonirons pas d'invectives l'auteur de ce jugement, mieux vaut s'esclaffer, surtout après avoir regardé cette splendide représentation de Tosca enregistrée à Covent Garden au mois de juillet 2011.
Représentation qui démontrerait s'il en était besoin ce que cette œuvre exige du chef, de l'orchestre et des trois chanteurs principaux.
Au chef et à l'orchestre revient la tâche de faire entendre les fracas "tutta forza" et la violence suffocante de la partition mais aussi ses nuances et ses raffinements innombrables, son pouvoir de suggestion des situations et des ambiances, sa magie.
Antonio Pappano et l'orchestre londonien accomplissent cette tâche à la perfection.
Aux trois chanteurs revient la tâche d'être de haute école sur tous les plans, celui de la projection vocale et de l'art du chant, celui de la sensibilité musicale, de l'engagement lyrique et de l'appropriation psychologique des caractères et des motivations de leurs personnages.
Angela Gheorghiu, Jonas Kaufmann et Bryn Terfel accomplissent cette tâche à la perfection.
Interrogée dans le supplément (qui est une présentation très intéressante de l'œuvre par Antonio Pappano), Angela Gheorghiu déclare : "je suis Tosca"...
L'on ne peut s'empêcher de sourire en entendant cette déclaration car il est notoire que cette cantatrice ô combien talentueuse n'est pas exempte de certains des travers de l'héroïne à laquelle elle s'identifie ingénument.
Narcissique, capricieuse, frénétiquement jalouse, "femelle égarée par la passion", Floria Tosca est d'abord le faire-valoir de la noblesse d'âme et de cœur de Mario Cavaradossi avant que l'amour sincère et entier qui l'enflamme ne lui donne la stature d'une héroïne tragique dans la mise en oeuvre sinon en scène d'un meurtre sacrificiel et ritualisé dont elle ne répondra que par le suicide.
Mais c'est vrai, Angela Gheorghiu est Tosca et elle nous en donne une magnifique incarnation à tous égards.
Jonas Kaufmann : son Mario Cavaradossi atteint l'idéal et les mots pour le dire se dérobent, cet artiste hors du commun suscite une admiration qui assèche l'encrier, il est sublime.
Dans le rôle de l'abjection personnifiée, Bryn Terfel réalise une prouesse.
Avec ce qui lui est propre - ce que l'on pourrait appeler une "laideur élégante" -, avec une intelligence, une distinction et une finesse qui semblent se jouer d'une apparence physique suggérant le contraire, Bryn Terfel compose un Scarpia ignoble à l'envi, monstrueux en bourreau sanguinaire, sadique et libidineux, misérable en victime du "baiser de Tosca", le tout avec une économie de gestes et de postures confinant à l'immobilité.
Son incarnation de Scarpia interdit toute comparaison avec une autre l'ayant précédée, si illustre fût-elle : c'est avec un art et une manière inédits que Bryn Terfel est génialement immonde, il est époustouflant.
La réussite de cette représentation splendide de Tosca est parachevée par l'intelligence de la mise en scène et la beauté des décors.
Ainsi cette représentation donne-t-elle tous les insignes du chef d'œuvre à un "petit mélo miteux"...
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17 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Prodigieuse Tosca, 14 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Tosca (DVD)
Depuis la prestation du couple Domingo/Kabaivanska je n'avais jamais retrouvé une Tosca de ce niveau. Sans jamais forcer sa voix, Gheorghiu atteint des sommets. Elle est enfin est parvenue à être une actrice de même niveau que la cantatrice. Le résultat est sublime. Elle laisse loin derrière La Traviata qui l'a lancée. Belle, amoureuse consommée, elle forme avec Kaufmann un couple idéal. Le rôle ne permet cependant pas à ce dernier la prestation qu'il a donnée dans Werther mais il reste un Mario hautement crédible au chant absolument parfait. Terfel, incarne un Scarpia repoussant drapé dans sa mégalomanie démoniaque. La confrontation entre Scarpia et Tosca est, pour moi, le passage le plus impressionnant et criant de vérité. Une véritable pîèce de théâtre chantée comme devrait l'être l'opéra. Antonio Pappano galvanise tout ce beau monde et s'affirme comme le ciment de ce plateau de choix. La mise en scène - sans être d'un niveau aussi élevé que dans le DVD de la Kabaivanska qui, je le rappelle, a été tourné dans les lieux même où se déroule l'action - est splendide et ne se laisse pas aller à la médiocrité qui prévaut actuellement sur les scène de plusieurs salles. Un cinq étoiles sans hésiter pour une réussite absolue, future référence, dont vous ne regretterez pas l'achat.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une distribution de rêve, 19 janvier 2013
Par 
Lydie D. "Lydie D" - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Tosca (DVD)
Quelle bonne et belle soirée on passe avec cette Tosca-là! Les trois principaux chanteurs ne sont plus à présenter. Leurs voix sont magnifiques et tout a déjà été dit à ce sujet aussi c'est leur talent d'acteur qu'il faut souligner car c'est indéniablement un plus. Tosca (A. Gheorghiu) a, dans son rôle de cantatrice jalouse la classe d'une diva en scène, capricieuse et habituée à être adulée. Scarpia (B.Terfel) est diabolique et veule à souhait. Tout y est aussi bien dans les expressions du visage que dans les regards cruels ou concupiscents ou autoritaires. On y croit de bout en bout. Quant à Mario Cavaradossi (J.Kaufmann) il est à la fois le jeune homme totalement engagé dans son combat politique, héroïque et décidé à aller jusqu'au bout même s'il doit en mourir et l'amoureux fou de sa Tosca. On ressent tout, jusques et y compris dans la scène finale où il doute de la grâce de Scarpia sans en rien dire à Sa diva. Il n'y a pas de maillon faible ni de moment de baisse d'intensité. Bien sûr, tout cela est possible grâce à la musique de Puccini qui est prenante et nous emporte et nous transporte avec les héros, tantôt vaste houle agitée, tantôt mer calme et sereine, tantôt crépusculaire. C'est, pour moi, "La" Tosca à voir et à revoir.
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14 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Exceptionnel - LA REFERENCE DVD, 21 septembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Tosca (DVD)
Aucune TOSCA en dvd n'est à la hauteur de celle ci.
J'ai vu cette retransmission sur Youtube dans des conditions trÃ's médiocre et malgré cela cette TOSCA est incroyable.
Le descriptif et commentaire d'Amazon sont totalement justifiés.Angela, Jonas et Brynn sont plus que parfaits, ils sont irresistibles et maintenant incontournables. Comment ne pas être jaloux des heureux priviligiés qui ont pu assister aux représentations de cette TOSCA ? Enfin je vais pouvoir me délecter. merci au Royal Opera House et à EMI pour ce magnifique cadeau.
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3.0 étoiles sur 5 UN PAVÉ DANS UNE MARE D' ETOILES, 22 avril 2014
Par 
Miette Albert (France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tosca (DVD)
Désolé de devoir bousculer les habituels encomiastes semant sans retenue leurs étoiles par rafales de 5 comme une réplique des Perséides et, dans la foulée, leurs fidèles thuriféraires mais -de même que le séjour dans l'eau ne fait pas du tronc d'arbre un crocodile- la seule présence de Jonas Kaufmann (suivez mon regard) ou de l'angélique Angela dans une distribution ne saurait garantir le succès d'un opéra.
Disons d'emblée que pour pouvoir s'intéresser à ce spectacle il ne faut surtout pas avoir vu auparavant le film de Benoit Jacquot car l'illusion du vrai qui est souvent fort réussie dans le film est absente ici. Tout suinte l'artificiel, le caricatural, surtout la simulation nerveuse, maladroite et excessive des sentiments. Dans ces conditions la magie théâtrale, qui devrait faire communier acteurs et spectateurs, s'en trouve déflorée, désacralisée. Cela fait irrésistiblement penser à Macbeth : "...poor players that strut and fret their hour upon the stage and then are heard no more..."
En fait dans cette production ce n'est pas le talent des interprètes qui est en en cause mais une fois de plus le mauvais goût d'un metteur en scène qui veut à tout prix en rajouter une louche dans l'espoir de se faire remarquer. Le plus navrant c'est que le snobisme des critiques et l'inculture d'une certaine catégorie de spectateurs -toujours à l'affût des dernières tendances- encouragent toutes les dérives. Je vous accorde qu'on a déjà vu bien pire (récemment un viol en ouverture de Roméo et Juliette) mais ce n'est pas une raison de ne pas rester vigilant.
Ras le bol de ces producteurs qui se prostituent au goût malsain d'un certain public pour le sordide !
Pour aller directement à l'essentiel je dirai que ce qui m'a le plus choqué dans cette énième version de la Tosca c'est la prestation de Bryn Terfel. Deux commentateurs ont critiqué avant moi cette interprétation grotesque et totalement outrée, cela me rassure.
Ce qui m'inquiète par contre ce sont tous ces éloges : une commentatrice qui aime s'écouter écrire et qui cultive l'oxymore parle de "laideur élégante", qualifie ce Scarpia de "génialement immonde". D'autres le trouvent tour à tour : odieux, libidineux, démoniaque, veule, repoussant etc. Désolé, il n'est rien de tout cela, il est simplement VULGAIRE. "Un gros porc abject" selon l'expression de Laneton. Depardieu échappé de son film Raspoutine dit un autre internaute.
Et comme si ce Scarpia-Frankenstein n'était pas assez déplacé on a cru bon de lui adjoindre deux sicaires au crâne pelé véritables clones de Nosferatu. Les spectateurs restés lucides, médusés par les yeux hagards et les gestes désordonnés de ces créatures, seront en droit de se demander si ceux qui nous traitent de "froggies" sauront un jour s'affranchir du folklore tératologique du roman gothique...
Au risque d'être taxé de rabat-joie j'estime que ceux qui applaudissent ce genre d'interprétation se font une idée totalement fausse de ce que doit incarner ce personnage. Le baron Scarpia -étant issu de l'aristocratie romaine- peut être tout sauf vulgaire. Le montrer en ribaud paillard trousseur de jupons est une aberration. Oublions l'actualité, nous ne sommes pas au Sofitel de New York.
Le modèle du Scarpia idéal pouvait pourtant se trouver dans nombre de films, par exemple le colonel SS type qui inspire à la fois le respect et la crainte : uniforme impeccable, prestance, calme hautain, manières raffinées; élocution ferme et laconique mais courtoise et surtout un regard qu'on qualifiera de glacial ou cruel selon le contexte. Notre tyran n'a nul besoin de harceler physiquement sa victime puisqu'il a tous les atouts en mains : argent, pouvoir, matière à chantage. Il peut utiliser la violence mais ne s'abaissera pas à la pratiquer lui même. Dans ce jeu du chat et de la souris la résistance de Floria est sans doute pour lui un piment supplémentaire mais, plus que l'acte sexuel en lui même, sa jouissance sera de la voir se donner à lui humiliée, résignée et soumise.
R.Raimondi a été ce Scarpia idéal dans le film de Benoit Jacquot, il suffit de faire la comparaison pour s'en convaincre. C'est également l'occasion de dire en passant que l'interprétation du "vissi d'arte" d'Angela est infiniment meilleure dans ce film tant du point de vue des subtiles nuances de la voix, que de la gestuelle, des décors et de l'esthétique générale. Que fait en effet, ici, derrière Floria cette statue dégoulinante de lueurs violacées aussi laide que monumentale ? Ah oui, j'oubliais, la symbolique ! C'est le reflet surdimensionné et pétrifié de la noirceur de l'âme et du physique ingrat de l'infortuné Terfel...
Et que fait sur la poitrine de Floria cette grande croix ostentatoire, hypnotique, surchargée de faux diamants ? Elle fait penser à une de ces bûches à entraver qu'on suspend au cou des vaches et qu'un plaisantin aurait garnie de leds qui flashent. De plus on remarquera que la branche la plus longue de cet artefact incongru -que la belle flatte sans cesse de la main- coulisse entre ses seins dès qu'elle se penche. S'agirait-il d'un gag obscène et blasphématoire des Monty Python ? Ici encore la symbolique est tellement primaire que ça en serait presque vexant pour les spectateurs. Enfin on frisera l'acmé du ridicule et de l'invraisemblance lorsque Floria poignarde son tortionnaire avec un...couteau à beurre !!! et lorsqu'elle décolle du poitrail du monstre un sauf-conduit imbibé de sang. Que pouvait-elle espérer en faire ???
Puis vient l'aria tant attendu " e lucevan le stelle " le spectateur devant son écran retient son souffle. Pour qui ? pour quoi ? Pour voir un Mario, au faciès barbouillé de confiture, baver et postillonner à l'envi. On n'est pas ému on est écœuré. Est-il indispensable de faire des gros plans sur des interprètes qui ont du mal à contrôler leurs sécrétions ?
Autant de preuves flagrantes que la mise en scène de cet opéra est au bon goût ce que sont à l'élégance les accoutrements de la Reine de la perfide Albion si vous voyez ce que je veux dire...
Parodiant Pierre Charles Roy je dirai pour conclure : Le précipice est dans l'outrance, telle est de nos plaisirs la modeste exigence, glissez mortels n'appuyez pas...
A.M
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8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le TRIO gagnant, 16 octobre 2012
Par 
Mr. Daniel Zehnacker "Rimbaud "Dan" F... - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Tosca (DVD)
Jamais, auparavant, on avait éprouvé, au 2ème acte de Tosca, une telle intensité dramatique de la part de ces 3 stars, qui avaient pourtant déjà enregistré leur rôle, mais séparément. D'abord, le décor : immense, avec des murs qui semblent monter jusqu'au ciel, un mobilier presque "outrancier" tellement il est omniprésent et fourmille de meubles d'époque (Napoléon). A tel point qu'en comparaison, le 3ème acte semblera presque ridicule avec sa rampe d'une nudité quasi scolaire.
La douce complicité des amants du 1er acte fait place brusquement aux doutes et à la douleur (physique pour Kaufmann, morale pour Gheorghiu). Il faut dire qu'en face d'eux, Bryn Terfel compose un Scarpia monumental. Son visage (qui ressemble de plus en plus à Depardieu) n'esquive aucune expression de lubricité (cette façon de tripoter et de "renifler" l'un des rubans d'Angela) de colère ou de sadisme. Même si sa voix est plus brutale et moins chantante que d'autres barytons, sa seule présence physique, rafle la mise sur tous les plans. Mais il n'en écrase pas pour autant un Kaufmann très en voix et en nuances. Son "Vittoria" est tout simplement COLOSSAL. Un public italien l'aurait interrompu pour l'applaudir à tout rompre (comme ce fut le cas, autrefois, pour Corelli). Sa virilité l'emporte sur la brutalité de Scarpia. Il parait que ce dernier lui aurait donné un coup de boule juste avant de le repousser définitivement. A l'écran, on voit bien le geste, mais on suppose (?) qu'il est juste ésquissé.. Angela Gheorghiu, quant à elle, joue et chante avec un magnifique engagement, n'hésitant pas faire de "Vissi d'arte" SON air, quitte à obliger Pappano à ralentir pour pouvoir la suivre. Jamais sa voix n'a parue aussi expressive et aussi riche, avec de beaux graves et des aigus éclatants. Elle l'a d'ailleurs souvent affirmé : "Je suis Tosca".
Les autres protagonistes de ce mélodrame n'arrivent pas à leur donner une réplique satisfaisante : la voix d'Angelotti est usée jusqu'à la corde, et on est obligé, comme d'habitude, de se farcir un Sacristain qui ressemble à un ivrogne et n'arrête pas de bougonner en faisant perpétuellement le signe de la croix.
Et puis, pour soutenir le Trio gagnant, nous avons le Maestro Pappano, qui est devenu, en quelques années, le Chouchou de Covent Garden. Il mérite de partager les applaudissements du public.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un grand moment de plaisir., 9 février 2013
Par 
Deshais Hervé (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Tosca (DVD)
Superbe représentation. Les voix, le jeu de scène, les décors, tout y est parfait. Un grand moment d'opéra. La musique de Puccini nous fait oublier le présent et nous livre là l'expression de son immense talent. A s'offrir sans hésitation.
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5.0 étoiles sur 5 SUPERBE OPERA, 11 mai 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Tosca (DVD)
VRAIMENT MAGNIFIQUE : interprétation,mise en scène, costumes, décors tout est parfait...distribution éblouissante : TERFEL, GHEORGHIU, KAUFMAN! à recommander sans réserve
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Angela Gheorghiu dans la plénitude de son art, 25 juin 2013
Par 
Laneton "Jip" (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Tosca (DVD)
Aborder un nouvel enregistrement vidéo d’un tel chef d’œuvre est toujours difficile tant on est tenté de comparer avec des versions toutes remarquables que l’on a vu et revu, je pense à celles que j’adore : R. Kabaivanska, dans les lieux historiques, H. Behrens, ou déjà A. Gheorghiu dans le magnifique film de B. Jacquot. Ce DVD va compléter la collection des meilleures Tosca.
D’abord, c’est une production exemplaire de ce que doit être l’opéra, une pièce de théâtre musicale et chantée dans un décor soigné, dans des costumes adaptés à l’époque et à l’histoire, avec des lumières mettant bien en relief les actions et les personnages et un bel orchestre.
Et puis, nous avons une interprétation du rôle-titre par une Angela Gheoghiu qui atteint là la plénitude de son art, totalement investie et imprégnée, qui s’identifie vraiment ainsi qu’elle en témoigne au personnage, à la beauté physique et d’âme, élégante, sensuelle, à l’expression vocale absolument parfaite, avec un timbre somptueux, et au jeu scénique engagé d’une véritable artiste, y compris dans ses regards. Elle exprime avec classe les caprices, la jalousie, l’amour pour Mario, puis la colère et la haine du tyran, enfin la désolation.
Elle atteint le summum dans la terrible scène de confrontation avec Scarpia au second acte, scène d’une intensité rare sur une scène d’opéra, presque aussi forte que dans le film de B. Jacquot, où la brutalité fait peur, on se demande même comment le corsage n’éclate pas tant la rudesse de B. Terfel est grande. Elle y donne un très beau « vissi d’arte » qu’elle remplit d’émotion en ralentissant un peu la cadence de l’orchestre. Et puis vient le « muori, muori » différent mais aussi percutant que celui de Callas, exprimé avec une violence dont on peut dire qu’il traduit une jouissance orgasmique, avant de rendre avec émotion les devoirs funèbres à sa victime. Vraiment du grand art, quand je pense qu’il y a des critiques dits éclairés qui la traînent dans la boue à chaque fois qu’ils le peuvent… (Voir Opéra Magazine). Je peux comprendre que, selon sa propre sensibilité on préfère telle à telle autre, je suis aussi comme ça, mais on se doit de conserver un peu d’objectivité et de hauteur. C’est en cela qu’il est intéressant de lire les différents avis exprimés sur le site D’Amazon avant de décider telle ou telle acquisition.
Il faut aussi dire qu’elle est accompagnée par 2 artistes lyriques exceptionnels qui font aussi partie des meilleurs de notre époque. D’abord J. Kaufmann, il est de nos jours le ténor de référence, sa voix est exceptionnelle, il est beau, et pourtant oserais-je une très petite réticence: son jeu n’est pas au même niveau que celui d’A. Gheorghiu, trop préoccupé de son chant qu’il pousse parfois de façon un peu trop puissante. Il n’a pas le phrasé, ni la sensibilité d’un italien, écoutez C. Bergonzi, et même R. Alagna vous saisirez ce que je veux dire. Mais quelle qualité musicale dans le dernier air « e lucevan le stelle ».
Et puis il y a le Scarpia de Bryn Terfel, quelle composition, admirable, il y a tout de l’ignoble, de l’infâme, de l’immonde, destructeur démoniaque, jouisseur pervers, mais là aussi je vais faire une petite réserve : ce rôle est aussi celui d’un notable, il implique une certaine distinction que savait très bien montrer R. Raimondi ou S. Milnes; là il incarne un "gros porc" abject. Ce sentiment est renforcé par une voix qui ne fait pas assez tragique, elle n’est pas assez profonde mais elle est musicale.
Je ne peux passer sous silence la qualité de la direction d’orchestre d’A. Pappano, il y apporte cette sensibilité latine qui irrigue totalement cette œuvre, il fait s’exprimer la beauté de cette musique de Puccini et ce dès les premières mesures avec ces 3 accords qui vous indiquent immédiatement dans quelle violence nous allons cheminer.
Quand bien même ma référence, ma préférence personnelle, demeurera au spectacle tourné à Rome avec l’extraordinaire R. Kabaivanska, P. Domingo et S. Milnes, je regarderai souvent ce DVD qui est d’une autre facture, d’une autre sensibilité, tourné lui en direct du Royal Opéra de Covent Garden. C’est une œuvre tellement riche qu’elle mérite de posséder plusieurs versions.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Vraiment émouvant, 15 mars 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Tosca (DVD)
Jonas Kaufman relève du haut de gamme dans cette interprétation où sensibilité, force et maîtrise sont réunies.
Tosca est servie par une voix accomplie; son jeu peut toutefois être renforcé.
Scarpia est vraiment repoussant et odieux. Peut-être trop ?
Décor magnifique.
Les mélomanes ne peuvent qu'être satisfaits
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