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J'imagine un lecteur sceptique ou blasé qui se dirait : encore cinq étoiles pour un disque de Sviatoslav Richter ; Richter, encore et toujours.

Et pourtant.

Le coeur du disque, ce qui le met à part à soi seul, ce sont les quatre Ballades. Comme on le sait, Richter sélectionnait soigneusement les oeuvres qu'il jouait en concert, et ne donnait guère d'intégrales de... (si on excepte le Clavier bien tempéré). Ce n'était pas caprice de sa part, mais la conséquence d'une sorte de « connais-toi toi-même et joue ce dans quoi tu excelles, rien d'autre ». Donc, même si Chopin comptait parmi ses compositeurs de prédilection, pas de cycles complets des Etudes, ou des Préludes, ou des Valses, ou des Nocturnes sous ses doigts, pas de sonates n°2 et n°3. Une collection complète des Ballades, c'est une bénédiction.

Heinrich Neuhaus, son professeur à Moscou, avait jugé d'emblée que Richter jeune était un pianiste accompli, avant même qu'on lui apprenne quoi que ce soit. Et ici comme ailleurs, Richter est celui qui « sait », intuitivement; il sait ce qui convient à la musique qu'il joue, l'ayant écouté résonner en lui, et faite complètement sienne.

Précaution : il y a un bruit de bande qui défile qui peut être considéré comme gênant par endroit, même si le timbre du piano, lui, est par ailleurs tout à fait correctement restitué. Pour le reste, ces quatre Ballades se répondent, s'enchaînent: tout est fluide, libéré. J'aime par exemple le disque du grand pianiste tchèque Ivan MoravecIvan Moravec / Chopin : Quatre Ballades -Mazurkas (5) - Barcarolle, Op. 60, qui aborde ces Ballades, au disque comme au concert, de manière énergique et nuancée. Mais c'est ici autre chose, qu'il est difficile de décrire : on dirait que Richter improvise, et que les Ballades lui viennent à l'esprit ; elles ne sont plus un texte qu'il faudrait suivre et respecter, mais ce que l'imagination du pianiste façonne devant nous.

Un regret : comme le dit justement le commentaire précédent, les datations indiquées par la pochette sont confuses.

Pour les Etudes par Richter, il y en a d'autres collections intéressantes (incluant l'op. 10 n°3, absente ici, dans laquelle Richter est toujours souverainSonates K.310 & 545, Etudes Op.10 & 25, Etude-Tableau. Sombrement résolue, l'op. 25 n°12, qui conclut le second cycle, est une de celles où le pianiste marque, ici comme en d'autres occasions.

Les autres compléments: Nocturnes op. 62 n°1, et op. 72 n°1, Polonaise-fantaisie op. 61. L'Andante de l'op. 72 n°1 est l'occasion d'un moment exceptionnel : écouter comment le motif si simple et régulier à la main gauche permet de mettre en valeur le déploiement du chant instrumental.
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Dans une vidéo filmant un entretien avec son ami allemand rendu lui rendre visite en Touraine, Sviatoslav Richter exprimait son bonheur d'avoir naturellement, de par ses origines et la langue, un accès privilégié à la fois à l'idiome musical de la tradition allemande et à celui de la tradition russe. Il ajoutait alors dans la foulée "Pour la musique francaise, j'en suis tombé amoureux, c'est autre chose".

Toujours est-il qu'il était tellement amoureux de la musique francaise que Chopin et Debussy faisaient partie, avec Wagner, de ses trois compositeurs préférés, selon ses propres mots.

S'il ne jouait apparemment Wagner quasiment qu'en privé et si ses Debussy font partie de ce qu'il a fait de mieux dans toute sa carrière, j'ai eu longtemps un peu plus de mal avec son Chopin qui m'a longtemps paru un peu clinique et objectif, manquant un peu de rubato, pas assez expansif.

Cela venait surtout du fait d'avoir connu son Chopin par ses enregistrements studio (que j'adore aussi maintenant aussi), car dans la majeure partie de cet album (constitué de prise de concert), à partir des ballades, c'est à l'art du rubato (subtil bien sûr) et l'art de transmettre une chaleur humaine que l'on assiste ici. Richter fait preuve d'un engagement et d'une délicatesse dans le toucher de piano qui rappelle ses sommets Debussiens.

Voilà pour la particularité de style de cet album dont une autre caractéristique est de faire figurer les 4 ballades formant donc par la même une intégrale de celles-ci, honneur que seuls les 4 scherzi, en studio, recevront des mains de Richter.

Sinon, les études qui débutent ce programme sont un modèle de maitrise et d'élan, rappelant l'anecdote dans laquelle Chopin tirait un trait continu du bas vers le haut du début à la fin de la partition pour essayer d'expliquer la facon jouer un eétude. C'est donc avant tout par la cohérence, l'entrain, l'évidence, la maitrise subtile du crescendo et de la progression thématique que Richter se distingue, en sublime serviteur de la musique, qu'il était.

Une superbe compilation pour les amateurs de Richter et de Chopin, à thésauriser aux côtés d'une autre compilation rééditée récemment chez Alto rassemblant des préludes et les scherzi, dans un style assez différent, plus minéral mais particulièrement scintillant.
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le 26 octobre 2012
Voici un SACD qui émerveille de bout en bout.
Chopin par Richter, ce n'est pas de la mièvrerie ou du maniérisme, loin s'en faut, et il devient encore plus salutaire de nos jours où fleurissent certains pseudo-virtuoses de remettre ce compositeur à sa place. On tient là une réédition dans un son souvent excellent d'enregistrements captés en 1960, 1972 et 1988, seule précision hélas du livret, avec en prime des incohérences sur ces dates, se contentant par ailleurs de tenter de résumer la carrière exceptionnelle du pianiste et de donner quelques analyses succinctes des oeuvres en présence. Quoi qu'il en soit, le travail de présentation du disque n'est pas un modèle du genre ... dommage mais ce n'est pas l'essentiel du travail réalisé.
Il s'agit de prises de concerts, ce qui rend l'exercice périlleux pour des pièces difficiles et l'on n'échappe certes pas à quelques fausses notes qui n'ont absolument aucune importance, voire qui apportent une humanité supplémentaire. Au regard des risques pris, c'est bien peu d'accrocs ! Il faut savoir que Richter aurait commis environ 2250 heures de retransmissions radios en direct et qu'il donnait pour certaines son aval a posteriori pour une édition phonographique, pour notre plus grand bonheur.
Au programme, sept Etudes, les quatre Ballades (au son un peu saturé), deux Nocturnes et la Polonaise Fantaisie. Même si l'on n'est guère sûr des dates, il est certain qu'il ne s'agit pas d'un seul et unique concert. Quelle cohérence cependant !
La même pratique se retrouve dans cette nouvelle collection de SACD Praga qui offre un éventail du large répertoire de cet artiste, avec pour l'heure un absent remarqué, Debussy. Et pourtant on peut l'entendre et le voir dans des documents télévisés, mais donnés bien loin de Prague, au Japon je crois me souvenir, dans une quasi-obscurité ... magique.
On ne se plaindra certainement pas car, compte-tenu de la profusion de sa discographie, on trouvera ailleurs le Richter qui manque à Praga (un Clavier bien Tempéré en public chez Melodiya par exemple, hallucinant). Pour l'heure, dans cette collection, Beethoven, Schubert, Schumann, Chopin, Grieg, Tchaikovsky, Dvorak, Rachmaninov, Shostakovich ... ont de quoi nous occuper un moment.
Et puisque l'on semble vouloir célébrer Richter (qui aurait eu 100 ans en 2015), ne manquons pas le magistral DVD de Bruno Monsaingeon « Richter l'insoumis » fait d'entretiens poignants, parfois pathétiques, avec cet artiste d'exception, lui qui avoue à la fin de sa vie ne pas avoir « compris » Mozart ... quand l'on sait qui le massacre parfois sans états d'âme, cela laisse rêveur !
On est tenté de se ranger à l'avis d'Horowitz : « De tous les pianistes russes, je n'en aime qu'un ».
Pauvre Gilels (parmi quelques autres), il ne mérite tout de même pas cela ...
Finissons par la technique que tentent de promouvoir à prix doux quelques trop rares éditeurs auxquels se rallie celui-ci, le SACD, seul rival à ce jour du vinyl, on ne le dira jamais assez.
Des moments miraculeux comme celui-ci, ils nous attendent !
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le 10 mai 2013
Les enregistrements de Richter se font trop rares pour se permettre de passer à côté.
Un classique indispensable, pour qui admire l'oeuvre de cet interprète remarquable.
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