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4,2 sur 5 étoiles
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le 7 août 2013
Il serait trop long de dresser ici une liste exhaustive du contenu de l'ensemble de ce coffret. En résumé, vous y verrez les trois films dans leur version longue définitive (près de 3h10 pour le 1°, près de 3h30 pour le 2°, et près de 4h pour le 3°, le tout calculé sans les génériques !), vous y entendrez de multiples commentaires audio, vous y verrez des documentaires sur l'adaptation du livre à l'écran, d'innombrables galeries de dessins (la plus-part réalisés par John Howe et Alan Lee, ce dernier possédant la réputation d'être né pour illustrer la Terre du Milieu, et que Jackson a eu la parfaite idée de nommer directeur artistique !), des cartes interactives de la Terre du Milieu et de la Nouvelle-Zélande, des making-off à foison, des galeries de photos et bien d'autres choses encore...

- Vu le titre de mon commentaire, on pourrait avoir l'impression que la version éléphantesque du réalisateur néozélandais est imparfaite. Et bien oui, je ne suis pas le seul admirateur de l’œuvre de Tolkien (ayant lu ses livres plusieurs fois) à penser que Le Seigneur des Anneaux version Peter Jackson est vraiment imparfait !
Et pourtant, il mérite largement ses étoiles et ses oscars, et par extension son aura de film culte, tant l’ambition et la générosité dévoilées sont immenses et difficilement comparables.

Nous parlerons uniquement de la version longue dans son entier, soit les trois films ("La Communauté de l’Anneau", "Les Deux Tours" et "Le Retour du Roi"), pour quelques 11 heures de métrage !
Pour ceux qui ont lu les livres, la version courte est à oublier : Trop de coupes, d’ellipses, ou tout simplement trop courte pour rendre justice au matériau d’origine. La version longue approfondit le sujet par davantage de dialogues et de scènes-clés (contrairement au futur King Kong du même réalisateur).
On comprend par exemple, à la fin des "Deux Tours", pourquoi les hommes laissent partir les orques après la bataille, puisqu’on les voit se faire dévorer par les "arbres". Un détail absent de la version courte qui laissait tout bonnement le spectateur perplexe, qui ne pouvait réellement saisir l’importance du rôle des "Ents" (les Hommes-Arbres).
On explore désormais la mythologie de la Terre du Milieu dans cette scène ou Aragorn avoue à Eowyn qu’il est âgé de près de 90 ans, dévoilant ainsi son affiliation avec les elfes. Car Aragorn est affilié aux elfes par le sang. Il est le descendant d’Eärendil (le père d’Elros et Elrond, avant que les deux frères ne choisissent d’appartenir aux hommes pour le premier, aux elfes pour le second), lui-même descendant de Luthien & Beren, les amants elfe et homme dont découle la race de Numénor. C’est pour cette raison qu’Aragorn est élevé chez Elrond, qui est son "aïeul côté elfes"… Et c’est pour cette raison aussi que les hommes de la race de Numénor (la dynastie des rois) vivent très longtemps. Aragorn meurt à l’âge de 210 ans.
Tout ça pour dire à quel point la version longue s’adresse généreusement aux lecteurs de l’univers de Tolkien !

Avec le recul, la grande réussite du film, en plus de sa mise en forme et de ses effets spéciaux innovants (tout comme ce fut le cas pour Star Wars, de nouvelles techniques furent créées spécialement pour le film), de ses images iconiques embrassant toute l’illustration de l’Heroic Fantasy de Rackham à Frazetta, de sa photographie somptueuse, de son superbe casting, de sa bande-son exceptionnelle et de son côté « jamais vu sur grand écran », c’est sans doute son parti-pris du crescendo dans le spectaculaire. Ce qui était déjà le cas dans le roman, mais qui n’était pas gagné en termes d’adaptation ! Ainsi, quelqu’un n’ayant pas lu le livre pouvait-il se douter, à l’issue de la monstrueuse "Bataille du Gouffre de Helm" qui termine Les "Deux Tours", qu’il ne s’agissait que d’une mise en bouche par rapport à celle de Minas-Tirith sur "Le Retour du Roi" (plus de dix milles orques pour la première, et plus de cent milles pour la seconde) ?!!!
Certaines séquences, quinze ans plus tard, demeurent toujours indépassables et continuent de donner le frisson (dont la fabuleuse charge des Rohirims). Ce qui veut dire que malgré tout, la saga de Peter Jackson s’impose sans peine comme un véritable monument de l’histoire du cinéma, dont les gigantesques batailles n’ont encore jamais été égalées en grandeur, en magnificence et en densité émotionnelle !

Mais alors, qu’en-est-il de ses défauts ?
En fait il y en a beaucoup, surtout pour ceux qui connaissent bien les livres, et l’on tombe dans la faute de goût dès qu’il s’agit de caractériser les races magiques. Les elfes sont parfois two much, notamment lorsque Legolas se prend pour Spiderman en tuant tout seul un "oliphant", ou quand il fait du surf en pleine bataille. Et les nains ! Incarnés à l’écran par le personnage de Gimli, ils sont réduits à l’état de sidekick honteux et crasseux (la blague qui tue : "Personne ne lancera un Nain !"…), alors que Tolkien les décrivait comme des guerriers sérieux et farouches, bâtisseurs infatigables, dotés d’une certaine noblesse.
Quelques scènes inventées viennent jouer en défaveur de l’ensemble : L’attaque des Ouargues en plein Rohan tourne au ridicule avec ses créatures complètement ratées, ressemblant davantage à des hyènes de jeu-vidéo mal dégrossies qu’à des loups sauvages. Ou bien cette scène dans Minas-Tirith, dans laquelle Gandalf est battu à plate couture par le Seigneur des Nazguls qui lui brise son bâton ! Comment les scénaristes ont-il pu commettre une telle faute de script ??? Car dans le roman, l’affrontement entre les deux personnages est uniquement psychologique. Et Gandalf le remporte haut la main ! Tout simplement parce qu’il est au dessus de son adversaire en termes de puissance (les Magiciens sont des esprits incarnés, sorte d’anges ayant pris forme humaine, comme Sauron. Les Nazguls sont des hommes transformés en spectres et en sorciers par le pouvoir de l’Anneau, donc inférieurs !).
Il y a également ces facilités scénaristiques dérangeantes, comme le moment où les fantômes verts viennent parachever la bataille finale. Dans le livre c’était plus complexe, plus abstrait, mais c’était mieux…

Il y a aussi ces monologues creux et interminables, dont le Roi Theoden est le spécialiste, qui sont censés élever le débat dans une envolée lyrique, mais qui sont juste lourds…
Il y a toutes ces scènes de combats infantiles dans lesquelles nos héros se bastonnent avec des ennemis monstrueux, avec une telle facilité que l’enjeu dramatique et l’implication du spectateur en sont anéantis. Notamment celle où Sam attaque la grande Aragog. Dans le roman, la lutte est décrite comme "l’attaque la plus acharnée d’une petite créature contre une grande que l’univers ait jamais connu", consacrant le personnage de Samsagace Gamegie comme le véritable héros inattendu de la saga ! Alors que dans le film, elle ne paraît pas vraiment crédible, par manque de fureur et d’inspiration…
Il y a surtout cette représentation de Sauron complètement grotesque, en forme d’œil numérique en 3d qui fait des hurlements de gorille ! Un simple reflet diaphane et une musique ténébreuse auraient amplement suffit…
Et il y a enfin ce parti-pris des créatures numériques à tout pris, qui fonctionne à plein régime lorsqu’il s’agit d’un animal (Aragog est parfaite !), mais qui sonne vraiment faux pour les êtres humains et humanoïdes (ce troll ridicule qui gâche tout dans la bataille des mines de la Moria ! Un acteur grimé aurait été cent fois mieux, comme le sublime Mr Hyde dans le pourtant médiocre La Ligue des Gentlemen Extraordinaires !).
En bref, tout un tas de choix scénaristiques, esthétiques et intellectuels qui nuisent à l’intégrité artistique, à la crédibilité et à la densité du résultat final.

Heureusement, le script opère en contrepoint de ces idées hasardeuses une brillante série de choix narratifs, quand bien même ils transforment le contenu des livres de Tolkien.
Un certain nombre d’éléments qui n’étaient que suggérés, voire laissés à la simple impression du lecteur (qui se demandait s’il avait bien saisi l’image), sont désormais montrés de manière ostentatoire, comme lorsque Gandalf affronte Saroumane dans un duel de magie, ou que Bilbon se défigure monstrueusement en voulant récupérer son anneau au cou de Frodon. Mais la scène qui illustre le mieux ces transformations de fond est sans nul doute celle où Galadriel, voulant montrer à Frodon à quel point l’anneau est corrupteur, incarne l’espace d’un instant la reine maléfique qu’elle deviendrait à coup sûr au contact du talisman. En choisissant de montrer les événements les plus abstraits laissés à l’état d’ellipse par l’écrivain, Peter Jackson a pris un pari osé, parfois raté (lorsque les fantômes parachèvent la Bataille des champs de Pélennor), mais souvent relevé avec brio.

Ainsi, malgré tous ses défauts indiscutables, "Le Seigneur des Anneaux" peut se valoir d’être le seul projet cinématographique à s’être élevé sur le terrain de la trilogie originelle Star Wars en termes de réussite commerciale, artistique, populaire et spectaculaire ! D’autant que la thématique principale de l’œuvre de Tolkien, à savoir celle du "renoncement", est au cœur du scénario du film de Peter Jackson. Cette dernière est même doublée d’un autre thème particulièrement développé à travers les personnages de Frodon, Aragorn, Denetor, Boromir et Faramir. C’est celle de "l’héritage". Un héritage souvent douloureux, soumettant le destinataire à une rude lutte intérieure avec, en corolaire, le choix entre l’égoïsme, le pouvoir, la reconnaissance ou… le renoncement.
Cherchez bien, décortiquez le script et le traitement de chaque personnage, et vous verrez que Peter Jackson, Fran Walsh et Philippa Boyens (les trois scénaristes), ont complètement restitué les thèmes principaux de l’œuvre de Tolkien…
66 commentaires59 sur 66 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 1 janvier 2012
Je ne regrette vraiment pas d'avoir acheté la version longue. Je venais de voir la version cinéma de la trilogie et la semaine suivante j'ai pris le temps de regarder la version longue. Du coup, rétrospectivement, la version cinéma semble vraiment ratiboisée pour des raisons de format de distribution en salle, et le dernier volet pose vraiment des problèmes au niveau du rythme et du montage (l'assaut final de l'armée fantôme est inexistant par exemple). Au contraire dans la version longue, l'ensemble de la trilogie bénéficie d'un rythme impeccable; tous les détails non coupés pimentent et aident à mieux cerner les personnages et leur psychologie, les batailles constituent des ensembles admirablement ficelés; bref l'ensemble fonctionne comme une vraie épopée. Globalement ce qui est super c'est que la trilogie a une vraie unité: personnages, décors, rythme, esthétique ce qui est rarissime dans les adaptations américaines aujourd'hui d'épopées cultes; et l'autre point remarquable, c'est que Peter Jackson nous restitue une passion personnelle authentique pour l'univers de Tolkien contrairement à une logique de produit blockbuster; le tout installé dans des décors naturels des somptueux parcs nationaux néo-zélandais ce qui évidemment change des barbouillages numériques fadasses que nous sert le cinéma actuel. À quand la sortie sur grand écran de la version longue (sans 3D par pitié!)...
11 commentaire43 sur 48 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 21 avril 2005
Je ne vais pas revenir sur l'excellence des films mais plutot sur la qualité du contenu DVD: Pas de menu interminable avant les films, on va droit à l'essentiel avec un menu très soignée et sobre. Quant aux suppléments bonus, il y en a foison, sans compter l'histoire complête de la saga, une aventure dans l'aventure avec ses moments forts, voire très fort. C'est là qu'on réalise l'envergure du réalisateur Peter Jackson. Enfin bref, que du bon, rien à jeter. C'est un pure et gros bijou.
0Commentaire27 sur 30 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
C'est avec frièvre que j'ai ouvert ce coffret de la trilogie du SDA qui fête ses DIX ANS cette année! (2001: premier volet) Bien sûr je ne reviendrai pas sur la qualité moyenne du packaging et la présence de tous ces DVD, intéressants certes mais réchauffés! Hormis peut-être la série "L'envers du décor" (pour ceux qui n'avaient pas acheté les versions longues 2006). Ce gonflage éditorial fait que le passage à la caisse se fait donc sentir...
Toutefois pour ce qui est des BD, il n'y a rien à redire: la qualité est au rendez-vous! Je n'ai pas les BD des versions courtes donc pas de comparaison. Ici l'image est époustouflante surtout sur "La Communauté" et "Le Retour du Roi". Le premier film gagne même en jeunesse par rapport aux suivants, plus riches visuellement. C'est tout ce que l'on demande au support: respect de la colorimétrie, des détails, de la profondeur de champs, des textures des peaux etc. et bien sur je n'oublie pas le son... énorme! Les effets sont décuplés et la musique encore plus belle.
Donc quatre étoiles pour l'ensemble du coffret mais cinq pour les blu-ray (et tant pis s'il faut deux disques pour que la qualité soit optimale).
0Commentaire10 sur 11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 20 juillet 2010
J'ai fini par acheter ce coffret bien que version cinéma, du fait du prix baissé.
Je suis déçu par la qualité d'images de ces BDs.
Seul le 3ème volume a un piqué avec une grande différence avec la version dvd.
Pour les deux premiers volets, c'est très variable. Les plans de personnages sont assez bons, avec des détails, mais par contre pour les paysages honnêtement je ne vois pas grande différence avec le dvd en upscale!
En outre, si on fait un arrêt sur image on voit beaucoup de défauts d'encryption (groupes de pixels carrés, donc compression trop forte, bien différents d'un grain de film).
Le "retour du roi" rattrape ce manque de définition, avec une image qui ressemble enfin à du bluray.
A se demander ce qui s'est passé pour les deux premiers volumes:
- master de qualité moyenne?
- définition volontairement limitée à cause des inserts en image de synthèse qui n'étaient pas fait en haute résolution?
- les caméras et pellicules utilisées n'étaient pas de qualité identique pour tout le film?
0Commentaire24 sur 27 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 24 mars 2010
C'est ce foutre de nous que de vendre la version cinéma alors que la version longue est disponible. Personnellement je boycott cette version !! J'ai les versions longues en dvd, j'attendrais la version longue, je ne suis pas pressé !!
44 commentaires88 sur 100 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 21 mars 2010
Encore une fois les consommateurs que nous sommes sont pris pour des vaches à lait... Et c'est un manque de respect d'offrir uniquement les versions cinémas, personnellement je n'achèterai pas quitte à attendre 2011, sur le site d'Amazon US, plus de 2500 clients potentiels ont fait part de leur mécontentement, il serait bien que les consommateurs Français en fasse autant!!!
A vous de jouer...
0Commentaire72 sur 82 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 16 décembre 2010
Petite précision : Mon commentaire ayant été amalgamé avec la version blu-ray, je l'ai modifié en conséquence. Il fait désormais référence à ce produit : Coffret Trilogie Le Seigneur des Anneaux - Intégrale Versions longues - 15 disques [Blu-ray].

- Rayon interactivité : Je n'ai pas grand chose à dire puisque tout le monde le sait : La qualité technique de ces versions blu-ray est extraordinaire et, de plus, s'améliore de film en film (la palme pour "Le Retour Du Roi"). Le son et l'image sont donc supérieurs à l'ancienne édition DVD (heureusement, d'ailleurs !) et justifient, de ce point de vue, le rachat de ce nouveau coffret pour ceux qui possédaient les anciens, et qui désirent bénéficier du meilleur rendu possible de cette monumentale adaptation du chef d'œuvre de J.R.R. Tolkien.
Cependant...

- Rayon packaging : Pour le coup, on est loin de la classe des anciens coffrets DVD, comme La Communauté de l'Anneau,Les Deux Tours et Le Retour du Roi. Ceux-ci étaient splendides et l'on découvrait ébahis, en le sortant du fourreau, le superbe coffret dépliant en carton, décoré d'enluminures et agrémenté des magnifiques illustrations d'Alan Lee. La version blu-ray est à des années lumières de cette somptueuse présentation : Le coffret renferme trois boitiers en plastique de qualité médiocre, fragiles et plutôt laids, avec des jaquettes tout aussi insipides, qui ne reprennent pas les affiches originales des trois films. Un petit dépliant renferme les livrets de chaque film, que l'on trouvait également dans les versions DVD citées plus haut. En ce qui me concerne, j'ai préféré rester sur mes anciennes versions, et n'ai pas racheté les blu-ray à cause de cela (bien que je les ai visionnés pour comparer). De toute manière, avouons que la qualité technique des anciens DVD du "Seigneur Des Anneaux" était déjà excellente, même si forcément inférieure à la HD. Chacun est libre de choisir...
Qui plus-est, le nombre de disques est quasiment le même dans les deux cas, et l'on est toujours obligé de subir la coupure en plein milieu de chaque long métrage, séparé en deux supports distincts. On pouvait espérer que le support blu-ray éviterait cette coupure, mais ce n'est pas le cas !
Il y a trois disques de bonus pour accompagner chaque film (il y en avait deux auparavant, mais le passage à la HD aura nécessité davantage de place...). Et donc quinze galettes en tout. Il serait trop long de dresser ici une liste exhaustive du contenu de l'ensemble. En résumé, vous y verrez les trois films dans leur version longue définitive (près de 3h10 pour le 1°, près de 3h30 pour le 2°, et près de 4h pour le 3°, le tout calculé sans les génériques !), vous y entendrez de multiples commentaires audio, vous y verrez des documentaires sur l'adaptation du livre à l'écran, d'innombrables galeries de dessins (la plus-part réalisés par John Howe et Alan Lee, ce dernier possédant la réputation d'être né pour illustrer la Terre du Milieu, et que Jackson a eu la parfaite idée de nommer directeur artistique !), des cartes interactives de la Terre du Milieu et de la Nouvelle-Zélande, des making-off à foison, des galeries de photos et bien d'autres choses encore...

- Et mon titre alors ? Et bien oui, nous sommes tout de même plusieurs admirateurs de l'œuvre de Tolkien (comprenez : Ayant lu ses livres plusieurs fois...) à penser que le "Seigneur des Anneaux" version Peter Jackson est vraiment imparfait !
Et pourtant, il mérite largement ses étoiles et ses oscars, et par extension son aura de chef d'œuvre, tant l'ambition et la générosité dévoilées sont immenses et incomparables.
Parlons ici de la version longue dans son entier, soit plus de 11 heures de métrage !
Pour ceux qui ont vu les deux versions et qui ont lu le livre, la version courte n'existe tout simplement plus : Trop de coupes, d'ellipses, ou tout simplement trop courte pour rendre justice au matériau d'origine. La version longue est évidemment plus ample et détaillée. Elle approfondit le sujet par davantage de dialogues et de scènes-clefs (contrairement au futur King Kong du même réalisateur). Par exemple, on comprend pourquoi, à la fin des "Deux Tours", les hommes laissent partir les orques afin qu'ils soient dévorés par les "arbres". Un détail absent de la version courte qui laissait tout bonnement le spectateur perplexe, qui comprend désormais l'importance du rôle des "Ents" (les Hommes-Arbres) dans cette histoire. Où encore dans cette scène ou Aragorn avoue à Eowyn qu'il est âgé de près de 90 ans, dévoilant ainsi son affiliation avec les elfes. Un internaute est venu un jour me dire que ce n'était pas vrai, et pourtant : Aragorn est complètement affilié aux elfes par le sang. Il est le descendant d'Eärendil (le père d'Elros et Elrond, avant que les deux frères ne choisissent d'appartenir aux hommes pour le premier, aux elfes pour le second), et par extension de Luthien et Beren, les amants elfe et homme dont découle la race de Numénor. C'est pour cette raison qu'Aragorn est élevé chez Elrond, qui est son "aïeul côté elfes"... Et c'est pour cette raison aussi que les hommes de la race de Numénor (la dynastie des rois), qui comprend Aragorn et ses cousins (absents du film de P. Jackson) vivent très longtemps. Aragorn meurt à l'âge de 210 ans.
Il fut un temps où je connaissais l'arbre généalogique de plusieurs personnages de la saga. On ne me la fait pas !

Avec le recul, la grande réussite du film, en plus de sa mise en forme magistrale, de ses effets spéciaux magnifiques, de sa photographie somptueuse, de son très beau casting et de son côté "jamais vu sur grand écran", c'est sans doute son parti-pris du crescendo dans le spectaculaire. Ce qui était déjà le cas dans le roman, mais qui n'était pas gagné en terme d'adaptation ! Ainsi, quelqu'un n'ayant pas lu le livre pouvait-il se douter, à l'issu de la monstrueuse bataille du "Gouffre de Helm" qui termine la deuxième partie, qu'il ne s'agissait que d'une mise en bouche par rapport à celle de "Minas-Tirith" sur le troisième film ?!!!
Certaines séquences, dix ans plus tard, demeurent toujours indépassables et continuent de donner le frisson. Un véritable monument de l'histoire du cinéma !

Mais alors, qu'en-est-il de ses défauts ? En fait il y en a pas mal, surtout pour ceux qui connaissent bien le livre : Jackson et son équipe tombent dans la faute de goût dès qu'il s'agit de caractériser les races magiques. Les elfes sont un peu trop "flashions" et parfois "two much", notamment lorsque Legolas se prend pour Spiderman en tuant tout seul un "oliphant", ou quand il fait du surf en pleine bataille. Et les nains ! Ils ont vraiment exagéré avec les nains ! Incarnés à l'écran par le personnage de Gimli, ils sont réduits à l'état de sidekick honteux ("Personne ne lancera un Nain !") et crasseux, alors que Tolkien les décrivait comme des guerriers farouches, pas drôles mais bâtisseurs infatigables, dotés d'une certaine noblesse.
Quelques scènes "bonus", absentes du livre, viennent jouer en défaveur de l'ensemble : L'attaque des "Ouargues" en plein Rohan tourne au ridicule avec ses effets spéciaux approximatifs et ses créatures complètement ratées, ressemblant davantage à des hyènes de jeu-de-rôle qu'à des loups sauvages. Ou bien cette scène dans Minas-Tirith, dans laquelle Gandalf est battu à plate couture par le Seigneur des Nazguls qui lui brise son bâton ! Comment les scénaristes ont-il pu commettre une telle faute de script ? Car dans le roman, l'affrontement entre les deux personnages est uniquement psychologique. Et Gandalf le remporte haut la main ! Tout simplement parce qu'il est au dessus de son adversaire en terme de puissance (Les Magiciens sont des esprits incarnés, sorte d'Anges ayant pris forme humaine, comme Sauron. Les Nazguls sont des hommes transformés en Spectres et en Sorciers par le pouvoir de l'Anneau, donc inférieurs !).
Il y a également ces facilités scénaristiques dérangeantes, comme le moment où les fantômes verts viennent parachever la bataille finale. Dans le livre c'était plus complexe, plus abstrait, mais c'était plus crédible...
Il y a aussi ces monologues creux et interminables, dont le Roi Theoden est le spécialiste, qui sont censés élever le débat dans une envolée lyrique, mais qui sont juste lourds...
Il y a toutes ces scènes de combat dans lesquelles nos héros se bastonnent avec des ennemis monstrueux, avec une telle facilité que c'en devient infantile, l'enjeu dramatique et l'implication viscérale du spectateur s'en trouvant terriblement réduits. Notamment celle où Sam attaque la grande Aragog. Dans le roman, la lutte est décrite comme "l'attaque la plus acharnée d'une petite créature contre une grande que l'univers ait jamais connu" ! Alors que dans le film, elle ne paraît pas vraiment crédible, par manque de fureur...
Il y a surtout cette représentation de Sauron complètement grotesque, en forme d'œil numérique en 3d qui fait des hurlements de gorille ! Un simple reflet diaphane et une musique ténébreuse auraient amplement suffit...
Et il y a enfin ce parti-pris des créatures numériques à tout pris, qui fonctionne à plein régime lorsqu'il s'agit d'un animal (Aragog est parfaite !), mais qui sonne vraiment trop faux lorsqu'il s'agit d'êtres humains ou apparentés (ce troll ridicule qui gâche tout dans la bataille des mines de la Moria ! Un acteur grimé aurait été cent fois mieux : voir le sublime "Mr Hyde" du médiocre "La Ligue des Gentlemen Extraordinaires" !). La crédibilité de l'ensemble en prend un coup, quoiqu'on en dise !

Mais néanmoins, et ce malgré tous ces défauts indiscutables, le "Seigneur des Anneaux" peut se targuer d'être le seul projet cinématographique à s'être élevé sur le terrain de la trilogie originelle "Star Wars" en termes de réussite commerciale, artistique, populaire et spectaculaire ! Rien que pour ça : 5 étoiles ! D'autant que la thématique principale de l'œuvre de Tolkien, à savoir le "renoncement", est au cœur du scénario du film de Peter Jackson.
Revenons au passage sur la portée universelle de l'œuvre de Tolkien, souvent mésestimée et suscitant la condescendance de certains élitistes à cause de son côté populaire. "Le Seigneur des anneaux" a beau être une œuvre religieuse et catholique dans son fondement, elle n'en est pas moins profondément universelle. Toutes les actions que mènent ses personnages, au-delà d'un manichéisme certain, trouveront leur consécration au dernier moment dans le renoncement. Et c'est cette notion de "renoncement", sorte de leçon d'humilité que nous donnent ces personnages confrontés à une grande destinée, qui nous rappelle qu'au cœur de notre monde bien réel, l'échec de l'humanité se nourrit à la volonté de possession et de pouvoir, de grandeur, de gloire et de célébrité. Cherchez bien, il y a tout cela dans le film de Peter Jackson...
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le 15 avril 2011
En achetant ce coffret, les fans du SDA souhaitent deux choses: un bel et nouvel objet à installer dans sa bluraythéque, mais surtout un nouveau support vidéo digne de ce qu'est capable de donner le support bluray.

En ce qui concerne le premier souhait, il est évident qu'il n'est pas exaucé. En effet, le coffret bien qu'en apparence réussi, me parait assez vulgaire à l'intérieur. Les boitiers des trois films ressemblent à des boitiers de bluray pirates ramenés de Bombay. La comparaison avec les coffrets DVD version longue serait maladroite. Puisque ceux-ci proposaient un packaging extraordinaire: de vrais bijoux, au delà de toutes nos éspérances de l'époque.
Je crois, mais ceci n'est que spéculation, qu'il faudra s'attendre à un méga coffret SDA pour les sorties ciné de Bilbo, attendons-nous à des surprises (quel beau reveur je suis!!)

Pour ce qui est des bluray, il est évident que l'on redécouvre les fims d'un point de vue sonore et de l'image. Certains passages sont incroyables, mais je dirais qu'étant trop habitué au version DVD, certaines images me choquent du point de vue des couleurs.

Les bonus sont un petit scandale, il se devait d'etre en support bluray, et les doublons auraient du etre limités.
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le 10 mars 2010
Version courte proposée...Dommage. J'attendrai pour acheter les versions longues en me consolant avec mes coffrets DVD
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