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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 strictement confidentiel..., 21 septembre 2012
Par 
oiseau de nuit (Quelque part dans le Sud Ouest...) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Alive At The Vanguard (CD)
Cela va de soi : Fred Hersch est un pianiste confidentiel, un ami intime, presque un secret. Néanmoins, il gagnerait à être davantage reconnu. Ceux qui ont une vague idée de ce qu'il joue vous diront avec dérision qu'il pratique le piano comme en 1963... Certes, son jeu n'a rien de spectaculaire et s'inscrit dans la tradition du piano jazz. Mais il est d'une authenticité remarquable, pour ne pas dire d'une fragilité indicible. Ce magnifique double album digipack prolonge la voie d'excellence illustrée par les albums précédents du pianiste gravés pour les labels Palmetto et Sunnyside (1). On y trouvera tous les ingrédients associés à l'art de ce musicien rarissime : musique faussement classique, sens de l'intimité, expressivité, ainsi qu'un jeu mélodique unique (sans technique ostentatoire) et enfin un swing de bon aloi sur les tempos rapides. Bref, chaque pièce est un prétexte à éveiller pas mal d'émotions chez l'auditeur. Toutes ces qualités sont bien entendu magnifiées dans cet opus capté live au Village Vanguard entre les 7 et 12 février 2012 (l'équivalent de deux sets de une heure chacun). Mieux, celui que l'on compare souvent (et à tort) à Bill Evans et qui fut l'un des premiers pianistes de Billy Harper (au milieu des années 70) et qui accompagna Art Farmer, Joe Henderson et bien d'autres encore (2), trouve ici les meilleures conditions pour exprimer l'art du trio de piano jazz. Les morceaux sont le plus souvent autobiographiques, dus à la plume toujours inspirée de Fred Hersch comme "Rising Falling", "Tristesse" en hommage à Paul Motian, "Dream of Monk" (référence au maître Thelonious Monk) ou encore "Havana", une composition faussement simple qui ouvre le disque 1. L'on trouvera aussi quelques standards interprétés avec beaucoup d'habileté et de savoir-faire (ainsi l'enchaînement judicieux entre "Lonely Woman" d'Ornette Coleman et un "Nardis" de Miles Davis impressionniste qui se démarque des versions antérieures de Bill Evans ou encore cette pièce hyper risquée de "I Fall in Love Too Easily" au cours de laquelle John Hébert prend un solo inattendu et hallucinant...). Si le premier disque est plus axé sur des morceaux mid-tempo (des ballades essentiellement, hors mis le génial et bouillonnant "Segment" de Charlie Parker), le disque 2 surprendra lui-aussi par ses audaces, son intensité et ses rythmes enlevés, ainsi qu'une prise de risque accrue de la part de nos trois comparses ("The Wind", "Sartorial", une compo dédiée à Ornette Coleman...).

Le trio régulier du pianiste constitué de John Hébert à la contrebasse et d'Eric McPherson à la batterie tourne depuis fin 2009 (les musiciens remplacent respectivement Drew Gress et Nasheet Waits) et donne le sentiment d'être fort bien rôdé (3). Cette entente et osmose entre les musiciens, c'est du pain béni pour nos esgourdes, même si lors d'une première écoute, l'on pourra parfois regretter qu'il n'y ait pas suffisamment d'ouverture pour une pareille rythmique (fausse impression comme en témoigne "Nardis", "Dream of Monk" et bien d'autres pièces encore). L'album est d'une belle cohérence, variant les humeurs et les tempos. A noter qu'un album studio avait été enregistré avec la même paire rythmique il y a deux ans déjà (Whirl).

Cette rythmique, bien différente de la précédente sur bien des aspects, n'en demeure pas moins souple et subtile (écouter le magnifique et intense "Jackolope"... ou l'introduction très introspective dans "Lonely Woman"). Elle distille un soutien des plus remarquables (écouter le solo époustouflant de John Hébert sur "Nardis" et "Opener" qui ouvre le disque 2, ou encore cette osmose entre le contrebassiste et le batteur propulsant le pianiste au cours de ce thème d'anthologie en hommage à Ornette Coleman...). Mieux, les variations rythmiques sont sublimées ici ("Dream of Monk"). Les talents d'Eric McPherson tout comme ceux de John Hébert (les derniers musiciens à avoir accompagné Andrew Hill, dit en passant...) restent étroitement associés à la réussite de ce double-compact que l'on ne manquera pour rien au monde. Chaque pièce traduit ainsi une émotion particulière (le deuil et l'hommage dans "Tristesse", la tension dans "Jackolope", la joie de vivre dans "Dream of Monk" et puis surtout cette création empreinte de fragilité qu'est "The Wind", au cours de laquelle, après une introduction en solo absolue de Fred Hersch, la rythmique s'installe tout en finesse et retenue). Aussi, les propos évitent les longueurs inutiles (les morceaux durent en moyenne entre six et sept minutes). Bref, "Alive at The Vanguard" s'incarne en un recueil qui gagne en maturité au fil des écoutes (c'est le genre de disque que l'on réécoute en y découvrant toujours de nouvelles richesses). Et il s'avère aussi indispensable que le précédent live en trio de Fred Hersch (Live At Village Vanguard) paru chez Palmetto en 2003. Et si la musique contenue dans ce double compact n'est pas spectaculaire (ce n'est pas son but), elle tranche sans problème sur nombre de productions actuelles. C'est un jazz confidentiel vers lequel je reviens avec à chaque fois beaucoup de plaisir et de nouvelles découvertes. Prise de son exceptionnelle, mettant en valeur chaque instrument. Notes de pochette signées par le pianiste. Sur les six concerts donnés au Vanguard, avec deux à trois sets par soirée, cette trace pourrait bien ne pas être la dernière. Il est en effet annoncé sur le site du pianiste ainsi que sur AllMusic de futurs disques issus de ces sessions. En attendant un coffret qui sait... 4,5 étoiles.

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(1) Cette année, il a également sorti un album de duo avec un clarinettiste (Da Vinci paru sur le label Bee Jazz).

(2) On en profitera pour rappeler ici la dette de Brad Mehldau envers Fred Hersch. Celui-ci, comme Kenny Werner, fut un temps le prof du jeune pianiste...

(3) Ces derniers temps, quand sa rythmique n'était pas disponible, le pianiste s'entourait de musiciens new-yorkais talentueux comme le contrebassiste Matt Penman et le batteur Colin Stranahan. Billy Hart a été également entendu aux côtés de Fred Hersch (New-York, juin 2010).
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un merveilleux concert, 6 décembre 2012
Par 
Cetalir "Cetalir" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alive At The Vanguard (CD)
Le Vanguard, c'est ce club de jazz New-Yorkais qui a vu défiler des générations de jazzmen et, parmi eux, quasiment tous les plus grands. Un club intimiste, à la sonorité particulière, idéal pour les petites formations en prise directe avec le public.

Fred Hersch, un pianiste dans la tradition de Bill Evans et qui ne fait pas beaucoup parler de lui malgré un jeu véritablement enthousiasmant quoique très classique, a constitué un petit trio qui porte son nom. Retour aux fondamentaux du jazz donc dans un des temples du jazz avec, outre Fred Hersch au clavier, John Hébert à la basse, inventive et solide, et un batteur tout en nuances, capable, mine de rien, de vous sortir des combinaisons rythmiques absolument hallucinantes, Eric McPherson. Bien que ce ne soit que le deuxième album de l'ensemble (après une autre captation au Vanguard décidément), ces trois là ont beaucoup tourné ensemble et cela s'entend. L'équilibre entre les instrumentistes est idéal, les improvisations extrêmement propres et millimétrées, les départs parfaits. Bref, que du solide dans la plus grande tradition du jazz classique.

Toutes les compositions sont de Fred Hersch à l'exception de quelques reprises comme le merveilleux "Played Twice" de Monk qui conclue le double album ou Segment emprunté à Charlie Parker. Chaque titre est un hommage plus ou moins explicite aux maîtres du jazz, à ceux qui l'ont créé, qui ont forgé sa légende et son histoire. Au total, près de deux heures d'un concert quasi miraculeux (capté en plusieurs prises il est vrai entre les 7 et 12 février 2012) produisant du jazz classique, très mélodique, interprété à la perfection et avec ce supplément d'âme qui fait un disque d'exception. Soulignons enfin une prise de son assez ronde, en analogique, qui sait parfaitement rendre l'acoustique si particulière du lieu et un très beau packaging à la fois sobre et classique, à l'image du double album auquel il rend honneur. Que du bonheur !
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Douceur, lyrisme, finesse ... Et tradition., 27 décembre 2012
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Alors là, attention, talent à l'état pur ! Un trio comme seuls les américains savent le faire et le jouer, un répertoire de Standards classiques ( I Fall In love Too Easily, Doxy, Softly As In A morning Sunrise ... ), des originaux comme Tristesse ( For Paul Motian ), Sartorial ( For Ornette ). C'est son troisième enregistrement au fameux club Village Vanguard de New-York et celui-ci a donc été capté en fév. 2012 sur le aussi fameux Steinway du club, quelle sonorité, et quelle classe ! Je ne connaissais pas bien Fred Hersch, pianiste trop méconnu à mon sens et pas assez adulé, c'est vrai qu'il y a beaucoup de trios Piano-Contrebasse-Batterie mais celui là est à classer au Panthéon des trios, à l'instar d'un Bill Evans ou Marc Copland, pianistes qui savent faire résonner un seul accord ... Fred Hersch a échappé à la mort en 2008 suite à une grave maladie chronique, maladie bien connue qui, hélàs, ne se guérit pas ... Est-ce pour cette raison, sans doute, que l'investissement et l'implication sont totales, comme si c'était son dernier concert, jouant en finesse jusqu'à l'énergie, occupant tout le clavier ... Un univers de lyrisme, décalages rythmiques, finesse, déplacements, le tout dans un jeu collectif avec à ses côtés John Hébert ( contrebasse ) et Eric McPherson ( drums ), fidèles compagnons depuis quelques années déjà, c'est cela un vrai trio, des musiciens qui sont avant tout amis et complices, j'adore ce trio ! Rare trio donc, à écouter d'urgence, sans attendre, on y atteint des sommets de lyrisme, douceur, musicalité ... Vous savez ce qui vous reste à faire ?... Emilio L..
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Moins enthousiaste que d'autres, 23 décembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Alive At The Vanguard (CD)
J'avais lu des critiques dityrhambiques de ce cd.Entendons nous bien:le niveau des enregistrements de F.Hersh est toujours très élevé mais je n'ai pas trouvé dans celui ci l'état de grace et le lyrisme que j'avais constaté dans les 2 récents concerts auxquels j'avais assisté.Peut être en écoutant plusieurs fois ?
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 BRILLANT, 9 décembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alive At The Vanguard (CD)
Un double album en guise de live, ça ne se refuse pas. Les meilleures conditions sont celles-ci justement. Même si les trios de piano jazz se comptent par centaines, celui-ci sort du lot grâce à une qualité de jeu et d'écoute hors norme. Je ne connaissais pas ce pianiste et encore moins ce trio. Heureusement des internautes aguerris et connaisseurs m'ont mis la puce à l'oreille. Qu'ils en soient remerciés. Le disque vient aussi d'être récompensé par l'académie du jazz. Un brin conventionnel dans la forme (référence très marquée aux trios de Bill Evans), ce trio possède néanmoins sa propre voix. Un côté nostalgique aussi. Je ressens beaucoup d'émotions à l'écoute de ce double live. Beaucoup de sensibilité, beaucoup de nostalgie et de tristesse. Heureusement, il y a aussi des thèmes plus enlevés, marqués par une rythmique superlative. Mention spéciale à Eric McPherson et John Hébert (je viens d'apprendre que le contrebassiste tenait beaucoup à ce que l'on mette un accent aigu sur son nom...).
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Que du bon son., 15 octobre 2012
Par 
Jegou Eric "Rico" (France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alive At The Vanguard (CD)
Merci a deezer de nous permettre une écoute avant le 18...
Belle découverte de ce trio.
Le trio a une cohérence et les morceaux sont chaleureux.
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Alive At The Vanguard
Alive At The Vanguard de Fred Hersch (CD - 2012)
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