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23 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Dans les cieux, 26 octobre 2012
Par 
Francois Ganot (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Sonates D.664 & D.960, Impromptu D.899 / n°4 (CD)
Jouer ainsi la dernière sonate de Schubert, cela ne semble possible qu'en concert, témoignage furtif d'une vision de l'instant. C'est bien le « temps » qui prévaut dans cette oeuvre, le temps suspendu, avec des silences emplis de musique. Le travail de Richter est ici prodigieux, l'instrument est pourtant imparfait (surtout dans les forte), comme hélas cet artiste devait « composer » souvent au cours de ses nombreux concerts. Rien n'y fait, on est happé par le discours, habité de bout en bout, avec un poids sans pesanteur sur chaque note. Le son du SACD redonne encore plus de vie à cette captation de 1972.
Cela ne remet pas en cause les interprétations également magiques de Serkin, Brendel, Arrau, Haskil, Kempff, Lupu (il y en a d'autres ...). C'est autre chose, un « je ne sais quoi » indescriptible qui fait mieux comprendre pourquoi Richter n'aimait pas trop le studio mais lui préférait le concert.

Le reste du programme ne semble qu'un complément, il n'en est rien à écouter le dernier Impromptu de l'opus 90, en suspens lui aussi, et cependant incarné, ou cette « petite » sonate D.664, un rêve éveillé. On est en 1956 et 1962 d'après le livret, on a peine à le croire, le son est somptueux.

Des témoignages comme celui-ci, il en est peu. A ce prix, pour un fauteuil à l'orchestre, ne passons pas à côté.
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18 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'oeuvre au noir, 16 mars 2013
Par 
Stéphane B. "Stéphane B." (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Sonates D.664 & D.960, Impromptu D.899 / n°4 (CD)
Voici donc enfin la réédition d'une des plus exceptionnelle interprétation schubertienne jamais enregistrée : la sonate D960 par Sviatoslav Richter captée en concert à Prague en 1972.
Ce concert était jadis paru chez Praga dans la collection "Sviatoslav Richter in Prague" mais il n'était plus disponible que sur le marché de l'occasion. Son retour au catalogue est une bénédiction car ce qui nous est donné à entendre ici est tout simplement prodigieux.
Aucun pianiste ne sera allé aussi loin que Richter dans l’interprétation de l’ultime sonate de Schubert.
Si certains flirtent avec l’abîme sans oser y pénétrer, Richter y plonge tout entier et l’explore dans ses tréfonds.
Interprétation radicale, extrémiste, très fortement déconseillée pour quiconque aborderait cette oeuvre pour la première fois mais indispensable à tout amoureux de Schubert et pour tout dire après Richter, les autres pianistes même les plus grands tels Brendel ou Serkin risquent de paraître fades comparés aux noirceurs insondables révélées par le grand russe.
Capté en concert à Prague, lieu d’inspiration toujours renouvelée, il prend des risques inouïs et, à dire vrai, je ne vois personne d’autre que lui pour tenir un tel tempo dans les deux premiers mouvements.
Même si les indications chronométriques n’ont pas de réelle valeur en soi, le chiffre de 26 minutes pour le premier mouvement est extravagant et n’importe qui d’autre se serait perdu et aurait perdu son auditoire avec. Pas Richter, à l’instar d’un Celibidache dans Bruckner, il parvient à tenir le fil de l’interprétation et abolir toute idée de durée. Ce coup de maître s’explique par un art exceptionnel du phrasé et un sens non moins exceptionnel des contrastes dynamiques ; ici c’est plutôt à l’art d’un Furtwängler auquel l’on songe par cette capacité à construire un récit constamment renouvelé dont l’effet est de nous faire oublier toute impression de lenteur. Le tempo n’est en fait ni lent ni rapide mais tout simplement celui imposé par le texte tel que nous le révèle la puissance d’analyse de Richter et la force de sa personnalité.
Glenn Gould racontait que c’est la découverte des interprétations de Richter qui lui avait donné les clefs d’une musique qui, jusque là, lui échappait. Effectivement, tout ce qui peut paraître répétitif ou symétrique dans ces longs développements prend tout son sens lorsque l’on perçoit la réelle valeur du temps musical propre à cette musique. Malgré toute l’admiration qu’avait Schubert pour Beethoven, sa pensée musicale est on ne peut plus opposée et leur perception du temps musical diffère totalement.
La façon dont Richter porte le second mouvement doit être écoutée, méditée, mesure après mesure ; le maître nous amène dans un voyage d’hiver dont nul ne reviendra indemne, chaque pas du Wanderer s’enfonce lourdement dans la neige et pèse toujours plus lourd.
Pourtant et c’est là le miracle de cette musique, le scherzo et le final nous ramènent à la vie, le « leiermann » n’est pas au bout du chemin, malgré l’oeuvre de mort des deux premiers mouvements, le retour à la vie est possible, l’abîme n’est pas sans issue, le final est, comme souvent chez Schubert le moment du temps retrouvé, du cheminement vers la lumière, pourtant, celle-ci reste vacillante et à tout moment, l’abîme peut à nouveau s’ouvrir sous nos pas.
Nul autre pianiste que Richter n’a su restituer la véritable dimension de cette musique et en révéler l’exacte profondeur. Un disque qui laisse l’auditeur silencieux.

La réédition nous offre en couplage la sonate D664 qui n'explore pas les mêmes abîmes mais qui est ici superlativement interprétée.
Un indispensable de toute discothèque.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Epoustouflant,magnifique de maitrise..., 29 novembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Sonates D.664 & D.960, Impromptu D.899 / n°4 (CD)
Je suis un adepte et je connais bien Richter > Rachmaninoff il le joue comme un aigle...Dans ce Schubert il est prodigieux de maitrise,de poesie.Voilà un disque à écouter derrière la vitre d'une fenêtre,la pluie de novembre ruisselle sur les carreaux,tout est gris donc tout est beaux,vous n'entendez plus que Richter il joue il joue et vous priez pour que rien ne cesse .Comme chez Rachmaninov une mélodie ouvre la porte à une autre "next door next door".Pour finir un disque que je recommande vivementj'oserai que j'oblige .Mention spéciale pour la prise de son.Ecouter Richter dans les préludes de Rachmaninoff(Regis pour la réference)ecoutez bien le n°1 l'opus 23 en fa diese mineur il le joue comme personne.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Enregistrement, 11 juillet 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Sonates D.664 & D.960, Impromptu D.899 / n°4 (CD)
Je suis en train de découvrir ce coffret littéralement magique, et je tiens à souligner la qualité extraordinaire des enregistrements.
Cela dit, je prends un plaisir exquis.
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5.0 étoiles sur 5 Richter au sommet, 24 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Sonates D.664 & D.960, Impromptu D.899 / n°4 (CD)
C'est pour l'andante de la sonate D 960 qu'il faut posséder ce disque . Richter y est admirable de sensibilité et de recueillement , de tristesse aussi .
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Richter étincelant dans Schubert, 11 février 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Sonates D.664 & D.960, Impromptu D.899 / n°4 (CD)
Nul doute que l'on atteint ici ce qui se fait de mieux dans l'interprétation de la sonate D960. Richter est un grand "schubertien", il comprend mieux que quiconque l'univers romantique (au sens artistique du terme) de l'oeuvre du compositeur autrichien.
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