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En 2010 EMI avait la bonne idée de publier en un coffret économique indispensable l'héritage beethovénien de Hans-Richter Haaser (voir Beethoven : Concertos et sonates pour piano). Mais avant ces captations Columbia, le pianiste allemand avait réalisé quelques enregistrements pour Philips, et notamment ces Beethoven enfin re-publiés.

D'abord oblitéré par le contexte guerrier, ensuite fuyant les projecteurs, éclipsé par des noms plus commercialement porteurs, Hans Richter-Haaser est bien un pianiste oublié de l'hisoire. Né en 1912 à Dresde, cet héritier de la grande tradition du piano germanique développa une impressionnante formation musicale : outre le piano, il étudia aussi le violon, les percussions, la composition (il est notamment l'auteur d'un Concerto et d'une Symphonie) et la direction d'orchestre (il dirigera en outre l'Orchestre Symphonique de Detmold de 1945 à 1947). A partir de 1948, il grave enfin ses premiers disques pour Deutsches Grammophon, aux côtés du violoncelliste Ludwig Hoescher.

Entre 1955 et 1958, Philips réalise enfin les premières gravures de Sonates de son cher Beethoven : 6 sonates (n°8, 14, 21, 23, 24 et 28) qui nous sont rendues ici (à noter qu'elles furent un moment publiées en CD, dans la collection "Early Years" depuis longtemps indisponible). Des Beethoven légendaires, d'une éloquence et d'une évidence admirables, pour lequel les amateurs du maître de Bonn n'hésiteront pas une seconde !

Toujours pour Philips, Richter-Haaser enregistrera ensuite trois oeuvres avec orchestre : le Concerto de Schumann et celui de Grieg (sous la baguette de Rudolf Moralt; à quand une réédition ?), et cette Fantaisie Chorale de Beethoven sous la baguette de Karl Böhm. Un enregistrement de juin 1957 qui est à considérer comme un sommet discographique, grâce au pianisme exemplaire de Richter-Haaser, au savoir-faire fantastique de Böhm à la tête d'un excellent Wiener Symphoniker, mais aussi par la présence de solistes prestigieux (au lieu de solistes issus du choeur, comme on a plutôt l'habitude de l'entendre) : Teresa Stich-Randall, Judith Hellwig, Hildegard Rössl-Majdan, Anton Dermota, Erich Majkut et Paul Schöffler !
A noter tout de même que cette captation unique (à ma connaissance c'est d'ailleurs aussi la seule version de Böhm) fait partie des balbutiements de la stéréo, avec un résultat sonore un peu en demi-teinte en matière d'équilibre (rien de rédhibitoire, heureusement ;).

Au total un double-cd Beethoven exceptionnel, à ne pas rater, tant qu'il est disponible...
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le 18 avril 2016
Pianiste méconnu de la pointure des plus grands (Backhaus, Richter, Kempff. . J'ai encore en mémoire un concert donné il y a près de 60 ans, ou je m'étais rendu en trainant des pieds : un obscur inconnul, faisant partie de la cohorte des pianistes germaniques inondant le marché, jouant une énième Clair de Lune. A peine arrivé, il a "scotché" la salle. ce que l'on entendait été inouï. Depuis, dans Beethoven je n'ai rien entendu de mieux. Une vélocité doublée d'un netteté extra-ordinaire. ( parcimonie judicieuse de la pédale). Une leçon de piano. Achetez le coffret Beethoven, il est encore plus exceptionnel
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le 21 mars 2013
Formidable Beethovenien, un complément indispensable au coffret EMI
Pianiste oublié quel dommage
À ne pas rater, vous serez enthousiasmé

.
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