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4,2 sur 5 étoiles
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On n'aime ou on n'aime pas le nouveau côté brutal de ce James Bond. On n'aime ou on n'aime pas le choix Daniel Craig pour enfiler le costume de l'agent 007 mais une chose est certaine, ce Casino Royal peut se targuer d'une bonne histoire bâtie sur une excellente réalisation. Si l'esprit a un peu changé, la qualité de l'oeuvre est absolument indéniable. Un solide film.
Apport HD : Tout à fait remarquable. Les premières scènes pré-génériques en noir et blanc présentent une granulosité prononcée. Le générique, comme d'habitude très travaillé est ici tout à fait splendide et apporte en Hd un aspect tridimentionnel très marqué. Ensuite, l'image du film est tout simplement superbe. Un léger grain argentique a été conservé conférant à l'oeuvre un bel aspect cinéma. La définition est extrêmement précise de bout en bout. L'image est très piquée et offre un niveau de détail de très haut niveau. La profondeur de champ est fantastique sur tous les magnifiques plans larges ensoleillés. Les couleurs sont chaudes et les scènes nocturnes sont également parfaites avec des noirs ultra denses sans aucun frémissement. On en prend plein les yeux avec ce somptueux encodage AVC 1080p.
L'encodage des bandes son n'est pas en reste avec deux percutants et précis Dolby true HD en VO comme en VF (contrairement à la version bluray 1 disque où la VF n'est qu'en 5.1 mais la VO en PCM plein débit)
Cette édition spéciale déclinée en deux disques blu ray apporte un florilège de bonus très intéressants et principalement en HD : commentaires, making of, cascades, effondrement du palade, James Bond girls, adaptations, scènes inédites, tournage, personnalité de Bond, cascadeur, story boards, équipe, quiz, clip, bandes annonces et fonction BD Live.
Une édition blu ray de référence.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 1 novembre 2014
"Casino Royale" est le vingt-et-unième épisode de la saga James Bond au cinéma. Le film est réalisé par Martin Campbell (Le réalisateur de "GoldenEye", "Le masque de Zorro", "Vertical Limit", "La légende de Zorro", "Hors de contrôle" et "Green Lantern" entre autres) et est sorti en 2006 avec l'excellent Daniel Craig dans le rôle de l'agent secret britannique 007. Dans ce nouvel opus, qui a rencontré un franc succès lors de sa sortie au cinéma, nous suivons les débuts de l'agent secret James Bond au moment où il vient d'obtenir sa fameuse licence double zéro. Bond va devoir affronter "Le Chiffre", un redoutable banquier privé menacé par ses clients terroristes, qui doit récupérer des fonds lors d'une partie de Poker au Casino Royale afin de rembourser ces derniers. Bond fera équipe avec une attachée au trésor, Vesper Lynd, qui a pour mission de surveiller celui-ci. Après le succès fort de "Meurs un autre jour" en 2002 et l'abandon de Pierce Brosnan dans le rôle de l'agent 007 à la demande des producteurs qui voulaient du sang neuf à la saga, "Casino Royale" marque le début d'une ère complètement nouvelle à la franchise 007. C'est simple, tout a changé sauf le rôle de M qui est toujours confié à l'excellente Judi Dench. Ici, pas de Q (donc pas de gadgets), pas de Moneypenny, moins d'humour, plus de noirceur dans le personnage de Bond grâce à un Daniel Craig encore plus sombre que ne l'était Timothy Dalton et un scénario plus complexe... Bref, la recette a changé au grand damne de certains inconditionnels de la saga. En effet, pour ma part, il m'a fallu voir ce film plusieurs fois pour enfin l'apprécier à sa juste valeur. L'histoire est très intéressante à suivre et ne manque pas de suspense ni d'émotion. Le film possède des décors superbes et très variés. Les scènes d'action sont nerveuses et efficaces et les cascades sont très spectaculaires. Le casting est parfait, Daniel Craig campe donc un très bon James Bond, c'est clairement lui l'atout majeur du film! Le reste du casting n'est pas mal non plus, on notera également la présence de Mads Mikkelsen, impeccable dans le rôle du "Chiffre" et de la ravissante Eva Green, une charmante James Bond Girl qui ne laissera pas notre espion indifférent. Bien entendu, les jolies filles sont toujours de la partie. Le seul reproche que l'on pourrait faire à "Casino Royale", c'est son rythme en dents de scie. Mais malgré tout, il s'agit d'un film d'action efficace et spectaculaire qui va vous en mettre plein la vue! Un divertissement haletant et prenant, à voir absolument!

Le blu-ray offre une superbe qualité d'image, digne du support HD. Les couleurs sont belles et l'image est très propre et nette. Rien à dire, c'est bien meilleur que le DVD et vraiment pas mal pour un film de 8 ans. Au niveau du son, la VF est proposée en 5.1 DTS, et non en 5.1 DTS-HD MA comme indiqué sur la jaquette. Un son de très bonne qualité même si on aurait quand même préféré avoir le 5.1 DTS-HD MA de la VO.

En bref, "Casino Royale" est un épisode de James Bond qui n'a rien à voir avec les anciens opus, mais qui a su moderniser la saga de belle manière même si les fans de la première heure n'apprécieront pas forcement tous ces changements. Le film contient tout ce qu'il faut pour passer un agréable moment devant la télévision : Une histoire un peu complexe mais très intéressante à suivre et riche en suspense, des décors superbes, des scènes d'action nerveuses et bien menées, des cascades spectaculaires, un casting impeccable, de l'humour et de l'émotion. Un excellent divertissement qui comblera les amateurs du genre. Le blu-ray est de bonne qualité. Un achat sûr.
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Dans l'histoire de la saga bondienne, "Casino Royale" est une rupture essentiellement à deux titres. D'une part, c'est un "reboot" qui prétend tout reprendre à zéro et se présente donc comme la première mission d'un agent 007 fraîchement promu et encore inexpérimenté. D'autre part, l'acteur choisi pour incarner Bond est aux antipodes du personnage créé jadis par Ian Fleming.

Je dois bien avouer que cette double rupture me laisse un peu perplexe. Tout d'abord, le principe du "reboot", s'il n'est pas condamnable en soi, aboutit malheureusement à des incohérences et des incongruités qui frisent l'absurde, voire s'y vautrent. Ainsi, par exemple, Judi Dench, qui était le boss de Bond depuis 1995, le promeut ici à la section OO, ce qui situerait donc, logiquement, "Casino Royale" avant 1995. Or on y fait allusion aux attentats du 11 septembre 2001! Cherchez l'erreur...

Loin de relancer le personnage, le "reboot" crée simplement un espace-temps confus où les scénaristes eux-mêmes n'ont plus très bien l'air de s'y retrouver. On me dira qu'il faut avoir les idées larges et que de toute façon les Bond n'ont jamais brillé par leur réalisme. Admettons...

L'autre hic, c'est Daniel Craig. Que celui-ci soit un acteur compétent, je ne le conteste pas. Le problème, c'est qu'il ne cadre pas du tout avec l'image que je me fais de Bond. Je sais bien qu'il faut évoluer avec son temps, mais il me semble néanmoins qu'il est certains "invariants" auxquels on ne devrait pas toucher. James Bond est un grand brun ténébreux, pas un petit blond bodybuildé.

Du reste, ce n'est pas seulement le physique de Craig qui trahit le personnage, c'est toute son attitude. Il incarne 007 comme une brute épaisse, dénuée de sophistication et de subtilité. Cela dit, en dépit de ses manquements à la doxa bondienne, ce film se laisse quand même voir avec plaisir. Dynamique et correctement réalisé, il comporte son lot de morceaux de bravoure et Mads Mikkelsen y campe un Méchant assez savoureux.

Je pense toutefois que le "vrai" relookage de la franchise Bond reste à accomplir et que celui-ci ne passera ni par un quelconque "reboot", ni par le choix d'un énième acteur. Non, ce qu'il faut impérativement à cette série, c'est un scénariste digne de ce nom qui trouve enfin le moyen de renouveler intelligemment la formule 007 sans la dénaturer.

Tâche visiblement plus délicate qu'il n'y paraît!
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« Casino Royale » marque l'entrée fracassante de Daniel Craig dans la peau de l'agent 007 et la révélation de la sublimissime Eva Green dans celui d'une James Bond Girl très femme-fatale.

Le scénario démarre avec la nomination de Bond au rang d'agent 00 et envoie ensuite son héros en Afrique puis à Nassau et à Miami, avec en prime quelques fabuleuses scènes d'action. L'intrigue se noue véritablement au Monténégro, dans la phase la plus psychologique du film, au profit de la mémorable partie de poker « no limit » qui oppose Bond à Le Chiffre (Mads Mikkelsen, très crédible en méchant surdoué). L'épilogue nous conduit enfin à Venise.

Tout en reprenant de nombreux codes de la série (belles voitures, gros calibres et cascades d'anthologie), « Casino Royale » impose aussi un Bond nouveau, plus « brut de décoffrage » que ses prédécesseurs, mais néanmoins particulièrement convaincant dans un reboot réussi, - réalisé avec talent, rythme et humour - de la légendaire saga consacrée au personnage créé par Ian Flemming.
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le 12 juin 2007
L'édition blu-ray est incomparable avec le dvd, les couleurs, la profondeur de champ et la qualité du son sont au top de ce que l'on peut faire aujourd'hui. Le film est vraiment prenant avec des scènes d'actions bien pensées, on a affaire à un James Bond différent, plus humain et plus violent à la fois. Très peu de gadgets,pas trop d'esbrouffes, loin des péripéties de Brosnan. La licence Bond est remise à zéro,plus réaliste à la manière d'un Jason Bourne. En bref, en plus d'être un film de qualité, cette édition au format blu-ray est une vraie démonstration de technologie et attendez-vous à le voir tourner en démonstration dans beaucoup de commerces pour promouvoir le format. Il y a encore deux mois, j'étais assez frileux avec ce nouveau marché de la HD mais je redécouvre les films que j'ai acquis dernièrement (Training day,Speed,Les Chemins de la Dignité)avec plaisir sur ce format. Néanmoins, lisez bien les tests auparavant car on ne peut pas dire que ce soit la même chose sur tous les titres sortis depuis(Full Metal Jacket,En Territoire Ennemi), faute à un encodage de qualité moyenne.
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100 PREMIERS RÉVISEURSle 1 février 2012
certes difficile de faire l'unanimité avec la saga des Bond tant elle est disparate et certaines périodes plairont à certains plus qu'à d'autres.Toujours est-il que ce film renoue avec l'esprit des romans de Fleming, plus brutal, un peu de psychologie mais aussi une trame géopolitique et commerciale qui colle à l'actualité.Le film ne manque pas de cachet, avec un très bon casting, le choix de Craig là encore divisera, mais pour ma part il est un digne héritier de Connery, et tout désigné pour cette genèse.Un beau travail de montage et d'image saturée.Pour ma part je regretterais juste la poursuite d'intro, un peu trop outrancière pour ce Bond viscéral et réaliste.
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le 5 octobre 2014
J'avais acheté ce DVD il y a au moins 2 ans, et le disque que je n'avais pourtant vu qu'une fois a présenté des anomalies lors de son deuxième passage dans mon lecteur ( en très bon état de marche je précise) . Je ne referai pas d'évaluation ou de commentaire sur ce film que tout le monde connait, excepté celui-ci : certains articles ne sont pas toujours de qualité, aussi j'ai racheté ce film sur la plate forme Amazon et non dans les mains d'un vendeur indélicat. J'ai pu donc l'apprécier. L'autre disque qui sautait des scènes est parti à la poubelle. Ce n'est pas la première fois que ça m'arrive malheureusement. Maintenant je fais attention.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 16 juillet 2008
James BOND doit, pour sa première mission, affronter le Chiffre, banquier privé et joueur professionnel, qui blanchit l'argent du terrorisme international. Devant le battre lors d'une partie de poker à haut risque, il va en chemin rencontrer l'amour en la personne de Vesper LYND.

Comme en 1995 avec "Goldeneye", Martin CAMPBELL relance la plus célèbre des franchises, en la dépoussiérant un maximum !
Tout est top dans cet opus: les scènes d'action (à couper le souffle), le scénario (sans temps mort), les JB girls (en particulier Eva GREEN, craquante) et surtout Daniel CRAIG, qui incarne un agent secret viril, physique et charismatique comme on en n'a jamais vu dans cette saga (jusqu'à présent dominée par l'humour trés british du héros).

"Casino royale" est le premier roman de Ian FLEMING et cette adaptation est l'occasion idéale pour tout néophyte de se lancer dans les aventures de 007.
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le 15 octobre 2012
Casino Royale est le meilleur de Bond. C'est Roger Moore lui-même qui l'a déclaré. Et il a foutrement raison. À ceux qui trouvent notre espion trop réaliste ou violent, qu'ils se plongent dans le roman de Fleming. Ils s'apercevront alors qu'aucun film avant celui-ci n'avait décrit un Bond aussi fidèle au personnage littéraire, c'est à dire sombre et torturé, presque aussi psychopathe que ses ennemis. Et la première à le savoir, c'est M.
Le véritable James Bond est enfin né au cinéma. Et skyfall le confirmera certainement.
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le 10 septembre 2015
Enfin ! Enfin EON, production de la saga des James Bonds a récupéré les droits du premier roman de l'agent le moins secret du monde, paru en 1953. Enfin , comme Michal G. Wilson l'avait mentionné lui même, ils ont pu faire une adaptation correcte du roman. Loin des folies de l'adaptation de 1967 ou des coupures et de la pauvreté de la production de 1954. Ici on reprend la trame principale du roman. On change d'acteur, on change de ton, on se rapproche de nouveau du ton des romans comme à l'époque des débuts ou des deux films avec Timothy Dalton dans le rôle principal. Un Bond dur, fragile et même amoureux !
L'histoire d'amour ne peut que toucher, tellement elle est forte. Trop rapide disent certains … pourtant elle ne se dénoue qu'après une heure et demi de film et surtout il arrive plusieurs péripéties pendant ce temps. Détaillons d'ailleurs la logique interne de celle-ci et profitons en pour jeter un regard à la richesse des symboliques tissées dans la trame de l'histoire elle même en analysant le centre du film qui conduit au final à l'amour entre les deux personnages principaux.
Ce texte est en conséquence principalement une analyse des symboliques sociologiques, alchimiques et psychologiques présentes dans le film est culminants lors des séquences analysées précitées.

Analyse du la scène-pivot du film
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La proposition est faite ici d'analyser le centre du film du film, c'est à dire la scène de jeu et surtout celle de torture pour comprendre qu'elles sont les rouages symboliques qui font qu'elle sont fascinantes pour une bonne partie du public. Pour cela on montrera dans le même temps ce qui se passe à l'écran et ce qui se passe dans la compréhension et dans le changement interne au héros, qui est au fond, un processus alchimique. En changeant les éléments qui nous entourent, on se change soi même et inversement. Citons la formule alchimique "Etre dans toutes choses et que toutes choses soit en soi".
Si James Bond est mis sur la trace du Chiffre c'est par M, sa Mère (dans le roman de Fleming M fait office de parents, c'est un homme qui en s'appelle M, la manière dont l'auteur nommé sa mère) pour qu'il grandisse et cesse d'être un "instrument contendant ("blunt instrument") et gagne en recul, en maturité, qu'il voit la vue d'ensemble ("the big picture").
Au moment de s'asseoir à la table de poker, il se trouve en face d'un homme qui l'affronte lors d'un combat singulier (aux cartes) et dont, après avoir perdu un première fois, il finit par triompher. Entre temps il a été empoisonné et a utilisé de l'eau et du sel pour pouvoir s'en sortir. L'eau et le sel constitue une expérience alchimique basique, premier pas donc dans la transformation intérieur du personnage. Il est fini d'être sauvé par la part féminine, représentée par Vesper. D'ailleurs ils ont chacun commencé leur transformation, de manière extérieure, de l'un et l'autre en faisant en sorte chacun que l'autre est l'a stature d'un homme et d'une femme en s'offrant mutuellement une tenue de soirée. La femme a pour mission de révéler l'homme et inversement. Le combat terminé, il peut savourer sa victoire avec la femme qui lui a sauvé la vie. Vient le deuxième partie
Furieux et acculé, le Chiffre, la représentation de la part sombre du personnage, donc de chacun de nous qui d'identifions au héros, décide de kidnapper Vesper, c'est à dire d'arracher la part féminine du héros. Il ne le fait pas par désir ou jalousie mais par calcul. Il souhaite obtenir le code de 007 qui lui permettrait d'atteindre les millions dont il a cruellement besoin. Notons ici que Le Chiffre calcule comment obtenir un code, un suite de nombre donc, d'un homme qui porte lui même un numéros, 007. Il s'agit donc d'une problématique portant sur une clé numéraire, et nous le verrons une manière de comprendre la mathématique universelle et donc celle interne aux humains.
En effet Le Chiffre enlève et torture Bond en le menaçant de tuer Vesper, donc d'effacer son côté féminin. Il est torturé de plus de manière très particulière. Le Chiffre frappe ses parties génitales à l'aide d'une corde nouée à son extrémité. Il est attaché et ne peut donc bouger. Ceci l'oblige à prendre des décisions et donc à faire des choix importants, à se transformer. En frappant à cet endroit précis il menace également sa virilité, et même tout l'univers, car les "œufs" touchés par le Chiffre permettent la création de la vie grâce à la force vitale qu'ils contiennent. Le Chiffre met donc en danger à la fois la féminité et la virilité, le Yin et le Yang. Comme James Bond est le représentant de la virilité brute ("blunt instrument") il ne révèle par le code à sa nemesis. Ce code est la clé mathématique qui permet de comprendre les interactions universels. Il est le prénom Vesper (donc la part féminine du Soi) qui permet de ramener l'argent gagné (c'est à dire l'or, la lumière intérieure) obtenu à force de souffrance (donc grâce au souffre) pour enfin rétablir l'ordre en satisfaisant aux parents (M) et en procédant à sa propre complétude en réunissants ses énergies complémentaires (masculine et féminine), à la fois en lui-même et avec l'autre. Le fait que le code soit en réalité des lettres, nous montre aussi, que derrière celles-ci se cachent des nombres et donc des secrets mathématiques. Le secret que 007 connait, il veut le garder coûte que coûte.
Bond croit même triompher en disant au Chiffre que comme il n'aura jamais le code, il va finir découper par ses employés qui voudront récupérer leur argent. Et là Le Chiffre lui fait comprendre qu'il ne pourrait pas avoir plus tort, car c'est son propre service, le MI6, qui va le protéger afin d'obtenir les informations qu'il possède. C'est à ce moment là, après être passé par un processus douloureux mais purificateur au niveau micro, que le héros comprend les choses au niveau macro en se rappelant ce que lui avait dit son patron/sa mère, qu'il faut voir la vue d'ensemble ("the big picture") pour mieux comprendre les choses. Il comprend là tout son erreur et le chemin qu'il l
reste à parcourir. Il ne comprend pas encore pourquoi il va être sauvé. Le spectateur peut alors comprendre que les lignes sont brouillées. En effet le MI6, donc les amis de Bond, sont prêt à sauver Le Chiffre alors que l'organisation derrière celui-ci, le Quantum, sauve Bond. On traite ici encore du thème des apparents oppositions.
Au final c'est bien son propre groupe qui tue le Chiffre, c'est à dire sur le plan psychologique et symbolique, les démons qui nourrissent les peurs du héros . Il n'a dont pas encore totalement effectué sa transformation. Mais il va pouvoir tout de même trouver l'amour, qui après cette épreuve purificatrice va surgir tel un torrent pour repartir de manière aussi brutale, d'ailleurs en terminant par la mort de Vesper dans l'eau. Notons que leur idylle commence près d'un lac, autre point d'eau, plus calme et qu'ils voyages sur un bateau jusqu'à Venise, ville d'eau par excellence.
Il reste encore la question de la trahison mais celle-ci concerne plus le personnage de Vesper.
Certains argueront que cette analyse va trop loin. A ceux là, je ne saurais que leur conseiller de lire une biographie sérieuse de Ian Fleming ou même de lire James Bond 2(007) ou The Bond Code.

Un film complet (et cravate)
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La critique de ce film ne sera pas alourdie par un texte qui s'allongerait encore de trop. Simplement rajoutons ici que le casting est excellent et que la musique de David Arnold réalise l'exploit de rester dans le ton bondien sans jouer le thème une seule fois avant la fin du film. Il se permet de distiller de temps en temps une note rappelant les thèmes anciens mais c'est bien tout.
Le générique est aussi à noter et figure parmi les plus beaux de l'histoire de la saga et du cinéma tout simplement. Il fait œuvre de simplicité et d'ingéniosité avec ses à-plats représentants des cartes à jouer et autres accessoires de casino.
Une analogie avec ceux qui ont gagner de l'argent le 12 septembre 2001, en pariant contre le marché, est tracée et ancre Bond dans la réalité et ses complots. Ici le terrorisme est à but spéculatif, pas une histoire de martyrs. Et pourtant personne n'a affublé 007 du sobriquet de "complotiste" … Voir cet article : [Le délit d'initié du 11 Septembre 2001][1]
Deux reproches pourront être fait : le premier est de lorgner trop du côté des films de Jason Bourne, avec un héros qui repère tout, qui parfois se comporte presque comme un robot, qui note tout autour de lui mais qui étrangement commet des erreurs à une table de poker …
Le deuxième concerne la durée du film et d'avoir fait trop durer, peut être, certaines séquences.
Au bout du comptes ces dernières remarques n'empêche nullement de profiter pleinement de la réussite qu'est *Casino Royale*.

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