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5.0 étoiles sur 5 "A Tribute to the Twilight Sky", 3 décembre 2012
Par 
Emmanuel Gautier (Strasbourg, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Within The Shadow Of Darkness (CD)
Grâce à Century Media et sa campagne de rééditions Death Certificate, le monde va enfin pouvoir redécouvrir ce fabuleux groupe qu'est Gorement.
Né des cendres de Sanguinary en 1990 à Nyköping, le groupe initialement formé de Patrick Fernhund, Daniel Ericksson, Nicklas Lilja, Mattias Berghund et Micke Bergström s'engouffre dans le studio Gorysound en avril 1991 pour enregistré sa première démo avec Dan Swanö ; le résultat est catastrophique, en raison de la piètre performance du chanteur, mais l'optimiste Dan Swanö sauve un peu la face en y ajoutant un "soupçon" de down pitching ; savant artifice en réalité, et qui épargne à Micke Bergström du ridicule mais ce qui ne l'empêchera pas de se faire proprement dégager par la suite.

Gorement réalise deux autres démos en novembre 1991 et mai 1992, respectivement intitulées "Obsequies..." et "Into Shadows", avec un nouveau chanteur beaucoup plus convaincant en la personne de Jimmy Karlsson.

En 1994, Gorement s'est nourri de multiples influences non seulement de la scène suédoise mais également des autres grosses scènes death metal et voue un culte particulier à Bolt Thrower. C'est dans cet état d'esprit qu'ils entrent au Delta Studio en Allemagne, dans lequel furent enregistrés les deux premiers albums d'Accept.
L'enregistrement ne se passe pas aussi bien que les sessions avec Dan Swanö car ils ont affaire à un producteur complètement sourd à leurs doléances et qui leur impose sa façon de faire. Ainsi, les vocaux féminins sur "Sea of Silence", le quartet de violons sur "Into Shadows" et la reprise de Black Sabbath ne figureront jamais sur l'album. Hormis la frustration causée par ces désagréments, Gorement n'y voit au final pas une dénaturation de l’œuvre telle qu'ils l'avaient imaginée.

Leur seul album "The ending Quest" sort donc sur Crypta en 1994, orné d'une couverture aussi moche qu'énigmatique -le groupe ne se rappelle même plus l'endroit où la photo fut prise d'ailleurs.
Mais c'est un pur concentré de death suédois, une œuvre d'une intensité rare et d'une authenticité admirable, un excellent condensé d'influences des différentes scènes à commencer par le death lourd et martial de Bolt Thrower ; mais pas seulement, car les compos contiennent aussi des passages acoustiques et mélodiques à l'image du subtil et profond "Silent Hymn" qui contraste avec la brutalité sourde d'un "Vale of Tears".
Mon titre favori reste "The lost Breed" et son riff central particulièrement accrocheur.
La voix de Jimmy Karlsson est d'un guttural à faire trembler les murs et s'accorde avec les riffs graves et gras de la paire Fernlund/Ericksson à merveille, tandis que les rythmiques de Berglund matraquent sans pitié et créent ce groove suédois typique, la basse de Lilja sonnant moins agressive en comparaison sur les quelques moments où elle est mise en valeur.

1994, ça fait tard certes. Mais le résultat est là, c'est l'aboutissement d'un travail de l'ombre plusieurs années en arrière.

En 1995, le groupe se décide à retourner enregistrer une démo contenant trois titres ; un patch work sans ligne directrice, selon eux, canalisant encore beaucoup d'influences mais plus maladroitement que "The ending Quest" ; entre Paradise Lost, Amorphis, Cathedral, le heavy, Gorement n'arrive plus à se trouver et souffre d'une crise identitaire majeure ce qui aboutit inévitablement à sa dissolution et sa refonte en un autre projet du nom de Pipers Dawn dans lequel ils ont finalement pu avoir leur chanteuse.
Au final, de ce dernier projet ne naîtra que deux démos avant le split.

Voilà l'histoire contée dans le feuillet de ce magnifique double disque, une édition aux petits oignons avec deux CD en carbone et une illustration digne de ce nom dessinée par Bettina Jacot-Descombes.
Indispensable aux archivistes du death metal et aux férus de death suédois.
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