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Debussy: Préludes Books 1 & 2
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Prix:10,99 €

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Une récente émission du "Jardin de la Musique" du dimanche après-midi sur France Musique était consacrée à l'écoute comparative de ces fameux préludes. La version de Pierre-Laurent Aimard sortie fin 2012 avait été assez rapidement écartée, la comparaison avec d'autres versions étant d'ailleurs sans appel. L'écoute approfondie et intégrale du disque apporte un éclairage un peu plus nuancé qui devrait nous amener à considérer la version du grand pianiste français avec un peu plus d'indulgence même si elle ne domine clairement pas la discographie.

Debussy n'est pas nécessairement le domaine de prédilection de Mr Aimard et les Préludes, qu'il n'avait jamais abordés jusqu'ici en disque du moins, ne sont probablement pas le type de pièces où ce pianiste de grand talent trouve le meilleur terrain de l'expression de son exigence toujours au sommet.

Côté réussite, on soulignera sans réserve et avant tout la qualité de la prise de son digne des grandes heures de la maison Deutsche Grammophon. Que le piano est clair ! On respire la musique exactement comme dans une excellente salle de concert. Un luxe au disque devenu rare malheureusement. Et puis, quelques grands moments comme dans "La cathédrale engloutie" assez majestueuse, "la puerta del vino" délicieusement décadente, "la terrasse des audiences du clair de lune" poétique et onirique ou bien encore "General Lavine - eccentric" parfaitement dans le ton. C'est d'ailleurs de façon générale dans les préludes les plus explicites et les moins doux que Pierre-Laurent Aimard captive son auditeur.

La déception est en revanche plus grande dans la quasi totalité des pièces qui doivent dégager une sensibilité à fleur de peau, exprimer une variété de sentiments immense telles que "Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir", totalement raté, "Des pas sur la neige" bien lourds alors que la légèreté s'impose ou "Brouillards" manquant de caractère.

Bref, vu le niveau de la discographie, on ressort déçu de cette écoute globalement techniquement irréprochable mais musicalement moyennement convaincante.
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Les illustrations des pochettes de présentation des disques, quand elles sont bien faites, éclaircissent à la perfection ce qui nous attend une fois la galette avalée par le lecteur. Conscient de l'attrait commercial qui en résulte, car le premier contact du client avec le produit se fait par ce biais, la Deutsche Grammophon a toujours porté un soin évident à cette partie du livret. Photographié en plan rapproché au niveau de la taille, le pianiste Pierre-Laurent Aimard, enveloppé d'un vêtement sombre, la tête légèrement levée, les yeux portant au loin et le sourire léger et confiant, le pianiste donc détache sa silhouette sur un fond presque uniformément gris légèrement animé qui rappelle une porte métallique de garage. Une autre photo le prend cette fois à mi-corps, la main gauche soutenant une tête penchée aux yeux fermés, en une sorte de rappel à peine modifié de la posture du Penseur de Rodin.

Et en effet, il s'agit bien à l'écoute de cette énième enregistrement des Préludes de Debussy - cent cinquantième anniversaire de la naissance oblige - de la domination de la pensée objective sur fond de camaïeu en ce qui concerne l'impression sonore. On sait Pierre-Laurent Aimard très attaché à la musique contemporaine. On sait également que cette partie du répertoire ne laisse pas aux interprètes autant de liberté et de subjectivité qui toutefois ne sont pas incompatibles avec le genre. On pourra par conséquent apprécier cette objectivité totale, scrupuleusement proche du texte musical aux intentions minutieusement écrites par le compositeur. Il s'en dégage en effet une précision qui ouvre les oreilles sur le versant moderniste de cette musique avant-gardiste. Mais déjà avant lui, Arturo Benedetti-Michelangeli avait décortiqué de façon glaciale cet univers qu'il percevait totalement déshumanisé. Il est tout à fait symptomatique, mais sans doute inconscient, que l'on ne parvienne pas à rattacher au titre de chaque prélude, titres qui on le sait figurent à la fin de chaque morceau comme pour ne pas influencer l'interprète, le déroulement musical censé développer l'imagination. En effet, rien de ce que l'on entend ne laisse pressentir, ou si peu, le vent dans la plaine, les danseuses de Delphes voire même la cathédrale engloutie.
Ce point de vue assumé ne comblera évidemment pas tous les mélomanes, mais on y reviendra de temps à autres pour en quelque sorte se « laver les oreilles » de versions plus subjectives et autrement poétiques.(reprise de mon article pour classique info)
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