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Mélodies
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A côté de ses 26 opéras, les oeuvres non dramatiques de Giuseppe Verdi apparaissent assez marginales; quelques oeuvres de musique sacrées, un quatuor à cordes (qui est resté dans le répertoire), quelques rares pièces symphoniques ou pour piano, et une série de mélodies avec piano, une trentaine en tout, qui donnent du maître absolu de l'opéra italien une image plus intimiste. On notera d'emblée que la présente sélection de ces mélodies, album de référence en la matière, figure intégralement dans le coffret Decca pour le bicentenaire.

Les mélodies verdiennes ont en commun d'avoir été principalement écrites dans la décennie des premières compositions (entre 1838 et 1949), soit avant la maturité du compositeur traditionnellement démarquée par la "trilogie" Rigoletto/Trovatore/Traviata. Elles se différencient d'ailleurs des lieders allemands, ou de la tradition mélodiste française. En réalité, ces petites pièces lyriques, plus proches de la romance que du lied, restent en général reliées à la tradition de l'opéra italien, et l'on y trouvera régulièrement des références directes ou indirectes à des oeuvres verdiennes, soit comme une préfiguration soit comme un écho, mais également des références assez évidentes aux maîtres belcantistes de la première moitié du XIXème siècle (Bellini, Rossini, Donizetti). Des caractéristiques que l'on retrouve en outre également dans les mélodies de Puccini (voir notamment l'album "Unknown Puccini" de Placido Domingo).

Le premier recueil de six Romances fut publié par Verdi en 1838 (soit avant la création de son premier opéra, Oberto). Cinq de ces romances figurent sur cet album : "Non t'accostare all'urna" (dans lequel on peut reconnaître des échos de Norma), "In solitaria stanza" (préfiguration d'un air célèbre des Lombards), "Nell'orror di notte oscura", "Perduta ho lo pace", et "Deh pietoso oh Addolorata". Quelques mélodies distinctes séparent ce "cycle" et le second, de six mélodies lui aussi, publié en 1845. Trois de ces mélodies isolées figurent dans cet album : "L'esule" (1839), "La seduzione" (1839, qui n'est pas sans évoquer quelques reflets de la future Traviata), et "Chi i bei dì m'adduce ancora" (1842).

Du second recueil de six Romances, cet album reprend les quatre premières : "Il tramonto" (qui esquisse une page du futur Rigoletto), "La Zingara" (sorte de mélange du Trovatore et du Bal Masqué), "Ad una stella" (un magnifique nocturne, où la science mélodiste de Verdi fait des merveilles), et "Lo spazzacamino" (dans un style proche de celui que Verdi reprendra notamment dans sa Forza del Destino). Enfin, dans la poignée de mélodies isolées que Verdi écrira encore par la suite, on retrouve ici "Il poveretto" (1847, sous-tendu par une atmosphère typiquement verdienne de patriotisme populaire), et la dernière des mélodies de Verdi, "Stornello" (1869, sorte de rappel du Bal Masqué composé dix ans plus tôt).

L'album se termine par une transcription d'un Ave Maria (1880) écrit à l'origine avec accompagnement de cordes, sur un texte attribué à Dante. Une pièce dont la forme rappelle l'Ave Maria de Desdemona, l'un des rôles emblématiques de Margaret Price. Tout au long de l'album, la grande soprano galloise excelle d'ailleurs à rendre tout le suc de ces mélodies italiennes : un chant lumineux, velouté et expressif, capable de puissance autant que d'intimité, avec une maîtrise totale des nuances, une intelligence textuelle exceptionnelle, totalement dépourvu d'excès ou de maniérisme. L'accompagnement discret et efficace de Geoffrey Parsons est une valeur sûre, et il ne faillit pas ici à sa réputation d'excellence.

Au total voici donc un album d'oeuvres qui n'ont sans doute rien d'indispensable, mais qui sont défendues par les meilleurs interprêtes que l'on puisse avoir. L'art du chant de salon à l'italienne, d'autant plus intéressant que les disques de mélodies de Verdi ne sont finalement pas légion. A ce sujet, on se réfèrera également à l'enregistrement de Renata Scotto (et Paolo Washington), capté en 1989 (chez Nuova Era), qui complète en outre l'intégrale Verdi citée ci-dessus pour les opus qui ne sont pas couverts par le présent album.

Je terminerai avec quelques liens discographiques, Margaret Price ayant enregistré de nombreux albums de lieders (dans le répertoire germanique bien sûr, même si pas seulement). On soulignera particulièrement un absolu indispensable chez EMI, reprenant ses lieders de Richard Strauss et Franz Liszt, avec Wolfgang Sawallisch; un pur joyau pour une bouchée de pain. On conseillera aussi d'aller découvrir par exemple cet album Schubert chez Orfeo, toujours avec Sawallisch, mais aussi cet album Schumann ou ce rare et splendide album Mendelssohn, tous deux chez Hypérion avec Graham Johnson, ou encore ces lieders choisis de Johannes Brahms avec James Lockhart. Enfin, il faut aussi entendre Margaret Price dans ce concert d'exception avec Geoffrey Parsons, un magnifique programme Schubert/Mahler/Strauss capté pour la BBC en décembre 1987. Et pour un aperçu de l'art de Margaret Price dans l'opéra, on pourra aller chercher les yeux fermés le splendide album paru chez BR-klassik.
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