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A l'écoute du dernier compact du pianiste franco-américain Jacky Terrasson, je me pose une question : aujourd'hui, tout doit-il être ludique et à ce point aseptisé pour avoir du succès ou bien est-ce moi qui suis devenu un vieux c... ? Les articles dans la presse générale et spécialisée sont tellement élogieux que j’ai longtemps hésité à pondre un commentaire... Tant pis, ce sera une voix discordante, pour ne pas dire dissonante… Produit par Universal, « Gouache » s’avère assez décevant lors d’une première écoute mais aussi lors d'une deuxième, puis d'une troisième... Faut me comprendre. J'ai des excuses: je baigne dans le jazz et les musiques improvisées et suis plutôt exigeant. Je peux aussi me tromper, mais la variété jazzy, pas trop pour moi. Cela dit, je sais faire des efforts pour ne pas être partial. Ce disque, je me suis dit qu'il fallait vraiment le réécouter pour ne pas tomber dans le piège du jugement à l’emporte-pièce. Et pourtant, après plusieurs passages dans le mange-disque, « Gouache » confirme mes premières impressions, avec plus de nuances toutefois. Il s’agit ni plus ni moins d’un disque sans prise de tête (le titre éponyme en ouverture donne le ton). Hélas, je trouve que c'est bien souvent lisse, propret et très inégal (manque de direction artistique?), tant les surprises sont peu nombreuses. Un disque qui semble s'éparpiller et aller un peu partout, mais qui comblera un public sans doute peu exigeant. Dommage pour ce qui me concerne, surtout quand on considère le talent de Jacky Terrasson, pianiste ayant fait ses classes auprès de Betty Carter et Wallace Roney avant de créer le buzz au milieu des années 90 avec son trio constitué de Ugonna Okwego et Leon Parker.

Le problème me semble-t-il avec Jacky Terrasson (cela est pour moi flagrant depuis Push, son opus précédent), c’est qu’il ne sait plus quelle direction prendre. Et s'il s'adapte à son temps, ce n'est certainement pas pour l'interroger, cela va de soi... C’est peut-être pour ces raisons que la presse l’aime par dessus-tout. Il est très à la mode. Et quand tout récemment, dans un magazine pseudo-culturel que je ne nommerai pas, le pianiste déclare ceci : « à force d’écouter Justin Bieber, je me suis dit que ce truc pouvait swinguer » (sic), là je dois dire que je suis tombé des nues. Les bras m’en sont tombés! Justin Bieber, vous connaissez certainement, c’est ce poupon canadien que bon nombre d'ados écoutent depuis deux, trois ans et dont les photos tapissent les murs de leurs chambres. Un phénomène de société à lui tout seul.

Bref, dans ce répertoire, il n’y a pas que du Erik Satie (« Je Te Veux ») ou du Amy Winehouse (version très blues et partiellement réussie de « Rehab »), il y a aussi du Justin Bieber (« Baby »)... Tout ça pour dire qu’il y avait longtemps que je n’avais pas entendu un disque provoquant en moi autant de sentiments mitigés (parce que mine de rien, tout n'est pas sans saveur, la version de « C'est Si Bon », par exemple, est une belle réussite en termes d'improvisation). Certes, Terrasson reprend d’agréables mélodies dont certaines sont chantées. L’une d’elle (« Oh, My Love »), évocatrice de l’univers de John Lennon (Imagine) et interprétée par Cécile McLorin Salvant (pour moi la révélation de ce disque) constitue certainement le meilleur d’un enregistrement dont les pièces instrumentales souffrent parfois d’improvisations de piano plutôt banales (« Rehab ») mais dont on reconnaîtra un beau touché ici et là, notamment sur le plan rythmique (« Valse Hot »). Bref, Terrasson ne fait plus dans le jazz, mais dans la chanson. Pourquoi pas après tout. Le reste me paraît au mieux anecdotique, lorgnant vers la pop pubertaire (« Gouache ») ou forçant le trait (« Try to Catch Me »). Ce dernier point est d’autant plus paradoxal que Terrasson bénéficie de deux invités de marque, en la personne de Stéphane Belmondo (sur « Gouache » et « Mother »), lequel offre de beau soli et Michel Potal sur le premier thème... Quant à la rythmique, elle est bien huilée, fallait s’y attendre. Ainsi Burniss Earl Travis est à la basse électrique et à la contrebasse, Justin Faulkner à la batterie et Minino Garay aux percussions. Si ce dernier brille tout au long des plages, cela ne suffit pas hélas à faire de « Gouache » un disque pour l’amateur de jazz que je suis.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 2 septembre 2012
Apparemment pour célébrer le vingtième anniversaire de sa carrière, le pianiste franco-américain Jacky Terrasson vient de sortir son nouvel album, intitulé Gouache, titre qui évoque évidemment des couleurs joyeuses et fraiche. Et c’est justement ça que l’on ressent à l’écoute de ce disque : de la joie et de la fraicheur. D'un pianiste en pleine forme, entouré d’un groupe lui aussi franco-américain : d’outre atlantique Burniss Earl Travis II à la basse et la contrebasse et Justin Faulkner à la batterie ; de France Michel Portal à la clarinette basse, Stéphane Belmodo à la trompette et Minino Garay (d’origine argentine) aux percussions. Et comme trait d’union, la chanteuse franco-américaine, elle aussi, Cécile McLorin Salvant.

Les dix titres qui composent l’album dressent un tableau réjouissant d’une musique vivante, moderne, mais sans les excès d’un jazz trop abstrait, comme s’y adonnent parfois les musiciens européens. On y trouve des reprises de titres puisés dans le répertoire pop-rock-soul : un Baby de Justin Bieber qui magnifie une chansonnette pour adolescents, un Oh My love de John Lennon, superbement interprétée par Cécile McLorin Servant, un Rehab d’Amy Winehouse complètement reconstruit en un superbe hommage. Et dans une entreprise similaire de réappropriation, C’est si bon, d'Henri Betti. Le répertoire jazz n’est pas oublié avec Valse hot de Sonny Rollins, ni même le répertoire classique avec Je te veux d’Erik Satie. Les autres titres sont de Jacky Terrasson lui-même.

On sera ravi de ces morceaux variés qui alternent les rythmiques swingantes, les tempos latinos ou les sonorités jazz-rock grâce notamment à l’utilisation du Fender Rhodes. Ces compositions et ces interprétations aux rythmes dynamiques, et même parfois effrénés, laissent de temps à autre, comme une respiration, la place à quelques passages où la joie se fait plus douce et se teinte d’amertume ou de nostalgie. Mais ce n’est que provisoire et la pétulance des musiciens reprend rapidement son cours.

Un album vivement recommandé donc, à tous ceux qui sont atteints de morosité en cette période de rentrée, et à tous les autres aussi.
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le 26 avril 2015
Le disque est sympa mais ne mérite pas ses quatre ou cinq étoiles selon moi. Tout juste à servir entre une orangeade et un café. Son album suivant paru chez Impulse! me paraît quant à lui beaucoup plus abouti et intéressant (Take This).
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le 24 avril 2016
inventivité, style personnel bien marqué, c'est du bon jazz mais je ne suis pas friande du jazz de cette époque et mes goûts se portent vers les débuts de jazz. La chanteuse est expressive.
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le 2 septembre 2013
excellent Jacky Terrasson qui a fait également une magnifique prestation à une nuit du piano à La Roque d'Antheron aux cotes de Michel Portal Stefane Belmondo et les autres.
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le 25 novembre 2012
Je suis emporté par la musique si légère et profonde de Jacky Terrasson. Très agréable à écouter et à chanter. Belle découverte que la chanteuse qui accompagne 2 chansons.
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le 13 mai 2013
Comme toujours virtuosité mais légèreté, une musique joyeuse pour se mettre de bonne humeur et chanter dans son bain.
Si vous aimer.
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le 29 janvier 2013
Gouache est un très beau disque, découvert grâce à l'emission Openjazz sur France musique en fin d'après midi (avec Alex Duthil).
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le 31 octobre 2012
Apres l'avoir écouté sur une radio généraliste, je me suis précipité pour l'acheter. J'a découvert un jazz que je connaissais pas;agréablement surpris
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Gouache est une excellente découverte (pour moi) rempli d'un jazz fluide d'une excellente qualité à la fois dans la partition mais aussi dans le toucher sans oublier un grand bravo pour la qualité de l'enregistrement. Certains morceaux rappellent les premiers temps du jazz, avec notamment un morceau chanté en français qui prouve que notre langue peut être aussi efficace que l'anglais pour faire ressortir les tonalités si particulières au jazz.

Un album a écouté sans modération dans lequel on trouve de nouvelles trouvailles à chaque écoute.

Bravo.
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