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5.0 étoiles sur 5 Klemperer ou l'austérité de la grandeur
Dans les années 50, avec la disparition des grands chefs comme Mengelberg (1951), Fürtwängler (1954), Kraus (1954), Kleiber (1956), sans oublier Toscanini (1957), et bientôt Walter (1962) ou Knappertsbusch (1965), Otto Klemperer devint l'un des derniers mythes vivants, septuagénaire torturé, dépositaire de la tradition des grands...
Publié il y a 21 mois par Savinien

versus
3.0 étoiles sur 5 Très bien, certes, mais il manque quelque chose
L'interprétation est robuste, claire, nette, mais elle manque de charme et de souffle. Et pour Bruckner, le souffle - ce rythme de la respiration qui est sa marque de fabrique - c'est essentiel. Or Klemperer passe à côté, dommage. Son Bruckner n'a pas toute la profondeur qu'on peut attendre.

Il n'empêche que cela reste d'excellentes...
Publié il y a 2 mois par Gdelacoste


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21 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Klemperer ou l'austérité de la grandeur, 29 octobre 2012
Par 
Savinien (Liège, Belgique) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bruckner : Symphonies n° 4 à 9 (CD)
Dans les années 50, avec la disparition des grands chefs comme Mengelberg (1951), Fürtwängler (1954), Kraus (1954), Kleiber (1956), sans oublier Toscanini (1957), et bientôt Walter (1962) ou Knappertsbusch (1965), Otto Klemperer devint l'un des derniers mythes vivants, septuagénaire torturé, dépositaire de la tradition des grands romantiques allemands encore directement enracinée dans le dix-neuvième siècle.

Parmi les 13 coffrets prévus par EMI pour marquer le 40ème anniversaire de sa disparition, celui-ci regroupe les enregistrements brucknériens studios réalisés avec son (New) Philharmonia Orchestra, entre 1960 et 1970, soit chronologiquement les Symphonies n°7 (novembre 1960), n°4 (septembre 1963), n°6 (novembre 1964), n°5 (mars 1967), n°8 (octobre/novembre 1970), et n°9 (février 1970).

Le Bruckner de Klemperer, c'est avant tout celui de l'architecture, de la concentration et de la densité : des édifices toujours monumentaux et impressionnants, comme tout entier composés de strates de granit qui n'auraient pas encore été totalement figées par le temps. Mais c'est aussi l'antithèse d'un continuum humain et mystique d'inspiration furtwanglérienne : ce Bruckner-là est franc et direct, à la fois brillant et inflexible, naturel et irrépressible, massif sans être lourd, totalement orienté vers la structure globale et pourtant minutieux.

Cette vision brucknérienne nettoyée de sentimentalisme (voire de spiritualisme), place le post-romantisme allemand dans une optique intellectuelle que d'aucuns ont parfois taxé d'un manque d'inspiration. Ce serait là confondre sobriété et manque de caractère, de la même manière que certains confondent grandeur avec lourdeur. La confusion s'accroit encore par des tempis souvent atypiques (soit plus lents soit plus rapides qu'à l'accoutumée); le meilleur exemple avec cette 4ème littéralement enlevée mais d'une lecture qui demeure pourtant d'une cohérence absolument exemplaire et des plus unifiées qui soit.

Comme dans d'autres répertoires essentiellement germaniques, le géant Klemperer a ainsi imposé son approche globale intense, grandiose et inébranlable; ce faisant il a signé des enregistrements brucknériens qui se sont installés parmi les incontournables de la discographie.
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20 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Marmoréen, 12 novembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bruckner : Symphonies n° 4 à 9 (CD)
On pourra etre dérouté par le parti pris de solennité de ces magistrales interprétations. Le Bruckner de Klemperer est grand, majestueux,marmoréen, aux antipodes des versions plus connues ou plus rècentes, je pense à Jochum, Wand, Chailly, Blomstedt. Mais en revanche, chez Klemperer, quelle lisibilité des plans sonores (une vraie radiographie!), quelle netteté des attaques, quelle grain, quelle densité d'orchestre. On est happé dès les premières mesures et cette musique divine ne vous lache plus. Tout brucknérien, tout mélomane, tout honnete homme se doit de posséder ces disques.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un coffret éclectique pour auditeur averti, 12 avril 2014
Par 
Werlings (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bruckner : Symphonies n° 4 à 9 (CD)
En regroupant les enregistrements d'Otto Klemperer consacrés à Bruckner, EMI prend le risque de réaliser un ensemble disparate réunissant des versions reconnues et des enregistrements plus controversés ou confidentiels. Il ne s'agira en aucun cas d'une intégrale (ni des enregistrements du chef, ni des œuvres du compositeur), et ce coffret ne pourra pas non plus servir d'introduction à l'univers d'Anton Bruckner. Étalés sur 8 ans, ces enregistrements offrent des lectures très personnelles d’œuvres exigeantes.

Ce coffret soulèvera un autre problème : le choix des éditions, si important et si complexe pour les œuvres de Bruckner. Klemperer, en décidant de tronquer le final de la 8e symphonie, discrédite du même coup la gravure qu'il vient de réaliser.

A l'écoute, ces symphonies se remarquent par leur tempo très retenu. Certes, la lenteur ne veut pas toujours dire étalement ou décomposition, et le souci que Klemperer peut apporter aux détails de l'orchestration permet de remarquer au contraire une intensité certaine, parfois brûlante même avec le tempo le plus retenu. On reste plus rapide qu'avec Celidibache, mais dans un registre bien différent : là le chef roumain laisse à la musique le temps de s'étendre pour mieux s'entendre, avec bienveillance et introspection, Klemperer entre dans une noirceur abrupte bien différente.

Les versions des 4e, 6e et 7e symphonies sont des enregistrements reconnus et déjà remarqués pour leurs qualités de construction, leur tension dramatique (quel 1er mouvement de la 6e symphonie !) et leurs mouvements lents exempts de tout pathos excessif (comme l’adagio de la 7e symphonie). Ces trois versions justifient en elles-mêmes l'achat du coffret.

Les autres symphonies n’avaient pas été publiées depuis longtemps. Ce sont donc autant de découvertes.
La 5e symphonie, malheureusement, n'est pas convaincante. Il lui manque l'élan mystique d’un Jochum à Ottobeuren, qui unifie l’œuvre. Le premier mouvement, à force d’être analytique, s’étire sans but bien précis. Les deux mouvements centraux sont en revanche assez réussis, mais le final s’embourbe. Dommage.

La 8e symphonie est d'une noirceur écrasante, dès le premier mouvement, presque apocalyptique. Le scherzo s’étend sur presque 20 minutes mais ne manque pas d'allant, alternant une sorte de marche au supplice inéluctable et des moments de répits douloureux. Cette lenteur est comparable à celle de la 7e symphonie de Mahler, enregistrée à la même période : on tend vers une lecture post-moderne, sous-tendue par une tension évidente qui évite la déconstruction ou le délitement. L'adagio (presqu’une demi-heure) est l'antithèse exacte de la lecture rapide d’un Karajan ou de celle sereinement grandiose de Celidibache : quelle oppression permanente ! quelle noirceur ! C'est un chant désespéré, un long sanglot d’une tristesse infinie. C’est superbe, original, mais éprouvant ; sans doute est-ce le meilleur mouvement lent brucknérien enregistré par Klemperer. Enfin, le final tronqué, amputé de nombreuses mesures, placé sur un autre disque, reste au mieux cohérent à l’oreille (on pourra reconnaître cette qualité, ce qui n'enlève rien au massacre qui est ainsi opéré).
Si l'on veut entendre la 8e symphonie « complète », on se tournera vers l’enregistrement réalisé en 1957 à Cologne, et qui est radicalement différente, car beaucoup plus rapide (par exemple, le 1er mouvement dure presque 18 minutes en 1968 contre 14 minutes en 1957 ; le scherzo 20 minutes en 1968 contre 14 minutes en 1957 ; le final tronqué dure 19 minutes en 1968, mais le final complet durait 21 minutes en 1957). Les qualités d’architecte de Klemperer y sont encore plus évidentes. Et pourtant, on retrouve la même noirceur. Mais, malgré sa lenteur extrême, l'adagio est beaucoup plus riche et significatif en 1968. Cette pépite, tournée vers l’univers mahlérien, mérite le détour à elle seule.

La 9e symphonie est une bonne surprise, très surprenante. La lecture n’en est pas beaucoup plus lente que celle offerte par Günter Wand à Berlin en 1998 (30 secondes d’écart dans le premier mouvement, et moins d’une minute dans le scherzo). Klemperer semble avoir gommé toutes les audaces, toute la modernité de la partition pour la tourner délibérément vers le XIXe siècle, dans les deux premiers mouvements surtout. Le premier mouvement est ténébreux, comme animé par une inquiétude urgente. Le scherzo poursuit la même logique. Enfin, c’est dans l’adagio qu'on attend celui qui aimait dire combien il n’était pas romantique. Mais n'oublions pas que Klemperer, né juif, s'était converti au catholicisme (il composa d’ailleurs une messe) avant de revenir au judaïsme ; s'il n’est pas romantique, en revanche le sacré a un sens personnel pour lui. Loin d’une apothéose lumineuse, on entend surtout les tourments, les doutes déchirés. Le final de cet adagio, après 20 minutes, est crépusculaire voire halluciné. La paix des dernières mesures tient plus de l'abandon des forces après un combat titanesque que d'un retour au calme. Quelle éloquence écrasante !

On sera plus critique avec la composition du coffret. Les symphonies déjà disponibles dans d’autres collections EMI (collection Klemperer Legacy, Great Interpret of the century, Great Recordings of the Century) sont reportées ici sans autre modification (symphonies 4, 6 et 7). Les trois autres symphonies sont repiquées de leur transfert numérique de 1990 ou 1991. Pourquoi ne pas avoir profité de ce coffret anniversaire pour réaliser une restauration soignée ? Deutsche Gramaphon a bien restauré la 8e symphonie de Karajan de 1988...
D'autre part, et à moins d'attendre un coffret Klemperer live, on regrettera vraiment l'absence de la version de concert avec la radio bavaroise à Munich en 1965 de la 4e symphonie, beaucoup plus électrique que la sage version officielle : pourquoi ne pas avoir réalisé une vraie intégrale ?
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13 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Il était temps!, 3 novembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bruckner : Symphonies n° 4 à 9 (CD)
Autant de versions disponibles parfois aussi exotiques qu'inutiles dans la discographie Brucknerienne (et je tairais les noms! )
ENFIN un témoignage inestimable, indispensable réédité et ... pas cher!
De quoi toucher des insomnies de bonheur!
Le "grand" Klemperer nous offre une vision ample, caressante, puissante, mais surtout à "sa" pensée "amoralement* et très élevée" toute dévouée et assortie à celle du "Maître de Saint Florian".
En théorie: Edition Hass (Je sais quelques uns vont crier! Et zut!!).
A découvrir ou à re-découvrir aux cotés des Saints Apôtres:
Jochum, Van Beinum, Wand, Karajan, Maazel (BR), Abendroth, Furtwaengler, Haïtink, Boehm, Giulini, Inhbal , Horenstein...
Bon, je m'arrête à douze... puis il y a les autres ... en dernier Boulez ...
Vous ne serez pas d'accord tant pis!
Merci
W.T

ps: selon "ses" dires dans "écrits et entretient" col. Pluriel
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3.0 étoiles sur 5 Très bien, certes, mais il manque quelque chose, 14 mai 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bruckner : Symphonies n° 4 à 9 (CD)
L'interprétation est robuste, claire, nette, mais elle manque de charme et de souffle. Et pour Bruckner, le souffle - ce rythme de la respiration qui est sa marque de fabrique - c'est essentiel. Or Klemperer passe à côté, dommage. Son Bruckner n'a pas toute la profondeur qu'on peut attendre.

Il n'empêche que cela reste d'excellentes interprétations. Je les écoute avec plaisir.
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2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Klemperer en majesté, 15 janvier 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bruckner : Symphonies n° 4 à 9 (CD)
Enfin trois fabuleux coffrets pour rendre un hommage plus que justifié à l'un des monuments de la direction d'orchestre au XXème siècle : Otto KLEMPERER, mort il y a 40 ans, en 1973, à 88 ans.

Je sais bien qu'on objectera que le Klemperer des dernières années n'est que l'ombre du chef fougueux de l'entre-deux-guerres. Et quand bien même il serait plus lent, plus solennel, il reste un extraordinaire maître du discours, de l'architecture, de la grandeur. Rien n'est jamais anodin, banal. On ne décroche jamais à écouter Klemperer.

Par exemple, dans Bruckner, Otto Klemperer est rarement cité comme une référence. Et pourtant il faut écouter ces cathédrales sonores si majestueuses, jamais pesantes ni vulgaires.

Les Beethoven de Klemperer sont connus et respectés depuis longtemps : on s'étonne juste qu'EMI n'ait pas placé dans ce coffret de 10 CD la plus extraordinaire version de la Missa Solemnis que je connaisse ni son Fidelio légendaire. En revanche, on trouve ici tout le Beethoven symphonique, parfois en double ou triple ! Ainsi on peut entendre trois versions de la 7e symphonie (toutes en stéréo, 1955, 1960 et 1968. Absolument passionnant et magnifiquement enregistré au Kingsway Hall.

Quant au troisième coffret - tous les trois sont vendus à tout petit prix - c'est un patchwork assez (d)étonnant, avec un répertoire qu'on n'attend pas forcément de Klemperer, et où il se révèle passionnant, voire surprenant : Tchaikovski (les trois dernières symphonies), Dvorak (la "Nouveau Monde"), Franck, les quatre symphonies de Schumann (mais pas celles de Brahms rééditées par ailleurs), les versions les plus lumineuses, aériennes de l'Italienne et surtout du Songe d'une nuit d'été de Mendelssohn, les 5,8 et 9 de Schubert, une Fantastique de Berlioz, et quelques valses de Strauss :

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