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29 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Klemperer et les symphonies de Beethoven : une histoire de longue date, 18 novembre 2012
Par 
Olivier de Basire "Olivier" (Midi-Pyrénées) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Symphonies et ouvertures (CD)
Quand j'étais adolescent, fin des années 60 - début des années 70, j'économisais mon argent de poche pour acquérir les symphonies de Beethoven chez mon disquaire local (de 33 et de super 45 tours !!). A cette époque, on ne trouvait à coup sûr dans les rayons que les interprétations en stéréophonie d'Herbert von Karajan (version 63) et d'Otto Klemperer. J'ai finalement "craqué" une fois que j'avais suffisamment pour m'offrir le beau coffret intégral DG de Karajan en promo tout en me consolant en attendant avec les trois disques de l'anthologie orchestrale Wagner de Klemperer chez EMI ... La belle version Kurt Masur chez Philips fut disponible plus tard.
Cette anecdote personnelle n'est intéressante en fait que pour souligner la place éminente que pouvait occuper à cette époque le grand chef allemand face au maestro superstar autrichien patron des "Berlinois". Herbert von Karajan n'était pas le premier à enregistrer une intégrale (entre autres lui-même auparavant ... avec le Philharmonia chez EMI supervisé également par Walter Legge) mais il avait bénéficié d'une commercialisation beaucoup plus homogène avec les fameuses "souscriptions" et d'une diffusion globale et stéréophonique.
L'intégrale Klemperer elle-même avait posé problème : les symphonies initialement enregistrées en 1955 (Héroïque, 5e et 7e symphonies) étaient en mono et avaient été à nouveau captées en stéréo en 1959 et 1960. Pour corser le tout, André Cluytens avait enregistré entre temps - chez EMI - une intégrale (à nouveau disponible à petit prix) avec les "Berlinois" ...
Toujours est-il que la comparaison à l'écoute chez mon disquaire (à l'époque bien plus érudit et disponible) s'avérait passionnante tant les différences semblaient grandes entre le "gardien" de la tradition germanique et le "jeune" chef moderne (résumé un peu court et partial par ailleurs).
Le grand mérite de ce coffret de 10 CD est de nous offrir l'ensemble des interprétations orchestrales beethovéniennes d'Otto Klemperer où l'an 1957 fait office de pivot car les années qui suivirent furent consacrées à des ré-enregistrements pour les raisons expliquées précédemment.
Cela nous permet de saisir l'évolution chez le chef (trois fois la 7e symphonie où le tempo ralentit à chaque fois) mais avec des constantes : architecture quasi gothique très solide mais chaque pilier connaît sa division des forces avec des éclairages expressifs magnifiés par la parfaite entente entre Klemperer et les musiciens londoniens du Philharmonia et du New Philharmonia.
La comparaison entre les différentes versions des ouvertures - avant et après 57 - est tout aussi symbolique, le chef évitant en tout cas les fluctuations que l'on peut trouver à mon avis indisposantes chez Furtwängler.
En tout cas, Klemperer représente une belle tradition dans ce répertoire, sachant que je suis peu convaincu par les éditions "baroqueuses" dans ce registre (Beethoven lui-même disait qu'il composait de la musique tournée vers l'avenir et pour des instruments n'existant pas encore de son vivant !!!).
Les différentes versions de Karajan (au moins 63 et 77) et plus récemment de Günter Wand - fin 80, début 90 - et de Daniel Barenboim - années 2000 - ont pris le relais de ce corpus.
Une édition certainement bienvenue et fort instructive (remarquables commentaires d'Osborne). Toutefois, le coffret regroupant les symphonies de l'époque "romantique" me semble encore plus indispensable (lire mon commentaire à ce sujet )...
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25 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'alchimie parfaite du Beethoven humain et intemporel, 1 novembre 2012
Par 
Savinien (Liège, Belgique) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Symphonies et ouvertures (CD)
Lorsque Walter Legge place Klemperer sous contrat EMI en 1954, le maestro est l'un des plus grands chefs beethovénien en activité. C'est donc assez naturellement que le premier corpus d'importance gravé par le chef septuagénaire soit l'intégrale des Symphonies du maître de Bonn. A l'époque, le Philharmonia a toujours à sa tête Herbert von Karajan, engagé par Legge en 1946. Karajan qui a par ailleurs aussi entamé sa première intégrale des Symphonies de Beethoven en 1951 (il ne l'achèvera qu'en 1959). Mais en 1955 Karajan est nommé à la tête du Philharmonique de Berlin (pour prendre la suite du dieu Furtwängler, décédé en novembre 1954). Au début octobre 1955, en à peine une semaine, Klemperer enregistre les 3ème, 5ème et 7ème symphonies; deux ans plus tard, l'intégrale sera bouclée. Elle constitue depuis l'une des références discographiques incontournables.

Klemperer a porté le symphonisme extraordinaire de Beethoven vers des sommets de grandeur que bien peu de chefs peuvent revendiquer. Avec son approche caractéristique d'intégrité et de cohésion dans une vision architecturale globale, avec des tempis souvent modérés mais toujours bien vivants, il dissout toute superficialité, tout effet de manche, et réalise l'alchimie parfaite du Beethoven humain et intemporel. On est frappé également par le sens absolu de la tension et de la respiration, et cette motricité (sur-)naturelle qui sous-tend ce Beethoven d'une incontestable grandeur visionnaire.

Parmi les 13 coffrets prévus par EMI pour marquer le 40ème anniversaire de la disparition du chef, celui-ci regroupe les enregistrements symphoniques beethovéniens réalisés en studio avec le (New) Philharmonia Orchestra, entre 1955 et 1969. L'intégrale des symphonies, autrefois publiée avec les Concertos du jeune Barenboim (que l'on retrouve dans le coffret de 6 CDs consacrés aux enregistrements concertants de Klemperer), est ici complétée par les autres captations Beethoven (y compris les versions alternatives) que le chef a gravé durant ses 14 ans à la tête du Philharmonia.

On aura ainsi droit aux deux versions (mono et stéréo) de la 3ème et de la 5ème, et aux trois versions de la 7ème Symphonie (une mono, 2 stéréos), toutes captations splendides, même si elles se feront plus pesantes avec les années. Mais aussi, outre la version orchestrale de la Grande Fugue, on retrouvera avec un immense plaisir les Ouvertures Fidelio et Leonore 1 à 3 (2 versions chacunes), Coriolan, La Consécration de la Maison (2 versions), Le Roi Stéphane; ainsi que des extraits d'Egmont (ouverture + 3 extraits dont 2 chantés avec une Birgit Nilsson impériale), et des Créatures de Prométhée (2 fois l'Ouverture, plus l'Adagio et le Finale). Des lectures absolument superbes de phrasés et d'équilibres à la fois orchestral et théatral, qui font de chacune de ces pièces un petit précis d'art beethovénien.

Ci-dessous le contenu détaillé du coffret avec les périodes d'enregistrement.
Certaines captations font l'objet d'un nouveau remastering pour cette édition; elles sont indiquées par un double astérisque (**).

Symphonies : n°1 op.21 (octobre 1957) -- n°2 op.36 (octobre 1957) -- n°3 op.55 "Eroica"(mono octobre & novembre 1955 ; stéréo octobre & novembre 1959) -- n°4 op.60 (octobre 1957) -- n°5 op. 67 (mono octobre & décembre 1955 ; stéréo octobre 1959) -- n°6 op.68 "Pastorale" (octobre 1957) -- n°7 op.92 (mono octobre 1955 ; octobre & novembre 1960 ; octobre 1968**) -- n°8 op.93 (octobre 1957) -- n°9 op.125 (octobre & novembre 1957).
Ouvertures : Leonore 1 op.138 (mono novembre 1954 ; novembre 1963) -- Leonore n°2 op.72a (mono novembre 1954 ; novembre 1963) -- Leonore n°3 op.72b (mono novembre 1954** ; novembre 1963) -- Fidelio op.72 (mono novembre 1954** ; février 1962) -- Coriolan op.62 (octobre 1957) -- Le Roi Stéphane op.117 (octobre 1959) -- La Consécration de la Maison op.124 (juillet 1956** ; octobre 1959) -- Les Créatures de Prométhée, ballet op.43 (novembre 1957 ; avec l'Adagio et le Finale, octobre 1969**) -- Egmont, musique de scène op.84 (octobre & novembre 1957, avec 3 des 9 numéros, dont deux chantés par Birgit Nilsson).
Grande Fugue op.133 (mars 1956).
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8 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Heureuses Retrouvailles, 29 octobre 2012
Par 
Luc Colpaert "Colpalu" (Brüssel , Belgien) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Symphonies et ouvertures (CD)
On ne présente plus les Beethoven d'Otto Klemperer : j'en avais déja pas mal en LP . Ayant laisser passer les précédentes éditions CD , je suis ravi de retrouver de vieux amis .
Quant à les décrire dans un commentaire , il y a surement des personnes plus qualifiées que moi pour le faire , je leur en laisse le soin .
Par contre , quand ils seront arrivés chez moi , je serai heureux de vous dire si cette édition constitue un progrès ( de qualité d'écoute ) sur les précédentes .
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Beethoven : Symphonies et ouvertures
Beethoven : Symphonies et ouvertures de Ludwig van Beethoven (CD - 2012)
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