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5.0 étoiles sur 5 L'unique interview d'un bourreau Nazi : Franz Stangl, qui a fait gazer environ 1.000.000 d'innocents !!!
Gitta Sereny (1921-2012), historienne de l'Holocauste et journaliste Britannique a eu l'opportunité, en 1971, d'interviewer Franz Stangl, un bourreau Nazi. En l'occurrence, il ne s'agit pas de n'importe quel bourreau Nazi ou d'un "simple" tortionnaire, mais d'un homme qui a dirigé plusieurs Camps (ou Centres) d'extermination.
Cela faisait plusieurs...
Publié il y a 17 mois par Unvola

versus
17 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 confus, ambigü et décevant
mon avis sera très différent des autres, car je suis loin de partager leur opinion favorable.

Voila donc un individu qui réussit à faire croire qu'il n'était pas nazi avant l'Anschluss, qui se retrouve choisi par la Chancellerie du Fuhrer pour participer à un programme d'euthanasie secret puis finit par commander les...
Publié il y a 17 mois par gi di


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17 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'unique interview d'un bourreau Nazi : Franz Stangl, qui a fait gazer environ 1.000.000 d'innocents !!!, 19 février 2013
Par 
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Au fond des ténèbres : Un bourreau parle : Franz Stangl, commandant de Treblinka (Poche)
Gitta Sereny (1921-2012), historienne de l'Holocauste et journaliste Britannique a eu l'opportunité, en 1971, d'interviewer Franz Stangl, un bourreau Nazi. En l'occurrence, il ne s'agit pas de n'importe quel bourreau Nazi ou d'un "simple" tortionnaire, mais d'un homme qui a dirigé plusieurs Camps (ou Centres) d'extermination.
Cela faisait plusieurs années que j'attendais avec une grande impatience, cette réédition de ce formidable ouvrage de Gitta Sereny, qui permet de s'interroger, d'analyser et d'essayer de comprendre l'incompréhensible, à savoir : comment et dans quelles conditions l'"âme" humaine peut parfois devenir d'une noirceur aussi extrême et déroutante à la fois ?
À ma connaissance, il existe à ce jour, seulement deux interviews de bourreaux issus des deux régimes Totalitaires du 20ème siècle : l'un est issu du système Totalitaire Communiste, Kaing Guek Eav surnommé, Douch, le Chef des Centres de torture et d'exécution, entre autres, de M-13 et de S-21. Il fut également le Responsable de la Police Politique (Santebal) du Parti Communiste du Kampuchea (P.C.K.) des Khmers Rouges lors du Génocide Cambodgien, entre 1975 et 1979. Rithy Panh l'a interviewé dans la décennie des années 2000. Ce cinéaste et rescapé du Génocide Cambodgien a réalisé deux documentaires récemment sortis dans un coffret double D.V.D. : "S21 : La machine de mort Khmère Rouge" et : "Duch, Le Maître des Forges de l'Enfer". Rithy Panh vient aussi de publier, en 2012, un ouvrage interview-témoignage, désormais de référence : "L'élimination".
Le second bourreau interviewé est donc Franz Stangl issu, lui, du système Totalitaire Nazi (National Socialisme) du IIIème Reich en Allemagne. Franz Stangl a été condamné par le Tribunal de Düsseldorf à la prison à vie, pour complicité dans l'assassinat de 900 000 personnes dans le Camp d'extermination de Treblinka. En effet, Franz Stangl fut l'un des Commandants qui a dirigé deux des quatre Camps d'extermination du IIIème Reich, celui de Sobibor (de mars à septembre 1942) et surtout celui de Treblinka (de septembre 1942 à août 1943) en Pologne. Ces Camps d'extermination sont à différencier de la multitude de camps de concentration Nazis, par le fait que ces quatre Camps d'extermination (comme leur nom l'indique), étaient des "usines" de la mort destinées uniquement à la destruction d'êtres humains, en l'occurrence essentiellement : des Juifs et des Tziganes. Ces quatre Camps d'extermination étaient tous situés en Pologne, il s'agissait des Camps : de Chelmno, de Belsec, de Sobibor, et de Treblinka. Il existait également deux camps de concentration-extermination mixtes : Majdanek et Auschwitz-Birkenau dont le tristement célèbre Commandant fut Rudolf Hoess (confer son autobiographie : "Le Commandant d'Auschwitz parle").
En partant de l'interview de Franz Stangl, Gitta Sereny analyse le Totalitarisme Nazi dans le contexte historique. Mais il s'agit surtout dans cette ouvrage remarquable, d'une profonde plongée dans le décryptage de la conscience humaine.

C'est donc à la suite du Procès de Franz Stangl, en 1970, que Gitta Sereny eut l'opportunité de l'interviewer, après le verdict de sa condamnation. Elle eut ces entretiens avec lui dans la prison de Düsseldorf en Allemagne, durant six semaines, d'avril à juin 1971, produisant soixante-dix heures d'entretien.
Elle le considéra globalement comme "intellectuellement limité mais moralement gravement perturbé". Pour Gitta Sereny, c'est le seul bourreau Nazi qui manifesta à certains moments, "un semblant de conscience".
Le talent de Gitta Sereny fut, en évitant de le braquer, en usant de questions à la fois magnanimes mais pertinentes ; précises et profondes dans la réflexion ; en posant les mêmes questions à des moments différents et sous divers angles d'approche, de réussir à faire parler explicitement Franz Stangl. Elle réussit à saisir ainsi de courts instants fondamentaux où il disait la vérité, où il lâchait prise, comme pour se libérer du poids de sa culpabilité. Ces précieux instants s'accompagnaient d'une transformation physique de Stangl, devenant rouge le visage creusé, presque défiguré.
Car bien évidemment, ces Hauts Responsables bourreaux mentent plus ou moins et tentent de minimiser leur responsabilité ou de la reporter sur l'État Totalitaire.

La "carrière" meurtrière de Franz Stangl, durant la Seconde Guerre Mondiale, n'a pas commencé avec la Direction des Camps d'extermination mais, d'abord, avec la Direction de l'Institut d'Euthanasie. D'ailleurs, voici le récapitulatif de son épouvantable parcours (page 23) :

"Surintendant de police à l'Institut d'euthanasie à Schloss-Hartheim, de novembre 1940 à février 1942 ; Kommandant de Sobibor de mars à septembre 1942 ; Kommandant de Treblinka de septembre 1942 à août 1943."

Gitta Sereny a interviewé également de très nombreuses personnes : dont sa femme Theresa Stangl, d'autres membres de la famille Stangl, ainsi que d'autres bourreaux Nazis, des gardiens, de rares survivants de Sobibor et de Treblinka, des Évêques du Vatican, etc..

L'infâme et lâche stratégie de défense que tous les bourreaux Nazis utilisèrent lors de leur Procès, consista principalement à tenter de minimiser leurs responsabilisés en invoquant la soumission obligatoire à la Terreur du Parti Nazi (page 51) :

"G. Sereny : "Et le fait ne vous a pas paru assez menaçant pour vous faire comprendre que c'était le moment de quitter ?"
F. Stangl : "Mais ce n'était pas menaçant à l'époque, comprenez-moi, et il n'était pas question de quitter : si seulement ç'avait été aussi simple ! À ce moment-là déjà nous apprenions chaque jour que tel ou tel avait été arrêté, envoyé au KZ (camp de concentration) ou abattu. Dans notre métier, la question n'était plus de choisir entre rester ou ne pas rester. La question déjà était de survivre, les choses étaient allées vite"."

Au cours de ces entretiens, Gitta Sereny s'aperçue que Franz Stangl était réellement amoureux de sa femme et qu'il était donc bel et bien un être humain, capable d'éprouver des sentiments profonds pour autrui.

En novembre 1940, son premier poste en tant que Criminel de masse fut donc celui de Surintendant de police de l'Institut spécial, dépendant du quartier général nommé : Tiergartenstrasse 4 (T4) à Berlin. Ce T4 comprenait plusieurs Instituts d'Euthanasie, comme ceux de : Hartheim, Hadamar, Sonnenstein et Grafeneck. Il s'agissait de l'une des opérations les plus secrètes du IIIème Reich (page 71) :

"(...) à savoir d'abord le service "d'euthanasie" pour les handicapés physiques et mentaux d'Allemagne et d'Autriche, et plus tard celui de la "solution finale" : l'extermination des Juifs."

Gitta Sereny demanda à Franz Stangl s'il avait eu des scrupules lorsqu'il prit ses fonctions au Centre d'Euthanasie. Il répondit positivement à cette question en continuant de se justifier par la menace d'être déporté en camp ou fusillé (page 80) :

"G. Sereny : "Il était donc possible de demander à être relevé ?"
F. Stangl : "Oui, mais Franz Reichleitner m'a dit : "Et que crois-tu qu'il arrivera si tu en fais autant ? Souviens-toi de Ludwig Werner". Il savait naturellement que mon ami Werner était dans un camp (note n°11 : Werner avait été interné dans un camp, non pour avoir demandé à être relevé de ses fonctions, mais sous l'accusation d'avoir "trafiqué avec un Juif"). Non, je ne doutais guère de mon sort si je retournais à Linz chez Prohaska"."

Dans le jargon des Nazis, ce Programme Criminel de masse d'Euthanasie était appelé cyniquement : "la mort miséricordieuse".
Les premières exécutions eurent lieu à la fin de l'été 1939. Ces premières victimes furent : les enfants Allemands et Autrichiens malades mentaux et, occasionnellement, les malades physiques. Et à partir d'octobre, le Programme d'Euthanasie s'intensifia encore..., pour se terminer le 3 août 1941. Les enfants étaient assassinés par injections mortelles et les adultes, gazés. Ce Programme d'Euthanasie fut une répétition pour la création des Camps d'extermination Nazis qui allaient ouvrir dès 1942 !
L'Église, par l'intermédiaire du Pape Pie XII, ne chercha pas à s'opposer à ce Programme Criminel. En effet, le Pape Pie XII ne prit clairement mais succinctement position, qu'une seule fois, dans sa lettre pastorale Mystici Corporis parut le 29 juin 1943. Malheureusement, il était déjà bien trop tard pour les 60 000 à 80 000 enfants et adultes exécutés.

Puis, le Programme d'Euthanasie muta pour se transformer en Plan d'"extermination des Juifs en Pologne" (l'Aktion Reinhardt), en prenant une envergure beaucoup plus importante, avec l'ouverture du premier Camp d'extermination, en décembre 1941 : celui de Chelmno, qui servit de camp d'expérimentation. Ensuite, le Programme d'extermination de "la Solution finale de la question Juive en Europe" et des Tziganes, fut lancé encore à une plus grande échelle avec les ouvertures des camps de : Belsec en mars 1942, Sobibor en mai 1942, et le plus grand de tous, celui de Treblinka en juin 1942. Ils étaient tous les quatre situés en Pologne dans un rayon de trois cents kilomètres autour de Varsovie (pages 142 et 143) :

"La durée d'aucun de ces camps n'excédait dix-sept mois quand, l'un après l'autre, les SS les firent disparaître. D'après les estimations officielles polonaises - les plus modérées et qui ne sont pas acceptées universellement - environ 2 millions de Juifs et 52 000 Tziganes (dont un tiers d'enfants au total) furent liquidés dans ces quatre camps durant cette période.
Les camps de concentration aussi possédaient des camions à gaz, des chambres à gaz, des fours crématoires et des fosses collectives. Là aussi, des gens y furent fusillés, gazés, subirent des piqûres mortelles et, outre ceux qui y ont été assassinés, des centaines de milliers sont morts d'épuisement, de faim et de maladie. Mais - même à Birkenau, section d'extermination d'Auschwitz - où l'on estime que 860 000 Juifs trouvèrent la mort (note n°7 : D'après Reitlinger, Op. cit. p. 58) - il y avait toujours une chance de survie.
Dans les camps d'extermination, les seuls qui ont conservé cette chance, jour après jour, furent les quelques hommes et femmes - en nombre infime - gardés comme "travailleurs juifs" pour faire fonctionner les camps. Pour les quatre camps de la mort en Pologne, quatre-vingt-deux personnes - pas un enfant parmi eux - survécurent.
Mais l'assassinat des Juifs par les nazis ne se distingue pas seulement des autres cas de génocide par l'esprit qui y présidait. Les méthodes employées elles aussi, furent uniques et calculées d'une manière unique. Les meurtres étaient systématiquement organisés pour imposer le maximum d'humiliation et de déshumanisation aux victimes avant leur mort. Une intention précise et minutieuse présidait au système, ce n'était pas "pure" cruauté ni indifférence ; les wagons de marchandises surpeuplés, sans air, sans aménagements sanitaires, sans nourriture, sans boisson, pires que les pires transports de bestiaux ; la panique provoquée de l'arrivée ; l'immédiate et brutale séparation des hommes, des femmes et des enfants ; le dénudement public ; les fouilles physiques internes d'une incroyable grossièreté à la recherche de valeurs cachées ; le rasage des poils et des cheveux pour les femmes ; et finalement la course de tous ces corps nus, sous les fouets cinglants, vers la chambre à gaz."

Les cibles à exterminer, pour Hitler, étaient : "les Juifs, les Tziganes, les races inférieures, les asociaux et commissaires politiques soviétiques".
Les Camps d'extermination furent créés lorsque les Nazis s'aperçurent que les terrifiants bataillons d'Einsatzgruppen, chargés de fusiller massivement les victimes ciblées par Hitler (dont le plus grand nombre concernait les Juifs d'Europe), n'y parviendraient pas.
Ce monstrueux projet Génocidaire pharaonique et "industriel" était déjà décrit dans le livre de Hitler, Mein Kampf, dès 1923. L'Idéologie Totalitaire d'Hitler était donc basée sur la suprématie des "races supérieures" (page 138) :

"Dans Mein Kampf, écrit en 1923, Hitler s'était déjà engagé dans la conception d'une Europe nouvelle basée sur des théories raciales selon lesquelles la totalité de l'Europe de l'Est devait devenir "une population serve" au bénéfice des "races supérieures" (en plus de l'Allemagne : la Scandinavie, la Hollande, une partie de la France, la Grande-Bretagne)."

Comme dans les deux systèmes Totalitaires : Communiste et Nazi, on retrouve cette volonté de déshumaniser les victimes afin de conditionner et de déculpabiliser les bourreaux pour accomplir les horribles exécutions.
Gitta Sereny rentra alors dans le vif du sujet (pages 143 et 144) :

"G. Sereny : "À quoi avez-vous attribué, à ce moment-là, l'extermination des Juifs ? ai-je demandé à Stangl".
F. Stangl : "Ils voulaient leur argent, répliqua-t-il immédiatement.
Avez-vous une idée des sommes fantastiques que ça représentait ? C'est avec ça que l'on achetait de l'acier en suède".
Il l'a peut-être réellement cru, mais j'en doute. Le décompte final de Globocnik a révélé que l'Aktion Reinhardt (ainsi nommée d'après le prénom de Heydrich) a rapporté au IIIe Reich 178 745 960 DM. Pour un homme, en comparaison de son salaire mensuel, cela peut représenter une belle somme. Mais qu'est-ce là au regard du budget d'une nation, en guerre ou même en paix ? Une somme insignifiante.
"G. Sereny : "Mais, demandai-je à Stangl, puisqu'on allait les tuer de toute façon, à quoi bon toutes les humiliations, pourquoi la cruauté ?"
F. Stangl : "Pour conditionner ceux qui devaient exécuter ces ordres. Pour qu'il leur devienne possible de faire ce qu'ils ont fait". Et cela, je pense, était la vérité.
Pour mener à bien l'extermination de ces millions d'hommes, de femmes et d'enfants, les nazis ont perpétré un meurtre non seulement physique, mais moral : sur ceux qu'ils tuaient, sur ceux qui tuaient, sur ceux qui savaient qu'on tuait et aussi, dans une certaine mesure, pour toujours, sur nous tous, qui étions vivants et conscients à ce moment-là."

Franz Stangl arriva donc en Pologne au début du printemps 1942. Il avait rendez-vous avec le Général de Division Odilo Globocnik, qui supervisait l'extermination des Juifs en Pologne. Il expliqua alors à F. Stangl qu'il avait été choisi pour organiser l'accélération de la construction du camp de Sobibor.
Gitta Sereny demanda alors à Frantz Stangl s'il savait, à ce moment-là, ce qu'était Sobibor (pages 147 et 148) :

"G. Sereny : "Et durant ces trois heures - sur ce banc dans le parc - a-t-il fait allusion à la destination réelle de Sobibor ? A-t-il parlé des Juifs ?
F. Stangl : "Pas un mot. Je n'avais aucune idée."

Lors de cet entretien, était-il réellement possible que Globocnik ne lui ait pas parlé de l'objectif de Sobibor ? Plus exactement, Globocnik dit à Franz Stangl que Sobibor était : "un camp d'équipement pour l'armée". Curieux et particulièrement vague usage de ce camp ; et Stangl ne lui en aurait pas demandé plus ! Cela semble évidemment peu probable. On ne devient pas : Chef, Directeur ou Commandant d'une entité sans savoir exactement en quoi elle consiste, comment elle fonctionne, à quoi elle sert, avec quels moyens humains, matériels et financiers, même dans un contexte de secret absolu comme c'était le cas sous le régime Totalitaire Nazi !
De surcroît, il aurait dû être d'autant plus vigilant qu'il était, de fait, déjà devenu un Criminel de masse en étant l'un des Responsables du Programme d'Euthanasie du IIIème Reich. En réalité, n'adhérait-il pas plutôt, tout simplement, à l'Idéologie Totalitaire et exterminatrice Nazie ?

À ce moment des entretiens et de la progression du récit de Stangl, Gitta Sereny lui posa alors une question cruciale, dans son parcours de Criminel de masse (page 155) :

"G. Sereny : "Quand, pour la première fois, avez-vous découvert la destination réelle du camp ?"
F. Stangl : "Il est arrivé deux choses : au bout de trois jours, je pense, Michel est venu me trouver en courant un matin, me dire qu'il avait découvert une drôle de baraque dans les bois, derrière. "je pense qu'il va se passer quelque chose de pas très catholique ici. Viens voir si ça ne te rappelle rien ?". "
G. Sereny : "Que voulait-il dire "dans le bois" ?"
F. Stangl : "C'était à dix ou quinze minutes de marche de la gare, où nous étions en train de construire le camp principal. Il y avait un bâtiment neuf, en briques, avec trois pièces de trois mètres sur quatre. Dès que je l'ai vu, j'ai compris ce que Michel voulait dire : ça ressemblait exactement à la chambre à gaz de Schloss-Hartheim"."

Avant de prendre ses fonctions à Sobibor, son supérieur hiérarchique direct, Wirth, qui était le superviseur des Camps d'extermination de Belzec et de Chelmno, fit "visiter" le camp de Belzec à Franz Stangl où étaient pratiquées depuis mars 1942 : les premières exterminations à grande échelle, dans les chambres à gaz avec système mécanique d'injection de gaz (page 157 et 158) :

"Je ne peux vous décrire ce que c'était", dit Stangl ; il parlait lentement maintenant, dans son allemand le plus formaliste, le visage tendu et sombre. Il s'est passé la main sur les yeux et s'est frotté le front. "Je suis arrivé en voiture. En arrivant, on trouvait d'abord la gare de Belsec, sur le côté gauche de la route. Le camp était du même côté, mais sur une colline. La Kommandantur était deux cents mètres plus loin, de l'autre côté de la route ; c'était un bâtiment à un étage. L'odeur... Oh ! Dieu, l'odeur, dit-il. Elle était partout. Wirth n'était pas dans son bureau. Je me souviens qu'on m'a conduit auprès de lui... il était debout sur une colline, près des fosses... des fosses... pleines, elles étaient pleines. Je ne peux pas vous dire ; pas des centaines, mais des milliers, des milliers de cadavres. Oh ! Dieu... C'est là que Wirth m'a dit - il m'a dit que Sobibor, c'était pour ça, et qu'il m'en chargeait officiellement"."

Enfin..., les choses étaient claires : désormais, Franz Stangl avoua à Gitta Sereny qu'il connaissait la monstruosité du Projet de la "Solution Finale" ! Et encore une fois, de toute manière, il avait déjà été l'un des Hauts Responsables dans l'application de la "mort miséricordieuse" du Programme Criminel d'Euthanasie...
Par conséquent, sa Responsabilité et son Choix étaient donc totalement engagés (pages 160, 161 et 163) :

"F. Stangl : "J'ai dit [à Wirth] que je ne pouvais pas faire ça ; je n'étais pas fait pour ce poste. Il n'y a pas eu moyen de discuter. Wirth dit simplement que ma réponse serait transmise au Q.G. et que je devais retourner à Sobibor. En fait je suis allé à Lublin, j'ai essayé à nouveau de voir Globocnik, de nouveau en vain ; il ne voulait pas me voir. De retour à Sobibor, Michel et moi nous avons parlé, parlé de tout cela. Ce qu'ils étaient en train de faire, c'était un crime, nous étions bien d'accord là-dessus. Nous avons envisagé de déserter, nous en avons parlé longuement. Mais comment ? Où aller ? Et nos familles ?" Il s'arrêta à l'endroit même où, comme il me le dit, Michel et lui avaient dû s'arrêter de parler. Puisqu'ils ne pouvaient ni n'osaient rien faire - il n'y avait plus rien à dire.
G. Sereny : "Mais vous avez reconnu ce jour-là, que ce qui se faisait, était criminel ?"
F. Stangl : "Oui je le savais. Michel le savait. Mais nous savions aussi ce qui était arrivé dans le passé à d'autres qui avaient dit non. La seule issue que nous pouvions entrevoir, c'était d'essayer de nous faire déplacer par des moyens détournés. Par la voie officielle, c'était impossible. Comme Wirth l'avait dit, cela conduisait "sous terre les pieds devant". Wirth est venu à Sobibor le jour suivant. Il m'a ignoré ; il est resté plusieurs jours et a tout organisé. La moitié des travailleurs ont été affectés aux chambres à gaz afin de les terminer".
(...) G. Sereny : "Après son départ, qu'est-ce que vous avez fait ?"
F. Stangl : "La même chose ; j'ai continué la construction du camp. Michel avait été nommé responsable du passage par les gaz"."
G. Sereny : "Nommé par qui ?"
F. Stangl : "Par Wirth".
G. Sereny : "Ainsi, à partir de ce moment-là, l'extermination avait réellement commencé, ça se produisait sous vos yeux. Que ressentiez-vous ?"
F. Stangl : "À Sobibor, on pouvait s'arranger pour ne voir presque rien, ça se passait loin des bâtiments du camp. Ma seule idée, c'était de filer. Je combinais, recombinais, faisais des plans et encore des plans. J'avais entendu parler d'une nouvelle unité de police à Mogilev. Je suis allé encore une fois à Lublin et j'ai rempli une demande de mutation. J'ai demandé à Höfle de m'aider à obtenir l'accord de Globocnik. Il m'a dit qu'il ferait ce qu'il pourrait mais je n'en ai plus jamais entendu parler. Deux mois plus tard - en juin - ma femme m'a écrit qu'on lui avait demandé de donner l'âge des enfants : on leur accordait une visite en Pologne".
(...) La date exacte à laquelle Sobibor, devint pleinement opérationnel n'est pas tout à fait certaine, entre le 16 et le 18 mai 1942. Ce qui est certain, en revanche, c'est que pendant les deux premiers mois, période où Stangl administrait le camp, 100 000 personnes environ furent tuées. Peu après, l'installation tomba en panne un moment et les exterminations ne reprirent qu'en octobre."

Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, à l'emplacement du camp d'extermination de Sobibor, est situé un monument de trois mètres de haut, sur lequel sont gravés ces mots (page 163) :

""En ce lieu, de mai 1942 à octobre 1943 a existé un camp d'extermination de Hitler. Dans ce camp 250 000 Russes, Polonais, Juifs et Tziganes furent assassinés (note n°1 : Dans They Fought Back (souvenirs de survivants, édité par Lury Suhl, Crown, New York, 1967) Alexandre Pechersky, prisonnier russe à Sobibor et ancien officier de l'Armée Rouge qui conduisit la révolte du mois d'octobre, conteste ce chiffre. Il dit que plus d'un demi-million de gens furent assassinés à Sobibor entre mai 1942 et octobre 1943. Des témoignages de survivants contestent aussi que des Polonais non Juifs aient été tués là). Le 14 octobre 1943 une rébellion armée survint à laquelle prirent part quelques centaines de prisonniers qui, après un combat avec les gardes de Hitler, parvinrent à s'enfuir"."

La spécificité de tous ces Hauts Responsables tortionnaires, c'est qu'à partir du moment où ils n'ont jamais tué une personne de leurs propres mains (ce qui dans la plupart des cas reste encore à prouver !) ils estiment presque que leur responsabilité personnelle n'est pas en engagée.
En l'occurrence, Gitta Sereny s'est elle-même rendue compte que F. Stangl fonctionnait sur deux niveaux de conscience : morale et psychologique. Une sorte de schizophrénie qui installerait un cloison étanche entre une "légitimité" morale dans l'application des ordres qui le déresponsabiliserait, et le fait de tuer de ses propres mains qui serait un acte répréhensible et donc condamnable. Adolf Eichmann, l'un des organisateurs de la "Solution Finale de la Question Juive en Europe" avait eu exactement la même ligne de défense lors de son Procès à Jérusalem (page 177 et 178) :

"Stangl, insistant sur le fait que jamais il n'avait tiré sur la foule, semblait plus indigné par cette accusation que par tout le reste, et trouvait sans rapport avec la question le fait que, qu'il ait tiré ou non, ces mêmes gens allaient mourir de toute façon, moins de deux heures plus tard, par un système dont il avait le contrôle.
Cela peut paraître secondaire, mais je crois que c'est un fait significatif parce qu'il correspond bien à une idée toujours ressassée, sur laquelle on s'est profondément mépris, et que les tribunaux, de même que le public et les individus concernés ont acceptée peut-être faute de mieux - idée selon laquelle la responsabilité aurait été limitée à des actions momentanées et souvent isolées, et à quelques individus. C'est, je pense, à cause de l'acceptation unanime de ce faux concept de responsabilité que Stangl lui-même (et cela jusqu'à la veille de sa mort), sa famille et - plus largement peut-être mais dans un sens tout aussi important sinon plus - d'innombrables gens en Allemagne et ailleurs ont estimé pendant des années que ce qui est décisif devant la loi et par conséquent dans la conduite des affaires humaines, c'est ce qu'un homme fait plutôt que ce qu'il est."

C'est alors que lors d'un nouveau rendez-vous avec Globocnik, celui-ci annonça à Franz Stangl qu'il était muté dans le plus grand Camp d'extermination : celui de Treblinka. Évidemment, Gitta Sereny lui reposa les questions évidentes et cruciales qui le mettaient face à sa propre Conscience (pages 192 et 193) :

"G. Sereny : "Mais cette fois, vous saviez où l'on vous envoyait ; vous saviez tout sur Treblinka et que c'était le plus important des camps d'extermination. Vous aviez votre chance cette fois, vous étiez face à face avec lui enfin. Pourquoi ne pas lui avoir répondu sur-le-champ que vous ne pouviez plus continuer ?"
F. Stangl : "Vous ne comprenez pas ? Il m'avait amené exactement là où il voulait. Je n'avais aucune idée de ce qu'il en était de ma famille. Est-ce que Michel avait pu les embarquer ? Peut-être les avait-on arrêtées ? Peut-être les gardait-on en otages. Et même si ma famille était dehors, l'alternative restait la même : Prohaska était toujours à Linz. Est-ce que vous vous représentez ce qui m'attendait si j'étais rentré, dans ces conditions ? Non, il m'avait bien eu, j'étais prisonnier."
G. Sereny : "Mais même ainsi, même en admettant qu'il y avait un danger, tout n'était-il pas préférable à présent à ce travail en Pologne ?"
F. Stangl : "Oui, c'est ce que nous savons maintenant, ce qu'on peut dire maintenant. Mais alors ?"
G. Sereny : "Mais ce que nous savons maintenant n'est-ce pas, c'est qu'ils ne tuaient pas automatiquement ceux qui demandaient à être relevés de ce genre de travail. Vous le saviez vous-même, n'est-ce pas, à ce moment-là ?"
F. Stangl : "Je savais qu'ils pouvaient ne pas fusiller. Mais je savais aussi que le plus souvent on était fusillé ou envoyé dans un camp de concentration. Comment pouvais-je savoir quel sort ils me réserveraient ?"
Cet argument, bien sûr, nous le retrouvons tout au long de l'histoire de Stangl ; c'est la question essentielle sur laquelle, toujours et encore, j'ai buté dans nos entretiens. Quand je parlais avec lui, je ne savais pas et je ne sais toujours pas, maintenant, à quel moment un être humain peut décider pour un autre moralement qu'il aurait dû avoir le courage de risquer la mort.
Quoi qu'il en soit, mes propres réactions à certaines déclarations de Stangl dans cette partie de nos entretiens, changèrent légèrement, plus tard, après mes conversations avec sa femme, car il en ressortait très clairement - cela au moins - qu'il avait manipulé les évènements, pour répondre au besoin de rationaliser sa culpabilité, la conscience de sa culpabilité ou (à ce stade de nos conversations) son besoin d'éviter d'y faire face."

Comme je l'ai écrit au début de ce commentaire, à certains moments des entretiens le visage de Franz Stangl se décomposait, comme cette fois où il décrivit l'horreur de son arrivée au camp d'extermination de Treblinka (pages 225 et 226) :

"F. Stangl : "J'y suis allé en voiture conduit par un chauffeur SS. L'odeur s'est fait sentir à des kilomètres. La route longeait la voie ferrée. À quinze ou vingt minutes de voiture de Treblinka, nous avons commencé à voir des cadavres le long de la voie, d'abord deux ou trois, puis davantage, et en arrivant à la gare, il y en avait des centaines, semblait-il, couchés là, abandonnés apparemment depuis des jours à la chaleur. Dans la gare, il y avait un train plein de Juifs, les uns morts, d'autres encore vivants, ça aussi avait l'air d'être là depuis des jours".
G. Sereny : "Mais tout cela n'était pas nouveau pour vous ? Vous aviez vu ce genre de transport couramment à Sobibor ?"
F. Stangl : "Rien qui ressemblait à ça. Et à Sobibor - je vous l'ai dit - à moins de travailler dans la forêt, on pouvait vivre sans rien voir pratiquement ; la plupart d'entre nous n'avaient jamais vu un mourant ou un mort. Treblinka ce jour-là a été la chose la plus effroyable que j'aie vue durant tout le IIIe Reich". Il plongea sa tête dans ses mains - "l'enfer de Dante, dit-il à travers ses doigts. C'était Dante sur terre. Lorsque je suis arrivé au camp, en descendant de voiture sur la place (Sortierungsplatz), j'ai eu de l'argent jusqu'aux genoux. Je ne savais de quel côté me tourner, où aller. Je pataugeais dans les billets de banque ; la monnaie, les pierres précieuses, les bijoux, les vêtements. Il y en avait partout, répandus sur toute la place. L'odeur était indescriptible ; des centaines, non des milliers de cadavres partout, en décomposition, en putréfaction. De l'autre côté de la place, dans les bois, juste à quelques centaines de mètres de la clôture barbelée et tout autour du camp, il y avait des tentes et des feux avec des groupes de gardes ukrainiens et des filles - des putains, je l'ai appris plus tard, venues de tous les coins du pays - ivres, titubant, dansant, chantant, jouant de la musique"."

Ici, Franz Stangl feignit de découvrir l'horreur régnant à Treblinka, alors qu'il a certainement déjà oublié que, plus haut, il avait déjà fait un descriptif effroyable similaire, lorsqu'il était arrivé à Sobibor quelques mois plus tôt. Il semblait toujours être pris de cours et de découvrir les choses, mais finalement en tant que Kommandant, il finissait toujours par s'habituer à faire régner..., "l'enfer sur terre" !
Le recoupement des innombrables témoignages recueillis par Gitta Sereny, lui permit d'essayer de déceler les moments où Franz Stangl lui mentait ou modifiait la réalité afin de minimiser sa responsabilité...

P.S. : Ce commentaire étant trop long pour figurer intégralement sur ce site, vous pouvez le retrouver dans son intégralité sur ma page Facebook : "Communisme Totalitarisme (Unvola)".
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5.0 étoiles sur 5 un témoignage sans subjectivité, 22 juillet 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Au fond des ténèbres : Un bourreau parle : Franz Stangl, commandant de Treblinka (Poche)
ce livre est un monument. la méthodologie est rigoureuse, interviews et témoignages. Le sujet est horrible, mais la lecture reste aisée. On pénétre dans le cerveau d'un des plus grands criminels. on croit comprendre, on referme le livre et on est attéré. que cela ne puisse plus jamais arriver.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 UN LIVRE HORS DU COMMUN, 3 juin 2014
Par 
bozena (Chaumont) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Au fond des ténèbres : Un bourreau parle : Franz Stangl, commandant de Treblinka (Poche)
Ce livre est le fruit des entretiens de l'auteure avec Stangler, le commandant des camps d'extermination de Sobibor et Treblinka.
Stangler fut débusqué au Brésil par Wiesenthal et extradé en Allemagne en 1970.Il mourut en prison avant la fin de son procès.L'auteur a rencontré aussi la femme de Stangler, les autres SS collègues de Stangler,et les survivants juifs. Elle a visité les lieux de ces massacres.
Nous découvrons le parcours de Stangler - son enfance, adolescence, son travail à la police.
Son" travail" dans les camps d'extermination.- il n'a jamais tué de ses mains - il veillait à la bonne marche de ces usines de la mort.
Ce livre est très bien documenté et surtout très bien écrit.
C'est un document hors de commun qui mérite d'être lu .
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17 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 confus, ambigü et décevant, 25 février 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Au fond des ténèbres : Un bourreau parle : Franz Stangl, commandant de Treblinka (Poche)
mon avis sera très différent des autres, car je suis loin de partager leur opinion favorable.

Voila donc un individu qui réussit à faire croire qu'il n'était pas nazi avant l'Anschluss, qui se retrouve choisi par la Chancellerie du Fuhrer pour participer à un programme d'euthanasie secret puis finit par commander les deux principaux camps d'extermination en Pologne occupée. le tout, selon lui, par hasard ...

Son seul argument : il ne pouvait pas refuser sinon ..; sinon quoi ai je envie de demander ? lorsqu'il se retrouve à devoir rendre compte après la révolte de Tréblinka avec destruction du camp et fuite des juifs témoins, que lui arrive t il ? rien, une mutation dans une zone de partisans loin d’être la pire à l'époque. Donc le danger, bof, bof...

Ce n'est pas parce que l'on participe à des monstruosités que l'on est un monstre, semble être le seul argument du livre. Grande nouvelle, l'efficacité n'est pas compatible avec le sadisme pervers et pulsionnel, certes, mais quand on est un acteur essentiel de l'assassinat de six millions de personnes, il est difficile de faire croire que l'on n'était pas parfaitement en accord et que cet acquiescement était tout à fait conscient, lucide et cohérent avec ses convictions idéologiques de l'époque. Je lui accorde qu'il n'était pas une brute vicieuse.

le livre est décevant par cette ambigüité et cette confusion des responsabilités, il ressasse les habituels arguments sur l'attitude du Vatican, des Alliés où je vois une stratégie de défense nazie, en gros, si on avait voulu arrêter l'extermination, yavéka, donc la responsabilité est plus ou moins partagée ...

Le vrai point positif: un nazi reconnait l'extermination, mais bon, ça ne fera changer personne d'avis, les révisionnistes ne lisent pas ce genre de livre.

Au final, à lire, mais en ayant lu précédemment les livres de R.Hillberg, de S.Friedlander et surtout Maus, qui est indépassable pour mettre chacun à sa place.
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4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Terrifiant et bouleversant, 20 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Au fond des ténèbres : Un bourreau parle : Franz Stangl, commandant de Treblinka (Poche)
Incroyable enquête menée avec une précision extrême.
Bouleversant car la "banalité du mal" qui a fait couler tant d'encre trouve malheureusement sa définition. L'histoire de Stangl est celle d'un homme qui a été à l'épicentre de l'horreur de T4 puis de la Shoah... sans pour autant avoir été le prototype du nazi.
Terrifiant car jusqu'ou peut-on être pris dans l'engrenage ?
Vous le découvrirez en lisant cet excellent livre relatant les témoignages de Stangl et de sa famille tout comme celui des rares rescapés (dont R. Glazar, également témoin dans Shoah de Lanzmann).
L'auteur a fait preuve d'un travail d'une qualité remarquable.
A méditer et surtout à clamer lorsque vous entendez un discours raciste.
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