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2010 était l'année du bicentenaire (très commercialement exploitable) de Chopin, et le cent-cinquantenaire de la naissance de Mahler (devenu très à la mode ces dernières années, on ne s'en plaindra pas forcément). Mais c'était aussi l'année d'un bicentenaire qui a fait couler beaucoup moins d'encre : celui de Robert Schumann. En préparation à ce bicentenaire, entre 2005 et 2009, le pianiste français Eric Le Sage enregistrait pour Alpha une rare intégrale de son oeuvre pour piano.

Ce qui caractérise le plus l'oeuvre de Schumann, et ce dès ses premiers opus, c'est sans doute la force de l'imagination. Une personnalité duale, toujours partagée entre romantisme et fantastique, comme entre littérature et musique. C'est en 1830 que Schumann se lance corps et âme dans l'étude du piano, sous l'enseignement d'un pédagogue réputé : Frédéric Wieck. Car c'est auprès de sa jeune fille que Schumann a trouvé l'idéal féminin; Clara devient sa muse, son obsession, la raison de sa déraison. Durant cette décennie 1830 où Clara lui est encore interdite, le clavier devient sa voix et son âme, alors que la jeune fille est à la fois son inspiration et ses mains.

Toute une décennie de romantisme fantasque, avec le clavier comme symbole de l'être aimé et calice d'un génie créateur : entre 1830 et 1839, Schumann écrira 29 oeuvres pour piano, quasi toute sa production pour clavier seul. Plus tard viendront les périodes du Lied, de la musique de chambre (notamment avec piano) et de la musique symphonique, et enfin les oeuvres lyriques. Mais avant de sombrer définitivement dans la folie, il confiera encore son testament musical au piano, avec ses inoubliables Chants de l'Aube.

Une musique à la fois complexe et spontanée, rêveuse et tourmentée, faite d'émerveillement et de doutes, souvent sous forme de pièces volontairement brèves et changeantes, comme autant de moyens pour exprimer une richesse innovante de tons et de formes. Cultivant l'art de l'inflexion, de l'intensité, et de l'instantané, Schumann s'est institué écrivain du piano, Poète de l'instant musical. Son oeuvre pianistique, à la fois fascinante, déstabilisante et désarmante, figure parmi les monuments de l'histoire de la musique.

D'abord parue en albums séparés, réunis ici par Alpha à prix plus abordable, cette réalisation bénéficie d'une qualité sonore très soignée qui magnifie le travail remarquable du pianiste français. Car même si l'on pourrait éventuellement lui reprocher un manque de folie ou d'engagement métaphysique comme en ont produit les plus grands interprètes (pas en intégrale, toutefois, et loin s'en faut), Eric Le Sage fait bien plus que travailler ses notes : entre élan du coeur et de l'âme, il recrée avec une grande cohérence et une évidence peu commune l'art schumannien dans ce qu'il a de poétique, de fantastique et d'insaisissable.

Pour reprendre l'incipit d'un article consacré à Eric Le Sage : il y a un monde derrière Schumann. Ce coffret Alpha, qui fait ipso facto office de référence moderne, est ni plus ni moins qu'une fenêtre grande ouverte sur le vaste monde schumannien. Un quasi-incontournable discographique donc, mais qui ne dispense bien évidemment pas d'autres grandes captations, en coffret par exemple les enregistrements toujours aussi immanquables (et au demeurant forts différents) de maître Kempff.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 16 janvier 2013
Certes, à ce prix là et à ce niveau de jeu et de technique sonore (splendide son, plein, sensuel, parfaitement centré et naturel) il n'y a pas à hésiter, d'autant que les intégrales (ou quasi-intégrales comme celle-ci) ne sont pas légion.
Plusieurs bémols, cependant :
1/ alors que le label alpha est réputé pour la qualité et l'originalité de son travail éditorial, la compression en 12 disques (dont un fort court) "secs" ne s'accompagne d’aucune notice, ce qui est extrêmement regrettable et interdira cette somme aux néophytes;
2/ ce Schumann uniformément brillant, plein, lumineux, archi-rationnel et construit, laisse systématiquement - et volontairement- derrière lui les incertitudes, les (inquiétantes) étrangetés, les brisures et tout simplement la folie de bon nombre de ces pages. Ainsi, entre autres nombreux exemples, pour des Papillons ou des Etudes Symphoniques sublimes de cohérence plastique, il faudra accepter une Fantasie sans vertige, des Waldszenen sans mystère ou des Fantasiestücke bien plates ... Un Schumann ouvertement latin, donc, qui, au chapitre des intégrales ne connaît d'autre rivaux sérieux que Karl Engel (hélas supprimé) ou le beaucoup plus inégal (mais souvent plus intéressant) Jörg Demus (Nuova Era, entre autres éditions, sur Bösendorfer). Les réussites des grandes anthologies Sofronitsky, Arrau, Pollini, Argerich, Nat, Schiff, Perahia, Freire, voire Endres ou Martin demeurent ponctuellement préférables. Sans parler des réalisations isolées d'Uchida, Pogorelich, Brendel ou Zacharias.
77 commentaires28 sur 34 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 février 2013
Les intégrales (ou quasi-intégrales) de l'oeuvre pour piano de Schumann ne sont pas si rares. Il y a celles en attente de réédition: Reine Gianoli et Karl Engel, le désormais historique Jörg Demus, celle à plusieurs interprètes de Brilliant(autre emballage:Oeuvres Pour Piano (Intégrale)), celle de Franz Vorraber, celle en cours de Florian Uhlig...
Sans compter les anthologies réalisées par des pianistes de la classe de Kempff, Arrau, Pollini, Schiff, Benedetti-Michelangeli, Richter ... et tant d'autres.
Schumann a livré le plus secret de lui-même dans son piano, c'est un lieu commun. Et donc, pour connaître Schumann, on se doit d'ausculter son oeuvre pianistique. A-t-on besoin de tout entendre? Pas vraiment. Il y a des redites, des baisses d'inspiration, des pièces mineures ou de circonstance. Il est tout à fait passionnant de se construire son Schumann en le réduisant à certaines oeuvres essentielles et en y ajoutant son propre jardin secret, comme l'ont fait divers pianistes, et d'y combiner diverses interprétations. Les Études Symphoniques par exemple, ne se dévoilent totalement que si l'on y fait parler Richter ET Pollini ET Schiff ET Weissenberg ... (liste non exhaustive). Il en va de même pour le Carnaval (ne pas oublier Benedetti-Michelangeli et Casadesus), les Davidsbündlertänze, le Carnaval de Vienne (Arrau ET Benedetti-Michelangeli ET Richter ...), bref pour toutes les oeuvres essentielles.
Une "intégrale" ne s'adresse donc qu'aux accros des intégrales. C'était moins vrai à l'époque de Gianoli, d'Engel, de Demus, mais maintenant le choix est pléthorique. Un critère d'acquisition d'un coffret est en général son prix. Celui du coffret Alpha est bien agréable, mais les coffrets Brilliant, Demus ... se situent dans la même zone.
Autre critère: la documentation. Ici elle n'est pas présente dans le coffret, mais disponible en ligne (et bien sûr pour tout le monde, y compris les non-acquéreurs).
Autre critère: la qualité d'interprétation. Critère moins décisif qu'il n'y paraît, puisque une "intégrale" enregistrée par un seul interprète ne peut se situer à un niveau d'excellence constant. Il y a des hauts et des bas, comme c'est la cas ici. Le son de LeSage est beau mais moins que celui de Schiff (ici par exemple), le vertige et le mystère de la Fantaisie et des Scènes de la Forêt moins creusés que chez Richter dans ce sublime concert par exemple ... Bref une intégrale à un très haut niveau (relativement peu de disparités au bout du compte) mais qui ne rejoint jamais les sommets absolus (celle de Demus est moins homogène, les "bas" sont plus bas mais les "hauts" plus hauts).
Dernier critère: l'édition. Quand on est accro d'intégrales on veut tout et plus que tout. Dans ce cas il faudra attendre la fin de l'intégrale de Uhlig qui a décidé d'enregistrer vraiment tout Schumann, y compris les inédits et les versions alternatives. Éric Le Sage nous donne des inédits intéressants comme les incontournables Geistervariationen ou les Études sur un thème de Beethoven, mais on aurait aimé retrouver les SehnsuchtswalzerVariationen sur un thème de Schubert ou le "Voyage à travers l'histoire de la Musique" que nous présente Tobias Koch
En outre, on sait que Schumann a revu nombre de ses oeuvres de jeunesse pour leur seconde publication dans les années 1850. On peut être divisé sur la valeur de ces révisions, mais une vraie intégrale devrait pouvoir laisser le soin à l'auditeur de se faire son opinion. Elle eût été la première, et seul Florian Uhlig nous permettra de le faire, si comme on le souhaite il arrive au bout de son projet. Ici - comme pratiquement tous les pianistes - Éric LeSage choisit sa version, parfois en combinant les deux, sans que le livret soit toujours explicite sur la proportion de chaque édition. Dommage, j'aurais bien aimé avoir les différents points de vue de Schumann sur sa création sans mélange.

Au bout du compte, oui, c'est une belle, même une très belle collection. Mais en tant que telle elle n'est pas sans concurrence, et il lui manque le petit plus qui l'aurait rendue unique. Une occasion manquée en quelque sorte.
0Commentaire22 sur 29 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Cette belle intégrale du piano de Schumann par un pianiste .....Français ! ne pouvait pas ne pas être critiquée par certains pisse-froid qui semblent penser que seul un musicien Germain peut avoir accès aux secrets de Florestan et d'Eusebius...!! Il est de fait que W.Kempff a été un grand Schumanien ....mais Richter (Russe) Engel (suisse) Pollini (Italien) ont également donné des versions des plus dignes d'intérêt de pièces majeures du grand Gemeaux...!
Cette intégrale ne saurait bien sur se comparer à celle de G.Demus....! et pour cause... elle lui est 100 fois supérieure....!!
Restons à attendre celles à venir pour se faire une idée définitive ...mais même (et sans jeu de mot) si certaines pages sont trop .....sages ! l'ensemble est porté haut par son homogénéité ,sa tenue technique et sa beauté sonore ,qualités qui n'ont rien à envier aux plus grands...
Les inepties indignes écrites par certains commentateurs (ils se reconnaîtrons)..ne doivent pas vous influencer pour l'acquisition de ce magnifique coffret qui réunit en un seul tous les CDs parus séparément depuis quelques années....un magnifique travail de prise de son effectué pour la plupart dans le fameux studio de la petite ville Suisse de la Chaud -de-Fond qu'avait déjà choisi..... le grand C. Arrau (excusez du peu!) place d'emblée cette (presque) intégrale au tout haut du panier....alors n'hésitez plus ...rentrez dans ce merveilleux et si originale univers Schumanien, vous ne le regretterez pas.
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le 30 juin 2015
Un simple constat: je m'ennuie à mourir à l'écoute de ces enregistrements. La musique ne me parvient pas.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, je ne peux écouter plus d'un quart d'heure
Je ne remets pas nécessairement le jeu du pianiste en cause, bien que ce ne soit pas mon préféré, et d'assez loin.
Ce qui fait surtout défaut, c'est l'esthétique sonore des enregistrements. Le piano est distant, froid, pas d'émotion pour moi.
Je pense que je vais me séparer de cette intégrale, considérant avoir fait une erreur d'achat.
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le 22 février 2015
Il manque l'arabesque ! Qui est loin d'être une pièce rare ... Un petit trésor pour certain. Volonté ou erreur à l'édition du coffret ?
11 commentaire2 sur 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
TEMPLE DE LA RENOMMEEle 14 novembre 2012
On se doute bien qu'il joue avec ses doigts de mains...Si cela avait été les dents ou les orteils, cela aurait été plus surprenant...pour ce à quoi je pense, voyez "Freakin'Brothers" sur You Tube
55 commentaires5 sur 52 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

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