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Je connaissais déja Antoine Dauvergne grâce au superbe CD qu'Hervé Niquet avait gravé il y'a quelques années et regroupant des Suites orchestrales dans un goût très proche de Rameau Concerts De Simphonies.

Cette musique ornementale, grâcieuse et rythmée était un bonheur musical et illustrait à merveille le lumineux 18ème siècle français dans des teintes à la Fragonard ou la la Boucher.

A l'annonce de la re création par C.Rousset d'une des tragédies lyriques de Dauvergne, ma curiosité était un peu piquée et je me demandais si l'on ne voulait pas à tout prix enregistrer une oeuvre anecdotique histoire de faire de l'archéologie musicale pour cette seule fin.

Bref, quelle ne fut pas ma surprise en trouvant sur un site internet des extraits vidéos de cette recréation en version de concert en automne 2011 à Versailles à l'occasion des grandes journées Dauvergne. Au vu de ces morceaux, on sentait un enthousiasme palpable et des musiciens et des spectateurs, eux aussi sans doute surpris de la qualité musicale de l'oeuvre.

Le présent double CD concrétise avec les mêmes acteurs cette version de concert.

Après mon achat, avant de l'écouter, je me suis un peu renseigné sur ce personnage singulier que fut Dauvergne pour me remettre dans le contexte musical de l'époque.

Celui-ci qui vécut entre 1713 et 1797 fut donc actif entre 1735 et 1789, à savoir entre la première tragédie en musique de Rameau et l'aboutissement des réformes de l'opéra par Gluck puis la naissance du clacissisme avant la chute d l'Ancien Régime.
d'autant qu'il occupe tous les postes officiels majeurs dans la France Monarchiste à Versailles et à Paris (directeur du Concert Spirituel, directeur de l'Académie Royale de musique...)

Le parrainage chaleureux reçu de Rameau par Dauvergne, dès ses premières compositions, lui prescrit une feuille de route impérative : maintenir la suprématie et la spécificité de la tragédie lyrique à la française, telle que le tandem Lully-Quinault en a profilé l'équilibre parfait, entre déclamation, divertissements dansés, intermèdes orchestraux.

Dauvergne s'y emploie dès les premières mesures de son Hercule Mourant avec une très belle ouverture lullyste à la française qui donne le ton.
Quitte à rafraîchir et à toiletter son illustre devancier, en supprimant ici le prologue devenu inactuel.

Il maintient aussi dans cette tragédie lyrique la tradition héritée du grand siècle dans le choix du sujet, tiré de la mythologie grecque et romaine. Signé Marmontel, le livret de Dauvergne laissent les dieux de l'Olympe en coulisse. C'est un progrès dramaturgique.
Mais Dauvergne génialement développe la peine amère de deux âmes dépossédées (Déjanire et Hercule) sans qu'ils ne se rencontrent jamais.

Veronique Gens en grande habituée du répertoire est une grande Dejanire qui est la parabole d'une tragédie humaine, la persécution de ce qui ne sera plus, un bonheur évanoui, un tas de ruines sentimentales. Tout l'acte IV lui est dédié : son grand air avec choeur " Dieu, grand dieu, sois sensible..." est une prière où le grandiose rejoint l'humaine aspiration d'une amoureuse coupable.

Andrew Foster-Williams incarne un Hercule crédible qui peine un peu dans le remarquable air de l'acte III: " Arbitre des destin, Ô toi dont la puissance remplit l'immensité des cieux ". Il y'a ici des accents indéniables du Rameau des années 1730.

Les autres solistes tiennent leur rôle de façon tout à fait honorable et tout aussi impliquée (Emiliano González-Toro,Julie Fuchs, Edwin Crossley-Mercer,Romain Champion...)

Les passages instrumentaux sont gracieux à souhait et raméliens de bout en bout; l'apothéose d'Hercule, une somptueuse chaconne clôturant le drame, rend elle hommage au grand Lully.

En ce qui concerne la direction, je serai peut être un peu plus réservé. Celle-ci paraît un peu trop épurée, sèche, sévère, la prise de son peu aérée, et la palette sonore un peu étriquée.On peut faire la comparaison avec le dynamisme de Minkowski, la poésie de Christie ou le charme délicat de Gardiner dans Rameau.
C'est un peu le penchant de Rousset aussi dans ses enregistrements pour clavecin qui tendent de plus en plus vers une rigueur et un dépouillement tout janséniste qui ne manquennt parfois pas de grandeur.

Les chœurs également subissent cette tendance ce qui est un peu dommage.

Toutefois, ne boudons pas notre plaisir car en l'absence d'une discographie pléthorique, cette sortie est vraiment la bienvenue et surtout a le mérite de faire sortir de l'ombre une belle endormie, cette tragédie lyrique et surtout un musicien de génie, Antoine Dauvergne qui est un peu le chainon manquant entre Rameau et Gluck.

PS : Petit rappel de la légende "Dans la mythologie grecque, Déjanire est la dernière épouse mortelle d'Héraclès. Pour la conquérir, ce dernier doit se mesurer à un rival, Achéloüs, le dieu-fleuve, qui se transforme en vain en taureau pour l'affronter : Héraclès le terrasse et lui arrache une de ses cornes. Victime d'un stratagème du centaure Nessos, Déjanire va provoquer involontairement la mort de son époux. Elle se suicide alors par pendaison".
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Cette oeuvre à l'epoque de sa creation ne connu pas un grand succés, et est sortie de l'oubli par cet enregistrement.
D'un point de vue musicologique, l'entreprise est à saluer, Rousset , investi, à réuni une exellente équipe de chanteurs, chantant dans un trés bon Français, illuminée par la presence electrique de Veronique Gens dans le role de Déjanire.
En replaçant cette oeuvre dans le contexte musical de l'époque, elle fut créée en 1761, 20 ans apres le dernier opera de Handel, Deidamia, et elle n'apporte rien de nouveau ou de passionant.
l'enregistrement en public est de trés bonne qualité.
Un enregistrement pour les fans de Veronique Gens, qui contribue grandement , avec christophe Rousset, au rayonement de la musique Française, meme s'il ne s'agit pas d'oeuvres majeures.
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le 28 mars 2013
Christophe Rousset se plait à nous faire découvrir des oeuvres peu familières du grand public : que ce soit grâce à Salieri, Lully ou encore Dauvergne, lequel est ici servi magistralement avec une tragédie en musique de belle facture, qui évoque Rameau mais aussi anticipe presque sur Gluck par certaines pages, notamment dans l'orchestration qui sonne parfois presque "classique". A découvrir!
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le 25 décembre 2012
Les critiques contemporains des oeuvres historiques n'ont pas toujours tort , l'oeuvre fut assasinée lors de sa création en 1761
Le texte de présentation l'expose clairement et on se dit que la critique est facile et sans doute exagérée .
L'écoute de l'oeuvre ne détrompe malheureusement pas , pourtant , l'ensemble est de bonne tenue , une mention spéciale à Véronique Gens , toujours royale dans les rôles d'épouse bléssée .Andrew Foster William en revanche n'a pas le timbre adapté et sa justesse est à rude épreuve dans le rôle titre .
Les autres protagonistes sont à la hauteur de l'entreprise mais la faiblesse du livret et de la musique dans son ensemble ne peut transformer une oeuvre secondaire en un chef d'oeuvre .
Christophe Rousset est toujours impeccable dans sa direction et parvient à capter l'intérêt par ci par là , en particulier dans certaines danses et les grands récitatifs dramatiques du dernier acte
Une oeuvre mineure donc , à découvrir pour redonner à Dauvergne une chance de reintégrer la place qu'il mérite pourtant dans la cohorte des musiciens de la 2ème moitié du XVIII ème Français .
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le 2 octobre 2015
La musique est magnifique, vive et enlevée. Les chanteurs donnent ici un magnifique écrin à la langue française. Même sur le bûcher Hercule déborde d'énergie... Et en plus l'enregistrement est d'une qualité parfaite. Un joyau.
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le 1 décembre 2012
Oeuvre redonnée pour la première fois depuis l'époque de la création, et avec un soin remarquable dans l'interprétation ! La Fondation Bru Zane nous permet de découvrir enfin, en les sortant de l'oubli, des oeuvres célèbres en leur temps, que seuls les dictionnaires anciens ou les ouvrages d'érudition mentionnaient ! C'est un travail comparable à celui d'Opera Rara pour l'opéra italien. Ici c'est le répertoire français qui nous est restitué ! Personne d'autre ne l'avait fait, de matière aussi soutenue, et avec cette compétence, avant eux ! Nous avons cette chance d'être contemporains de cette démarche de restitution de patrimoine. Pourquoi auparavant, des compositeurs aussi célèbres que Dauvergne (mis à part sa "Coquette trompée"), Gossec, Méhul, Catel, R.Kreutzer (célébré par Beethoven !),....etc, étaient occultés ? Sur ce chemin nous devrions retrouver aussi, espérons-le, et parmi tant d'autres, les Dalayrac, Berton, Isouard, Auber, Hérold, Halévy, Niedermeyer, Adam, David, Clapisson, Grisar, Mermet .... sans oublier tous ces étrangers qui ont produit des oeuvres magnifiques en France : Piccinni, Vogel, Martini ( pensons à "plaisir d'amour" inséré dans "Le droit du seigneur"),Sacchini, Salieri, Paër, Carafa, Balfe, Poniatowski, Saxe Cobourg....etc.
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