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Pour ces deux films de Fritz Lang, il existait bien des éditions import mais elles ne contenaient aucun sous titre (ni anglais ni français) et la qualité sonore, comme visuelle, était plutôt médiocre d'après quelques experts anglophones... Wild Side Video nous gratifie donc aujourd'hui d'un magnifique coffret comprenant While the City Sleeps (La Cinquième Victime) et Beyond a Reasonable Doubt (L'Invraisemblable Vérité). Certes, l'objet est très onéreux, et s'il possède des sous-titres (en français uniquement), il a surtout l'avantage de présenter une version restaurée (en 2.00) ainsi que la version voulue par le cinéaste lui-même (version 1.33). Cela dit, ce coffret est loin d'être indispensable (il ne s'agit pas de chefs-d'oeuvre, loin s'en faut, comme aiment à le répéter certains critiques passionnés...); disons qu'il contentera principalement les cinéphiles respectueux de ce cinéaste... Après le diptyque consacré à deux de ses plus grands films américains (The Woman in the Window / Scarlet Street) ainsi qu'une série d'Introuvables (l'excellent House by the river, le très moyen Human Desire, ou encore ce film noir somme toute inégal, Secret Beyond the Door), voici donc les deux derniers films américains du cinéaste allemand alors exilé aux Etats-Unis depuis 1934 (son premier film outre-atlantique étant l'impeccable Fury, film magnifique produit en 1936 par la MGM; Mankiewicz en était le producteur). Fury était une histoire bouleversante, avec des acteurs qui ne l'étaient pas moins - Spencer Tracy et Sylvia Sidney). Vingt ans plus tard, Fritz Lang est toujours un cinéaste affirmé. Il n'a plus rien à prouver, mais comme tout génie du cinéma, il a pas mal de peine à se faire entendre ou à se faire respecter au sein de l'establishment hollywoodien... D'ailleurs, suite à une nouvelle brouille avec un producteur, Lang quittera à jamais le territoire US (juste après le tournage de Beyond A Reasonable Doubt). Il réalisera alors ses trois derniers longs métrages en Allemagne fédérale (Le Tigre du Bengale, Le Tombeau Hindou, et Le Diabolique Dr Mabuse).

Pour commencer, La Cinquième Victime est une oeuvre assez étrange. De le revoir dans ce support confirme mes premières impressions plutôt mitigées (je l'avais vu une première fois en salles, il y a quelques années, lors d'une rétrospective langienne). Hollywood avait déjà exploré ce terrain-là, celui de la presse à scandale (l'on se souviendra par exemple de ces deux films tournés quelques années plus tôt, Deadline U.S.A de Richard Brooks (1) avec l'impeccable Humphrey Bogart ou encore ce formidable brûlot signé Billy Wilder, Ace in the Hole avec un Kirk Douglas alors au sommet de son art...). A la fois film noir et comédie sur l'arrivisme, le personnage principal de While The City Sleeps est lui-aussi le milieu de la presse, avec ses journalistes pingres, voulant faire à tout prix de l'audimat, cherchant le scoop ou le sensationnel, quitte à oublier de vérifier leurs sources... Si la critique est de mon point de vue moins féroce que dans le film de Billy Wilder, c'est, malgré quelques défauts, une sacrée leçon de mise en scène. Certes, on pourra toujours regretter le manque d'épaisseur de certains personnages (le couple très conventionnel interprété par Dana Andrews et Sally Forrest) tandis que d'autres (celui de George Sanders et Ida Lupino), bien plus intéressants, auraient mérité un travail plus approfondi de mon point de vue (cette scène très réussie dans le bar avec Sanders et Lupino est un moment de pure magie cinématographique)... Mais voilà si les personnages manquent d'épaisseur, c'est peut-être aussi, comme le confiait Lang à Bogdanovich, parce que les gens font exactement ce que vous faîtes sans doute vous-mêmes, mais que vous détestez : courir après un emploi, après l'argent, faire les courses... C'est donc une critique féroce de notre monde capitaliste basé sur la course et l'efficacité à tout prix, un monde qui n'en devient que plus grotesque... En tout cas, rarement les hommes m'étaient apparus aussi veules à l'écran, aussi vains et superficiels... Mobley (campé par Dana Andrews), tout comme ses collègues, tous nous apparaissent hypocrites, machos, voire vulgaires; prêts à abandonner femmes et fiancées si ça peut les aider à gravir les échelons...

John Barrymore Jr. que l'on avait aperçu quatre ans plus tôt dans ce film plutôt inégal de Joseph Losey (The Big Night) donne quant à lui un portrait monolithique, voire caricatural et sans réelle saveur... Mais là encore, l'intention du cinéaste était on ne peut plus claire. Une nouvelle race de tueurs était apparue, laquelle était en partie réglée sur cette nouvelle société désincarnée : les mass murderers comme on les appelait alors, et qui deviendront les serial killers à partir des années 80... Bref, c'est un portrait très noir de l'Amérique. Mais voilà, l'esthétique est là : comme le rappelle Bernard Eisenschitz dans son ouvrage référence, Fritz Lang au travail (2), "le fleuve devant la silhouette de New York, la nuit, la plongée sur une rue détrempée, la cage d'escalier désolée, les grands immeubles percées de fenêtres", tout concourt à faire de ce film un petit joyau du septième art. Un cinéma révolu, certes, mais qui ne manque pas de profondeur, c'est le moins que l'on puisse dire! Même si l'épaisseur romanesque n'intéresse plus Lang (la mort du magnat de la presse au tout début est expédiée en quelques secondes, de même que l'arrivée de son fils, interprété par le génial Vincent Price), le film reste paradoxalement très efficace. Et le regard du cinéaste ne m'est jamais paru aussi cynique et désabusé : Lang donne une image de l'Amérique comparable à un grand corps malade. Tous les hommes et même les meilleurs - en apparence (Mobley n'est pas aussi moralement attachant qu'il en a l'air...) sont traités avec une férocité quasi-jubilatoire! Les femmes sont les maîtresses de leurs patrons (Rhonda Fleming, parfaite) et le tableau est ainsi très pessimiste, avec une mise en scène quasi-parfaite. Les acteurs sont tous brillants, à commencer par Dana Andrews, mais aussi George Sanders (que l'on voit hélas trop peu), ou encore Rhonda Fleming que nous avions tous remarqué dans le célèbre Out of the Past de Jacques Tourneur et admiré dans Deux Rousses dans la Bagarre d'Allan Dwan. Le titre, While the City Sleeps n'est bien sûr pas très pertinent en français (la Cinquième Victime). Mais l'on ne s'étonnera pas que la traduction littérale n'ait pas été retenue dans la mesure où ce titre avait déjà été emprunté pour le formidable film de John Huston, Asphalt Jungle (tourné cinq ans plus tôt)...

Le film suivant est de mon point de vu plus intéressant, malgré une fin peut-être un peu trop rapide... En une heure et vingt petites minutes, Lang expédie son sujet avec une efficacité qui là encore laisse pantois. Le montage est ici extrêmement judicieux. Pas de temps mort. Faut dire que comme pour le film précédent, Beyond A Reasonable Doubt fut tourné sur les plateaux de la RKO (le studio sur le déclin produit alors ses derniers films...) en un temps très court (trente-quatre jours). Et puis quelle pléiade d'acteurs et actrices là aussi : Joan Fontaine (très convaincante), Barbara Nichols (dont on se souviendra longtemps de la scène de strip-tease sous l'oeil de Dana Andrews et Sidney Blackmer)... Le récit s'ouvre sur une exécution capitale devant un parterre de témoins (magistrats, flics, etc). Le thème de la peine de mort avait pas mal divisé l'équipe d'alors. Le film raconte une machination entreprise par deux journalistes pour déjouer les rouages du système et faire ainsi un scoop sur l'innocence d'un homme. La fin que je ne raconterai pas est abrupte, et l'on ne manquera pas de voir une deuxième fois ce film qui lors de sa sortie, d'ailleurs, avait pas mal déçu le public... (ce que craignait le cinéaste...). Les acteurs sont pourtant tous convaincants dans leurs rôles respectifs (mention spéciale à Philip Bourneuf dont l'interprétation est ici magnifique). Enfin, le titre anglais est tiré d'une expression qualifiant aux Etats-Unis la certitude légale exigée pour un verdict menant à la chaise électrique. Bref, dans cette histoire au cours de laquelle un innocent se fait passer pour un faux coupable afin de prouver l'inanité de la peine de mort, pas mal de suspense et de rebondissements (4)... Verdict pour cette superbe édition de luxe : Malgré le prix très élevé du coffret, voici un objet réservé aux amoureux du cinéma langien, mais que les curieux ne se privent pas. Seulement, ce n'est pas forcément la meilleure porte d'entrée pour découvrir Fritz Lang (mieux vaut commencer par Métropolis, puis M et éventuellement Fury). Pas de documentaires en guise de bonus, seulement la bande annonce pour Beyond A Reasonable Doubt et surtout un livret de 120 pages! (sic)
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(1) Il est quand même étonnant que Deadline U.S.A. produit par la Fox soit sorti tardivement en dvd. On le trouvera sous le titre Bas les Masques.

(2) Pour cette édition Wild Side, on retrouve Bernard Eisenschitz. Il signe le livret accompagnant ce diptyque (120 pages de documents, de photos, d'affiches cinématographiques).

(3) Un point regrettable : les sous-titres sont hélas inamovibles. C'est un peu dommage pour une pareille édition de luxe...

(4) Knock on Any Door (1949) grand film noir de Nicholas Ray (avec Humphrey Bogard et John Derek) traitait à peu près du même sujet (l'innocence supposée d'un condamné). Là encore, je ne comprends toujours pas pourquoi un tel fleuron du septième art n'est toujours pas disponible ! (Wild Side Video ou Carlotta, vous pouvez faire quelque chose, là?)
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 13 décembre 2012
Ces deux films de Fritz Lang s'inscrivent dans la même veine que les mémorables Femme au gardénia et Reglements de compte (Ah Gloria Grahame et la cafetière...), soit des films noirs hautement divertissants filmés de manière magistrale avec en filigrane un regard critique sur cette Amérique à la fois honnie et aimée que Lang s'apprête à quitter en cette fin des années cinquante. La cinquième victime raconte la course effrénée de plusieurs journalistes pour obtenir une promotion. Leur moyen d'y parvenir? Débusquer le psychopathe qui sévit en ville en s'attaquant à de jolies jeunes femmes. De la même manière que John Farrow dans la Grande horloge décortiquait les rouages des médias américains Lang filme de manière ironique cette course au scoop où Dana Andrews n'hésite pas à se servir de sa petite amie comme appât. Le casting est hallucinant: outre les bombes Ida Lupino et Rhonda Flemming le film compte à son affiche Vincent Price, Georges Sanders, Thomas Mitchell (père de Scarlett O'Hara dans Autant en emporte le vent), John Barrymore Junior et donc monsieur Laura: Dana Andrews. Que demander de plus? L'invraisemblable vérité peut être vu comme l'ancêtre de La vie de David Gale. Un journaliste et son futur beau-père tentent de démontrer que la peine capitale doit être abolie. Pour se faire ils profitent d'un sordide fait divers pour fabriquer de toutes pièces l'implication du journaliste dans ce crime. Tout fonctionne au mieux, le journaliste est arrêté, sa culpabilité prouvée sur des points mineurs mais alors qu'il attend paisiblement dans le couloir de la mort que beau papa vole à son secours en présentant les clichés l'innocentant, celui-ci ne trouve pas mieux que de mourir! Là encore distribution éblouissante avec notamment Joan Fontaine et scénario au cordeau qui permet à Lang de démontrer le paradoxe de toute prise de position sur la peine capitale grâce à un coup de théâtre qu'il me faut taire. Côté technique les films sont présentés dans de respectables copies avec vf et vo; le volumineux livre qui leur sert d'écrin comporte de magnifiques photos des tournages mais il faut avouer que son contenu informatif demeure moindre pour un cinéphile quelque peu averti qui se serait nourri à l'ouvrage de référence de Patrick Brion paru aux éditions de la Martinière sous le titre Le film noir . Quoi qu'il en soit je conseille vivement l'investissement.
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le 9 février 2013
Pff, quand je lis ici et là que ce coffret aurait mérité une édition Blue Ray, c'est du grand n'importe quoi. De pareils films se suffisent à eux-mêmes et n'ont pas besoin d'une haute définition. Le travail de Wild Side est plus qu'honorable et ça suffit. Pas d'effet spéciaux ici. De toute façon, Fritz Lang n'en a pas besoin (même avec Metropolis). Ces deux films formant un diptyque sont vraiment dignes d'intérêt. Je n'y reviendrai pas, d'autres l'ont fait mieux que moi. Un coffret que l'on ne manquera pas de se procurer directement sur le site de Wild Side. En espérant qu'ils éditeront Clash By Night en V.O. étant donné le carnage d'une maison d'édition que je ne nommerai pas (voir les avis sur amazon). Ainsi que Man Hunt... En attendant, bravo Wild Side.
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le 1 mars 2014
Je ne sais pas si Fritz Lang avait lu Nerval, mais ces deux oeuvres sont simplement, étonnament, jubilatoire ! de vrais faucons maltais ! Epatant livret, très documenté, pour accompagner ces deux DVD. Attention bien choisir le coffret Version originale (avec sous-titres, car ça cause un max et même un bon angliciste a du mal à suivre); imaginer Fritz Lang dirigeant Dana Andrew avec son gros accent allemand, drôle ...
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le 19 août 2013
Tout le génie de Lang. Dans une qualité exceptionnelle. Les documents d'accompagnement ajoutent aux DVD des informations intéressantes. Un coffret à se procurer absoluement.
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le 13 janvier 2013
Je recommande l'achat de ce coffret aux amateurs de films noirs, car ces 2 oeuvres sont vraiment particulières dans la filmographie de Fritz Lang ainsi que dans l'histoire du film noir. Elles sont en fait restées très modernes en raison des thèmes abordés : le pouvoir et l'attitude des médias par rapport au traitement de l'information pour " La 5ème victime " et l'art du mensonge et de la machination pour " L'invraisemblable vérité ". Ces 2 films sont également très complémentaires d'autant que Dana Andrews joue dans les 2 films.
Les copies des films sont enfin de bonne qualité, ce qui permet d'encore mieux les apprécier.
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le 12 décembre 2012
La 5é victime n'a pour moi rien d' un film noir poutant classé comme tel par le specialiste PATRICK BRION.LANG ne s'est pas interessé à l' intrigue policiere et nous decrit un tableau assez confus de l'affairisme americain des annees 50 avec des hommes cupides et stupides et des femmes devalorisées et manipulées.Pour moi un des plus mauvais film de la periode americaine de LANG!Qui peut par ailleurs me dire ce que signifie le titre (français) du film???Le livre est tout aussi decevant,de lecture difficile et ne nous apprenant rien de bien interessant.Il en est de meme des bonus,trés pauvres et n' apportant rien de plus à l'ensemble.Bref,en attendant de visionner le 2é film,une grande deception quand on connait le reste de la carriére du realisateur!
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