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4.0 étoiles sur 5 « Il y a des gens qui dansent sans entrer en transe et des gens qui entrent en transe sans danser. » (Jacques Prévert), 14 février 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Copendium, Julian Cope : 31 Titres De Pop Avant-Garde (CD)
Complément au livre du même nom, cette onéreuse compilation au pressage limité fait sérieusement réfléchir aux tristes limitations de la communication verbale. Comme l'énonce si bien l'avant-propos de Rob Young dans le livret : « Why doncha let da moozic speak fuh itzelf ???!!! » - pourquoi ne pas laisser la musique parler par elle-même ? La suggestion est dans le cas présent d'autant plus pertinente que la musique, ou plutôt les musiques, dont il est question défient superbement les tentatives de définition. Krautrock avec des vrais morceaux de free-jazz dedans, drone doom, prog-punk lo-fi, electro-goth, garage psychédélique, heavy metal pionnier, il y a même une courte mesure de boogie-woogie ! - les étiquettes finissent par ne plus vouloir dire grand-chose... Alors comment aborder ces trois CD bourrés jusqu'à la garde de morceaux si disparates ? A proprement parler, au risque d'induire les gens en erreur, on pourrait dire qu'il s'agit de musique sacrée, au sens originel du terme, comme on pourrait aussi dire - et dans l'absolu, ce serait parfaitement faux - que c'est de la musique de fous, et paradoxalement la plupart des gens s'en feraient alors sans doute une idée assez juste. En fait, le point commun de tous ces morceaux, à part qu'ils ont tous été choisis par Julian Cope, c'est peut-être qu'ils lancent tous un appel vers une certaine forme de transcendance : l'une des idées développées par Rob Young est que la musique underground, lointainement enfantée par le Rock'n'Roll, a toujours essayé d'une manière ou d'une autre de remplir le « trou en forme de Dieu » qui bée au caeur de la société occidentale, que ce soit par le paganisme, le gnosticisme, l'invocations des esprits ou toutes les mythologies modernes tournant autour du Dieu-Machine, de la posthumanité, des aberrations cryptozoologiques, des vampires ou des extraterrestres. Voilà pourquoi on peut à bon droit parler de musique sacrée : à travers ces morceaux tous différents, courts, longs, outrageusement violents, extraordinairement calmes, savamment orchestrés, pleins de bruit et d'harmonies furieuses, souvent charmants et parfois insupportables ou ridicules mais presque toujours touchants, on assiste une nouvelle fois aux noces du Ciel et de l'Enfer dans une formidable apocalypse génésique où se réinvente sans cesse une espèce de cérémonie protéiforme faite de bric et de broc mais dont le fonds mystique commun participerait de la même tradition prométhéenne. En effet, si par le titre qu'il a choisi, Julian Cope rattache cette compilation au Rock'n'Roll alors que pas un seul morceau n'appartient stricto sensu au genre, c'est probablement pour en retrouver la dimension primordiale de révolte et de rébellion : dans leur jusqu'au-boutisme radical et totalement subjectif, ces trois disques constituent un parfait manuel de résistance à la normalité. Par les temps qui courent, on conviendra que c'est plus qu'appréciable.
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