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En quelques lignes denses, Zybine a dit l'essentiel. Je ne ferai donc que préciser que pour moi Husbands représente le meilleur et le moins bon de ce qu'a pu apporter "la méthode Cassavetes" : pour le meilleur l'impression de véracité et de naturel bien sûr, mais aussi ce mélange si dur à reproduire - probablement impossible pour ses séides, même quand ils s'escriment à le faire - d'écriture, de réalisation concertée et d'improvisation, ces ruptures de rythme et de ton qui rendent ses films si dynamiques et surprenants ; pour le moins bon, les 'tunnels' que cela implique parfois, plus nombreux à mon sens dans la 2ème moitié de Husbands que dans la 1ère, et qui finissent par engendrer un certain ennui (alors même que je suis 'client' de ce genre de cinéma). Cela étant, je ne peux m'empêcher de considérer les films de Cassavetes dans leur entier, au-delà de leurs moments les moins prenants, et comme des jalons dans ma 'carrière' de spectateur.

Au début du documentaire livré en bonus, Cassavetes parle des metteurs en scène avec qui il a travaillés, et assure qu'ils ont tous un point de vue, un "concept", qui fait que leur film ne ressemblera pas à celui d'un autre cinéaste, mais que comme lui n'en a aucun, il attend juste que les acteurs apportent ce qu'ils sont et plus encore. A ce titre, il est évident que la rencontre avec Peter Falk et Ben Gazzara sur ce film a été essentielle. Tous les trois livrent parmi leurs meilleures prestations - certaines des autres se trouvant d'ailleurs dans d'autres films de Cassavetes!

EDITION WILD SIDE 2012 : Husbands

Husbands était jusqu'à présent le grand manquant de sa filmographie en dvd en France. L'édition Wild Side répare cet oubli avec style. Les deux versions - celle de la sortie cinéma, et la version plus longue de 11' - sont réparties sur deux dvd différents, un 3ème étant consacré à des suppléments très intéressants.

La version longue (2h16 en vidéo) n'est évidemment pas une révolution par rapport à la version plus courte (2h05). J'ai lu à deux reprises - sans être certain de la véracité de cette assertion - que Gena Rowlands avait été à l'origine des coupes, qui se trouvent essentiellement dans la scène du bar (où des chansons avaient été enlevées ou écourtées) et dans les scènes suivantes. D'aucuns assurent que la version intégrale comprendrait quelque 10' supplémentaires par rapport à cette version longue. Quoi qu'il en soit, les amateurs seront heureux de disposer des deux versions, qui plus est dans des copies de très bonne qualité dans les deux cas. Bien sûr, si les masters sont très propres, cela ne signifie aucunement qu'ils ne comportent pas de grain. Cela aurait été une trahison si l'on avait cherché à supprimer le grain purement et simplement - cela étant, il n'y a pas d'édition blu-ray, on ne sait pas ce qui aurait été fait en HD. Peut-être le master de la version longue souffre-t-il d'un léger manque de définition par rapport à celui de la version cinéma, mais dans l'ensemble les deux copies sont belles et respectent le film dans toutes ses composantes. Il ne faut toutefois pas s'attendre à un son fabuleux : même nettoyé, il reste souvent un peu métallique et saturé. VOSTF uniquement pour les 2 versions.

2 suppléments de choix, au-delà des rituelles bandes-annonces et filmographie :
- avant tout, le documentaire de Doug Headline et Dominique Cazenave, Anything for John (1h30). Parce qu'il a été réalisé au moment où les protagonistes étaient encore tous vivants (à part Cassavetes lui-même bien sûr, disparu en 1993), qu'ils sont parfois réunis et qu'on les laisse évoquer leurs souvenirs sans les couper immédiatement, le film est à la fois instructif et émouvant. Le montage est parfaitement réalisé, les intervenants de qualité - par-delà les acteurs de la 'famille', Samuel Fuller par exemple - les choix musicaux très bons. On entend un certain nombre d'anecdotes et l'on apprend des choses précises sur la méthode du cinéaste, mais le mystère de l'alchimie qu'il a su créer persiste bien sûr. Un excellent film consacré à un cinéaste, du genre qu'on aimerait voir nettement plus souvent en supplément dans les dvd et blu-ray.
- en complément, une discussion plus courte (29') entre Peter Falk et Al Ruban (acteur, directeur de la photo et producteur de plusieurs films de Cassavetes), qui date de la même époque, un peu plus anecdotique mais où Peter Falk s'émeut et nous émeut.

Au total, une excellente édition, pour laquelle on remercie grandement Wild Side. Il était plus que temps. Mais quand l'édition est à la hauteur, on regrette moins d'avoir attendu si longtemps.

En revanche, on ne pourra qu'amèrement regretter l'absence du coffret Cassavetes comprenant 5 de ses films majeurs (de la fin des années 60 à la fin des années 70) sorti il y a trois ans et demi par Océan Films : 5 films de John Cassavetes - Coffret. Espérons que son absence n'est que temporaire, car ces films sont indispensables et ce coffret était lui aussi une réussite. Si parmi vous certains découvrent Cassavetes avec Husbands, sachez qu'il sera indispensable de trouver d'une façon ou d'une autre ce coffret, et de poursuivre le chemin avec Une Femme sous influence, Opening Night, etc.

NB Le retour de ce coffret est finalement annoncé pour la fin 2013, dans un combo dvd et blu-ray : Hommage John Cassavetes - Coffret Prestige. J'imagine qu'il reprendra les copies remastérisées sorties en salles à l'été 2012.

Mentionnons pour les déjà mordus qui souhaiteraient lire sur le cinéma de Cassavetes le bon livre de Thierry Jousse : John Cassavetes. Ainsi que le bel album de photographies paru lui aussi aux éditions des Cahiers du cinéma : John Cassavetes.
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 1 septembre 2012
Sous-titré "Une comédie sur la vie, la mort et la liberté". C'est balancé comme ça, l'air de rien. Et c'est pourtant, très sérieusement, exactement ça. Comédie assurément: il y a plein de passages hilarants. La vie et la mort, indissociables, sont au coeur du film. Où Cassavetes ne cesse de souffler le chaud et le froid. Comme dans la vie. Il y a des moments d'euphorie suivies de moments de détresse. Tout le film est basé sur les antagonismes présents chez chaque être humain et qui vont jalonner son parcours. Les personnages sont à la fois touchants et abjects, les moments de tendresse sont brutaux, ce qui est vrai à un moment ne l'est plus quelques instants plus tard, ce qui est beau est à la fois triste, on s'amuse tout en étant très sérieux, on rit et puis on pleure, les moments de grâce sont tout de suite gâchés par la banalité du quotidien. La vie et la mort, donc. La force du film, c'est de montrer l'universalité de ce qui est unique pour tout un chacun. La vie est à la fois propre à chaque individu mais aussi semblable à celle de tout le monde. Pas de héros, ni de anti-héros, pas de bons et pas de méchants, tout cela en même temps, le film étant tout à la fois mysogine et mysanthrope, effaré par le comportement humain mais aussi clément envers lui. Forces et faiblesses. En cela, Cassavetes est l'anti-Eastwood, aucun manichéisme dans le film. La liberté est, elle, également au coeur du film, et renforcé par le style du cinéaste qui ne suit aucune règle. Il y a des passages, où les acteurs parlent hors champ, inimaginables chez d'autres réalisateurs. Attention cependant, Cassavetes ne propose pas du divertissemnt mais une oeuvre d'art. Il y a des passages incroyablement longs, aucun plan ne semble travaillé, mais la magie opère car le film possède cette étincelle, ce feeling, sûr de son bon droit. D'aucuns pourront reprocher au film qu'il ne s'y passe rien (ceux habitués au divertissement), mais c'est, encore une fois, exactement l'inverse dans le même temps: il s'y passe, en fait, tout. La fin résume bien le film: cruelle et apaisée en même temps, banale et sublime à la fois. Violente et douce. Rarement un film n'aura réussi à dépeindre si justement, sans emphase, sans morale, sans lourdeur, les tourments de la vie propres à chaque individu. Le trio d'acteurs est à lui seul un pur délice. Tout cela alors que je suis loin d'être un fana du cinéma de Cassavetes, mais, là, il est touché par la grâce. On pourrait en parler des heures, de ce film, qui apelle de nombreux revisionnages. Arrêtons-nous cependant pour remarquer l'excellent docu de 1h30 ( signé Doug Headline (!!!)) qui complète le coffret de superbe manière. Obligatoire, j'en ai bien peur.
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Trois copains new-yorkais enterrent leur meilleur ami. A un verre succède un autre et, après deux jours de beuverie, Harry, homme sérieux et malheureux en mariage, entraîne ses deux amis pour une virée à Londres. On y jouera aux cartes, on y cherchera des filles, on cherchera à échapper au caractère morne des vies familiales ordinaires de banlieue.
Ce premier film en couleurs de Cassavetes, le premier aussi avec Peter Falk et Ben Gazzara, a tous les aspects du manifeste. Etonnant cinéma vérité, fortement improvisé, avec un fil narratif lâche voire inexistant, où l'on recherche le naturel derrière les apparences, où la technique est l'ennemie de la vérité. A la même époque, Altman ou Pialat, dans des genres différents, faisaient le même genre de tentative mais sans le côté radical et sans concession de Cassavetes. Evidemment, ce type de cinéma n'est pas pour tout le monde et on connaît bien des cinéphiles avertis chez qui ce cinéma ne suscite que l'ennui (et des femmes qu'a bien énervées cette apologie de la virilité avinée et dépressive). Mais il y a la classe incroyable de nos trois caballeros, l'élégance du cadre et des lumières et cette critique terrible du vide des vies installées. Jamais le blues de la quarantaine n'a été aussi bien dépeint.
0Commentaire10 sur 11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 25 mai 2012
Très bon film de Cassavetes sur 3 hommes en perditions, qui ne savent plus comment gérer leur condition d'homme à une époque ou la suprématie masculine est en train de tomber. On sent que c'est la période ou la place de la femme et de l'homme est en train de se redéfinir et ces messieurs ont perdus tous leurs repères .... et pètent un plomb entre homme, recherchant à l'extrême, presque au ridicule, à défendre (au moins entre eux !!!) leur condition de mâles dominant. Même la fin est juste, comme le cinéma de Cassavetes d'ailleurs. Un très bon film donc, que je recommande à tout les cinéphile :-)
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John Cassavetes, alors âgé de 41 ans, est à la fois devant et derrière la caméra. J'adore le côté cinéma vérité qu'adopte le film tout entier.
Je trouve les acteurs fascinant à suivre: au cours des longues scènes de dialogues, à la limite de l'improvisation, certains passages sont prodigieux d'authenticité et de candeur cynique. Y mettant tout leur coeur, ces amis seront-ils plus sages au final? Pas si sûr que ça mais le chemin parcouru en vaut la peine.
Je vous recommande vivement ce "Husbands"(1970) qui s'avère simple et complexe en même temps. J'ajouterai d'ailleurs que le film semble combiner tout et son contraire: tendre puis brutal, lent puis rapide, fluide puis saccadé, la liste est longue. Excellente séance à tous et toutes, surtout si vous êtes fans de Cassavetes comme moi.
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le 7 juillet 2013
Je connais ce film depuis longtemps et il devrait faire partie de la collection de tout cinéphile. Un bon scénario et des acteurs exceptionnels qui se connaissaient très bien dans la vraie vie. La façon intimiste de filmer de Cassavetes apporte un piment particulier à l'histoire de ces 4 hommes qui partent ensemble pour leur travail et profitent de ces moments de liberté, loin du champ familial pour prendre du bon temps avec des filles/femmes de rencontre peu farouches. Erotisme, alcool et des mecs.
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le 19 août 2015
Encore un film que j'ai eu l'occasion de découvrir à la télévision et dont j'aime le thème. C'est un film qui commence par l'enterrement d'un ami faisant partie d'un groupe d'homme d'un âge mûr. En contraste avec cet évènement tragique, les personnages semblent fuir leurs angoisses en affichant des comportements excessifs. Il semble que ces hommes essayent de s'étourdir afin de ne pas affronter leur profonde solitude. Cassavetes filme magistralement ses personnages. Un très beau film.
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le 5 novembre 2014
je suis un fan dejohn cassavettes et quand j ai vu ce film la premiere fois une vive émotion,je retrouve ce plaisir en dvd
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le 16 juin 2013
Quand on aime le cinéma de Cassavetes, on aime tout son cinéma. Husbands n'échappe pas à la règle même si mon préfèré reste Opening Night ou Gloria. Cassavetes est magnifique dans ce film et ses amis acteurs aussi.
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