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14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Divergent mais passionnant, 27 janvier 2013
Par 
Savinien (Liège, Belgique) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart : Symphonies, Ouvertures & Sérénades (CD)
Si Klemperer fait office d'évidente référence dans la musique plus imposante comme Bruckner ou Mahler, et si on lui accorde unanimement le crédit d'un Beethoven et d'un Brahms incontournables, il n'est pas évident aux oreilles d'aujourd'hui de le considérer, à priori, comme un chef mozartien (ou haydenien). Le mouvement baroqueux a depuis institué de nouvelles exigences, et il est devenu presque impensensable de jouer Mozart avec un orchestre complet, comme c'était le cas il y a un demi-siècle. Ce serait toutefois une grossière erreur de rejeter en bloc toute vision du passé au nom d'un passé plus lointain encore. Car on trouvera longtemps bien des satisfactions mozartiennes à l'écoute des baguettes du temps jadis, ces Toscanini, Furtwängler et autres Walter, que suivront, par exemple, d'autres Karajan, Böhm, Krips ou Bernstein.

Bien sûr, chacun aura dans l'oreille son Mozart idéal, et choisira l'une ou l'autre interprétation "meilleure" que les autres. Mais dans Mozart au moins autant qu'ailleurs, il n'y a guère d'interprétation unique (sinon tout le monde s'accorderait sur une seule référence, et l'on pourait jeter les autres versions; quelle tristesse !). Ce coffret en est un témoignage supplémentaire, qui mérite que l'on fasse fî de tout préjugé.

Car l'interprétation obtenue par le chef allemand, pour relativement chargée qu'elle soit par l'usage d'un orchestre symphonique, ne se montre pas moins d'une clarté absolument exemplaire. Les cordes forment de véritables strates sonores, sur lesquelles flottent des vents purs et colorés. Fidèle à sa méticuleuse objectivité, Klemperer éclaire ce Mozart comme bien peu de chefs "classiques" ont su le faire. Et l'on est sommes toutes assez loin de la pâte sonore chère à Karajan; on s'approche sans doute davantage de Böhm par certains aspects, mais avec une intégrité fondamentale, une intensité, une précision et un refus caractéristique du sentimentalisme gratuit, qui augmentent en définitive l'impact immédiat de la vision et sans doute par là-même son intemporalité.

Conformément à sa réputation (pas toujours méritée par ailleurs), les tempis sont souvent mesurés, voire parfois lents (c'est d'ailleurs généralement plus marqué au fur et à mesure que le chef vieillit). Mais en rechignant à l'idée d'un Mozart qui ne soit ni baroqueux ni allégé, il ne faudrait pas mettre dans le même sac retenue et molesse, comme vivacité et précipitation. Car si la mesure est souvent large, la musique reste quant à elle bien vivante, le discours superbe et ininterrompu.

A l'instar du coffret Beethoven, cette édition reprend toutes les captations symphoniques mozartiennes de Klemperer, y compris lorsque plusieurs captations existent pour la même oeuvre, essentiellement à la tête du (New) Philharmonia Orchestra (London Wind Quintet and Ensemble pour la Sérénade n°10, New Philharmonia Wind Ensemble pour les sérénades n°11 & 12). A noter que les captations de 1956 sont généralement parues précédemment en mono (la Symphonie n°38 est en outre proposée ici pour la première fois en stéréo), et sont proposées dans un nouveau remastering (sauf celui de la 40ème, qui date déjà de 1987). La plupart des autres enregistrements proviennent des remastering de 2000 (sauf 1990 pour les 3 sérénades à vents et l'Ouverture Clemenza di Tito; 2006 pour les sérénades n°6 et 13 première version).

Le contenu du coffret est donc le suivant :
- Symphonies : n°25 K.183 (enr.1956), n°29 K.201 (2 versions : mono 1954, stéréo 1965), n°31 K.297 "Paris" (enr.1963), n°33 K.319 (enr.1965), n°34 K.338 (enr.1963), n°35 K.385 "Haffner" (enr.1960), 36 K.425 "Linz" (enr.1956), n°38 K.504 "Prague" (2 versions : 1956 et 1962), n°39 K.543 (2 versions : 1956 et 1962), n°40 K.550 (2 versions : 1956 et 1962), n°41 K.551 "Jupiter" (2 versions : mono 1954, stéréo 1962).
- Sérénades : n°6 K.239 "Serenata Notturna" (enr.1956), n°10 K.361 "Gran Partita" (enr.1963), n°11 K.375 (enr.1971), n°12 K.388 (1967), n°13 K.525 "Eine kleine Nachtmusik" (2 versions : 1956 et 1964).
- Ouvertures : Die Entführung aus dem Serail (enr.1960), La Clemenza di Tito, Cosi fan tutte, Don Giovanni, Le Nozze di Figaro, Die Zauberflöte, (toutes enr.1964)
- Musique Funèbre Maçonnique K.477 (enr.1964)
- Adagio et Fugue pour cordes K.546 (enr.1956)

Un coffret qui, a priori, ne semble peut-être pas aussi indispensable que les Beethoven, Brahms ou Bruckner, avec un Mozart loin des standards du jour; mais sans doute est-ce justement son attrait : divergent et néanmoins, par bien des aspects, vraiment passionnant !

A noter qu'à ces enregistrements symphoniques, il faut ajouter au leg mozartien de Klemperer chez EMI les Concertos pour cor avec Alan Civil, ainsi le Concerto n°25 avec Daniel Barenboïm (voir le coffret des Concertos), et bien entendu les Opéras (Le nozze di Figaro, Don Giovanni, Cosi fan tutte, Die Zauberflöte; regroupés dans un seul coffret prévu en mars 2013).
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11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'excellence de Klemperer au service de Mozart, 26 avril 2013
Par 
Dupneu André (Pyrénées orientales, France) - Voir tous mes commentaires
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart : Symphonies, Ouvertures & Sérénades (CD)
De beaux commentaires ont paru sur cet article, tant mieux. Quelque chose cependant peut encore être ajouté pour inciter le lecteur à acquérir ce coffret : la vertu des plus grands chefs est de faire apparaitre leur interprétation comme nécessaire. Quoi que vous ayez entendu auparavant, Klemperer s'impose, non parce qu'il est imposant, mais pour ce qu'il amène, qui parle tout de suite, s'empare de l'auditeur, et ne le lâche plus jusqu'à la fin. Avec Fricsay dans Mozart on ressent cette même évidence de la direction.
De ce point de vue le temps ne fait rien à l'affaire, et l'on peut remercier l'éditeur de fournir les enregistrements plus anciens en monophonie des symphonies 29 et 41, et beaucoup de versions de 1956 avec celles des années 60. Au prix du coffret, le bonheur n'est pas cher : cette version mono de la 29ème symphonie est magnifique de bout en bout, au point que l'on se demande de quoi relève la bonne alchimie ? L'idée que cela chante semble très juste, peut être aussi y a-t-il chez Klemperer un sens du drame, du récit dramatisé, très soucieux des liens ou articulations qui convient particulièrement bien à la musique de Mozart ?
Une recommandation pour finir : écoutez donc ce bijou qu'est l'adagio et fugue K.546 et écoutez comment Klemperer joue son Mozart ! Nul n'osera prétendre que c'est daté.
Un coffret indispensable, Mozart est à tout le monde, c'est sa qualité, mais assurément il est au mieux entre les mains de Klemperer.
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16 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Mozart qui chante, 31 janvier 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart : Symphonies, Ouvertures & Sérénades (CD)
Klemperer, même dans ses dernières années, a toujours privilégié deux choses :

1 - l'architecture d'une oeuvre, son "grand arc". Là où certains chefs juxtaposent les jolis moments, mettent en lumière tel ou tel détail, lui interprête un tout et fait vivre le mouvement d'ensemble d'une symphonie ( ou d'un opéra ). Qu'importe dès lors le tempo de chaque moment puisque c'est le mouvement qui importe : il y a plus de vie, d'animation, dans certains tempos lents de Klemperer que dans la précipitation de beaucoup de chefs moins inspirés.

2 - le chant.Avec Klemperer, cela chante toujours, aux cordes comme aux vents. C'est ce qui surprendra le plus ceux qui ne connaissent de ces oeuvres que les versions dites baroques où la verdeur des timbres et la brutalité des accents annihilent souvent le chant.

Quant à la lenteur des tempos ... parlons-en ! Ecoutez la 25, la 35, la 36, la 39 : peu d'interprétations ont autant de nerf et de moelle. Rien à voir avec Karl Boehm ou Karajan ( en tout cas ceux de l'époque stéréo ). S'il y a des chefs auxquels on puisse ici le comparer ce sera bien plutôt à Fritz Busch, George Szell voire Reiner.

De mon point de vue, le plus beau bouquet de symphonies mozartiennes jamais enregistré, aussi indispensable que le coffret des symphonies de Beethoven . Et que dire de la sublime sérénade Gran Partita, absolument gorgée de chant, mêlant tendresse et humour ? Bien loin de certaines versions actuelles plébiscitées par la critique et qui offrent surtout un très beau "son", ici on fait de la musique.

A ce prix, ne vous en privez pas ...
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6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Historique !, 21 mars 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart : Symphonies, Ouvertures & Sérénades (CD)
Un Mozart sans mièvrerie et d'une puissance inouïe !
Un choc que redécouvrir un Mozart architecte, grandiose.
Les sérénades sont pleines d'humour et les bois hantent comme jamais.
À recommander absolument. ! !
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