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4,4 sur 5 étoiles
Jeremiah Johnson [Blu-ray]
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le 29 septembre 2006
Jeremiah Johnson est le deuxième film de Sydney Pollack avec Robert Redford, et aujourd'hui encore leur film préféré, sa plus belle réalisation selon l'un, son plus beau rôle selon l'autre. Trois ans avant Dersou Ouzala, hommage d'Akira Kurosawa à un vieux chasseur sibérien, ce sont les Rocheuses, vers 1850, qui emblématisent l'"épine dorsale du monde" ou, au choix, les "plus belles créatures de Dieu"...En 1972, Jeremiah Johnson a été (bien) accueilli comme un western écologique,prônant le retour à la nature, ce qui était bien dans l'air du temps...Le film est plus que cela: la nature y est splendide et mortelle, mais surtout totalement indifférente. Et les autochtones l'image absolue de l'altérité .. Le film expose un processus de mythification,celui du mountain man,en s'enracinant dans les gestes les plus quotidiens de la simple survie. Si le commerce des fourrures aura au bout du compte assez peu inspiré le western, peut être , justement, à cause de la simplicité imposée des scénarii, quelques chefs- d'oeuvre, néammoins, ont su s'y lover : Across the Wide Missouri ( William Wellman, 1953), The Big Sky ( Howard Hawks, 1952), Man in the Wilderness ( Richard Sarafian, 1971)... A la fois limpide et pétri de questions sans réponses (dont la principale est bien de savoir si l'on peut s'échapper à soi...), Jeremiah Johnson, tout en haut de la liste, est une parabole philosophique en même temps qu'une leçon de cinéma.
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29 sur 32 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 2 décembre 2010
En achetant un DVD sur Amazon pas moyen de savoir quelle sera la langue du film et la langue des sous-titres. Ici, étant donné le prix qui est bas, j'ai pris le risque.
La langue est l'anglais,OK,une chance.Mais pas de sous-titres français, c'est raté.
e sous-titre anglais, c'est déjà ça, quant au sous-titre arabe, sans commentaires...
Conclusion,je n'ose plus acheter de DVD sur Amazon tant que langage et sous-titres ne seront pas précisés. C'est dommage.
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
100 PREMIERS RÉVISEURSle 10 septembre 2014
Ce film est comme une poésie offerte à la nature et à la vie en solitaire. Les paysages sont grandioses et superbement filmés dans un décor naturel exaltant. Une histoire où le silence sublime la tranquille beauté des Rocheuses, un silence qui s'attarde sur ces hommes, le plus souvent des trappeurs, où leurs regards expriment plus de choses qu'un long discours. Symbolisé par le « sacré quaternaire » qui définit l'âpreté, la dureté, l'obstination et la violence, la vie de ces hommes aguerris était rythmée par les saisons. Des escapades dans les régions désertiques, aux randonnées dans la froidure de l'hiver en montagne, et descentes de rivières tumultueuses, aux attaques de grizzly ou de loup, étaient le quotidien du trappeur. Celui-ci devait composer avec les tribus indiennes qui habitaient ces vastes espaces sauvages depuis la nuit des temps. Jeremiah cultive sa vie comme un art de vivre dans ce monde où les bourrasques soufflent parfois plus fort que les mots. Le mystérieux personnage de Jeremiah Johnson, est comme sans passé, et dont on ne sait pas grand-chose, ni ce qu'il a été, ni d'où il vient, quitte une civilisation, ou plutôt fuit une civilisation, que l'on devine sans peine à son visage encore plus sauvage que la vie sauvage elle-même, qu'il souhaite éperdument épouser dans un sentiment mélancolique de lassitude du monde des hommes. Ce film comble une lacune en introduisant nos sentiments primitifs et en nous faisant « trappeurs » mais il nous demande un effort de contemplation sans lequel nous passerions totalement à coté. C'est un bel épisode où les lieux de l'action se situent le plus souvent sur de hautes montagnes au milieu du XIXème siècle dans l'Utah, dont les vastes étendues resplendissantes finissent par communier avec les spectateurs. Ce film contemporain est en quelque sorte un anti-western lyrique, une fresque somptueuse non pas sur l'accroissement d'une humanité perdant ses repères, mais une approche sur la conquête de l'Ouest, une volonté de naturalisation de la vie civilisée, sur une recherche du rêve de la mythique osmose, voire symbiose, entre l'homme et la nature. Une oeuvre intemporelle, paisible et régénérant, magnifiant le besoin de retour à la nature et de rupture avec une civilisation de plus en plus épuisante, évoluant à contresens du bon sens. Robert Redford porte cette brillante histoire où la mélancolie finit par s'effacer devant la majestueuse beauté de l'essence même de la vie.
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
35 ans avant Into The Wild de Sean Penn le réalisateur Sydney Pollack enmenait Redford en pleine nature.
Jeremiah Johnson fuit la civilisation et rejoint la nature sauvage. Un parcours directement inspiré de la vie du mountain-man John Johnson, surnommé "le mangeur de foie"(Une expression qui chez les indiens indique qu'un homme à mené sa vengeance à terme) En effet, ce célèbre trappeur du Wyoming combattit un quart de siècle durant les guerriers de la tribu des Corbeaux, responsables de l'assassinat de sa femme. Une jeune indienne de la tribu des Têtes-Plates. Après 25 ans d'affrontements, les corbeaux firent la paix avec Johnson qu'ils considérèrent alors comme "un frère".
Cette incroyable histoire comptant parmi les beaux contes de l'Ouest sauvage du 19ème siècle fascina totalement Sydney Pollack et son acteur fétiche Robert Redford. Ensemble, ils signèrent là un film légendaire qui fut d'ailleurs à l'origine de l'engagement de l'acteur à sauvegarder et protéger les derniers espaces sauvages.
Comme dans l'oeuvre de Sean Penn la nature se montre ici somptueuse et impitoyable. Même si l'univers des Montagnes Rocheuses a rarement été aussi bien filmée, la vision de Pollack n'a rien d'élégiaque. Le spectacle est splendide mais il s'exprime sous la forme d'une fable au romantisme rude et sans concessions.

Au scénario, Edward Anhakt (Le bal des maudits) et John Milius ( Apocalyse Now, Conan le barbare) Tous deux ont construit leur récit sur la base des écrits de Robert Bunker et Raymond W.Thorp, auteurs de la biographie originelle du légendaire "mangeur de foie". Tous les aspects de la vie en pleine nature y sont évoqués. Dureté du climat, violence et et hostilité du milieu. L'intrigue est simple et les dialogues rares. Une communication réduite à l'essentiel dans un film ou la paysage garde le pouvoir et la parole.
La douceur est fugace et l'amour fragile dans ce monde ou le seul enjeu est de survivre. En cela la séquence terrible ou Jeremiah rencontre une femme ayant survécu au massacre de sa famille ne laisse aucune place à l'idéalisation d'un "retour à la nature qui ferait le bonheur de l'homme". Cette face noire de l'oeuvre, ainsi que la sauvagerie des combats contre les guerriers "Corbeaux", ont définitivement assis la la puissance et souffle de ce film incontournable.

A ce soucis d'authenticité s'ajoute la prestation éblouissante de Redford. Totalement investi par son rôle et assurant par son charisme naturel l'aura mythologique de "son" Jeremiah Johnson. Grâce à cette conjugaison de talents le film a largement sublimé la légende d'origine pour devenir lui-même un mythe.
Nombreux sont les Montain-men d'aujourd'hui ayant dans leurs étagères une copie de ce film"légendaire". Hymne rude et passionné au monde sauvage.

Le Blu-ray : On oublie les deux premiers plans du générique puis on se régale. Une magnifique restauration. Respect de la patine argentique, des couleurs et des contrastes totalement ressuscitées et un niveau de détail enfin à la hauteur du spectacle même si l'image reste douce. Une vraie redécouverte!

Egalement sur le blog Les chroniques ciné de Francisco
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le 19 janvier 2014
42 ans après,le film n'a pas pris une ride,presque comme cette nature magnifique qui entoure le personnage principal.Pollack offre ici à Redford un rôle à la mesure de son immense talent,tout en retenue et en subtilité.Un film poignant et dramatique sur un homme qui quitte la ville pour vivre à l'état sauvage mais qui y trouvera paradoxalement beaucoup de problèmes humains.Tourné en Utah (même si le scénario nous indique le Colorado) dans des conditions extrêmement difficiles,certaines scènes ont même été filmées sur les propres terres de Robert Redford,ce qui souligne bien l'implication de ce dernier dans ce projet.Les paysages sont magnifiques,brutaux,et prennent une place considérable dans le film.Le message écologiste est évident,le chef d'oeuvre l'est tout autant.Le réalisateur montre également la difficulté à se comprendre mutuellement pour des civilisations opposées.Un film poignant sur la quête d'un homme qui ne cherche qu'à vivre en paix avec la nature mais qui ne devra jamais cesser de se méfier de l'être humain.
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Jeremiah Johnson est le deuxième film de Sydney Pollack avec Robert Redford, et aujourd'hui encore leur film préféré, sa plus belle réalisation selon l'un, son plus beau rôle selon l'autre. Trois ans avant Dersou Ouzala, hommage d'Akira Kurosawa à un vieux chasseur sibérien, ce sont les Rocheuses, vers 1850, qui emblématisent l'"épine dorsale du monde" ou, au choix, les "plus belles créatures de Dieu"...En 1972, Jeremiah Johnson a été (bien) accueilli comme un western écologique,prônant le retour à la nature, ce qui était bien dans l'air du temps...Le film est plus que cela: la nature y est splendide et mortelle, mais surtout totalement indifférente. Et les autochtones l'image absolue de l'altérité .. Le film expose un processus de mythification,celui du mountain man,en s'enracinant dans les gestes les plus quotidiens de la simple survie. Si le commerce des fourrures aura au bout du compte assez peu inspiré le western, peut être , justement, à cause de la simplicité imposée des scénarii, quelques chefs- d'oeuvre, néammoins, ont su s'y lover : Across the Wide Missouri ( William Wellman, 1953), The Big Sky ( Howard Hawks, 1952), Man in the Wilderness ( Richard Sarafian, 1971)... A la fois limpide et pétri de questions sans réponses (dont la principale est bien de savoir si l'on peut s'échapper à soi...), Jeremiah Johnson, tout en haut de la liste, est une parabole philosophique en même temps qu'une leçon de cinéma.
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21 sur 25 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 26 décembre 2009
je voudrais savoir si le film jeremiah johnson existe en version francaise.
ma commande receptionnée je m'apercois que ce film est en version anglaise et arabe.
merci. a bientot.
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le 15 décembre 2006
Redford et Pollack...le duo gagnant...un bijou ecolo doublé d'une aventure avec de l'action, des indiens, la nature hostile, des méchants....tout ce qu'il faut!

Un film formidable!!
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le 5 juin 2010
Bruno Parfait a donné un bon commentaire. Mais pour moi ce surhomme solitaire est justement démystifié par les indiens "Corbeau" lorsqu'en tentant presque malgré lui de fonder une famille, même métissé, voire à cause de cela, il est alors assimilé par cette féroce tribu à un colon et une sorte de pacte tacite et précaire de respect mutuelle sera brisé, à la suite de quoi, comme il est fidèlement raconté, Jeremiah Johnson se bâtira une aura de terreur ("johnson le mangeur de foie")... Je n'en dis pas plus.
C'est vrai, le film offre un point de vue audacieux et complexe sur le thème du retour à la nature, celui d'un homme civilisé en terre étrangère et sa volonté secrète de recréer un commencement de civilisation, une famille qui lui ressemble, puis sa déchéance vers une désillusion et une sauvagerie plus cruelle encore.
Pollack a le bon goût de traiter son sujet non comme un mythe à graver dans le marbre ou une parabole lourde de sens mais comme une singulière destinée que l'on appréhende instinctivement et qui conservera à jamais son mystère.
De plus les différentes tribus indiennes sont représentées avec justesse et respect mais en nous épargnant le politiquement correct aujourd'hui de rigueur, d'où le titre de mon commentaire.
Si comme moi vous avez aimer ce film, ne manquez pas "Man in the Wilderness" ou en français "le convoi sauvage" de Sarafian que j'ai eu la chance d'avoir vu et que je considère comme un chef-d'oeuvre méconnu.
Avec un peu d'obstination on fini par le trouver en zone 2.
A défaut on pourra (re)voir avec délectation un chef-d'oeuvre d'Eastwood Josey wales hors-la-loi pour retrouver ce doux mélanges d'errance et d'aventure.
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le 26 avril 2015
Une merveilleuse ode à la nature. Que ce film est beau ! Et malgré la rudesse et les dangers qu'un homme des montagnes (dont on sait seulement qu'il a fui son passé et la civilisation) doit affronter dans un milieu particulièrement inhospitalier, quelle belle leçon de vie ! On se sent tellement apaisé et en phase avec cet homme qu'on ne peut qu'avoir cette envie de partager sa philosophie et son regard très objectif sur la nature humaine !!!! Robert Redford y trouve là, sans aucun doute, l'un de ses plus beaux rôles.
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