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NB J'ai pu voir (et écouter) le dvd et le blu-ray de ce concert, mais je précise tout de suite que je ne suis pas en mesure de renseigner ceux qui sont avant tout intéressés par la qualité de la 3D pour le blu-ray. Evidemment, il est claironné sur la jaquette que le 'voyage musical' auquel nous sommes conviés est en 3D, mais comme il est spécifié en plus petit au dos, ceux qui ne sont pas équipés pourront lire sans problème ce blu-ray en version plate. C'est mon cas, je ne me prononcerai ici pas plus sur la réussite de cette 3D, dont je n'ai pas fait l'expérience, que sur la nécessité de sortir de tels blu-rays. S'ils trouvent leur public, tant mieux. Du moment qu'au passage on n'en profite pas pour augmenter des prix déjà plus que déraisonnables et que le blu-ray 'simple' est disponible dans le même temps, tout va bien.

Passé ce préambule, et dans l'espoir qu'il y aura des personnes pour vouloir savoir quelque chose du contenu au-delà du 'plus produit', voici la seule question que je suis en mesure de poser : et la musique dans tout ça? Pour ce concert enregistré dans un bel auditorium gigantesque de Singapour en novembre 2010, le Philharmonique de Berlin propose la 1ère Symphonie de Gustav Mahler, et en guise de copieux apéritif les Danses symphoniques de Serge Rachmaninov.

Les Danses symphoniques de Rachmaninov ne me semblent pas être une partition follement conséquente, mais elle est typiquement le genre de pièce que l'on peut prendre un plaisir assez grand à écouter, en particulier au concert. Bien servie par des pupitres au son flatteur, elle est mise en valeur dans ses passages les plus inspirés comme dans les quelques moments que l'on pourrait qualifier de remplissage. Composées en 1940 aux Etats-Unis, au soir de la vie de Rachmaninov, les trois danses forment un tout des plus plaisants et permettent de prendre une assez juste mesure de son talent de mélodiste et d'orchestrateur. Ces trois danses - et en particulier l'Andante con moto, sur un tempo de valse - font de belles pièces de démonstration de savoir-faire pour un orchestre, et autant dire que le Berliner s'y entend et trouve là assez de grain à moudre pour ronfler tout en gardant de la tenue. Ces pièces sont-elles assez caractérisées? Sans doute pas, et il manque de façon assez évidente à cette interprétation quelques couleurs slaves et de quoi rappeler de façon plus nette les influences de la musique religieuse russe. Mais tout cela est tout de même très bien emballé.

La 1ère Symphonie de Mahler est elle aussi bien emballée si l'on veut, mais cela suffit-il? Pas tout à fait. Entendons-nous : le niveau de l'orchestre n'est pas en cause. La direction de Rattle, alors? Sans doute y a-t-elle sa part, et il réussit de toute façon ses Mahler avec cet orchestre de façon assez erratique depuis quelques années. Mais à entendre cette prestation, l'on se dit que ce que l'on reproche souvent à l'évolution de cet orchestre - une grande phalange internationale certes tout ce qu'il y a de plus professionnelle et le plus souvent très bien sonnante, mais standardisée - on ne peut pas complètement l'écarter. Si comme moi l'on trouve qu'il y a du vrai dans cette assertion mais qu'elle est devenue avec le temps une nouvelle vulgate un brin outrée, force est de constater que ce n'est pas cette 1ère de Mahler qui fera pencher la balance du bon côté. Soyons honnête : il y a là de quoi être impressionné à plus d'un tournant. Pour un début à la fois pas assez mystérieux et pas assez évocateur, il existe des moments - tel celui au coeur du 1er mouvement, avec les bois, la harpe et les cors sur tapis de cordes - qui font regretter que tout ne soit pas de cet acabit. Plus généralement, au-delà de passages plus ou moins réussis, il y a là aussi un défaut général de caractérisation qui est assez gênant (et qui me gêne plus dans Mahler que dans Rachmaninov, mais c'est sans doute que je suis plus attaché au premier qu'au second) : c'est vrai de certains mouvements - le 2ème, clinquant plus qu'autre chose dans sa première partie, et en tout cas bien trop étudié et raffiné - mais aussi de la symphonie dans son entier. Reste que les deux derniers mouvements me semblent plus constamment réussis que les deux premiers. Je dois même avouer que je n'ai pas entendu le 'Frère Jacques' aussi parfaitement rendu depuis un bon bout de temps, avec pour le coup de vraies options et une caractérisation de chaque moment à peu près sans faille. Au début du dernier mouvement, on s'en doute, Rattle lâche tous les chevaux : nouvelle démonstration orchestrale s'il en était besoin, avec jeux incessants sur la dynamique (et sur les molettes à la post-production?), percussions sur-sollicitées et cordes graves tellement présentes qu'elles semblent venir les doubler, cuivres glorieux, etc. Ce dernier mouvement, sans être aussi mémorable que dans bien d'autres interprétations, impressionne au moins par ce que les anglophones appellent ses 'sonics' : en termes de pur contrôle de la pâte sonore, de dosage des effets et de gestion des couleurs dans une perspective de 'gros son', tout est admirablement mené. Trop, sans doute : où l'on en revient à ce qui a été avancé plus haut...

Image, et surtout son excellent, en dvd comme en blu-ray. Il n'y a que de sévères variations d'intensité au début du dernier mouvement du Mahler qui font craindre que, comme dans les CD EMI, l'on n'ait usé du potentiomètre plus que de raison au moment de préparer la sortie de l'enregistrement en vidéo. Cela étant, comme Rattle joue de toute évidence énormément sur la dynamique, il est possible que ces effets pas forcément très gracieux aient été obtenus comme cela dans la salle de concert (même si j'en doute). A noter quelques petits bruits parasites, bip-bip de montre inclus.

En terme d'interprétation, pour me cantonner à la vidéo, je rappellerai l'existence d'une captation avec ce même orchestre il y a une vingtaine d'années sous la direction de Bernard Haitink - mais hélas seulement en dvd et avec une qualité audio et vidéo assez nettement inférieure : Bernard Haitink - Mahler : Symphonies N°1 & N°2. On peut difficilement comparer en terme de son, mais je ne ferai pas mystère que pour ce qui est de la lecture, ma préférence va à Haitink. N'oublions pas non plus Claudio Abbado avec Lucerne, disponible en dvd et blu-ray séparé, ainsi que dans le coffret blu-ray, à préférer si l'on compte en acquérir ne serait-ce que deux dans ce format : Symphonies N° 1 à 7 - Blu-ray. Reste que, au-delà de l'aspect de démonstration orchestrale déjà évoqué, cette 1ère de Mahler à Singapour est très appréciable dans ses tout meilleurs moments, et ce concert une proposition pas totalement aboutie mais certes pas déshonorante. On aimerait juste que le déficit de caractérisation le plus souvent franchement notable ne devienne pas la norme de jeu pour cet orchestre, aussi flatteur sa sonorité soit-elle.

P.-S. Après rédaction de ce commentaire, je prends connaissance de la recension de Robert Levine sur le site américain de Classicstoday. C'est peu dire que je suis sur la même longueur d'ondes que lui. Certes son titre est plus mordant que je ne le suis : "Glitter and be shallow" (Brille et sois superficiel). Mais il reconnaît des qualités aux interprétations de ces deux oeuvres, et trouve comme moi que le 3ème mouvement de la 1ère de Mahler est ce qu'il y a là de plus satisfaisant. Je pourrais pour finir reprendre sa conclusion sans réellement trouver à y redire : "La lecture de Rattle, un festin pour les sens, ne produit pas d'une manière ou d'une autre l'effet recherché".

Un petit 4 étoiles. J'espère qu'un commentateur pourra nous dire si la 3D a un quelconque intérêt, si elle n'est pas comme trop souvent un pur gadget et ajoute quelque chose à 'l'expérience' de ce 'voyage musical'.
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le 23 juin 2013
Un DVD (ou un Blu-Ray) de démonstration et un magnifique programme cohérent, qui regroupe des aeuvres déterminantes de deux compositeurs majeurs du XX° siècle. Rachmaninov et Mahler ont quelques points en communs : avoir toujours composé une musique poignante, émouvante, pleine de références personnelles, avoir fait cohabiter leur talent de compositeur avec une carrière d'interprète exceptionnelle (Mahler considéré comme le plus grand chef d'orchestre de son époque, Rachmaninov étant un des pianistes les plus marquants de son temps), et avoir terminé leur carrière aux Etats Unis. Mais si Rachmaninov a été très populaires de son vivant, Mahler dut attendre un demi-siècle après sa mort pour être vraiment reconnu. « Mon temps viendra », disait-il. Comme il avait raison !

Ces deux aeuvres sont ici servies par une interprétation proprement inouïe. Vraiment. Et paradoxalement très différentes. Rarement on a entendu une Titan aussi contrastée. Des explosions de tuttis d'une force époustouflante alternent avec des passages d'une tendresse et d'un recueillement, souvent d'une lenteur, rarement tentés. Avec cet orchestre à la qualité superlative, Rattle peut se permettre cette lenteur extrême (dix minutes de plus que les versions traditionnelles !). Egalement, il réalise des variations de tempo, des rallentandi notamment, de façon presque excessives mais jamais vulgaires tellement c'est brillamment exécuté et magnifique.

Les Danses Symphoniques de Rachmaninov bénéficie d'une interprétation toute aussi exceptionnelle mais pour d'autres raisons. Là, c'est la virtuosité de l'orchestre, la brillance des pupitres de cordes qui procurent un impact hallucinant, et l'on sort exténué et ravi de ces trois danses. Il faut dire que cet orchestre est impressionnant, de qualité et de beauté. Et Rattle dirige par caeur ces aeuvres d'une rare complexité !

L'image est magnifique de contraste et de profondeur (testée en 2D uniquement)
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le 25 mai 2014
Au delà de la qualité impeccable de l’enregistrement, il s'agît ici d'une des meilleures versions de la première de Mahler que j'ai jamais écoutées; Rattle est tout simplement magnifique et la BP le suit de près comme d'habitude.
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le 6 octobre 2015
un tres bel album en 3d
avec une manière d ilustrer la vie en musique
qui nous prend aux tripes!!!..
parfaitement formidable un vrai regal
pour les yeux et les oreilles un top
merci
jcv
@+
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le 17 mai 2014
Très beau concert filmé en 3D de bout en bout, avec un bémol concernant la profondeur atténuée par des plans flous.
Donc, en 3D, oui mais pas pour la 3D. Son irréprochable en revanche...
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le 10 novembre 2013
Superbe pour l'interprétation,le son et l'image. Très bon rendu avec un système audio performant. 3D moins évidente sur mon système.
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