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4.0 étoiles sur 5 Faisons un concerto avec Morton Feldman, 29 décembre 2013
Par 
Denis Urval (France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Morton Feldman: Violin and Orchestra (CD)
Quand on connaît déjà la musique de Morton FeldmanMorton Feldman: Triadic Memories, on sait que « Violon et orchestre » (créé en 1984) ne peut pas être un concerto ordinaire, avec ses mouvements bien contrastés, et le violon tout devant qui fait la prima donna. Et pourtant, il y a bien un dialogue du soliste avec un très grand orchestre (le plus vaste que Feldman ait mobilisé) lequel, utilisé avec parcimonie, sert à varier les éclairages et les couleurs. Avec son choix des nuances dynamiques douces, son refus de toute formule rassurante, avec le choix de la durée des pièces (ici, 50 minutes) qui est le sien, Feldman est un révolutionnaire qui n'élève jamais la voix et dont les bombes explosent au ralenti, sans faire de bruit. Il n'y a guère que dans des pièces comme la Symphonie op. 21 de Webern Anton Webern: Complete Works: Op. 1 - Op. 31qu'on peut trouver des racines à cette musique (c'est en allant l'écouter, ai-je lu, que Feldman avait rencontré John Cage), mais Feldman y a vu une voie possible que personne d'autre n'avait pu voir, peut-être aidé par sa connaissance de l'évolution d'autres formes d'expression artistiqueMorton Feldman: The Rothko Chapel; For Stephan Wolpe; Christian Wolff in Cambridge.

Je redirais de « Violin and orchestra » ce que j'avais dit d'une pièce pour violon et piano que jouait la même interprètePhantasy Of Spring: comme une plante fragile dont il faudrait prendre soin, l'oeuvre rend ce qu'on lui donne, elle s'étiole dans les mains de l'auditeur mal disposé, elle s'épanouit pour celui qui parvient à franchir ce que la notice de ce disque ECM appelle la « porte étroite ». Jamais aucun passage ne sonne comme un « développement ». En cinquante minutes, on peut passer par tout une gamme d'états, qui vont de l'impatience exaspérée au ravissement complet devant une simple note qui résonne dans l'air pur. Cette vaste fresque ne pourrait trouver de meilleurs avocats que la violoniste allemande Carolin Widmann et l'Orchestre de la radio de Francfort que dirige Emilio Pomarico. Carolin Widmann, très présente, très bien captée, y met beaucoup d'intensité, et si j'ose dire, beaucoup de sentiment. Elle aime SchubertFantasie C-Dur - Rondo H-Moll - Sonate A-Dur, et elle aime Feldman. Et vous ?
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