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Le consensus est général et, en vérité, tout à fait mérité : Nick Cave avant ou après, avec ou sans ses Mauvaises Graines est un grand artiste. Il aura fallu ramer longtemps et enchaîner moult albums prodigieux pour que l'australien en arrive là.

En 2013, un nouvel album des Bad Seeds et de leur ténébreux leader est un évènement, d'autant plus qu'on attend ça depuis quasiment cinq ans. Certes, Grinderman, versant rock déjanté de la formation, est passé par là mais, c'est entendu, si le line-up en était similaire, le propos était tout autre. On peut d'ailleurs attribuer à l'existence même de cette formation alternative l'assagissement notable d'un Push the Sky Away pas exactement serein mais audiblement moins tendu que ne le furent les précédentes livraisons du combo.

Musicalement, on peut, donc, facilement assimiler l'album à un recueil de ballades. Il y a bien quelques montées de sève (Water's Edge, We Real Cool), plus dans la tension que dans l'électricité d'ailleurs, et quelques bizarreries (We Real Cool où Tom Waits n'est pas très loin et Finishing Jubilee Street et son ambiance à la Scott Walker), tout ceci de fort belle tenue, précisons-le, mais l'ensemble, indéniablement, tend au calme et à l'épure... Pas à la facilité, cependant. Parce qu'il y a les arrangements et là, vavavoom !, c'est du velours, de la soierie fine... Pour un résultat qui tutoie souvent la perfection auquel il faut évidemment associer Warren Elis, directeur musical/arrangeur à l'emprunte bien marquée.

Des exemples ? Le Gainsbarrien et cotonneux We No Who U R déjà, tout en délicatesse et en détachement. Le rock retenu et presque gospelisant de Wide Lovely Eyes, ensuite. Le folko-classisant Jubilee Street où l'arrangement roots'n'rock est glorieusement pondéré par des cordes évocatrices. Mermaids, éthéré, ambien à l'implaccable mélodie où la belle voix basse de Nick fait vraiment un effet baeuf. Higgs Boson Blues où on a presque l'impression de croiser Neil Young et son Cheval Fou dans un de leurs exercices de rock faussement calme, sous tension. Et encore la chanson éponyme pas si éloignée (ne fuyez pas !) des ambiances parfois tressées par un Peter Gabriel... Un vraie belle collection qui ne souffre aucunement des tempi généralement ralenti, sa dynamique est dans la grâce, pas dans l'excès.

Il y en aura, forcément, qui regretteront que ça ne s'énerve pas plus souvent... On leur conseillera les deux Grinderman. Les autres peuvent y aller les yeux fermés (et les oreilles grandes ouvertes) parce que, définitivement, Nick Cave est un grand artiste et qu'ici particulièrement, il donne le meilleur de lui même, un peu comme sur les cultes Murder Ballads, ceci dit pour situer l'exquise qualité de l'objet Push the Sky Away. La grande classe, quoi !

Nick Cave: vocals, piano, electric piano,
Warren Ellis: violin, viola, tenor guitar, flute, synthesizer, electric piano, loops, backing vocals,
Martyn P. Casey: bass (1-6, 8), backing vocals
Barry Adamson: bass (7, 9), backing vocals
Conway Savage: vocals, backing vocals
Thomas Wydler: drums, backing vocals
Jim Sclavunos: percussion, backing vocals
&
George Vjestica: twelve-string guitar (4, 5), backing vocals (5, 8)
Chris Dauray: saxophone (8)
Jessica Neilson: bass clarinet (8)
Ryan Porter: trombone (8)
Antonio Beliveau: backing vocals (1, 3, 7, 9)
Aya Peard: backing vocals (1, 3, 7, 9)
Jason Evigan: backing vocals (1, 3, 7, 9)
Natalie Wilde: backing vocals (1, 3, 7, 9)
Martha Skye Murphy: backing vocals (1, 3, 7)
Children Of Ecole Saint Martin: backing vocals (4, 8, 9)
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le 7 avril 2013
Nick Cave sait toujours ciseler de jolies mélodies et leur donner une belle ampleur. Sauf qu'il semble désormais se préoccuper de soigner ses fans, de faire du Nick Cave pour fidèles, alors que la rébellion et l'ironie ne sont plus là.
Il y a bien son trip religieux, récurrent, qui lui donne un petit air de Leonard Cohen ou de Neil Young (ces gens pleins de talents qui ont su faire naître la ferveur, chez leurs fans comme dans leur esprit), et qui lui confère un semblant de profondeur, il y a aussi des ballades pas trop mal, comme dans Abattoir Blues - The Lyre Of Orpheus.
Mais cela fait longtemps, 10 ans au moins, que Nick Cave ne nous a pas surpris par sa créativité explosive, ses rythmiques chahutées comme dans "Papa Won't You Leave Henry (2010 Digital Remaster)", ses errements hors des sentiers battus et sa liberté de ton.
Dommage.
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Nick Cave fait partie de ces gens dont la musique est une expérience, qui parle avant tout...de musique. Bizarre à dire mais je pense ça au même titre que les films de Wim Wenders parlent principalement de cinéma. Cave est un type qui soigne avant tout l’expression artistique, le style, la forme, esthète et poète.
Chaque album développe un aspect. Et Push the sky away ? Cave est un type esthétique, et jusqu’à il y a peu il avait atteint un équilibre dans sa trinité Nick Cave & The Bad Seeds/Grinderman/Nick Cave & Warren Ellis, séparant ce qui fût uni (à l’époque de Murder Ballads par ex). Ainsi il pouvait répondre à ses besoins en les poussant au paroxysme, Grinderman/violence par ex, car Cave est un homme de l’excès. Fin de la parenthèse théologique.
On le retrouve aujourd’hui très apaisé, après comme avant sa période de dissociation (Boatman’s call), peut être aussi vidé de sa colère. On le reconnaît, mais l’esthétique de ce nouvel album est différente, marquée par les b.o et émancipée d’explosions et de ses accès de furie. Si l’expérience Grinderman l’a permis d’évacuer, c’est sûrement aussi le départ du non remplacé (et irremplaçable) Mick Harvey, qui a laissé un vide...ou plutôt un silence nouveau que Nick Cave a choisi de ne pas remplir.
Push The Sky Away porte bien son nom, vaporeux, aéré, suspendu, en un mot : religieux. Tel qu’il sait l’être avec ce côté mystique. Et ce n’est pas son ton de prédicateur sur "Water’s Edge" qui va contredire l’impression, proche de la répétition liturgique, la même qui m’avait obsédé avec "The Mercy Seat", son hymne ultime. Religieux aussi à l’instar d’un de ses mentors : Leonard Cohen. "We no who u r" en rappelle certains thèmes, dans le son et la légèreté voire la pureté du toucher. Une délicatesse et une contemplation qu’on retrouverait aussi dans Tindersticks, sûrement parce que comme eux, Nick Cave est un type classieux. "Wide lovely eyes" a ce côté inquiétant au début soudain transformé en merveille par un chœur en murmure. Envoûtant!
Je ne voulais pas décrire tous les morceaux, mais je me fais plaisir à écrire, autant que j’ai de plaisir à écouter notamment ce "finishing Jubilee street" à la légère batterie très présente, petites cordes, et chœur de voix pures (mômes ? l’innocence ???) à rappeler Sufjan Stevens version light.
Contrairement à son prédécesseur, Push The Sky Away semble être quasiment une grande suite, un morceau aux mouvements différents, une fuite composée d’images furtives, d’instantanés, de longs travelling. Parfois dans une abstraction fiévreuse, les instrumentations sont étranges et bouillonnantes, au bord de l’explosion sans pour autant y plonger, ce qui est assez déroutant au début. Intéressant, car plutôt que d’ajouter neuf nouvelles chansons, Cave ajoute un album indispensable. "Jubilee street" nous offre pourtant une montée, mais qui ressemble plus à une apothéose d’accession céleste. Il faut dire aussi que les arrangements participent de l’ambiance, comme un orchestre en attente dans un hall de gare, peut être celui du paradis, et on y croit au paradis quand le refrain de "Mermaids" commence. Touché par la grâce le Nick.
"Higgs Bosom Blues" est un blues allumé et étalé sur 7 min, qui m’a fait penser au magnifique On the beach de Neil Young (le morceau), avec cette progression langoureuse, la voix qui serpente, racle, monte, lâche du leste pour laisser le tout redescendre et nous amener à "Push the sky away" qui clôture le disque en proposant une ouverture profonde vers ailleurs, un morceau spectral et testamentaire.
Push The Sky Away, Amen!

PS: j'ai acheté l'édition vinyle, avec le 45 tours bonus. L'édition est très belle, grain de qualité et tout. Les deux morceaux bonus sont...anecdotiques. Pas du même niveau que l'album mais intéressants car encore plus dépouillés.
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100 PREMIERS RÉVISEURSle 20 septembre 2015
Nick cave a tellement navigué entre plusieurs styles, qu'il est difficile de savoir si ce disque le montre prenant une direction définitive.

Une chose est sûre : il est la parfaite bande son d'un univers situé quelque part entre "True Detective", "Soprano", Pink Floyd ("High Boson Blues") et le Lennon de "Working Class Hero" ("We Real Cool"), à mi-chemin entre chant et registre parlé, entre éther et tension.

En dépit de toutes ces réminiscences, Nick Cave parvient à rendre l'ensemble cohérent et personnel.

Les chansons pénètrent dans le cerveau immédiatement ("We No Who U R" -et le chœur de Marha Skye Murphy, "Push The Sky Away"...) ou seulement après plusieurs écoutes ("Wide Lovely Eyes"...), mais tout est réussi.

Les Bad Seeds habillent ce disque à la perfection. Nous sommes loin des stridences à la Grinderman (conséquences du départ du guitariste Mick Harvey ?), c'est un Cave plus énigmatique, plus lent, mais tout aussi puissant finalement, comme un ciel chargé d'orages qui n'éclatent jamais mais menacent toujours.

Au niveau des textes, Cave privilégie souvent le climat à la compréhension immédiate et on oscille entre fulgurances poétiques et rivages obscurs baignés de religiosité, sans que cela nuise à l'écoute. Il y a même un moment étonnant où Cave rejoint Capdevielle (non, non, ne fuyez pas). Sur "High Boson Blues", en entendant "Et si je meurs ce soir / enterrez-moi dans mes chaussures jaunes préférées en cuir verni / avec un chat momifié et un chapeau en forme de cône / que le califat forcé sur les Juifs", j'ai de suite pensé à "Fantôme de Fortune" sur Vertigo : "Mettez deux pièces sur mes paupières/ Quatre roses rouges sur ma bouche/ Vendez mes rêves aux enchères/ Tirez mes dernières cartouches/ Donnez mes doutes à mes fils/ Et que la fanfare joue plus fort".

Un disque d'ambiance(s) très recommandable dans une discographie touffue.

A noter l'incroyable caractère pusillanime du site qui floute le corps de Mme Cave (Susie Bick, loin d'en être une !) qui orne la couverture.
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15è album studio de Nick Cave et les Bad seeds, le premier depuis cinq ans, et c'est un grand cru !
Une pochette magnifique, pour une fois, et qui rappelle un peu la session photo de The Madcap Laughs (mais c'est Mme Cave en personne qui pose) et un album enregistré au soleil de Saint-Rémy de Provence : voilà pour l'emballage. Pour ce qui importe, c'est-à-dire les chansons, je ne partage pas les avis lus ici ou là d'une évolution vers un son plus "atmosphérique". Avec son compère Warren Ellis - mais sans Mick Harvey -, Cave me semble en fait être revenu aux fondamentaux. A la première écoute, on craint que Cave ne soit reparti sur la période piano-intimiste de Boatmans Call et on note l'absence des accès de furie si coutumiers du bonhomme. L'album est certes intime et joué sur des tempos lents mais on y retrouve toute l'intensité des premiers Bad Seeds ('Water's edge' ou 'We real cool', avec leur basse spectrale et leurs superbes arrangements auraient pu être sur Tender Prey) et l'ampleur et la sensibilité de ses chefs d'oeuvre de la maturité (l'extraordinaire 'Jubilee Street', son lancinant violon, son crescendo de cordes, ou le subime chanson-titre auraient eu leur place sur Let Love in). Bref, du pur Nick Cave qui ravira les aficionados et une oeuvre qui ne cède pas à la facilité, un de ces albums qui se méritent, maturent et refusent un avis précoce et tranché.
Un regret toutefois : la voix est moins mise en valeur qu'à l'accoutumée et des textes assez plats au regard de ce que le bonhomme est capable de faire (même si le titre 'le blues du boson de Higgs' est sans conteste le meilleur de l'année)...
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le 25 avril 2013
Actuellement il y a ceux qui ne font que du bruit et ceux qui ne font que de la soupe. Et il y a ceux qui savent encore créer des mélodies avec une très bonne instrumentation et une voix qui nous saisit. Nick Cave le fait depuis longtemps et cet album possède toutes ces qualités.
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le 13 mai 2013
formidables ballades et superbes arrangements pour ce nouvel album et en quinze mots ou en cent que dire de plus de ce formidable artiste totalement habité
la pochette est noire, grise et blanche à l'image de la musique lumineuse
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le 8 mars 2013
Mick Harvey le talentueux guitariste des Bad Seeds parti, Nick Cave a décidé de remplacer la lead guitar par...rien !
Du coup la tension habituellement délivré par l'instrument devient sous-jacente, mais irrémédiablement présente.
Mais le groupe n'est pas assagi pour autant, l'album est empreint de nervosité maîtrisée. Nick Cave disait que l'enregistrement au studio de la fabrique en Provence y était pour beaucoup, que de par la beauté des lieux, il y voyait en quelque sorte une révolte silencieuse contre l'imminence de la destruction du monde.
En résumé c'est un album qu'on écoute avec un bon verre de vin en attendant patiemment le crépuscule des temps sans pour autant s'y résoudre ! Une pure merveille !
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le 28 mars 2013
Si on reste bloqué sur des albums sortis il y a presque 30 ans, on ne risque pas d'écrire une critique constructive. Pour moi, Nick Cave évolue à nouveau très bien, sur un chemin différent, avec cet album sublime tout en retenu et une écoute attentive démontre que les morceaux ont tous, chacun, une âme différente. Mon album préféré avec The Good Son, Henry's Dream, The Boatman's Call, No More Shall We Part et Abattoir Blues/TLOO. Superbe.
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le 21 mars 2013
Avec le temps qui passe, rares sont désormais les artistes qui me font encore frissonner d'excitation quasi à chaque album... Les musiques qui ouvrent à chaque fois de nouvelles fenêtres émotionnelles... Nick Cave est pour moi l'un d'eux, et la première moitié de "Push the Sky Away", avant que l'album ne perde un peu de sa force, est l'une des plus belles choses que l'on puisse écouter en ce moment. En perdant Mick Harvey, dont le rôle au sein des Bad Seeds était fondamental, Cave a dû se réinventer, et a choisi - brillamment - d'en faire moins pour en offrir encore plus. Sans les guitares qui tonnent et grincent, mais sans pour autant retourner au piano qui avait été un peu trop envahissant au cours de la moins bonne période créatrice du groupe - après "Boatman Call" -, la musique est ici plus nue que nue, mais laisse du coup entrer une lumière sublime, éblouissante (on comprend bien l'allégorie de la magnifique pochette), qui crée un sentiment de transcendance inédit chez Cave... Sans sacrifier pour autant le sens de la tension qui l'a toujours distingué. Si l'on ajoute une excellence renouvelée des textes, moins faulkneriens, moins emphatiques, moins... "gothiques", mais peut-être plus intimes, plus personnels, notre bonheur est complet. Il vous suffira d'écouter par exemple - attentivement, car voici une musique qui se mérite, qui est tout sauf "d'ambiance" - le terrassant "Jubilee Street" pour saisir qu'il n'y a pas plus d'une poignée d'artistes vivants pour réussir ce genre de miracles.
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