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Aaaah, Ben Affleck ! De mauvais acteur dans de mauvais rôles dans les années 1995-2005, il s’est métamorphosé en acteur plein de finesse et surtout excellent réalisateur. Gone baby gone, son coup d’essai de 2007, était déjà un coup de maître : découvrez-le absolument si ce n’est déjà fait. The town est venu confirmer il y a deux ans que ce n’était pas un accident, et qu’il était même capable de (bien) jouer dans ses propres films. Avec Argo, Affleck confirme ses promesses. Voire plus.

L’histoire est vraie : en 1979 à Téhéran, après la chute du Shah d’Iran, soutenu puis lâché par les USA, l’ambassade américaine est prise d’assaut par des manifestants. Sur la cinquantaine de personnes présentes, 6 parviennent à s’échapper subrepticement et se réfugient dans la maison de l’ambassadeur du Canada. Après plusieurs semaines, leur rapatriement devient une urgence, mais est devenu impossible par les moyens classiques. Il n’y a plus une ONG US ni de prof américain présent sur le sol iranien, et donc aucune chance de les faire passer pour ce type de personnel. Un pro de la CIA en exfiltration, Tony Mendez, propose alors une idée complètement cinglée : les faire passer pour l’équipe d’un film de science-fiction en repérage en Iran. Ce sera le projet « Argo ».

Affleck s’était jusqu’ici attaqué à deux histoires de fiction, situées de nos jours aux US. Avec Argo, il s’est donc fixé un triple challenge à relever : 1-la fidélité aux faits, 2-la reconstitution historique, 3-le tournage à l’étranger.
1-Je ne peux pas trop juger le premier point, mais si l’on compare le film aux pages wikipedia correspondantes, on verra qu’Argo se focalise surtout sur Mendez et a beaucoup simplifié le parcours des six, alors que les principaux héros de l’histoire sont canadiens (notamment l’ambassadeur lui-même). Cela dit, et avec bien plus de sagesse qu’un téméraire Da Vinci Code, Affleck n’a pas osé introduire son film par un carton « Tiré de faits réels », et il a simplement conclu son générique de fin par un petit texte précisant que certains faits avaient été volontairement modifiés pour des besoins dramaturgiques. Pro, le Ben.
2-Sur la reconstitution historique, le feeling est incroyable. Trop jeune pour me souvenir de l’époque, le choix d’une palette légèrement passée, tirant un peu sur les oranges, est un choix excellent et m’a vraiment donné le feeling d’y être. Le nombre de petits détails dans les vêtements, les décors, les immeubles, les angles de caméra choisis pour éliminer du cadre tout ce qui serait postérieur à l’époque, tout est excellemment contrôlé et réussi. Le générique de fin, montrant côté à côté les photos des personnes et celles des acteurs les incarnant achève de montrer à quel point le souci du réalisme fut poussé et scrupuleux. Pour les lieux, rarement on aura tenté de décrire le fonctionnement interne de la CIA avec un tel sens de réalisme (oubliez Mission Impossible !), sauf peut-être dans l’excellent Mensonges d’état – Body of lies – de Ridley Scott).
3-Quant au tournage à l’étranger, Affleck a su donner une place respectueuse à la langue farsi, et aux perses. La maîtrise de la réalisation est réellement impeccable.

La direction d’acteurs est à l’avenant : ils furent non seulement choisis pour leur ressemblance avec leurs alter egos, mais aussi pour leur qualité de jeu. Jamais une exagération ridicule, jamais une phrase mal prononcée. Tous sont parfaitement coordonnés, et se donnent la réplique même dans les scènes où ils sont nombreux à l’écran. Les seconds rôles sont impeccablement campés par des calibres comme Alan Arkin et John Goodman. Quant aux fans de Breaking Bad, ils auront bien du mal à reconnaître Bryan Cranston, leur prof de chimie préféré, en responsable inquiet de la CIA.

Côté caméra, j’ai déjà parlé de la photographie et son étalonnage fin 70s très réussi. J’ajouterai qu’Affleck a fait le choix d’une caméra sur l’épaule discrète. Les tremblements sont légèrement présents, mais tellement discrets qu’ils ne fatiguent en rien la vision. En revanchent, ils accentuent le côté réaliste du film (le spectateur se croirait présent, comme en caméra cachée, pendant tout le film). Les accélérations de rythme sont maîtrisées de manière à transmettre le sentiment d’urgence et de danger au public, sans jamais devenir insupportable pour autant. Cela participe certainement à la réussite du film : même si l’on ne connaît pas cet épisode historique, on se doute que ça va bien se terminer, et pourtant la tension et le suspense deviennent haletants, notamment vers la fin.

Affleck, en se donnant et surmontant haut la main des challenges difficiles, consolide son statut de réalisateur d’importance. Courez donc vous régaler avec ce bijou absolument passionnant et prenant !
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le 5 juin 2013
C'est très intéressant de voir un film qui nous permet de comprendre, même si c'est le point de vue de l'auteur et donc forcément subjectif, une situation et des évènements lors desquels on était trop jeune pour avoir du recul. ça fait du bien de voir Ben Affleck jouer un autre rôle que celui du beau gosse irréprochable.
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Jamais deux sans trois. Après les excellents « Gone Baby Gone » et « The Town », Ben Affleck signe avec « Argo », en tant que réalisateur, un film encore plus abouti. La « crise iranienne des otages » sert de fond à ce film qui se concentre sur le rôle de la C.I.A. dans l'opération d'exfiltration de 6 membres du personnel de l'ambassade américaine, prise d'assaut par les manifestants iraniens, et qui réussissent à se réfugier secrètement dans la résidence de l'ambassadeur du Canada.

Cette évasion, qui est restée dans l'histoire sous le nom de « subterfuge canadien », s'est appuyé sur le scénario suivant : faire passer les six diplomates pour les membres d'une équipe de cinéma canadienne venue tourner en Iran les repérages d'un film de science-fiction, monté de toute pièces pour l'occasion et intitulé Argo. La réussite du film est de montrer en parallèle l'opération d'intoxication des Iraniens et celles des professionnels du cinéma à Hollywood, destinée à rendre la première vraiment crédible. Le décalage entre ces deux mondes est total et permet de mesurer à quoi peuvent se jouer les relations internationales. Argo montre aussi très bien la tension et la folie que génèrent les révolutions (quelles qu'elles soient) et leur caractère totalement déraisonnable : peur et paranoïa remplacent vite l'idéalisme des intellectuels qu'étaient pourtant les « gardiens de la révolution », emportés comme les autres dans le tourbillon d'événements que plus personne ne contrôlent.

La minutie avec laquelle Argo reconstitue l'univers de la fin des années 1970 (coiffures, costumes, décors, attitudes) et par ailleurs impressionnante, tout comme l'est l'interprétation de John Goodman et Alan Arkin dans leurs rôle de producteurs hollywoodiens. Ben Affleck, également acteur dans le rôle principal de l'agent Tony Mendez est quant à lui remarquable de sobriété. Tant sur la forme que sur le fond, « Argo » parvient à susciter un intérêt constant sur une histoire dont tout le monde connait la fin, en jouant notamment sur l'atmosphère électrique qui règne dans le groupe des Américains pris au piège comme dans les foules iranienne. Seuls l'ambassadeur du Canada (Victor Garber), son épouse et Tony Mendez semblent être capables d'échapper à ce stress permanent qui saisit lui aussi les spectateurs.

Le boîtier de l'édition « Ultimate », de format compact, est très soigné et particulièrement élégant. La version longue n'est disponible qu'en VOST.
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VINE VOICEle 6 avril 2013
Pendant la crise en Iran, le peuple prend d'assaut l'ambassade américaine. Un responsable de la CIA est en charge de les libérer. Il monte de toutes pièces un projet de film faisant passer les diplomates pour les membres d'une équipe de tournage venue faire des repérages pour un film de science-fiction intitulé Argo.
Je suis agréablement surprise par ce film. Dès le début j'ai été happé par le scénario, vite mis en place, les acteurs sont tous formidable, bien sur Ben Affleck joue très bien mais tous sont bons je pense notamment au directeur de la SCI. Bien qu'on sache la fin car c'est tiré d'une histoire vraie assez connu, on stresse autant que les personnages dans le film.
J'ai beaucoup aimé le début avec les résumés de pays d'Iran et pourquoi ils en sont amenés à prendre d'assaut l'ambassade. Ça fait comprendre qu'ils n'y a pas vraiment de méchant dans l'histoire mais juste de simple citoyens qui veulent rentrer chez eux.
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le 13 novembre 2015
Argo est le navire des argonautes dans la mythologie grecque.
Oscar du meilleur film en 2013, Ben AFFLECK joue le rôle de l'agent secret américain qui ramena 6 américains d'IRAN grâce à un subterfuge osé. L'histoire se passe en 1979 en grande partie à TEHERAN. La reconstitution de l'époque es tassez bien réalisée et l'aventure prenante. Le film fut un succès couvert de récompenses cinématographiques. Seuls les iraniens n'ont pas apprécié.
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le 1 mai 2014
J'ai bien aimé ce film qui nous tient bien en halène et offre le dénouement qu'on espère. Très bien joué, plein d'humour
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le 4 novembre 2013
Inspiré d'une histoire vrai, l'intérêt de ce film est historique avant tout. Il replace aussi la responsabilité des USA dans la chute du Shah par rapport au coup d'état mené par la CIA contre Mohammad Mosaddegh dans les années 50.
J'ai été agréablement surpris puisqu'il ne s'agit pas d'un style de film que je regarde normalement mais qui m'a captivé jusqu'à la fin.
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VINE VOICEle 7 mai 2014
Il s'agit du sauvetage de diplomates américains par un membre de la CIA qui se fait passer pour un réalisateur de cinéma qui voudrait filmer en Iran. Il fait passer les diplomates pour les membres de son équipe. Tiré d'une histoire vraie, ce film est stressant car, même si on connaît la fin, les prises de vue et le scénario tiennent le spectateur en haleine.
Un excellent film sur un événement de l'histoire américaine qui est resté longtemps méconnu.
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le 4 septembre 2015
Merci à notre expéditeur pour ce film arrivé en temps voulu, dans un état impeccable. Cependant, c'est un film que nous nous réservons pour visionner un peu plus tard, la mauvaise saison va arriver et nous permettre de profiter de séances de cinéma à la maison, je ne peux donc vous en dire plus. Cordialement.
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le 13 mars 2013
UN CHEF D’OEUVRE DE SENSIBILITÉ HISTORIQUE. Ce film est bien sûr d’abord et avant tout pour le public nord-américain, mais il est une précieuse image sur une période charnière de l’histoire de l’après deuxième guerre mondiale. Mais il n’essaie pas de tenir un discours politique ou historique. Ainsi il passe sous silence le fait que Mossadegh qui avait nationalisé le pétrole iranien a été liquidé par un coup d’état fortement aidé par la CIA. De même il ne dit mot sur la défaite du Vietnam en 1975. Comme cela il n’a pas à tenir un discours plus vaste que la crise des otages de Téhéran de 1979 à 1981.

On connaît l’histoire. L’ambassade des USA à Téhéran est prise d’assaut, les diplomates sont pris en otages, mais six d’entre eux s’échappent par la porte arrière et se réfugie dans la résidence de l’ambassadeur du Canada. On ne suit que le cas de ces six Américains.

La CIA monte le meilleur de tous les mauvais scénarios possibles, et c’est un film du nom de l’Argo, le bateau de Jason qui est allé voler la Toison d’Or dans le royaume de Colchide et de Médée. Le scénario réussit de justesse, mais l’important est ailleurs.

D’une part le film est parfait pour mettre en scène un agent de la CIA, seul, et les six Américains réfugiés chez l’Ambassadeur du Canada. L’agent de la CIA fait preuve d’un calme époustouflant alors que les six Américains font preuve eux d’une tension interne pour l’essentiel contenue malgré quelques moments de tension entre eux. Le contraste fort est avec le monde qui les entoure. Il y a les gens dans les rues qui sont hostiles à tous ceux qui ne sont pas avec eux dans la révolution islamique. Certains peuvent devenir quasiment violents. Puis il y a les forces révolutionnaires qui sont violentes par définition, tuant et pendant quand ils le jugent nécessaire, suspicieux, irrespectueux, agressifs et particulièrement excités.

Et sous l’autorité de ces gardes révolutionnaires, les officiers normaux, les employés de l’aéroport ou des ministères sont sous telle pression qu’ils ne prennent plus une seule décision sans d’abord en référer à leur chef, ce qui d’ailleurs rend l’opération de la CIA d’autant plus facile car il n’y a pas plus facile à flouer qu’une personne qui sent ne plus avoir d’autorité. Et c’est grâce à ce sentiment d’impossible compétence des employés de l’aéroport qu’ils pourront s’enfuir.

La deuxième chose important dans ce film c’est de nous montrer avec grande précision l’atmosphère dans le monde après la défaite américaine au Vietnam. Des forces nouvelles commencent à bouger, et en premier lieu la Chine qui vient juste avant la révolution iranienne dévoyée par une bande d’intégristes cléricaux de passer ses armes à gauche, si j’ose dire, et de prendre le taureau économique par les cornes et la route vers une économie de marché, régulée certes mais de marché quand même. On sent en Afghanistan la chute du bloc soviétique qui arrive à petit pas car eux s’enferreront totalement dans leur vision enrégimentée de la société humaine et de l’histoire.

Aux USA un tournant se prend lentement et des Américains, comme ceux d’Hollywood, retrouve le chemin du patriotisme après avoir lutté pendant des années contre la guerre du Vietnam. Ils veulent à nouveau servir leur pays et aider les Américains en difficulté dans le monde. Ils retrouvent leur fierté et bientôt retrouveront leur ambition en espérant que leur arrogance s’effacera avec cependant les bravades de Reagan et les exploits militaires des Bush, père et fils. L’arrogance est difficile à contenir parfois pour ceux qui ont la force entre les mains.

C’est donc un film important qu’il faut méditer avec soin, sinon on ne le comprend pas.

Dr Jacques COULARDEAIU
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