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26 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Klemperer et le romantisme précoce : une vraie communion
Notre époque "sur-baroqueuse" marquée par une vitesse effrénée a vite fait d'oublier l'immense chef d'orchestre qu'a pu être Otto Klemperer.
Certes, on lui accorde encore quelque compétence en tant que disciple de Mahler (l'inoubliable "Chant de la Terre" avec Wunderlich et Ludwig, l'impressionnante Symphonie "Résurrection"),...
Publié il y a 21 mois par Olivier de Basire

versus
9 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 hétérogène
Quelques déceptions dans ce coffret : les symphonies de Schummann extrêmement lourdes et pesantes, on est bien loin de sawallisch ou meme konwitschny, une fantastique très statique.
Mais en revanche, Mendelssohn très bien interprété avec notamment une symphonie italienne particulièrement tonique et enthousiasmante...et puis...
Publié il y a 20 mois par Saint Germain


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26 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Klemperer et le romantisme précoce : une vraie communion, 18 novembre 2012
Par 
Olivier de Basire "Olivier" (Midi-Pyrénées) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Otto Klemperer : Symphonies et ouvertures romantiques (CD)
Notre époque "sur-baroqueuse" marquée par une vitesse effrénée a vite fait d'oublier l'immense chef d'orchestre qu'a pu être Otto Klemperer.
Certes, on lui accorde encore quelque compétence en tant que disciple de Mahler (l'inoubliable "Chant de la Terre" avec Wunderlich et Ludwig, l'impressionnante Symphonie "Résurrection"), on évoque parfois quelques messes (la Solemnis de Beethoven, le Requiem Allemand de Brahms) ou opéras (Fidelio, le Vaisseau Fantôme, plus rarement maintenant la Flûte Enchantée), la formidable anthologie Wagner.
Cela n'est déjà pas mal mais pour le reste de sa discographie : un chef lent, lourd, dépassé ... Quelle erreur !
Certes, il s'est quelque peu "rigidifié" en fin de carrière (à plus de 85 ans tout de même ...) marqué par d'innombrables problèmes de santé, mais la quasi double décennie avec le Philharmonia pilotée en grande partie par Walter Legge a été tout autant fructueuse qu'avec Herbert von Karajan.
La série de coffrets qu'EMI va éditer en son hommage est donc une véritable aubaine pour le redécouvrir en son jardin. Celui qui nous intéresse est particulièrement bien conçu : Klemperer était un merveilleux chef du tout premier romantisme germanique et le flambeau n'a été vraiment repris à mon avis que par Wolfgang Sawallisch (dans un style un peu différent), peut-être plus partiellement par Kurt Masur ou Günter Wand.
Je ne reprendrai pas le détail du coffret, excellemment décrit dans le commentaire précédent et avec lequel je suis en parfait accord.
Je dirai simplement à ceux qui peuvent douter de commencer par écouter l'extraordinaire "Songe d'une nuit d'été" - un des enregistrements disponibles de façon à peu près permanente. Je cite la critique du dictionnaire des disques et compacts de 1991 : "Toute la féerie de la musique de scène de Mendelssohn se retrouve intacte dans l'enregistrement de Klemperer, un chef réputé lent et lourd, cérébral et froid et qui fait ici la démonstration d'une direction vive, légère, sachant insuffler à ses partenaires un esprit, une grâce de tous les instants." On ne saurait mieux dire ...
Si vous le connaissez déjà, l'Italienne de Mendelssohn ("la verve, l'alacrité rythmique du chef, son aptitude à faire chanter avec vigueur - mais également avec finesse - chaque phrase, chaque thème demeurant irremplacés") ou la 5e de Schubert ("avec Kempererer, l'autorité mais aussi dans la Cinquième, une respiration et une légèreté qui surprendront les tenants des idées reçues") devraient finalement vous convaincre.
Quelques surprises viennent compléter ce tableau : le retour de l'intégrale Schumann - avec des tempi plutôt modérés - dont une phénoménale symphonie n°4, enregistrée bien avant les autres. Klemperer n'était pas le seul à privilégier cette dernière qui plaisait aux grands chefs (Furtwängler, Karajan à trois reprises à Berlin et Vienne et une vidéo exceptionnelle ...). Même si Sawallisch avec la fabuleuse Staatskapelle de Dresde reste le modèle absolu pour l'ensemble, voilà une alternative intéressante. Encore plus étonnant, Berlioz, Franck et Tchaïkovsky, ce dernier abordé dès 1920 à Léningrad ! Le premier mouvement de la 5e symphonie est pris à un rythme rarement entendu, dans une filière très Mendelssohn, totalement différent de la tension implacable d'un Mravinsky, de l'héroïsme de Svetlanov ou de la puissance occidentale des berlinois de Karajan.
Les ouvertures de Weber et Schumann complétent idéalement le tableau dans cette anthologie - je le répète - très bien étudiée.
Maintenant, c'est à vous de voir et surtout d'écouter : à ce prix, cette édition me semble essentielle tout comme certains ICON de la firme au logo rouge et blanc ...
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24 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Klemperer, le géant solitaire, 29 octobre 2012
Par 
Savinien (Liège, Belgique) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Otto Klemperer : Symphonies et ouvertures romantiques (CD)
Parmi les grands chefs historiques de la tradition austro-allemande, Otto Klemperer occupe certainement un siège d'honneur. De la veine des Nikish, Fürtwängler et autre Weingartner, disciple de Mahler et de Schönberg, il sera longtemps un fervent défenseur de la musique de ses contemporains (citons notamment Stravinsky, Hindemith, Janacek, Krenek, Weill, et bien sûr Mahler et Schoenberg).

La période d'exil liée à la montée du nazisme coincide avec un période de maladie (notamment une tumeur au cerveau, dont l'ablation en 1939 le laissera partiellement paralysé du coté droit). Par la suite, en 1951, une chute à sa sortie d'avion à Montréal le laissera en fauteuil roulant; trois ans plus tard il doit lutter contre une nouvelle tumeur (à la prostate). Ces conséquences physiques associées avec sa stature haute et massive ajoutèrent à sa réputation de sévèrité et à la respecteuse crainte qu'il suscitait chez ses musiciens. Mais ils symbolisent aussi cette indéfectible détermination qui guidera à la fois la vie et la musique de ce "géant solitaire" (dixit Legge).

En 1954, Walter Legge place le chef quasi-septuagénaire sous contrat exclusif pour EMI, puis en 1959 à la tête de son Orchestre Philharmonia (Karajan étant désormais lié à ses berliners), que Klemperer va diriger pendant 14 ans (jusqu'à sa disparition en 1973), et avec lequel il va livrer à la postérité nombre de captations admirables, essentiellement dans le répertoire germanique qu'il défendait avec tant de science et d'ardeur : Beethoven, Bruckner, Brahms, Mahler, Mendelssohn, Mozart, Schubert, Schumann, Strauss, Wagner.

La direction de Klemperer se caractérisait par une intégrité totale, une rigueur autoritaire dans des tempis souvent mesurés (voire parfois lents), mais avec un sens réellement exceptionnel du discours, des textures et des équilibres orchestraux. Des interprétations dépourvues d'effets de manches (ici une honnêteté intellectuelle plus qu'une véritable austérité), parcourues d'un souffle ininterrompu, d'une cohésion hors norme, d'un sens inouï du phrasé et de l'architecture, et finalement d'une intangible saine inspiration avec pour seul objectif de "toucher à la vérité" (comme le disait Legge).

Parmi les 13 coffrets prévus par EMI pour marquer le 40ème anniversaire de sa disparition, celui-ci regroupe des enregistrements "romantiques" studios réalisés entre janvier 1960 et février 1969. Des enregistrements exceptionnels déjà disponibles, comme ces superbes symphonies de Mendelssohn (sans oublier ce Songe d'une Nuit d'été d'une éloquence rare), mais surtout un ensemble de bienvenus retours au catalogue : ainsi les magnifiques Symphonies de Schumann, 3 Symphonies de Schubert qui sont autant de sommets discographiques, les Symphonies 4-6 de Tchaikowsky (atypiques sans doutes, mais d'une force extraordinaire), ou encore la Symphonie Fantastique, la 9ème de Dvorak ou enfin cette Symphonie de Franck parcoure d'une infaillible énergie. Sans oublier un lot de petites pépites orchestrales (ces ouvertures de Schumann et Weber !).

Ci-dessous le détail du coffret, avec indication de la période d'enregistrement; toutes ces captations sont réalisées avec le (New) Philharmonia Orchestra. Un mot sur le nom de l'orchestre : fondé à la sortie de la guerre sous l'impulsion de Walter Legge pour servir les besoins d'enregistrements d'EMI, il sera dissout par le même Legge en mars 1964, alors que le torchon brûle avec l'éditeur. L'orchestre décide alors lui-même de voler de ses propres ailes; les musiciens reçoivent le soutien indéfectible de Klemperer, leur chef depuis dix ans. Six mois plus tard, le désormais New Philharmonia Orchestra reprend donc ses activités, et démontrera encore de nombreuses années qu'il est bien l'une des meilleures formations au monde.

A noter tout de même que l'on peut reprocher le choix éditorial de découper certaines oeuvres sur deux cds (la Symphonie de Franck et la sixième de Tchaikowsky).

- Berlioz : Symphonie fantastique (septembre 1963)
- Dvorak : Symphonie n°9 op.95 "Nouveau Monde" (octobre/novembre 1963)
- Franck : Symphonie en ré mineur (février 1966)
- Mendelssohn : Symphonies n°3 "Ecossaise" op.56 (janvier 1960), et n°4 "Italienne" op.90 (février 1960) -- Le Songe d'une Nuit d'été (avec Heather Harper et Janet Baker, janvier/fevrier 1960) -- "Ouverture "Les Hébrides" op.26 (février 1960).
- Schubert : Symphonies n°5 D.485 (mai 1963), n°8 "Inachevée" D.759 (février 1963) et n°9 D.944 (septembre 1960)
- Schumann : Symphonies n°1 op.38 "Printemps" (octobre 1965), n°2 op.61 (octobre 1968), n°3 op.97 "Rhénane" (février 1969), n°4 op.120 (mai 1960) -- Scènes du Faust de Goethe (février 1969) -- Ouvertures Manfred (octobre 1965), Genoveva (octobre 1968).
- J.Strauss : Ouverture Die Fledermaus (octobre/décembre 1961) -- Wiener blut (Sang viennois, octobre 1961) -- Kaiserwalzer (Valse de l'Empereur, octobre 1961)
- Tchaikowsky : Symphonies n°4 op.36 (janvier/février 1963), n°5 op.64 (octobre 1961), n°6 op.74 "Pathétique" (octobre 1961)
- Weber : Ouvertures Der Freischutz (mai 1960), Euryanthe (septembre 1960), Oberon (mai 1960)
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Klemperer et Johann Strauss : une rencontre improbable ? Un plaisir immense !, 13 avril 2014
Par 
Werlings (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Otto Klemperer : Symphonies et ouvertures romantiques (CD)
Réunissant 10 CD, le présent coffret permet de retrouver Otto Klemperer dans un répertoire romantique qu'il connaissait si bien, dans des enregistrements déjà publiés, ou de redécouvrir des gravures devenues indisponibles. Pourtant, à l'occasion de l'anniversaire de son décès, on pouvait attendre d'EMI un coffret autrement plus audacieux.

Ne bondons pas notre plaisir, celui d'entendre un chef réputé lourd et pesant dans des enregistrements au contraire légers et dynamiques. Où est la pesanteur dans la lumineuse 5e symphonie de Schubert ou dans cette 4e de Mendelssohn allègre ? Où la lourdeur dans ce Songe d'une nuit d'été aérien ?
Et que dire de ces gravures hallucinantes de Strauss (Johann, et non Richard), avec une ouverture de la Chauve souris inattendue, un Sang viennois gracieux et une Valse de l'empereur majestueuse ? Quelle articulation, quelles nuances, quel dynamisme, quel sens de la valse surprenant ! On a entendu des concerts du Nouvel an plus lourds, maniérés, pompeusement démonstratifs...
On retrouvera par ailleurs des valeurs sûres, comme les symphonies 8 et 9 de Schubert (surtout une Inachevée qui plonge vers l'infini). On appréciera le célèbre largo de la symphonie du nouveau monde de Dvorak, exempt de tout pathos excessif. Jusqu'au bout, Klemperer sera resté fidèle à la ligne artistique de ses début : l'objectivité, au service du texte.

En revanche, on sera plus critique avec la composition technique du coffret : éclater la 6e symphonie de Tchaïkovski sur 2 CD est inélégant, et pire encore, couper en deux la symphonie de César Franck, c'est anéantir la forme cyclique de l'oeuvre.
Par ailleurs, on pouvait espérer une édition remastérisée des enregistrements les plus anciens ; or, au moment où EMI publie un coffret Mendelssohn en SACD virtuel, avec une remasterisation poussée, les CD se contentent ici d'une reprise des vieux reports numériques de 1990-1991... Par chance, la prise de son nette et sans réverbération excessive reste honnête.
Enfin, à moins d'espérer un coffret "live", on ne peut que regretter l'absence de la collaboration entre Klemperer et l'orchestre de la radio bavaroise à Munich dans les années 1960 dans un programme Schubert-Mendelssohn qui aurait trouvé toute sa place ici.
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Touché au Coeur, 2 janvier 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Otto Klemperer : Symphonies et ouvertures romantiques (CD)
Je comptais déjà quelques CD de Klemperer et la magie continue d'opérer. Je reste très sensible à la manière dont ce grand chef dirige l'orchestre.
Je suis ravi de voir EMI ressortir les disques enregistrés sous sa férule. La qualité du son me satisfait pleinement. Je ne trouve nullement Klemperer lourd ou pesant, mais au contraire d'une sensibilité tout en douceur.
Sûr que je ne vais pas en rester là dans les coffrets proposés à un prix plus qu'intéressant par EMI.
Pour plus d'informations, je pense qu'il suffit de se référer au commentaire de Savinien qui est très précis.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Etonnant, 19 mai 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Otto Klemperer : Symphonies et ouvertures romantiques (CD)
A la fin de sa vie, KLEMPERER, qui fut un promoteur de la musique "moderne" était devenu un défenseur de la musique "reconnue". Son sens du rythme juste lui a permis de délivrer des interprétations toujours fouillées dans le détail mais qui paraissent s'inscrire dans une rythmique naturelle. bref un faux lent, idéal pour découvrir une oeuvre. Venez prendre un vrai plaisir à écouter ces œuvres célébrissimes. Il est idéal dans Mendelssohn, Schubert ou Schumann, mais toute ses interprétations vous font découvrir des aspects de l'oeuvre jouée. Il faut connaître aussi tout son Beethoven, ses Brahms et ses Mozart, surtout les sérénades. Laissez vous porter par ces interprétations portées par un orchestre dont la qualité semble perdue aujourd'hui.
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6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Grand, romantique et limpide!, 8 février 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Otto Klemperer : Symphonies et ouvertures romantiques (CD)
Klempilâtre depuis toujours, je collecte depuis des années tous les enregistrements de ce chef qui ne semblait jusqu'ici apprécié à sa juste valeur qu'outre-Manche. Entre mes CD, 33t et 78t, je pensais ne trouver que des doubles dans cette nouvelle série de coffrets. En fait, je n'ai eu presque que des surprises, et des ravissements : la sélection d'EMI ne retient que le meilleur de son travail avec le New Philharmonia - orchestre au top, et inspiration au summum. En dehors de la version-référence de la symphonie de Franck, on ne peut qu'être enchanté par le romantisme au souffle frémissant et aux larges envolées qui animent le "Songe" et l'italienne de Mendelssohn ; la Grande de Schubert, jouée avec une ambition brucknerienne, mérite plus que jamais son nom. Certes, Klempi est avant tout un chef ALLEMAND (ce n'est pas pour rien que son fils jouait le colonel dans Papa Schultz!), et, s'il exalte avec une subtilité incomparable la ténébreuse profondeur de l'âme germanique, sa vision appliquée à d'autres musiques est parfois déroutante : ainsi, Tchaïkovski s'avère rationnel comme du Brahms, et plus tragique que pathétique. Le plus rigolo, c'est la Fantastique : on sait que, pour Klemperer, la musique était une pure beauté abstraite ; il a donc délibérément ignoré que Berlioz avait écrit une symphonie à programme! En écoutant cette version, on oublie les champs, le supplice, le sabbat, mais on s'aperçoit, grâce à la transparence exceptionnelle d'une direction qui rend toutes les voix lisibles, à quel point cette musique est bien composée.
Pour finir, je recommande plus chaudement encore s'il est possible le coffret Bruckner, et surtout le coffret Beethoven ; je possédais déjà de 2 à 5 versions de chaque symphonie par Klempi, mais j'ai été éblouie par ce coffret, notamment par la plus belle, la plus lyrique de toutes les Pastorales que j'aie jamais entendues. Cette série ne regroupe que des enregistrements des années 50, la période cyclothymique de Klempi, mais, par chance, ne sont sélectionnés que des moments d'euphorie et d'épanchement vital; Ach, Bétove... Deutsche Grandeur!....
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un romantique moderne., 5 juin 2014
Par 
Sylvain Duthois (France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Otto Klemperer : Symphonies et ouvertures romantiques (CD)
Klemperer chef romantique ? Voire… Quand on lui posait la question, il répondait non sans une nuance de mépris : « Not at all !». De fait Klemperer a d’abord dirigé en Allemagne les œuvres de son temps, notamment les opéras contemporains. Et à l’écoute de ses enregistrements on recherchera en vain toute trace de « romantisme » au sens affectif du terme. Sa direction cultive la rigueur, le droit chemin, la clarté, la transparence. Dans une vision volontiers altière et granitique, il refuse tout alanguissement (aux antipodes d’un Abbado…). Ce qui nous donne des Tchaïkovsky et des Schumann épurés, voire austères, mais étonnamment modernes. Stravinsky, absent ici, lui convient particulièrement (Pulcinella !). Sa symphonie de Franck n’a rien de « wagnerisée » comme on a pu le dire à l’époque selon un raccourci facile : Klemperer = germanique = Wagner, dans une vision digne de la France de Debussy; le second mouvement, pris à un tempo plus lent que sur la partition, est une merveille d’analyse et de travail orchestral (les échanges vents-cordes). Un pur joyau ! J’aime moins ses symphonies de Bruckner, où des tempi un peu trop allants (paradoxe pour ce chef réputé lent !) me privent des ambiances mystiques recherchées chez Furtwängler ou Celibidache. Son objectivité me frustre ici, alors qu’elle me ravit ailleurs. Heureux possesseur de la plupart de ces enregistrements en vinyle comme en CD, je ne peux que recommander ce coffret pas si romantique que cela.
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9 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 hétérogène, 17 décembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Otto Klemperer : Symphonies et ouvertures romantiques (CD)
Quelques déceptions dans ce coffret : les symphonies de Schummann extrêmement lourdes et pesantes, on est bien loin de sawallisch ou meme konwitschny, une fantastique très statique.
Mais en revanche, Mendelssohn très bien interprété avec notamment une symphonie italienne particulièrement tonique et enthousiasmante...et puis surtout (selon moi) une 9ème de Schubert magnifique au niveau des interprétations Walter.
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