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4.0 étoiles sur 5 Méconnu...mais pas mal du tout, 3 novembre 2012
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Cousin Hub "Cousin Hub" - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Shades Of A Blue Orphanage (CD)
Thin Lizzy est avant tout marqué par l'histoire personnelle du bassiste/chanteur métis irlandais Phil Parris Lynott (né d'une rencontre d'un soir entre une mère irlandaise blanche et d'un brésilien noir). Ce groupe emblématique a connu plusieurs vies. Nous allons nous intéresser ici à ses balbutiements au travers de son 2ème disque, flanqué entre un premier, immature (mais attachant), et un « Vagabonds of the western world » magnifique. Thin Lizzy était alors un trio avec Brian Downey à la batterie et le mésestimé Eric Bell à la guitare. Lynott et Downey sont tous deux issus du groupe Orphanage, tandis que Bell vient du combo « Shade of blue ». Et comment s'appelle l'album qui nous intéresse ? « Shades of a blue orphanage »... Joli clin d'aeil aux origines de Thin Lizzy (nom étrange qui vient du personnage de BD Tin Lizzie). Comme pour UFO, Lizzy décroche un contrat en 1970 avec Decca suite à des premiers concerts très prometteurs. Comme pour UFO, c'est l'influent John Peel qui assure la promo du 1er album simplement titré « Thin lizzy ». C'est d'ailleurs étonnant comme, durant toutes les années 70 et début 80, UFO et Thin Lizzy évolueront parallèlement et de façon quasi identique. Si « Shades of a blue orphanage » n'est pas considéré comme un grand album de Thin Lizzy, il a le mérite de montrer un groupe en progression. Nick Tauber (qui produira 10 ans plus tard les deux premiers Marillion) est choisi comme producteur. Le son est par conséquent exceptionnel pour l'époque : les studios De Lane Lea sont réservés en ce mois de janvier 1972, alors qu'un musicien additionnel, Clodagh Simonds (du groupe folk irlandais Mellow Candle), renforce le trio au clavecin, au piano et au mellotron. Lynott a composé seul 8 des 9 titres qui oscillent entre le blues-rock hendrixien des débuts (« baby face », « call the police ») et un folk doux, introspectif et mélancolique, très acoustique et soigné (l'évolutif « brough down », chatting today »). Ainsi les ambiances sont différentes d'un titre à l'autre, créant un large spectre musical pour qui sait écouter. L'album s'ouvre par le très rythmique « the rise and dear demise of the funky nomadic tribes » (7'09) qui, à l'image de son titre à rallonge, est un morceau à tiroir naviguant entre Osibisa et King Crimson : rien que ça ! J'adore... et Downey y joue comme un dieu. Tout comme sur « buffalo gal » où son jeu sensible et complexe se marie parfaitement avec le jeu subtil de Bell et la voix douce et enrhumée de Lynott. Après la courte couillonnade à la Presley (« I don't want to forget how to jive »), une perle d'émotion : les 2'50 de « sarah », une magnifique et douce ballade acoustique où guitare acoustique et piano accompagnent la voix susurrée de Philip. Le dernier morceau, l'éponyme « shade of a blue orphanage » de 7'05 arrive, après le turbulent et rythmique « call the police » qui balance pas mal. Il s'agit d'un épique évanescent et symphonique à grand renfort de mellotron et de guitare façon 1er Crimson, sur lequel Lynott chante de sa voix particulière, un poème de son cru. Ce beau et grand morceau est une composition collective. Les chroniques de l'albums sont enthousiastes, mais le succès commercial n'est pas encore au rendez-vous. Il viendra fin octobre avec le single « Whisky in the jar », traditionnel irlandais qui voit l'excellente face B « black boys on the corner », un hard-blues de haute volée qui anticipe le 3ème LP « Vagabonds of the western world ». Il reste 12 semaines dans les charts lançant véritablement la carrière de Thin lizzy. La présente réédition de « Shades of a blue orphanage » contient ce single, ainsi qu'une session BBC rare où l'ont peut découvrir, entre autres, « suicide » (qui figurera 2 ans plus tard sur « Fighting ») et « saga of the ageing orphan ».
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