Commentaires en ligne 


3 évaluations
5 étoiles:
 (2)
4 étoiles:
 (1)
3 étoiles:    (0)
2 étoiles:    (0)
1 étoiles:    (0)
 
 
 
 
 
Moyenne des commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients
Créer votre propre commentaire
 
 
Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une fleur au milieu du désert, 19 avril 2014
Par 
Nicolas Mesnier-Nature "NMN" "LE DISC... (Besançon, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonie n°4, Symphonie brève op. 58, Fantaisie symphonique (CD)
Par un excellent spécialiste de la musique française, on pourra sans doute s'étonner de l'intervention de l'orchestre de la Deutsche Radio pour l'enregistrement intégral des symphonies de Thédore Gouvy. Pourtant, l'acte se justifie presque par la position entre deux pays – l'Allemagne et la France – de leur auteur, victime comme bien d'autres des aléas frontaliers de l'Histoire.
Musicalement parlant, nous n'entendrons cependant pas ici dans la musique de Gouvy un monstre hybride, croisement inutile et raté entre deux traditions. Tout au plus trouvera-t-on un penchant beethovenien dans la vigueur rythmique et le développement de petites cellules motiviques. A l'écoute de cette symphonie n°4, on a du mal à comprendre qu'une telle merveille ait pu grandir à une époque où la symphonie française constituait une exception dans le paysage culturel d'alors, les grands orchestres symphoniques étant dévolus et dévoués à la production de ballets et d'opéras d'une qualité globale telle que, mis à part quelques exceptions, on n'en connaît même plus les noms.
Il faut un orchestre virtuose pour aborder cette œuvre, toute en énergie, d'une vigueur surprenante, d'un allant irrépressible. Tous les instruments participent au discours musical, la rythmique pulse à tout va, emportant avec elle une magistrale imagination mélodique et un sens du développement qui semblent inépuisables. L'effet général n'est pas celui d'une modernité qui change la donne puisque le cadre et le discours conservent leurs qualités classiques, pas plus que nous ne dirons que cette œuvre n'a de valeur que par défaut, eu égard à la pauvreté ambiante.
La symphonie brève se compose d'un thème à variations merveilleusement inventives et la Fantaisie symphonique reprend, orchestrée, la Fantaisie pour deux pianos opus 69. Oeuvre tardive, on n'y décèlera une grande évolution dans l'écriture, mais la puissance du geste, la sincérité de l'intention et la magnificence de l'orchestration ne laissent aucun doute sur la valeur de cette musique. A l'instar d'un J.M. Kraus ou d'un F. Ries, c'est tout un répertoire laissé de côté qui bouscule notre paysage sonore habituel.
Jacques Mercier ne saura jamais être assez remercié de mettre à notre disposition ce qui n'aurait jamais dû disparaître du répertoire et des salles de concert. Il sait donner du grain et bannir la lourdeur de son interprétation dans ce parfait mariage mixte franco-allemand.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Pour bien terminer le cycle, 2 février 2014
Par 
Cetalir "Cetalir" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonie n°4, Symphonie brève op. 58, Fantaisie symphonique (CD)
Le principal intérêt de ce troisième volume de l'intégrale des symphonies de Gouvy est assurément la quatrième symphonie que Gouvy remania à de nombreuses reprises après sa création par un orchestre amateur de piètre qualité à Paris et son interprétation autrement plus convaincante à Leipzig où Gouvy faisait figure de la plus grande star du genre symphonique français.

On y trouve une musique de très grande qualité, pleine d'inventions et de subtilité, qui commence en faisant penser à Beethoven pour ensuite pencher du côté de Mendelssohn mais conservant toujours une fraîcheur, une légèreté typiquement française. Tout cela semble couler de source et s'écoute avec une délectation certaine.

La symphonie brève qui suit est plus anecdotique. Il s'agit d'ailleurs plus d'un rondo en deux parties très bien fait mais manquant un peu d'inspiration.

La fantaisie symphonique qui conclut ce très beau disque est une rareté qui ne fut d'ailleurs jamais publiée du vivant de Gouvy. Il s'agit en fait d'une transcription pour orchestre d'une fantaisie pour deux pianos qu'il avait écrite peu auparavant. La pièce est très plaisante et fort belle, achevant de faire de ce disque une réussite.

L'interprétation de Mercier est en tous points parfaite et finit d'imposer ce cycle comme l'intégrale de référence de ces oeuvres trop rares et à réhabiliter d'urgence.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 A découvrir, 2 octobre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonie n°4, Symphonie brève op. 58, Fantaisie symphonique (CD)
Avec la parution de la 4 eme symphonie, malheureusement confidentielle, l'integrale des oeuvres symphoniques semble complète. J'ai pu decouvrir un aspect meconnu de la musique romantique conciliant l'heritage de Mendelssohn et une certaine tradition française.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

Ce produit

Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit