Commentaires en ligne 


10 évaluations
5 étoiles:
 (6)
4 étoiles:
 (1)
3 étoiles:
 (1)
2 étoiles:
 (2)
1 étoiles:    (0)
 
 
 
 
 
Moyenne des commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients
Créer votre propre commentaire
 
 

Le commentaire favorable le plus utile
Le commentaire critique le plus utile


2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Enchanteur et atypique
« A la merveille » est un film totalement atypique, comme l'est depuis toujours le cinéma de Terrence Malick. Il est cette fois ici question, de manière très contemplative, que d'amour, sous la forme d'une sorte de longue et magnifique « prière visuelle ». Le film s'attache aux chemins croisés de 4 personnages : Marina (Olga Kurylenko),...
Publié il y a 12 mois par Semper Victor

versus
4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un film non maitrisé
Il faut concéder à Terrence Malick, film après film, et qu'on attende un an entre chaque ou plusieurs décennies, que c'est toujours une splendeur, une merveille pour les yeux. Et dans ce film, "À la merveille" fait aussi allusion au surnom du Mont Saint-Michel où les deux héros ont vécu leur passion : la merveille de...
Publié il y a 6 mois par Durand Sébastien


Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Enchanteur et atypique, 26 mars 2013
Par 
Semper Victor "FB" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 10 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : A la merveille (DVD)
« A la merveille » est un film totalement atypique, comme l'est depuis toujours le cinéma de Terrence Malick. Il est cette fois ici question, de manière très contemplative, que d'amour, sous la forme d'une sorte de longue et magnifique « prière visuelle ». Le film s'attache aux chemins croisés de 4 personnages : Marina (Olga Kurylenko), une parisienne qui trouve un amour partagé auprès de Neil (Ben Affleck), un américain qu'elle va épouser et qui tentera de se consoler, entre une rupture et une réconciliation avec Marina, auprès de son ami d'enfance Jane (Rachel McAdams). Le père Quintana (Javier Bardem), ponctue quant à lui ces histoires d'amour terrestres de sa quête et de ses réflexions sur l'amour divin. La lumière, les couleurs, le vent, l'eau qui s'écoule constituent, comme toujours, l'écrin rayonnant de l'univers de Terrence Malick.

L'ordonnancement des scènes (est-il chronologique ? ne l'est-il pas ? L'ambigüité subsiste tout au long du film), le contraste des lieux (le Mont Saint-Michel, Paris, l'Oklahoma) contribuent à brouiller les pistes pour nous laisser nous concentrer sur un message essentiel : l'amour, dans l'existence, n'est pas une option, mais une obligation vitale. La caméra suit pas à pas les personnages, avec une grâce paradoxalement tout aussi artificielle que naturelle, et explore leurs mouvements, leurs convergences et leurs divergences, avec une profonde pudeur. Le titre original, « To the Wonder » indique plus précisément la « direction du scénario » : le voyage vers la merveille sacrée qu'est le Mont Saint Michel, comme prélude ou comme aboutissement d'une histoire d'amour. Les protagonistes font face à leurs inévitables doutes, aux promesses difficiles du mariage, aux déceptions et à la culpabilité nés mensonges ou des trahisons mais surtout au caractère universel et omniprésent de l'amour. « A la merveille » ne raconte pas une histoire à proprement parler, le film choisit plutôt de rendre compte, par touches contrastées, de la beauté de l'amour et de ceux qui en sont habités, comme de la laideur de ceux qu'il a abandonné, celle de paysages pollués ou celle de certaines détresses humaines.

« A la merveille », malgré son appartenance emblématique à un certain cinéma d'auteur est sans aucun doute un film qui ne parlera guère au public européen tant son approche se démarque du courant actuel et si omniprésent qui cultive le désenchantement du monde : Terrence Malick, lui, trace inlassablement son chemin en sens inverse tout en laissant une grande place au doute.

Le coffret réalisé pour l'Edition Limitée est simple mais très joli. Côté bonus, de bonnes choses également, notamment avec l'entretien avec Olga Kurylenko qui s'exprime dans un français parfait ou avec le petit reportage sur la ville de Bartlesville (Oklahoma) et les acteurs amateurs qui ont été recrutés sur place.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une image immaculée, une piste son mixée bien trop bas, et un film magnifique mais imparfait, 11 octobre 2013
Par 
Remy Pignatiello (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : A la merveille [Blu-ray] (Blu-ray)
L'image du Blu Ray de To The Wonder est une pure merveille, dans la digne lignée de celle de The Tree Of Life. La définition est constamment au top (minus évidemment les 1eres minutes, filmées en SD sur un téléphone), sans qu'aucun défaut ne vienne entacher le plaisir du visionnage. Que ce soit le niveau de détails, le naturel de l'image, la restitution des couleurs ou des contrastes, l'ensemble est un ravissement de chaque instant, rendant amplement justice à la grande qualité de la photographie du film à travers un encodage au diapason. L'ensemble est tellement propice à cela que la galerie de captures est doublée pour la peine.

Malheureusement, la déception est de mise pour la partie sonore. La raison est simple : un manque flagrant de puissance du à un mixage bien trop bas. Que ce soit La ligne rouge, The Tree of Life ou maintenant To The Wonder, les Blu Rays de ces films possèdent (en fonction de l'édition) un panneau introductif où Terrence Malick nous invite à monter le son pour profiter du film avec un volume sonore important. Eh bien, peine perdue ici : même en montant [i]sérieusement[/i] le volume, impossible d'obtenir un volume sonore adéquat. Pour les connaisseurs, j'ai un ampli Yamaha RX-V467. Mon réglage de référence est -32.5 dB, pour une gamme allant de -60 dB à +20 dB. Je suis monté à -10 dB sans avoir l'impression que ce soit suffisant.
En l'état, la piste manque du coup sérieusement de punch, ne serait-ce que pour permettre aux multiples pistes musicales de s'envoler de manière adéquate. Les dialogues, une fois le son monté plus que largement, restent un chouia sourds, la faute probablement au mixage de la piste. Reste une spatialisation honnête mais un peu limitée, et une reprise des graves décente mais le film n'est pas particulièrement prompt à l'utilisation du caisson.

Au final, difficile de juger si le problème de niveau sonore est restreint à la présente édition française ou non. Les éditions françaises, anglaises et US présentes toutes des pistes différentes sur le papier (DTS HD MA 5.1 48/16 sur le disque US, DTS HD MA 5.1 et 7.1 48/24 avec core mi-débit sur le disque UK). N'ayant que l'édition française, je ne peux comparer et juger globalement, même si les retours des éditions US et UK ne pointent pas de problème de ce type. En état, je ne peux donc que sanctionner avec déception la note finale.

Image : 10/10
Son : 7/10
Film : 8/10

Incomplet. Imparfait. Inabouti. To The Wonder peut se voir un prolongement de The Tree of Life, reprenant notamment ses visuels, ses méthodes de mises en scène, ses cadrages à fleur de peau.
Cependant, il manque au film ce qui permettait à The Tree of Life de fonctionner : un courant pour le faire avancer, peu importe les détours du montage, qui faisaient sens et n'empêchaient jamais le récit de continuer de se dérouler.

The Tree of Life était une rivière, tortueuse mais avec son courant. Ici, le montage fonctionne plus par à-coups, par succession de vignettes interrompues par un montage semblant maladroit, et qui ne fait que ressortir l'absence de véritable moteur narratif. Evidemment, je n'attends pas de To The Wonder un film narrativement balisé, bien carré et structuré. Mais le manque constant de motivation finit par lasser, surtout en 2e moitié de film. On saute d'un endroit à un autre, d'une femme à une autre, avec ces personnages ne dépassant que trop rarement l'esquisse, mais toujours en mouvements, à pied, en voiture, en train, en métro, en avion. Les sentiments vont et viennent, les lieux s'alternent, les rideaux passent de blanc à noir, et les étendues d'eaux au départ sans limite deviennent étroites et empoisonnées. Certes, mais où vont donc ces personnages ? Pourquoi brassent-ils tant de vide ?

Parce qu'ils s'ennuient, parce que l'ennui d'Affleck attire le désintérêt, l'attise, et ce désintérêt finit par être le nôtre. Difficile de saisir les émotions, de capter la tendresse qui est offerte, de s'ouvrir, tout cela finit par devenir froid, distant, refermé sur soi-même. Par-dessus ce couple se greffent quelques passages sur le boulot d'Affleck, des réactions d'habitants d'une zone polluée (et donc, dont la beauté a été corrompue), et des interventions de Javier Bardem, mais c'est tellement épars qu'on se demande pourquoi ne pas les avoir carrément complètement éliminés. C'est d'autant plus dommage qu'ils soient présents sous leur forme actuelle, car ils sont frustrants, tant ils auraient pu apporter un plus notable permettant d'élargir les thématiques du film à autre chose que ces 3 personnages principaux. C'est probablement la plus grosse déception du film, car en l'état, il n'en subsiste plus que quelques minutes, qui le plus souvent consistent à montrer un prêtre qui doute mais répète jusqu'à plus soif que Dieu est partout / en nous / autour de nous / près de nous / nous / ...

Rarement face-à-face, tournant l'un autour de l'autre dans des mouvements souvent commencés, rarement finis, les personnages errent plus qu'ils n'existent, ce qui pourrait fonctionner si tout cela ne finissait pas par laisser à une distance poliment ennuyeuse toute création d'émotion, d'autant plus que les questionnements existentiels de Malick n'ont rarement été écrits avec une telle naïveté quasi puérile (le monologue de Bardem en fin de film est quasi involontairement hilarant, mais surtout presque insupportable). C'est dommage car visuellement et thématiquement, To The Wonder aurait pu être grand, très grand, autant au moins que Le nouveau monde ou The Tree of Life. Il est évident que visuellement, le film est invariablement supérieur à 95% des productions actuelles, et que la très grande majeure partie du film pourrait être tiré en poster tant c'est magnifique.

Pour autant, le film est d'une beauté absolue qui compense en partie son manque de liant, notamment la 1ere moitié du film, d'une grâce folle, et qui fonctionne parfaitement comme un prolongement de The Tree of Life.

Le problème, c'est que cette 1ere partie s'arrête avec le départ des filles, et l'arrivée soudaine de Rachel McAdams, le tout centré sur Ben Affleck. C'est une cassure nette qui stoppe complètement le film dans son élan, et brise la dynamique narrative entre Kurylenko et Affleck, ainsi que la montée progressive des éléments de dissension du couple. Soudainement, c'en est trop, alors elles s'en vont, et voilà...

Pour autant, le film reste d'une grande légèreté et d'une grande fluidité, la beauté et la fluidité des sensations prenant le dessus sur les gros problèmes de structure. C'est juste magnifique, une évocation de la beauté en elle-même, que ce soit celle de la nature, des gens ou des sentiments.

8/10
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 The most challenging film by the greatest modern director., 5 novembre 2013
Par 
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : A la merveille (DVD)
In the late 20th Century there was Bresson. He found a new and wonderful way of expressing the emotional truth of situations through his calm and pure style. Now in the 21st Century, the cinema has a new champion of purity of style in Terrence Malick. His 'second period' films - 'The Thin Red Line', 'The New World' and now magnificently 'The Tree of Knowledge' and 'To the WONDER' have simply created an entirely original aesthetic that uses exquisite imagery and oblique use of sound and music to prove that the cinema is truly the art of dreams.
'To the WONDER' is a reflection on love and 'dislocation' (physical and psychological), and unlike anything else you will have seen (unless you are an afficionado of 1960s 'underground' artists like Brakhage and Markopoulos. Malick's method is simple - show everything, explain nothing. And to make this film into a masterpiece it has one of the most amazing performances in modern cinema, by Olga Kurylenko.
If you are serious about cinema, this is one of the few films which are, quite simply unmissable.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un film non maitrisé, 4 octobre 2013
Par 
Durand Sébastien (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : A la merveille [Blu-ray] (Blu-ray)
Il faut concéder à Terrence Malick, film après film, et qu'on attende un an entre chaque ou plusieurs décennies, que c'est toujours une splendeur, une merveille pour les yeux. Et dans ce film, "À la merveille" fait aussi allusion au surnom du Mont Saint-Michel où les deux héros ont vécu leur passion : la merveille de l'Occident.

Malheureusement, il arrive parfois aussi à Malick de ne pas savoir dans quoi il s'embarque, pas plus que ses acteurs ne savent dans quoi il les embarque. Parfois ça passe (encore l'an dernier avec "The Tree of Life"), parfois - comme ici - ça casse. Des acteurs inexpressifs (sans doute parce qu'ils tournent sans savoir ce qu'on attend d'eux, ils n'ont d'ailleurs eu le script du film entre les mains), des allers-retours incessants et incompréhensibles entre présent et passé, une histoire creuse : nous ne sommes jamais en empathie avec eux. Les deux heures m'en ont paru quatre.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


5 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Fabuleux, 5 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : A la merveille [Blu-ray] (Blu-ray)
Un film fabuleux qui laissera peut être une grande partie des habituels sceptiques et non habitués sur le carreau, à la merveille c'est l'essence même de Terrence Malick, dans une épure terrassante pour qui est remué par ses visions.
Malick se mets à tourner rapidement, avec de petites équipes, des projets moins coûteux mais gardant des castings populaires, s'il garde le même cap, fiesta.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un chef-d'oeuvre, 14 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : A la merveille [Blu-ray] (Blu-ray)
Malick continue ce qu'il a mis en place avec le magnifique Tree of life, à savoir une nouvelle forme de narration cinématographique, plus proche du langage poétique que la discours narratif classique hérité du roman. Le résultat est magnifique : une sorte d'haïku sur pellicule, hymne à la gloire de l'amour et de nos sentiments contradictoires. Difficile d'accès mais mérite largement le voyage. Je conseille !
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


6 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Chef d'oeuvre, 22 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : A la merveille (DVD)
Disons-le d'emblée: ce sixième film de Terrence Malick est un chef d'oeuvre d'une stupéfiante beauté! Plus encore que le film d'un philosophe (Malick est certainement nourri de philosophie et il l'a même enseignée dans sa jeunesse), il s'agit d'un film de poète. Depuis son premier film ("La Balade sauvage" en 1973), il y a indéniablement chez ce réalisateur une propension à user de la caméra, mais aussi des sons et des mots, à la manière d'un poète.
Ce penchant trouve maintenant son point d'orgue, il s'épanouit comme jamais, et Malick nous livre des films inouïs, des films comme peuvent les rêver les poètes, des films qui hantent l'esprit et le coeur longtemps après qu'on les a vus, des films qu'on verra et reverra comme on revient toujours aux grandes oeuvres poétiques sans jamais s'en fatiguer. Ce penchant vers un cinéma qui s'apparente à la fois au poème et à la prière s'épanouissait déjà dans "The tree of life", le précédent film du réalisateur, et se poursuit aujourd'hui avec "A la merveille", à tel point qu'on a le sentiment d'avoir affaire au deuxième volet d'un diptyque. Certes il y a des différences notables entre les deux films, certes on ne retrouve pas ici ce qui irritait tant certains critiques dans "The tree of life" (cette ampleur lyrique, cette métaphysique qui, bien évidemment, n'a rien de commun avec les nigauderies d'un Paulo Coelho!), mais les deux films épousent sans conteste une même esthétique, usant en particulier avec abondance des voix off.
Poème et prière donc, mais dans la nuit! En fait, ce film de Terrence Malick a des accents mystiques, non pas tant au sens de l'extase qu'à précisément celui de la nuit! L'extase, d'une certaine façon, est présente cependant, lors d'une des premières séquences du film, qui nous montre de manière sublime un couple (Ben Affleck et Olga Kurylenko) visitant le Mont-Saint-Michel. Là, dans les hauteurs du Mont, à la Merveille, il y a le bonheur d'aimer. Mais, aussitôt après, nous voyons Olga Kurylenko patauger dans la vase de la baie du Mont-Saint-Michel et nous savons que ce bonheur, que cette extase d'aimer sont déjà en péril.
La suite du film nous le montrera en effet, nous le fera comprendre: l'amour est là mais on ne sait pas le garder, on se déchire, on se sépare, on se défait, on va d'Olga Kurylenko à une autre femme (Rachel McAdams) et tous ces personnages, en quelque sorte, errent dans la nuit. Un autre personnage intervient, à plusieurs reprises, un personnage qui, peut-être, donne une clé d'interprétation du film: celui d'un prêtre (Javier Bardem) en proie au doute et à ce qu'il pense être son incapacité d'aimer. Il y a beaucoup de souffrance chez ce prêtre qui, lui aussi, se perd ou croit se perdre dans une sorte de nuit mystique. S'agit-il pour autant d'un film désespéré? Je ne le pense pas! C'est le film de ceux qui doivent espérer contre toute espérance.
On entend pendant une séquence du film la voix off du prêtre en question, de ce prêtre perdu dans sa nuit, appeler le Christ, lui demander de venir en lui et autour de lui, partout. Est-ce là la prière de qui n'a plus aucune espérance? De plus, ce prêtre, qui croit avoir perdu sa capacité d'aimer, continue cependant d'aimer et de servir sans même peut-être sans rendre compte. On le voit à un moment visiter des prisonniers, leur apportant pardon et réconfort. Et quand, dans une autre séquence, ce prêtre annonce à certains de ses paroissiens qu'il va sans doute devoir les quitter car il est nommé ailleurs, l'un de ceux-ci, dont on voit qu'il souffre d'un handicap mental, lui répond qu'il le regrettera beaucoup: "on a grand besoin de prêtres comme vous ici", lui dit-il. Toute proportion gardée, ce prêtre me fait songer à Mère Térésa, dont on sait à présent que, pendant de nombreuses années, tout en continuant à servir les pauvres, elle souffrit cruellement de doutes concernant la foi. Le prêtre que nous propose Malick, de même, persévère dans le service des autres, tout en étant la proie de cette nuit obscure...
Tel est ce prêtre, tels sont ces personnages, que l'on pourrait caractériser en citant un beau vers de Victor Hugo, dont Julien Green avait repris les premiers mots pour en faire le titre d'un de ses romans: "Chaque homme dans sa nuit s'en va vers sa lumière".
On trouvera aussi, dans ce film douloureux et splendide à la fois, dans ce film-poème, dans ce film-prière, dans cette quête de l'amour, des accents qui, comme le dit très justement Arnaud Schwartz dans le journal "La Croix", évoquent saint Augustin. "Tu nous as faits pour Toi et notre coeur est sans repos tant qu'il ne demeure en Toi". N'est-ce pas exactement ce que l'on peut ressentir en voyant ce film de Terrence Malick?
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


4 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Report du blu ray, 26 juin 2013
Par 
Cedric Gentaz "McT" (Vienne, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : A la merveille [Blu-ray] (Blu-ray)
Pourquoi la date de sortie a t-elle été modulé par l'éditeur ? C'est totalement stupide de le sortir en octobre, le blu ray est déjà dispo en angleterre et c'est exactement la même zone en plus. Metro doit revenir sur sa décision, sinon mon choix est fait !
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


7 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Confus, hermétique, et sans la grâce de "The tree of life"., 25 avril 2013
Par 
FX de Vasselot (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : A la merveille (DVD)
La « merveille » du titre est le surnom du Mont-Saint-Michel où commence le film, qui va suivre les tourments de quatre personnages en quête de certitudes.

D’entrée, un avertissement s’impose : si vous avez trouvé « The tree of life » pénible, long, sans intérêt, n’allez surtout pas voir le dernier film de Malick. Il y reprend la même narration elliptique, les mêmes plans contemplatifs, le même type de sous-textes religieux ou existentiels à décoder dans des situations en apparence ordinaires, banales, triviales. Dans « The tree of life » il était question de transcendance et d’immanence, de rapport à la Création, de péché originel, de l’impossibilité de donner un sens au mal et enfin de rédemption. Ici, il est principalement question de rapport à l’autre, et donc de foi (car qu’est-ce que la foi sinon l’équivalent envers Dieu de la confiance qui sous-tend n’importe quelle relation humaine ?), avec ses aspirations, ses doutes, ses trahisons et ses retours à l’autre. Mais la structure du film est difficile à suivre et paraît bien plus brouillonne que dans son chef d’œuvre précédent. De plus, le choix de suivre quatre personnages différents écartèle le récit et la thèse, et Malick retombe dans le même écueil qui handicapait sérieusement son « Nouveau monde ». Certains personnages ont la part belle tandis que d’autres sont réduits à une portion congrue (notamment le prêtre tiraillé de doutes) alors qu’un équilibre mieux monté eût mieux servi le propos du réalisateur.

Aucun des acteurs ne marquent durablement l’esprit. On sait pourtant Ben Affleck bon acteur (cf The company men, The town, Argo), on espérait voir quelque chose d’intéressant d’Olga Kurylenko (qui n’avait pas un rôle passionnant dans Quantum of solace), on se réjouissait de voir Rachel McAdams sortir des films d’action (Sherlock Holmes x2, Red eye), et, surtout, on espérait être à nouveau bluffé par Javier Bardem (Skyfall, No country for old men, Vicky Cristina Barcelona, Mar adentro, The dancer upstairs). Mais rien de tout cela n’arrive. L’univers de Malick ne permet pas ici de profiter de ses interprètes comme ce fut pourtant le cas avec Brad Pitt, Jessica Chastain et Sean Penn dans sa précédente Palme d’or.

Les choix de caméra sont assez étonnants : soit en plongée légère avec un horizon très haut dans le cadre, soit calée au ras du sol. Dans tous les cas, elle est très orientée vers la terre, vers notre existence, mais sans cesse en décalage avec l’humain (on est très rarement à hauteur de visage). Soit le ciel envahit le cadre comme un vide vertigineux, soit la terre est omniprésente et occulte le ciel, et toute la transcendance qui l’accompagne. Ce choix de cadre qui peut se comprendre (mais devient lassant à force) a en réalité pour principal handicap de nous mettre dans un rapport très extérieur aux personnages. Or, comme ils sont déjà décrits de façon très elliptique et que la caméra nous force à rester détachés d’eux, on finit par s’en désintéresser complètement. Et par s’ennuyer ferme.

Dommage.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


1 internaute sur 4 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 L'amour est-il amour ?, 1 novembre 2013
Par 
P-henri Thoreux "p-henri.thoreux" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : A la merveille (DVD)
De plus en plus enclin aux questionnements métaphysiques, Terrence Malick entraîne cette fois ses spectateurs dans de subtils chassés croisés amoureux franco-américains. Paris, l'Oklahoma, le Mont Saint-Michel sont les théâtres d'une succession de saynètes un peu ésotériques, prétexte à de multiples interrogations. L'amour est-il vain ? Aimons-nous ceux que nous aimons ? Aimons-nous ou bien aimons-nous être aimés ? Et Dieu dans tout ça ?
Mais l'ambition un peu démesurée dont fait preuve le cinéaste lui fait parfois perdre l'essence dramatique d'un récit bien construit, tout en côtoyant la grandiloquence par trop d'enjolivures. A force de se perdre en conjectures, on se lasse quelque peu de cette belle mais erratique mise en images. Le résultat est certes plus réussi que la catastrophique épopée du Nouveau Monde ou que l'hermétique Tree Of Life, mais on est encore loin de la grâce qui avait saisi le réalisateur lorsqu'il tourna La Ligne Rouge.
Les acteurs semblent égarés dans cette méditation un peu trop transcendantale. L'utilisation des voix off pour les faire s'exprimer tourne au maniérisme. De fait Ben Affleck endosse une personnalité floue, quasi muette et inexistante, et le charme d'Olga s'apparente à celui d'une silhouette diaphane insaisissable. Quant à Javier Bardem, il est totalement incongru dans ce rôle de prêtre habité par le doute...
En définitive, sauf à considérer cette digression sentimentale comme une sorte de poème parnassien et à s'abandonner à sa beauté plastique, on risque encore une fois la déception...
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien
ARRAY(0xada8b360)

Ce produit

A la merveille
A la merveille de Terrence Malick (DVD - 2013)
EUR 9,99
En stock
Ajouter au panier Ajouter à votre liste d'envies
Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit