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18 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Deux grandes œuvres, deux immenses artistes... Une révélation !
La première chose que l'on remarque en prenant ce CD entre les mains, c'est évidemment qu'Isabelle Faust réenregistre le concerto de Beethoven, déjà enregistré avec Belohlavek (et couplé avec la sonate à Kreutzer) cinq ans auparavant. Ce type de récurrence à notre époque (sans plus value...
Publié le 9 mars 2012 par Suprêmes classiques

versus
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Beethoven/Berg/Faust/Abbado
Un couplage intelligent de deux des concertos pour violon les plus "métaphysiques" du répertoire par une jeune violoniste en pleine ascension et un chef depuis longtemps "mythique"; bien plus évident que le récent Berg/Brahms de Capuçon/Harding.
Hélas, la métaphysique et la poésie de ces deux pages sont à...
Publié il y a 19 mois par brissaud


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18 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Deux grandes œuvres, deux immenses artistes... Une révélation !, 9 mars 2012
Par 
Suprêmes classiques (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
La première chose que l'on remarque en prenant ce CD entre les mains, c'est évidemment qu'Isabelle Faust réenregistre le concerto de Beethoven, déjà enregistré avec Belohlavek (et couplé avec la sonate à Kreutzer) cinq ans auparavant. Ce type de récurrence à notre époque (sans plus value technique, passage du mono à la stéréo, de l'analogique au numérique...) est devenue rare, exceptionnelle même. Ce premier enregistrement était d'ailleurs exceptionnel, déjà. Mais enfin, on ne connaissait pas Faust dans le concerto de Berg, et puis, surtout, on a ici l'occasion de l'entendre avec ce grand nom écrit en tout petit, presque trop discret sur cette belle couverture. Claudio Abbado ! Chez Harmonia Mundi ! Un événement, donc, se cache dans ce petit disque presque trop discret... Un disque très cohérent d'ailleurs, faut-il le signaler, la plus grande violoniste allemande actuelle interprétant deux piliers du répertoire concertant germanique.

Et il faut avouer d'emblée que ce disque a et gardera certainement pendant longtemps, peut-être toujours, quelque chose d'irrésistible. Isabelle Faust fait dans Berg ce qu'elle faisait déjà ailleurs, et répète dans Beethoven ce qu'elle y faisait déjà. Visions à la fois sobre, pudique, mais si raffinées, subtiles, frémissantes même, que le Concerto à la mémoire d'un ange révèle des splendeurs qu'on n'y connaissait pas même chez Suk ou chez Perlman. Sans rien enlever à ces grandes versions, voici ici un violon neuf et qui y porte sa marque. Mais bien évidemment la participation d'Abbado, interprète inoubliable de Wozzeck ou de la Lulu-Suite, est l'élément le plus attendu et, de fait (s'il en était besoin) le supplément d'âme de cette version. Dans Berg, justement, la maîtrise du discours, débordant de subtilité sonore mais jamais débordé par le sentiment, aboutit à une vision puissamment architecturée, tendue. Et l'orchestre Mozart s'y révèle une phalange admirable, en grand progrès par rapport aux précédents enregistrements, preuve que l'esthète italien continue de bâtir pour les décennies à venir, et que son professionnalisme et son talent, plus que toute autre chose, est à la base de la qualité sonore du Berlin post-Karajan, de l'orchestre de Lucerne, du Chamber Orchestra of Europe, du Mahler Jugendorchester et donc de cet orchestre Mozart, autre aventure si liée aux précédentes.

Ces qualités sont également précieuses dans Beethoven, et la plus-value Abbado par rapport à l'enregistrement avec Belohlavek (sans déprécier ce précédent enregistrement, précieux éclair dans le paysage discographique de 2007 !) est évidente tant Beethoven réussit à cet Abbado qui depuis quinze ans récolte les fruits d'un engagement chambriste assumé et longtemps mal compris, avant d'éclater justement dans une intégrale Beethoven captée sur le vif à Rome avec les Berliner, et ici encore. Chambriste, mais sans que cela constitue jamais une limite ou un parti-pris qui devrait faire oublier la splendeur du discours. Au contraire, là encore l'orchestre Mozart se révèle admirable et Abbado peut lâcher la bride et laisser cet orchestre s'exprimer avec toute la force que requiert le père de tous les concertos pour violons écrits depuis... Et ce soutien orchestral lumineux et tempétueux constitue le parfait soutient pour la grâce virtuose et sensuelle d'Isabelle Faust.

Parler de découverte, pour de si grands artistes dans un répertoire presque trop attendu, semble déplacé. Et pourtant, comment appeler autrement un disque qui vous fait redécouvrir deux œuvres majeures, les révèle sous un nouveau jour, dans une nouvelle perfection ? Et cet orchestre Mozart déchaîné par un Abbado au sommet de son art, en voilà une révélation ! Et cette rencontre de deux de nos plus grands musiciens, au service du discours musical, de l'invention, de l'imagination au pupitre, si ce n'est une découverte, c'est une révélation !
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3.0 étoiles sur 5 Beethoven/Berg/Faust/Abbado, 24 décembre 2012
Par 
brissaud (Paris) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Un couplage intelligent de deux des concertos pour violon les plus "métaphysiques" du répertoire par une jeune violoniste en pleine ascension et un chef depuis longtemps "mythique"; bien plus évident que le récent Berg/Brahms de Capuçon/Harding.
Hélas, la métaphysique et la poésie de ces deux pages sont à chercher ailleurs.
Le Beethoven est conçu comme une pastorale terrienne et roborative, avec une rusticité systématiquement cultivée, "à l'ancienne", qui sied assez peu à ces artistes très intellectuels, et rive l’œuvre dans la glaise, bien loin des hauteurs. C'est le finale qui s’accommode évidemment le mieux de ce traitement. On reste perplexe sur le bavardage hors style de la cadence (Schneiderhan/Beethoven, d'après le concerto pour piano transcrit de ce concerto) du premier mouvement ... ou le prosaïsme du second. L'orchestre, précis mais peu homogène, ne possède pas le fini et le velours des grands, malgré la magnifique musicalité du basson solo, partout superbe. Timbalier en revanche fort terne. Faust s'applique beaucoup, détaille et détimbre trop en abusant des suraigus colophanés, mais reste juste partout, et parfaitement en phase avec le chef, moins inspiré que dans son intégrale vidéo des symphonies (Euroarts) avec ...Berlin !
Le Berg éblouit plus qu'il n'émeut, visant, chose inattendue avec de tels interprètes, à un spectaculaire assez gratuit. La lisibilité et le modelé, globalement très beaux, sont hélas perturbés par de curieux équilibres sonores qui contreviennent aux indications de Berg (Haupt et Nebenstimmen souvent inversées)et opacifient la texture; ex. : les bois couvrent dès les mesure 11-14 du I. le sublime (et central) arc mélodique sol-fa dièse-mi-sol dièse de la contrebasse solo ... Les sommets d'intensité fracassants impressionnent, mais écrasent et tranchent un peu la poésie diaphane de l’œuvre,notamment dans les deux codas. Faust, plus à son aise que dans Beethoven, joue impeccablement, mais sans la part de "féminité" indispensable à sa partie(écouter Anne-Sophie Mutter), nuançant peu, et appuyant trop son cantabile, peut-être pour "passer" un orchestre qui peine à jouer piano.
Prise de son large et claire, mais sans finesse et parfois très agressive, zoomant sur le violon, qui en concert, ne développe pas la moitié de la puissance que le micro lui donne ici.
Belle affiche, qui laisse sur une curieuse sensation d'inacomplissement.
Pour Beethoven, Perlman/Giulini (EMI), ou, plus proche de nous, la magnifique -et méconnue- version Fertschman/De Vriend (Challenge) et pour Berg, Perlman/Ozawa (DG), Suk/Ancerl (Supraphon) ou, un léger cran en dessous, Mutter/Levine (DG) qui portent à la perfection tout ce qu'on ne fait qu'entrevoir ici, demeurent mes préférés.
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11 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un grand Berg, mais un bien triste Beethoven, 1 avril 2012
Par 
M. Girardin (Paris) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Voilà un disque qui a de l'allure : un couplage idéal (nous ne dirons plus audacieux car il est devenu depuis quelques années presque aussi fréquent que le couplage Bruch / Mendelssohn), deux immenses artistes faits pour se rencontrer, et, accessoirement, un très beau portrait de Klimt sur la pochette.

Le Concerto de Berg tient toutes ses promesses. Tour à tour torturé, désespéré et enfin apaisé, l'orchestre (dont fait intégralement partie le violon solo) nous emmène dans ce voyage au plus profond de nous mêmes, guidés par la baguette magistrale d'Abbado et l'archet impérial de Faust.

Ce n'est hélas pas le cas de Beethoven, où, à force de vouloir nous montrer le moindre recoin d'une partition au moins aussi anguleuse que celle de Berg, Faust et Abbado nous perdent. La moindre oscillation rythmique, caressante dans la partition, devient une gifle; le violon ronronne, ronfle au moindre sforzando, ou détimbre complètement (avant la cadence du second mouvement). Le tout avec beaucoup de bonnes intentions, sans doute, mais pas de bonnes raisons. Les cadences, adaptées de la transcription pianistique de Beethoven, n'arrangent pas grand chose à l'affaire. Car, si l'alliance timbales / piano dans une marche "alla caccia" fonctionnait sans doute, la retranscription au violon a des relents de virtuosité paganinienne (9ème caprice ! ) fort malvenus dans un concerto qui, justement, proscrit toute virtuosité (apparente du moins).

Ce sentiment de décalage entre une volonté musicologique et interprétation effective continuera jusqu'à la fin. Le rondo paysan, promu par le livret, est plus proche de Marie-Antoinette au Petit Trianon que des ancêtres roturiers flamands de Beethoven. Sauf à la toute fin, où, soudainement, les interprètes se décollent de la partition Urtext pour laisser place à leur musicalité. 30 secondes sur 45 minutes, c'est bien court...
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Deception, 20 mars 2012
Par 
Jean Pierre P (Rennes) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Je suis assez déçu par ce disque dont j'attendais beaucoup et qui a été encensé (mais pas dans l'unanimité) par la presse.
Isabelle Faust est une très bonne violoniste,(sans doute pas au rang des plus grands toutefois, à mon avis) mais sa vision du concerto de Berg me semble trop désincarnée, superficielle,
comme si elle y restait étrangère à cette poésie du déchirement. Son violon est souvent seulement élégiaque, oubliant que le concerto à la mémoire d'un ange n'a rien à voir avec des "Kindertotenlieder".
C'est l'incompréhension et l'horreur que l'on doit sentir ici, me semble-t-il.
Situation discographique inchangée pour moi: en premier choix, le méconnu Stravinsky, Berg: Violin Concertos, toujours Abbado et cette fois le Mahler Chamber Orchestra et le génial Kolja Blacher ;
puis la version Boulez - Zukerman Berg : Concerto de chambre - Trois pièces pour orchestre Op. 6 - Concerto pour violon et, en concurrence: AS Mutter - James Levine: Concerto pour violon / le Temps chanté et Ferras - Freccia dans le même couplage avec Beethoven Beethoven, Berg : Concertos pour violon. Ferras, Böhm, Freccia. (merci à Denis Urval de m'avoir fait connaitre cette belle version).
Pour Beethoven, et même si les grands ne sont pas surpassés, la version d'Abbado - Faust est honorable. Je donnerais une étoile de plus pour ce concerto... mais ...
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9 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Isabelle Faust et Claudio Abbado : fraîcheur, jeunesse et spontanéité..., 10 mars 2012
Par 
claude toon "Juge ou avocat ??" (paris) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Je pensais connaître (présomptueux) le concerto de Berg. Merci à Isabelle Faust et Claudio Abbado pour cette relecture qui va permettre, je l'espère, à ceux qui trouvent hermétique cette musique (elle le semble souvent) de découvrir les sonorités féeriques et le mystère de ce chef-d'œuvre, et pour ceux déjà conquis, de l'aimer encore plus (j'en suis). Le couplage avec un concerto "du grand répertoire" devrait favoriser le rapprochement des deux univers musicaux pour beaucoup de mélomanes.

A l'écoute de la série initiale portée par le violon soutenu par la harpe et les vents, la tendresse nostalgique est là, rien d'ésotérique, des accords interrogatifs, un violon qui ne s'impose pas dans une stérile virtuosité mais qui dialogue avec un orchestre extraordinairement vivant, animé de mille couleurs. Les développements électrisants nous entrainent. L'orchestration a rarement autant brillé dans sa magique richesse (tuba, contrebasson, harpe). On pense à une registration d'orgue dans la tendre prière centrale du second mouvement, prière secrète du violon d'Isabelle Faust. Les mélodies s'enchaînent sans heurt, sans pause, et pourtant ce legato affirmé atteint une précision et une clarté qui magnifie chaque détail, chaque phrase de cuivre nostalgique négociée au niveau sonore le plus pertinent. Les aigus du violon en fin de l'œuvre nimbée dans un orchestre aérien sont d'une pureté bouleversante. Magnifique !

Dès les premiers coups de timbales, il est évident que le concerto de Beethoven procède d'une approche qui tourne le dos au dogmatisme germanique encore de mise dans certains enregistrements, plus précisément : accords et rythmes furtifs, élégants, un tempo vif, un dialogue virevoltant des violoncelles, bref une ductilité et une clarté qui montrent que des artistes de génie peuvent encore moderniser (au bon sens du terme) et apporter du neuf dans un concerto dont les bonnes versions sont légion. Isabelle Faust est en harmonie totale avec le discours de l'orchestre en faisant caracoler joyeusement les notes. Les artistes gomment tout pathétisme hors de propos dans cet œuvre en mode majeur. Incroyablement vivant ! Abbado aborde le noble thème principal avec une souplesse sinueuse mais sans aucune affectation. Le climat ludique trouve son aboutissement dans une cadence originale et dansante soulignée par la timbale discrète et mutine.

Bien entendu (tant cette nouvelle interprétation semble une évidence pour ses interprètes), dans le larghetto, le violon d'Isabelle Faust marivaude, badine dans un clair-obscur poétique de cet orchestre Mozart de Bologne qui est surprenant de maturité. Fraîcheur et jeunesse prédominent toujours dans le final pour prolonger cette conception d'une totale spontanéité.

Donc, non pas un disque de plus dans une discographie pléthorique, mais un disque qui fera date. Je le conseille sans réserve. Pour le concerto de Beethoven, il y a d'immenses versions disponibles à découvrir au gré des commentaires. Et puis après sa prestation idéale dans le concerto de Schoenberg, j'attends avec impatience qu'Hilary Hahn relève le défi dans Berg, une confrontation qui sera passionnante.
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14 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Beethoven pas à la hauteur, 15 mars 2012
Par 
Francois Ganot (France) - Voir tous mes commentaires
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Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce disque a été récompensé par la critique, mais je permets de donner mon avis qui vient nuancer ces propos. Si le concerto de Berg est très réussi (bien qu'il y ait encore mieux par Gitlis Concerto Pour Violon De Alban Berg, Paul Hindemith, Igor Stravinski), le Beethoven souffre de plusieurs défauts. Le violon de Faust est beau, mais c'est du côté de l'orchestre qu'il y a le plus à redire. Son effectif est manifestement réduit, ce qui ne serait pas un problème en soi s'il ne manquait pas la "pâte sonore" nécessaire à ce concerto. Manque de legato également, pour mon goût, de la part d'Abbado. Il ne s'agit pas forcément de toujours être dans une tradition trop germanique, mais il faudrait au moins être un peu viennois, et ce n'est pas le cas ici. C'est un parti pris délibéré du chef qui ne convient pas à ce Beethoven là, et la concurrence est rude. La discographie est pléthorique, avec des incontournables : d'abord la référence absolue, Menuhin avec Furtwängler à Lucerne en 1947 où l'entente entre le violoniste et le chef est merveilleuse, chaque instant se faisant miracle (on a là l'un des plus beaux disques de l'histoire) Mozart: Symphony No. 40; Beethoven: Violin Concerto, mieux que dans la version ultérieure en studio déjà superbe. Puis viennent Heifetz Beethoven - Mendelssohn (Living Stereo-SACD hybride), Perlman avec un Giulini d'une profondeur quasi mystique Concerto Pour Violon, Oistrakh plusieurs fois dont une magnifique version avec Cluytens Beethoven, Mozart : Conc pour violon. Oistrakh, Cluytens. ou Concerto Pour Violon op.61, Concerto Pour Violon n°3 k216, Francescatti avec Bruno Walter Beethoven - Sibelius : Concertos pour violon, Stern Isaac Stern interprète Beethoven : Concertos pour violon, Sonates..., Kreisler dans un document historique Beethoven : Concerto Pour Violon En Ré, Op.61 - Mendelssohn : Concerto Pour Violon En Ré Min., Op.64, Szigeti, sublime Mozart : Concerto Pour Violon N 4 K218 - Beethoven : Concerto Pour Violon Op.61, Milstein avec Steinberg ou avec Sabata ... et cette liste est loin d'être exhaustive. On dispose donc tellement de superbes visions de ce concerto de Beethoven qu'il serait injuste de donner sa préférence à Faust avec cet Abbado nettement hors sujet. C'est dommage ...
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5 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un disque délibérément à part dans la discographie, 28 mars 2012
Par 
Cetalir "Cetalir" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ceux qui chercheraient une version classique de référence se tromperaient totalement en optant pour ce disque résolument à part dans la discographie. Tout ici s'oppose à l'approche classique de ces deux monuments. La formation chambriste d'abord qu'Abaddo semble adopter de plus en plus au cours des enregistrements qu'il nous lègue en ultimes témoignages, l'âge venu, depuis une petite dizaine d'années. Et, bien sûr, la façon originale d'aborder les partitions que l'on qualifiera d'hérésie ou de génie selon ses goûts.

Le Berg possède ici une sonorité à la fois âprement violente, en particulier dans la façon dont Isabella Faust attaque avec l'archet, et extraordinairement lyrique. On y entend des sons et des instruments qu'aucune interprétation n'avait révélés jusqu'ici. Du coup, ce concerto souvent difficile d'écoute et qui rebuterait tout mélomane non averti, prend ici une dimension abordable et presque évidente d'immédiateté. C'est, pour moi, le moment fort de ce disque.

Le Beethoven surprendra à plus d'un titre. Dépouillement de l'orchestre, tempi inhabituels, attaques très vives d'un orchestre auquel Abbado semble avoir lâché la bride sont source d'étonnement et de renouvellements. Mais, surtout, il y a une inhabituelle cadence au sein de l'immense premier mouvement, à la mode de ce qui se faisait il y a encore cinquante ans. Il s'agit en fait d'une cadence issue de la transcription pour piano que Beethoven avait faite et qui est aujourd'hui totalement tombée dans l'oubli. Pour autant, j'avoue être resté totalement extérieur à une interprétation quelque peu éthérée, intellectuelle d'une oeuvre qui devrait comporter plus de passion.

On le comprendra donc, cet enregistrement est avant tout conçu pour les mélomanes en quête d'originalité et pas du tout pour le grand public. Il s'agira surtout de compléter utilement une discothèque qui dispose déjà de pléthores de références sur ces deux concertos (voir les suggestions des autres commentateurs que je partage globalement). Un disque finalement qui illustre bien l'approche de plus en plus éthérée voulue par Abbado (on se souviendra ici par exemple de ses concertos pour piano de Beethoven avec Argerich qui participaient déjà exactement du même parti pris). On aimera ou on détestera. Nous avons adoré le Berg, détesté le Beethoven.
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Berg & Beethoven: Violin Concertos
Berg & Beethoven: Violin Concertos de Orchestra Mozart and Claudio Abbado Isabelle Faust
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