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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un récit fort, 5 avril 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Auschwitz et après : Tome 2 : Une connaissance inutile (Broché)
Madame Delbo relate un épisode de sa vie, sans pathos, mais qui touche à l'inimaginable. Comment survit-on a un tel cauchemar? Même le lecteur n'en ressort pas indemne.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A faire lire à toute la jeunesse !, 4 août 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Auschwitz et après : Tome 2 : Une connaissance inutile (Broché)
Pour moi, Charlotte DELBO est la "Primo Levi" française : ce récit est sans fioritures, il est vrai tout simplement, une grande claque pour les négationnistes !
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Delbo, 5 juillet 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Une connaissance inutile: Auschwitz et après, II (Format Kindle)
Un texte d'une grande beauté. Un livre très émouvant, très pudique dans sa relation d'une réalité horrible. Je ne connaissais pas Charlotte Delbo : c'est une grande dame..
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5.0 étoiles sur 5 Barbelés des mots, 18 avril 2014
Par 
M. Marconnet Thibault "Evgueni Iscarian" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Auschwitz et après : Tome 2 : Une connaissance inutile (Broché)
Charlotte Delbo (1913-1985) fut l'assistante de Louis Jouvet avant-guerre. Résistante avec son mari durant l'Occupation, ils furent arrêtés tous deux. Lui fusillé, elle déportée pour Auschwitz-Birkenau. Comment dire cela ? par quelle langue noire faire l’énoncé d’une telle atrocité ? Comme si c'était aussi simple, comme si ce fait était égal aux autres – alors que rien jamais ne pourra justifier de telles horreurs.
Vers la fin de la guerre, elle fut changée de camp. Sa nouvelle destination, à peine moins sinistre que la précédente : Ravensbrück.

À la libération du camp, elle reprendra son activité théâtrale aux côtés de Louis Jouvet. Des 230 femmes parties avec elle dans le convoi de Compiègne pour Auschwitz, seules 49 d’entre elles reviendront ; seules ces quelques femmes auront pu passer – mais à quel prix ! –, entre les griffes du massacre sans nom. Et pour quel retour ? Pour quelle vie ? Y a-t-il seulement une vie possible après ce là-bas, après cet enfer terrestre ?
Ce n'est qu'au tout début des années 70 que Charlotte Delbo décidera de faire publier son amère trilogie déchirante : Auschwitz et après.

D’un tel témoignage on ne ressort pas. Car lire de tout son être, c’est entrer dans la chair vivante du silence. Mais ici, dans la plaie de cet ouvrage, le silence est un squelette décharné qui claque au vent : drapeau de chair déchirée. On entre dans ce livre comme dans la peau morte d’un serpent – avec pour seul habit, la squame rayée des déportées. On pénètre dans le froid terrible des appels qui durent toute la nuit pour ces fantômes de femmes qui ne savent plus ce que c’est que le jour, qui n’ont que la lumière crue et maladive des lampes électriques pour tout soleil ; on sent la diarrhée qui colle aux jambes amaigries, desséchées de leur pulpe vitale ; on éprouve la soif tenace, l’absence de salive qui vous fait la bouche comme un gros ballon de colle ; on perçoit l’immonde cacophonie de hurlements rauques, de voix hystériques. Oui, “la mort est un maître venu d’Allemagne” ainsi que l’écrivait Paul Celan dans son Todesfuge, sa Fugue de mort.

Que celui qui ne craint pas d’être bouleversé – ébranlé au plus profond de lui-même – ; que celui-là seul ose donc s’aventurer dans cette œuvre. Si des lambeaux de son cœur restent accrochés dans les barbelés des mots, c’est que sa lecture n’aura pas été vaine.

Comme le disait le Christ à la Bienheureuse Angèle de Foligno dans ses visions extatiques : « Ce n’est pas pour rire que je t’ai aimée !... »
Et ce n’est pas non plus pour rire que Charlotte Delbo a témoigné.
Puisque notre société est devenue celle du “rire” sur commande – qui est d’ailleurs tout sauf le rire franc et sincère de la joie –, que chaque ricaneur insipide se le tienne pour dit et passe son chemin !

Extrait du poème PRIERE AUX VIVANTS POUR LEUR PARDONNER D'ÊTRE VIVANTS (p. 186) :

"Je vous en supplie
faites quelque chose
apprenez un pas
une danse
quelque chose qui vous justifie
qui vous donne le droit
d’être habillés de votre peau de votre poil
apprenez à marcher et à rire
parce que ce serait trop bête
à la fin
que tant soient morts
et que vous viviez
sans rien faire de votre vie..."

© Thibault Marconnet
18/04/2014
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