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4,4 sur 5 étoiles16
4,4 sur 5 étoiles
Format: Blu-ray|Modifier
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le 21 mars 2007
J'ai redécouvert ce film récemment grâce au DVD (d'excellente facture). Il s'agit d'une illustration contemporaine de la dialectique du maître et de l'esclave (de Hegel) : le maître a besoin de l'esclave et il devient dans un état de dépendance qui fait que la situation se retourne. Ce film ne vieillit pas. Les images et la photo sont superbes. L'interprétation de Dirk Bogarde est tout simplement magistrale.
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L'un des plus grands films de Joseph Losey avec " Monsieur Klein " ( 1976 ) où il est question de lutte psychologique entre deux êtres pour la prise de pouvoir et la destruction mentale ainsi que la déchéance totale de l'autre. Film assez proche de " La truite " ( 1982 ), avant dernier film de Losey, dans son sujet. Ici, point d'amour, mais uniquement de la manipulation pour détruire l'autre dans une atmosphère dramatique renforcée par le choix du noir & blanc, le confinement dans une maison, de superbes mouvements de caméra et une photographie au top.

C'est aussi l'un des plus grands rôles de l'exceptionnel Dirk Bogarde avec " Les damnés " ( 1969, Luchino Visconti ), " Mort à Venise " ( 1971, Luchino Visconti ) et " Portier de nuit " ( 1974, Liliana Cavani ) et une mention spéciale pour l'actrice anglaise Wendy Craig.

Du très, très grand Losey avec un scénario d' Harold Pinter à voir et à revoir.

DVD avec une bonne qualité d'image et bande son uniquement d'origine ( Anglaise mono ) ainsi que sous-titres en français. 2009 StudioCanal.
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le 31 mai 2010
Magnifique film sur les liens d'interdépendance entre maître et serviteur. L'intensité et les tensions psychologiques sont palpables et on ressent comme un malaise dans notre siége de spectateur. La réalisation at la mise en scéne sont incroyables. Pour exemple parmi d'autres une scéne tournée dans un restaurant de table en table, de conversations en conversations, qui est d'une fluidité impressionante.
Les performances d'acteurs sont à l'avenant. Un film à voir et à revoir.
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C'est une chose entendue par (presque) tous : "The Servant" est une pièce maîtresse du cinéma de Joseph Losey, et du cinéma tout court, et même ceux qui ne l'aiment pas beaucoup lui trouvent des vertus. Pour beaucoup, c'est une quintessence de film anglais - comme parfois, d'ailleurs, réalisé par un Américain, même si c'est avec la collaboration d'écrivains anglais (cf. à des titres divers, le Barry Lyndon de Stanley Kubrick ou le Gosford Park de Robert Altman).

A quoi cela est-il dû? Au récit lui-même, qui intrigue ou fascine (voir synopsis ci-dessus)? A l'excellence de l'écriture, de la mise en scène, de l'interprétation? Mais elle l'est dans d'autres des films de Losey. Au fait que son côté cérébral, voire bizarre, ne l'emporte pas comme, pour ne parler que de la période anglaise, dans Accident ou Cérémonie Secrète? Sans doute, même si une partie des critiques qui ont été faites à ce film portent sur le dernier quart, précisément parce qu'il se permet quelques embardées qui deviendront par la suite plus coutumières du cinéaste. A mon sens, ces trois films-là, ainsi que The Go-Between / Le Messager (dernière oeuvre scénarisée par Pinter : voir mon commentaire), ont su trouver leur forme et constituent quatre des sommets de la filmographie de ce metteur qu'il ne faut pas oublier de revisiter.

J'aurais tendance à dire que la réussite réside ici dans la perfection de l'adéquation entre le script parfaitement évocateur de Harold Pinter (retravaillé sous l'égide du réalisateur), la mise en scène au cordeau de Losey et ce qu'il a suscité chez ses acteurs, y compris un tout jeune James Fox dont c'était le premier rôle, et des actrices avec qui il avoue avoir rencontré des difficultés, Sarah Miles parce qu'elle n'était pas toujours facile, et Wendy Craig parce qu'elle ne convenait à son sens pas pour le rôle. L'interprétation de Dirk Bogarde est à juste titre toujours mise en avant, mais c'est bel et bien un quatuor d'interprètes que Losey dirige avec maestria.

L'écriture de Pinter pour le cinéma, qui partage autant de traits communs avec son théâtre qu'il y a d'éléments qui l'en distinguent, était un tremplin formidable pour Losey. Dans ses entretiens avec Michel Ciment (Kazan, Losey : Edition définitive), le cinéaste revenait sur sa collaboration avec Pinter en lui reconnaissant bien des qualités, mais en prenant soin de mettre en valeur son rôle d'arbitre et de grand ordonnateur de ce qui apparaissait à l'écran: "Les scénarios portent toujours sa marque, c'est indubitable, mais voyez d'autres films qu'il a écrits: ce ne sont pas les mêmes que ceux qu'il a écrits pour moi. Dans le dialogue, il est brillant. Dans l'économie de l'écriture, il est extraordinaire. Dans l'évocation visuelle, il est magnifique, avec un sens de la forme et de la structure. (Nous partageons) l'observation des personnages, une conscience très aiguë de la dynamique des classes et de ses contradictions. Pour moi, il est très évocateur visuellement, mais je le crois, lui, dépourvu de tout sens visuel. (...) Je ne peux pas me rappeler une seule mise en scène d'une de ses pièces que j'ai aimée ni un seul film qu'il ait écrit et qui m'ait plu."

Et il est vrai qu'en (re)voyant le film, on ne peut que se dire que le sujet, les dialogues, l'interprétation, tout cela est magnifié par la mise en scène extraordinairement concertée de Losey. Parfois très voyante, parfois moins, elle attire l'attention du spectateur par une variété de moyens considérable. Cela est d'autant plus frappant que la majeure partie du film se déroule en intérieurs, dans une maison à deux étages. La façon dont la caméra pose, explore, joue avec l'espace est absolument magistrale, à plus forte raison parce que cela est toujours fait en suivant le développement du récit et les relations entre les personnages. Comme le souligne Jean Douchet dans la petite analyse du film livrée en bonus, dès le générique, c'est bien l'appropriation de l'espace qui est en jeu, et ses corollaires entre les personnages : les rapports de soumission et de domination.

Car bien sûr, c'est de rapports de force qu'il s'agit, qui incluent les rapports entre les classes mais aussi entre les sexes, entre qui soumet et qui se soumet. On a tendance à présenter ce film comme une simple illustration de la dialectique du maître et de l'esclave. On le présente également parfois comme un film ayant une thématique ouvertement homosexuelle. Outre que Dirk Bogarde et son agent ne souhaitaient pas qu'il joue un rôle d'homosexuel trop évident - il venait de le faire dans Victim de Basil Dearden - ni Pinter ni Losey n'insistaient sur cet aspect des choses, et pas uniquement pour des raisons de censure. Amoureux des zones d'ombre et des ambiguïtés, conscients de la portée politique de leur propos, ils ne souhaitaient sans doute pas que leur film soit réduit à son sous-texte homosexuel, aussi présent fût-il. Ce qui ressort particulièrement, me semble-t-il, c'est qu'au-delà de la façon dont le serviteur met à sa merci son maître en semblant tout manipuler, le film traite profondément de l'impossibilité de la symbiose. Tout d'abord, parce qu'il y a presque toujours trois personnes dans le jeu, physiquement ou en pensée, la présence physique de deux personnes s'accompagnant le plus souvent de la pensée d'une troisième. Pour des raisons sociales - Tony, le jeune aristocrate, est montré comme oisif ou se berçant d'illusions avec de vagues projets : un vrai parasite pour la société - et de relations impossibles entre les sexes (qu'ils soient différents ou identiques), il n'est d'autre solution que de l'emporter sur l'autre, puis de maintenir sa proie en vie et de la parasiter. Les rapports de classe et les rapports entre les sexes sont ainsi indissociables, et lire le film en privilégiant nettement l'un par rapport à l'autre comme on a pu le faire me semble de ce fait une erreur. Reste que le film est assez riche et dans sa forme assez abouti pour que l'on y revienne régulièrement en se disant que c'est bien sa richesse et ses ambiguïtés qui le font remarquablement résister à l'usure du temps. Loin d'être tributaire du temps où l'Establishment pouvait encore se donner des airs aristocratiques - quoique, cela disparaît-il jamais? - ou bien de celui où l'Angleterre avait encore quelques restes de sa morgue impériale et coloniale, "The Servant", en se penchant sur un conflit et des tensions réduits à leur plus simple expression mais enrichies de mille nuances, fait mieux que tenir la route et reste un film passionnant à voir près de cinquante ans après sa confection.

La copie fournie par le dvd StudioCanal est de très bonne qualité. Le N&B est presque idéal, le master sans défauts apparents. En revanche, pas beaucoup de bonus à se mettre sous la dent. L'analyse de Jean Douchet (15') est comme à son habitude très intelligente et s'attache à décrire la mise en scène, mais elle ne couvre que trois scènes et on aurait souhaité qu'elle soit un peu plus longue. VO et VOSTF uniquement. Espérons une édition blu-ray qui améliorera encore le master et proposera des bonus dignes de ce nom pour un film comme celui-ci, qui mérite amplement plusieurs éclairages et des analyses approfondies.
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le 15 janvier 2016
Les films de Joseph Losey ne sont pas tous egaux, certains films sont geniaux et d'autres decevants, mais on peut sans aucun doute classer "The Servant" parmi ceux qui sont geniaux ! Quelle atmosphere et facon de filmer, je n'ai jamais vu autant de creativite basee sur de petits details, bravo
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le 25 février 2003
Un art sublime de Loosey dans la mise scène des rapports entre le maître et le valet qui implique le spectateur au fur et à mesure des situations étouffantes qui jalonnent une fenêtre de temps dans la vie bourgeoise domestique, intime et conventionnelle anglaise. Les silences et les regards font largement office de dialogue auxquels le spectateur ne peut que participer. Un chef d'oeuvre de psychologie et une interprétation magistrale de Bogarde.
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le 27 juillet 2015
DVD reçu dans les temps. Un film emblématique de la production anglaise de l'époque. Des acteurs parfaits, une mise en scène classique mais de qualité et pour finir un des meilleurs films de Joseph Losey.
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L'ambiance est lourde de non-dits, de sous-entendus. Un malaise croissant envahit rapidement la pellicule.
Vous ne pourrez plus oublier ce film...
L'un des meilleurs Joseph Losey. Dirk Bogarde est un vicieux, c'est moi qui vous le dis!
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A Londres, Tony, un aristocrate jeune et brillant, vivant dans une luxueuse demeure du XVIIIè siècle, engage Hugo Barrett comme domestique. Ce dernier se révèle être un valet modèle, travailleur et intelligent. Mais Susan, la fiancée de Tony, n'apprécie pas le comportement de Barrett, lui trouvant quelque chose de malsain...

De l'influence perverse d'un domestique sur son maître... C'est un classique des classiques, sur les rapports de domination et la noirceur de l'être humain... Chef d'oeuvre des années 60 à découvrir absolument et à avoir dans sa vidéothèque. Un huit clos très fin psychologiquement, très prenant : on ne décroche pas !
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le 22 mai 2015
Excellent. Better than expected. The blueray format is worth buying. An it arrived at the scheduled time. I highly recommed it.
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