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Avant d’acheter ce nouvel enregistrement des Variations Goldberg, j’en possédais trois : celui de Blandine Verlet, celui de Pierre Hantaï réalisé en 1992 (Opus 111) et celui de Céline Frisch. Et je considérais celui d’Hantaï comme le plus beau : majestueux, souverain, et préférable à celui de Blandine Verlet (trop libre, trop fantaisiste) ainsi qu’à celui de Céline Frisch (très simple et spontané, mais un peu uniforme). Mais je lui trouvais tout de même un défaut : il me semblait un peu trop sévère, manquant un peu de liberté et de respiration.
Ce nouvel enregistrement de Pierre Hantaï, réalisé en 2003, comble tous mes vœux et me semble un véritable chef-d’œuvre : la voilà la respiration, la liberté ! Le voilà, le souffle ! Ecoutez l’Aria : au lieu d’être seulement souveraine comme en 1992, elle est maintenant captivante et émouvante, comme inventée sur le moment. Hantaï prend son temps, il respire, il joue vraiment, utilise le rubato, et ne se contente plus de lire ou de traduire : il est tout simplement " inspiré ". Ecoutez la 16e variation, fulgurante et symphonique (enfin une véritable " Ouverture ", puissante, qui vous empoigne), ou la 25e, recueillie, comme improvisée : tout est admirable et vous ne serez pas déçus !
Pour couronner le tout, le clavecin de Jonte Knif et Arno Pelto est splendide : il a un son scintillant, riche et subtil que la prise de son, excellente (encore Nicolas Bartholomée !), capte à la perfection.
22 commentaires| 29 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
50 PREMIERS REVISEURSle 12 juillet 2015
L'histoire discographique des variations Goldberg restera à jamais liée à Glenn Gould qui les popularisa avec ses deux versions complémentaires enregistrées l'une au tout début de carrière, l'autre à l'autre extrêmité de cette carrière. Sa première version étant plus spontanée, rapide et pianistique, la seconde étant plus dépouillée, symétrique et analytique.

Les deux versions de Pierre Hantai, sur des clavecins allemands à double-clavier comme le spécifie explicitement leur édition, forment pour moi le pendant des deux versions du pianiste canadien, certes pour un tout un tout autre instrument et par des artistes à la personnalité très différente, donc des techniques claviéristiques et des approches esthétiques divergentes, mais aussi semblables par d'autres aspects comme le perfectionisme partagé, l'intimité de ces deux interprètes avec cette oeuvre depuis leurs plus tendres enfances, le caractère magistral de chacun de leurs enregistrements et la grande différence, voire l'incompatibilité d'approche, entre leurs deux versions successives.

C'est a la dernière version de Glenn Gould, parue en 1981, que je pense quand j'entend cette démonstration du champ des possibles de l'expressivité clavecinistique que constitue cette version de Pierre Hantai.

Pierre Hantai avait, pour sa première version, sélectionné un clavecin 'Mietke' à deux claviers construit (par Bruce Kennedy) d'après le modèle du clavecin blanc (original à un seul clavier) du chateau de Charlottenbourg, idéal compte tenu des spécifications de l'édition et du fait que JS Bach ait pu le jouer lors d'une des ses visites à Berlin, mais aussi parce que c'est à Berlin que le jeune Goldberg jouait ces variations pour divertir (et non endormir) le conte de Kayserling pendant ses insomnies.

Pour sa seconde version, il choisit un clavecin inspiré de la même esthétique, mais cette fois construit par deux jeunes estoniens passionés d'acoustique, qui ont fabriqué un clavecin "néo-baroque" inspiré de la facture allemande mais sans avoir l'idée de copier un quelconque original.

A cette plus grande liberté dans la facture correspond aussi une plus grande liberté dans le jeu de Pierre Hantai qui ne ménage pas ses efforts et ne fait preuve d'aucune pudeur expressive pour nous offrer un feu d'artifice expressif faisant briller les couleurs et les variétés d'attaque de ce clavecin de mille feux, prenant le contrepied de la symétrie de Glenn Gould pour faire émerger les détails, les surprises, les plans (sur plan) sonores toujours changeants, pour ne jamais apparaitre figé et exprimer toute la théatralité, ou en tout cas, le geste expressif souple et versatile, que renferme ces oeuvres éminement baroques et influencées par la découverte de Domenico Scarlatti.

C'est sur ce même type de clavecin, par les mèmes facteurs, que l'institut de recherche finlandais "VTT" prouva, mesures à l'appui, que l'intensité d'attaque de la touche influencait, sur un clavecin, contrairement à ce que beaucoup pensait, l'intensité du son (sur une distance de quelques mètres) mais aussi (et de facon plus perceptible à distance) la charge harmonique de celui-ci. Au delà de la mesure physique et des chiffres scientifiques, cet album en apporte à mon avis la preuve par l'expérience expressive.

La prise de son superlative, certes un peu sophistiquée mais proche et ronde, semble entièrement dévouée à cette restitution des capacités expressives de ces micro-variations que Pierre Hantai use avec profusion, nous offrant des details impossibles à entendre en concert.

La seule réserve serait peut-être le fait d'en faire toujours tellement que cela pourrait presque devenir trop, mais c'est tellement réflechi et ressenti qu'il n'y a pas grand chose à dire et qu'il reste seulement à se laisser aller, comme dans cette variation 25, que Pierre Hantai joue à merveille, à la somptuosité du son et au flux de trouvailles et d'affects touchants, à cette éloquence sophistiquée qui ne recherche finalement que le naturel et l'effacement devant le génie contenu dans l'oeuvre.

Ceux qui trouvent que trop d'effets tuent l'affect pourront se tourner vers la première version du même Hantai, à la hauteur de vue plus minérale et organistique, et à la froideur incandescente peut-être plus "Leonhardesque".

Le parrallèle des contraires avec Gould se nourrit aussi du rôle inverse de leurs premières et dernières versions:

La première version de Gould est pianistique et extravertie alors que c'est la seconde d'Hantai qui semble jouer ce rôle.

La première version de Hantai est, quant à elle, plus symétrique, organique voire organistique comme un écho à la dernière version plus analytique du pianistique canadien, complètement polarisée sur le jeu de symétrie que recèle cette oeuvre à la fois scarlattienne (ce que rend très bien cette version) mais aussi annoncant le style de maturité de Bach pétri de symbolique mathématique et de pureté presque abstraite.

P.S.: Mes autres références au clavecin pour cette oeuvre sont les peformances de Gustav Leonhardt (surtout la troisième), Blandine Verlet, Bob van Asperen, Alan Curtis et Robert Hill, suivis de près par celle de Richard Egarr, un peu élitiste et élaborée, mais remarquable.
22 commentaires| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Pierre Hantai nous redonne sa vision de cette oeuvre symbolique des Variations Golberg de Bach; Depuis les visions de Gould, Barenboim, Arrau on sait que cette musique utilitaire pour endormir les princes était un océan d'interrogation et de rêves éveillés; Clavecin ou piano cela n'a plus de sens, car il s'agit d'un embarquement vers la nuit et de grandes questions obscures; Pierre Hantai dépasse ici sa précédente version car il n'interprète plus il conçoit un univers, il rêve à voix haute. la merveilleuse prise de sons laisse tout voir des fantômes qui passent;
la plus belle version au clavecin est là, habitée, profonde
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Ces Variations Goldberg sont, et seront toujours un sujet à réflexion. Certes, Pierre Hantaï pour sa deuxième version nous en donne une lecture qui ne sera pas du goût de tous. Certes, les limites, si elles existent, ne sont pas loin. Mais quel bonheur de pouvoir les savourer ainsi, provocantes et charmeuses à la fois. Ce n'est pas la version à acquérir en priorité mais tôt ou tard, vous y viendrez. Un disque magistral renforcé par une prise de son qui nous fait profiter au maximum de la subtilité et de la grandeur de cette œuvre. Le clavecin est bien défini, de bonne dimension avec une excellente sensation du pincé des cordes. Très belle stabilité de l'image sonore. Autant pour la musique que pour le son, ce disque est un travail d'orfèvres.
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le 12 août 2013
Sur les conseils d'un ami j'ai acheté ce CD? Habitué des variations de Gould, j'ai découvert un rythme et des sonorités fabuleuses, une lecture de Bach impressionnante de maturité et d'inventivité... bref un chef d'oeuvre
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le 24 janvier 2016
Interprétation magnifique.
Les Variations Goldberg avaient été composées pour clavecin.
De plus le clavecin de cette interprétation est conçu d'après les modèles allemands par Jonte Knif.
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le 12 décembre 2015
Je partage l'avis de ceux qui pensent que les Variations sont faites pour être jouées au clavecin dont la sonorité est si belle!.
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