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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un testament respecté, 23 juillet 2012
Par 
Philomèle (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : J.S. Bach: Die Kunst der Fuge, BWV 1080 (The Art of Fugue) (Téléchargement MP3)
"L'Art de la fugue", c'est aujourd'hui acquis, a été écrit pour le clavecin, et c'est au clavecin qu'il doit être interprété pour pouvoir être apprécié à sa juste valeur, et non à l'orgue, ni au piano, ni avec des instruments variés qui sous prétexte de le rendre moins monotone, en détruisent l'homogénéité. La version de Davitt Moroney fait comprendre à quel point cet opus "intellectuel" n'est pas seulement un exercice savant ou une géométrie sonore, mais aussi une musique vivante, chaleureuse, excitante, qui s'adresse aux sens autant qu'à l'entendement. Car derrière son austérité apparente, une fugue est un organisme animé d'une activité intense et complexe, un labyrinthe certes, mais où l'on aime à se perdre et à s'abandonner, tant on est rassuré par sa solidité, son avance irrésistible, son invention luxuriante, parce qu'on sait qu'elle sait où elle va.

Il est recommandé de ne pas régler le volume trop fort et de ne pas écouter plus de trois ou quatre fugues à la suite, ou mieux encore de les écouter séparément, pour sentir combien elles ont chacune leur beauté individuelle : séduction mélodique de la n° 3, attrait rythmique de la n° 2, densité du dialogue des voix de la n° 4, allure fringante de la n° 6, ton résolu de la n° 9, sévérité de la n° 10, mélancolie de la n° 8, etc... L'ensemble édifie une monumentale forteresse de vigueur, plus encore que de rigueur, et communique à l'auditeur un sentiment de vitalité roboratif : n'est-ce pas là précisément le testament de Bach ? Au grand talent de Moroney, qui a su terminer avec une concision magistrale la fugue inachevée n° 14 (proposée ici en deux versions, achevée ou non), il serait injuste de ne pas associer l'art de Jean-François Pontefract, qui fut pendant dix ans le meilleur preneur de son d'Harmonia Mundi, notamment pour le clavecin, instrument particulièrement difficile à enregistrer : son travail permet de suivre aussi bien que possible la polyphonie des quatre voix malgré leur timbre identique, et c'est d'autant plus remarquable que cet enregistrement est ancien (1985).
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