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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Chailly nous livre une vision de la Quatrième de Mahler, 7 octobre 2013
Par 
Lamouche Jean-Luc (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : MAHLER Symphonie n.4 (Leipzig 2012) (DVD)
Avec cette livraison d'une captation DVD, réalisée à Leipziz en avril 2012, Riccardo Chailly nous donne une très bonne interprétation de la "Symphonie n°4" de Gustav Mahler ; cette production existe aussi en Blu-ray, puisqu'elle est sortie en avril 2013. Il est placé ici à la tête de l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, une des meilleures phalanges mondiales, et se trouve accompagné - pour le dernier mouvement - par la soprano allemande Christina Landshamer. Cette captation est une réussite, grâce à la direction précise, sculptée, énergique, fondée sur une très belle gestuelle, de Chailly ; un chef par ailleurs toujours proche de ses musiciens. Le mouvement le plus convainquant donné par Chailly est le troisième - "Ruhevoll - Poco adagio" -, absolument splendide, avec des pianissimi remarquablement travaillés et des "trouées" parfaitement gérées, sans pathos excessif ! Le chef italien livre une vision très hédoniste de cette symphonie (la plus courte du compositeur autrichien, avec une durée de moins d'une heure), fondée sur un bonheur simple décrivant le monde innocent de l'Enfance. Notons quelques bémols toutefois. D'abord, on aurait pu souhaiter un second mouvement ("In Gemächlicher Bewegung - Ohne Hast") développant davantage un sens de l'humour, à l'image de ce que souhaitait Mahler - souvent adepte d'un goût envers le grotesque (même) dans des passages de ses partitions. Ensuite, malgré ses qualités incontestables (fraîcheur et timbre agréable), la soprano Christina Landshamer, davantage habituée aux répertoires baroque et mozartien (jusqu'à présent), n'a pas ce qu'on pourrait appeler le "charisme mahlérien". Mais, voilà, au total, une belle captation, qui enrichit l'intégrale en DVD (et Blu-ray) que Riccardo Chailly a déjà commencée depuis quelque temps.
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5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Transparence et légère acidité, 23 juin 2013
Par 
LD (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : MAHLER Symphonie n.4 (Leipzig 2012) (Blu-ray)
Riccardo Chailly a réalisé au disque une intégrale Mahler avec ce qui était alors 'son' Orchestre du Concertgebouw dans les années 90 et au début des années 2000 (Mahler : les Symphonies). Inégale, avec selon moi des très hauts (la 5ème et la 7ème, par exemple) et quelques bas (les premières). Avec la phalange à la tête de laquelle il se trouve depuis 7 ans, l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, il est parti pour réaliser une intégrale qui est quant à elle en cours d'édition en vidéo chez Accentus. La première livraison - Mahler : Symphonie n° 2 (dvd) / Symphonie N° 2 (blu-ray) - montrait quelle adéquation pouvait exister entre la vision du chef et l'orchestre, avec à la clé une des toutes meilleures versions en vidéo. D'après ce que j'ai lu et les échos que j'en ai eu, le deuxième concert édité - Symphonie N° 8 (dvd) / Symphonie N° 8 (blu-ray) - pâtissait surtout d'un plateau vocal relativement faible et dépareillé. Ne le connaissant pas, je n'épiloguerai pas.

La nouvelle livraison - MAHLER Symphonie n.4 (Leipzig 2012) (dvd) / MAHLER Symphonie n.4 (Leipzig 2012) (blu-ray) - a d'ores et déjà été sabrée dans la recension effectuée par Stéphane Friéderich dans Classica (juin 2013). Il estime quant à lui qu'il n'y a là pas grand-chose à sauver, l'orchestre étant globalement dans un mauvais soir et le tout sonnant de façon assez atone et sans relief. Même si j'entends bien ce qui limite la portée de cet enregistrement et ne le porte pas au sommet, je suis loin de partager cette sévérité. S'il est vrai que j'ai déjà entendu le Gewandhaus beaucoup plus brillant en concert, d'une puissance et d'une suavité qu'il n'a pas vraiment ici, je trouve un peu dur de vouer cette captation aux gémonies de cette façon.

Comme l'explique très bien Chailly dans le supplément où il présente la symphonie, le Gewandhaus et lui-même ont réussi peu à peu à s'entendre sur le type de transparence qu'il recherche et sur la nécessité qu'il y a selon lui à rendre parfaitement audible la densité de l'écriture orchestrale de Mahler, à donner à entendre toutes les lignes, jusque dans leur chevauchement et leur enchevêtrement. Le prix dont se paye ici cette quête de transparence et la légèreté des textures qui l'accompagne est une certaine acidité, particulièrement notable dans les 2 premiers mouvements. Sans trouver que l'orchestre est particulièrement dans un mauvais soir, disons qu'il sonne de façon moins charnelle que le Concertgebouw que Chailly dirigeait dans cette oeuvre 11 ans auparavant. Si je trouve globalement la conception de Chailly - qu'il dit avoir repensée de fond en comble, ce qui est audible à certains moments et moins à d'autres - plus aboutie aujourd'hui, il est certain que cette légère acidité du Gewandhaus par rapport au côté plus capiteux du Concertgebouw dessert un peu cet enregistrement vidéo lorsqu'on le contraste avec l'enregistrement cd.

Reste qu'en dépit de ce petit déficit de chair sonore, ce que l'Orchestre donne à entendre n'est tout de même pas rien. Soyons franc : pour chaque mouvement, on a sans doute entendu mieux ailleurs. Si ni l'humour ni le sarcasme ne sont complètement sacrifiés dans les deux premiers mouvements, ils apparaissent moins prégnants que chez d'autres. Le 'Ruhevoll' ne bouleversera a priori personne, mais Chailly note à juste titre que le 'Poco Adagio' qui caractérise ce mouvement n'a pas à être transformé comme il l'est trop souvent en 'Molto Adagio' : si l'on se plie à ce choix de raison et si l'on oublie des versions plus immédiatement prenantes, voire pathétiques, on risque d'être subtilement ému par une réalisation orchestrale d'une belle tenue. Quant au Lied final, je trouve que Christina Landshamer, certes pas la plus grande soprano du monde mais dotée d'un beau timbre assez pur et assez à l'aise dans l'évocation des joies célestes, n'y démérite pas.

Il faut dire que j'ai rarement été convaincu ces dernières années par les stars qui se sont essayé au Finale de cette symphonie, en particulier lorsque Claudio Abbado a choisi de faire confiance à la sur-expressivité de Magdalena Kozena dans ce Lied qui exige une absence d'affectation ne la caractérisant pas au premier chef : Symphonie N°4 (dvd) / Symphonie N°4 (blu-ray, également disponible dans un coffret regroupant les 7 premières symphonies). Certes, pris dans son ensemble, le concert d'Abbado à Lucerne ne peut qu'apparaître comme étant un cran au-dessus de celui de Chailly à Leipzig - les climats sont mieux marqués, l'orchestre plus constamment bien sonnant. Je sais que je suis relativement minoritaire sur la question, et invite donc à aller lire tous les commentaires sur la version Abbado, certains ne partageant pas du tout mon avis relativement à Kozena. Cela étant, je maintiens mon jugement et trouve que l'un dans l'autre si les qualités et les défauts de ces deux versions ne sont d'évidence pas les mêmes, elles en ont toutes deux et se défendent néanmoins toutes les deux.

En vidéo, nous disposons à présent de plusieurs versions de la 4ème, dont une autre d'Abbado avec l'Orchestre des jeunes Gustav Mahler et Juliane Banse - elle aussi plus appropriée que Kozena à mes yeux et mes oreilles - sortie récemment en blu-ray en sus du dvd sorti il y a quelques années. Si toutes ont des atouts, aucune ne me semble approcher la perfection. Si l'image et le son restent bien inférieurs à ceux des enregistrements plus récents indiqués jusqu'ici, je ne manquerai cependant pas d'indiquer la version réalisée par Bernard Haitink à Berlin. Sans trouver qu'il s'agisse du plus grand concert d'une série qui tutoie plus d'une fois les sommets, je me permets de la conseiller tout autant que celles ci-dessus pour la rigueur et l'expressivité que Haitink a su combiner en tirant le meilleur du son du Philarmonique de Berlin. A plus forte raison parce que la 4ème est sur ce dvd accompagnée d'une 7ème d'anthologie : Bernard Haitink - Mahler : Symphonies N°4 & 7.

Image et son de très bonne qualité, avec juste quelques petites variations d'intensité. Le texte est sous-titré au choix en allemand, français, anglais. Les suppléments sont nettement plus intéressants que bien souvent. Tout d'abord parce que Chailly arrive en quelques minutes à plutôt bien résumer sa conception. Ensuite et surtout parce qu'un supplément nous donne à voir et à entendre en quelques six minutes, par la grâce d'un rouleau sonore Welte, Mahler jouer au piano le lied du Knaben Wunderhorn qui constitue le dernier mouvement de sa 4ème Symphonie. Enregistré par Mahler en 1905 aux studios d'enregistrement Welte à Leipzig avec quelques autres lieder et la marche funèbre du 1er mouvement de sa 5ème Symphonie (qu'on aimerait bien entendre également), ces bandes de papier poinçonnées restituent de manière incroyablement présente le jeu leste et sans aucune pose de Mahler. Ecouter cela, même en tenant pleinement compte de la spécificité du jeu de piano et de la façon dont il arrive jusqu'à nous (avec un naturel qui laisse pantois, toutefois), conduit à se poser quelques questions sur les choix effectués par plus d'un chef... y compris par Chailly dans cette version à Leipzig, bien sûr! Un complément passionnant, à ne surtout pas laisser de côté.
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MAHLER Symphonie n.4 (Leipzig 2012)
MAHLER Symphonie n.4 (Leipzig 2012) de MAHLER Gustav (Blu-ray - 2013)
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