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100 PREMIERS RÉVISEURSle 22 avril 2013
Charles-Valentin Alkan (1813-1888) est un compositeur français contemporain de Liszt et de Chopin, dont il était l’ami, admiré de Hans Von Bülow, qui l’avait qualifié de Berlioz du piano, adulé dans sa jeunesse par le tout Paris pour ses talents extraordinaires de pianiste, mais qui disparut progressivement de la vie musicale, en raison semble-t-il de sa misanthropie et qui finit par être (presque) totalement oublié.

Bien que certains interprètes, comme Pascal Amoyel, aient de longue date tenté d’exhumer les œuvres d’Alkan, c’est à l’occasion du bicentenaire de sa naissance que l’on entend parler de lui à nouveau (voir le numéro d’avril de Diapason). Et c’est à cette occasion que le label Dolce Volta publie un album du pianiste français, Pascal Amoyel, consacré à quelques unes de ses œuvres.

Manifestement, le catalogue du compositeur est important et original, principalement fait d’œuvres pour piano, instrument exploité dans toutes ses ressources, utilisé pratiquement comme un orchestre, au point qu’Alkan composa une symphonie et un concerto pour piano seul !

Dans cet album, Pascal Amoyel a choisi de nous présenter un florilège des pages les plus diverses. On y trouve d’abord une sonate monumentale, qui n’est pas sans rappeler la sonate de Liszt, à contenu programmatique, intitulée « Les quatre âges ». Elle est en effet construite sur quatre mouvements aux tempos dégressif, chacun représentant un âge de la vie : 20 ans, 30 ans, 40 ans et 50 ans, allant de l’impétuosité de la jeunesse à la noirceur de la vieillesse, avec au passage quelques références à Faust et à la dimension infernale de la vie (le second mouvement est sous intitulé « Quasi Faust », le dernier « Prométhée enchaîné »). C’est une œuvre intéresante, d’un romantisme effréné, d’une virtuosité diabolique, si l’on en croit les propos du pianiste cité dans le livret, et qui demande beaucoup de concentration, aussi bien pour la jouer que pour l’entendre. On peut être séduit par ces envolées et cette progression originale. Mais la comparaison que l’on peut en faire avec Chopin ou Liszt n’est pourtant pas tellement à son avantage, les thèmes mélodiques ne présentant pas la même finesse que chez le Polonais et les harmonies paraissant moins audacieuses que chez le Hongrois.

Le reste de l’album comprend des pièces beaucoup plus courtes. Quelques esquisses ravissantes, un nocturne qui là encore n’a pas la grâce d’un nocturne de Chopin, une Barcarolle agréable, mais un peu lourde, et la Chanson de la folle au bord de la mer, extraite d’un recueil de « 25 préludes dans tous les tons », composition d’une très grande originalité, sombre et inquiétante, dans laquelle le romantisme d’Alkan apparaît dans toute sa beauté.

Cet album est au total une belle découverte (on peut être un peu déçu par la prise de son un peu métallique, et qui manque un peu de profondeur), et, malgré mes quelques réserves très subjectives, il n’est que justice que ce compositeur généralement oublié, en tout cas très peu connu, apparaisse à nouveau à la lumière pour son anniversaire.
22 commentaires9 sur 10 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 mai 2013
La "Grande sonate" de Charles-Valentin Alkan est à connaître absolument. 45 minutes de chef d’œuvre techniquement horriblement difficile ! Sous les doigts de Pascal Amoyel, qui se révèle de plus en plus comme un grand alkanien, c'est un régal de bout en bout.
0Commentaire2 sur 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 10 octobre 2015
La « grande sonate » baptisée « les 4 âges » est effectivement « grande » : le temps d’une symphonie : ¾ d’heure en tout, en 4 mouvements reprenant les 4 âges de la vie : 20 ans « très vite », 30 ans « quasi Faust », 40 ans « un heureux ménage » et 50 ans « Prométhée enchaîné ». Eh oui, à l’époque, le grand âge commençait à 50 ans ! En concert, un véritable tour de force.
Cette sonate a un style vraiment très personnel, alors que dans les 6 « petites » pièces l’entourant, on retrouve davantage l’aspect mélodique à la Chopin.
C’est en tous cas une belle idée du très talentueux, généreux et sympathique Pascal AMOYEL (vu en concert) de ressusciter ainsi un grand artiste romantique.
Commentaire très intéressant sur ce curieux personnage, en français, anglais, japonais, allemand.
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le 14 mars 2014
Une découverte qui mérite beaucoup plus. Un artiste rare qui ne sera jamais oublié parce qu'on a forcément envie de le faire partager.
0Commentaire1 sur 1 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus