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Tout dépend sans doute de la manière dont on aborde un tel disque (enregistré en novembre 2013) : si vous n’en attendez rien de spécial, il n’appelle pas de critique sévère et s'avère plaisant; si en revanche vous avez entendu parler de Leif Ove Andsnes comme d’un musicien au sujet duquel il convient de déployer les superlatifs des plus grands jours, le risque de déception relative est réel. Je m’abstiendrai cependant d’en tirer des conclusions générales au sujet du pianiste (on passera charitablement sur le titre « The Beethoven Journey »).

Dès l’introduction du second concerto on a compris qu’il y a une conception bien dans l’air du temps: « ma perspective est chambriste, j’ai entendu ce que cela donne avec un pianoforte et le souci de l’authenticité est passé par là ». Pourquoi pas ? A part un côté un peu démonstratif (« vous l’avez entendu, ce motif, comme il était joué sans vibrato ?», demande le pupitre de violons au premier rang du public en lui adressant un clin d’oeil complice), le Mahler Chamber Orchestra, élégant et agile, fait bien ce qu’il a choisi de faire dans cette œuvre avec les moyens du bord, même si on peut aimer des cordes moins grêles.

La conception du soliste, elle, ne marque pas spécialement, même si la réalisation est très fine. Auteur d’un bon disque de concertos de Haydn chez Emi, convaincant dans la cadence du premier mouvement, Andsnes joue le second de Beethoven comme si ce dernier était un jeune homme très, très poli qui remercie ses professeurs pour tout ce qu’ils lui ont appris et qu’il se gardera bien d’oublier. Le côté conquérant, débordant du désir de montrer au monde de quel bois il est fait qui déborde de chaque mesure du jeune Beethoven, dans ce type d’œuvre au moins, est ici réduit à un forme de classicisme tardif assez sage.

Ce que cela a de limitatif, on s’en rend surtout compte en comparant. Par exemple, avec le disque de Mikhail Pletnev chez DG, qui allie puissance, volubilité et gourmandise, ou avec le concert lumineux de Myra Hess qu’avait édité BBC Legends (avec sir Malcolm Sargent, 1960, souvent présenté à tort comme un tâcheron).

Dans le premier mouvement du Quatrième concerto, Andsnes est délicat, mais guère envoûtant. La cadence ne marque pas. Côté orchestre, les limites sont plus audibles que dans le second Concerto : les cordes sont sèches et sans charme aucun, il n’y a guère de contraste dynamiques et pour le grand élan lyrique, on repassera. La suite est mieux : Andsnes construit de manière intelligente et sensible la progression du mouvement central (c’est un de ses meilleurs moments sur ce disque), mais le parti-pris baroquisant du jeu des cordes (Pa/ pala-papa, etc. : vous voyez le genre) aboutit à quelque chose d’assez prosaïque. Le finale est le mouvement le plus réussi des trois en termes d’accord entre le soliste et l’orchestre, et la vigueur est bien cette fois au rendez-vous.

Dans ce Quatrième concerto, je n’oublie pas récemment Till Fellner avec Nagano chez ECM, doux et chantant, préférable à mon sens dans des passages cruciaux comme le développement du mouvement . Je n’oublie pas le disque Pollini/ Böhm/ Vienne chez DG, apollinien, et autrement il y a toujours sur les cimes Wilhelm Backhaus (en particulier avec Clemens Krauss au disque, à rééditer, et le même à voir en DVD avec Kna et puis Rudolf Serkin (le concert avec Mitropoulos, édition Tahra). Cela vaut aussi la peine de rechercher le concert de Furtwängler avec Conrad Hansen : où il est montré qu’avoir un chef sous la main, en fait ça peut quand même servir.

Avec le même soliste et un accompagnement différent, cela aurait pu être mieux.
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