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63 internautes sur 67 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ce bon vieux Sabbath…
Alléché par une hype délirante à la limite de la manipulation de masse, j’ai été plutôt déçu quand j’ai entendu pour la première fois ce nouvel album du groupe (presque) original.
35 ans d’attente pour ça ???
Certains disaient qu’il ne fallait pas trop espérer de « 13 ». Moi,...
Publié il y a 13 mois par Jean Bal

versus
19 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Le 13 ne porte pas forcément bonheur...
Attention, événement !
Alors que les groupes qui revendiquent son héritage ne se comptent même plus, revoici la légende du Heavy Metal, la vraie, celle qui est à l'origine de tout : Black Sabbath !
Si vous avez un peu suivi l'histoire de ce groupe, vous savez que les tentatives de reconstituer le line-up originel ne datent pas...
Publié il y a 13 mois par orion


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63 internautes sur 67 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ce bon vieux Sabbath…, 10 juin 2013
Par 
Jean Bal (Conflans-en-Jarnisy, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : 13 - Edition Deluxe (CD)
Alléché par une hype délirante à la limite de la manipulation de masse, j’ai été plutôt déçu quand j’ai entendu pour la première fois ce nouvel album du groupe (presque) original.
35 ans d’attente pour ça ???
Certains disaient qu’il ne fallait pas trop espérer de « 13 ». Moi, je voulais pourtant y croire, parce que « The Devil You Know » sorti en 2009 regorgeait de riffs de première qualité et parce que j’avais vu un Ozzy surprenant d’énergie sur scène en 2010.
Il m’aura fallu trois écoutes pour admettre finalement que ce disque était un vrai retour aux fondamentaux, un flashback sur le commencement de la saga, l’expression de musiciens qui n’ont pas oublié qu’ils étaient TRES bons dès leur premier album.
Non, 13 n’est pas une caricature, les gars de BS n’avaient plus rien à prouver et tout à perdre dans cette aventure. Cet enregistrement n’avait, en fait, de sens que s’il leur permettait de retrouver le plaisir de jouer ensemble. Malgré les problèmes (cancer de Iommi, défection de Ward), les vieux complices se sont manifestement éclatés à démontrer que si des milliers de groupes les ont imités, aucun n’a jamais vraiment réussi à égaler leur énergie primale.
A la production, Rick Rubin, un expert en résurrection. L’homme qui a donné à Johnny Cash son ultime coup de fouet, qui venait juste de s’occuper de ZZ Top. Son crédo fut simple : utiliser du matériel vintage (amplis à lampes, guitares d’époque, etc .), enregistrer au maximum dans les conditions du live et éviter autant que possible les « click tracks » qui inhibent souvent le feeling.
Rubin a délibérément cherché à reproduire le son des quatre premiers albums du groupe. N’espérez donc pas trop souvent retrouver ici des finesses à la Bloody Sabbath ou Sabotage. Vous n’aurez pas non plus à craindre les dérapages de Never Say Die ou de Technical Extasy. Ce qui n’est pas plus mal, d’ailleurs.
Mais passons à l’écoute.
- Le ton est donné d’entrée avec End of the Beginning qui rappelle carrément… Black Sabbath, premier morceau du premier album éponyme. Vous parlez d’un retour aux sources ! Gros riff lourd et lent, suivi d’un passage plus soft et solennel qui permet à Ozzy d’ânonner les lyrics les plus téléphonés de l’album « Is this the end of the beginning or the beginning of the end ? » (« Est-ce la fin du commencement ou le commencement de la fin ? »). Euh, oui, bon, était-il vraiment utile de rappeler de façon aussi naïve l’enjeu réel de la reformation ? Reste un bon morceau un peu bourrin, qui ressemble à un auto-hommage tant il s’évertue à effacer 44 années de galère pour revenir à l’esprit de Birmingham.
- Deuxième morceau, le « single » ( ?) God is Dead ?. Quelques arpèges basiques ouvrent sur un riff glissant qu’on croirait jailli de Masters of Reality. Sur une ambiance pesante, la voix d’Ozzy – double-trackée comme au bon vieux temps – fait merveille entre proclamation macabre et invocation nasillarde. Comme l’a fait remarquer un journaliste américain, les paroles osent faire rimer « gloom/doom/tomb » (chagrin/malédiction/tombeau). Eh oui, on est bien chez les gars du Sabbat, pas chez les schtroumpfs ! God is Dead ? tient néanmoins bien la route et aurait pu sortir en 71. Sans problème.
- Troisième plage, Loner : rien à dire. Un morceau un peu plus ramassé, du bon Sabbath sur tempo moyen, tendance Masters ou Vol.4. Cool et percutant.
- Vient ensuite LA balade du disque, Zeitgeist, qui est une mise au goût du jour de Planet Caravan, la chanson enfumée de l’album Paranoïd. Même bongos discrets, mêmes solos de guitare jazzy, même voix alanguie et trafiquée d’Osbourne. Sympa et utile pour reposer les oreilles, mais pas absolument indispensable.
- Changement complet d’ambiance après ça avec Age of Reason, un des sommets de l'album, qui a tout d’une outtake de Sabotage avec ses arpèges distordus au son très travaillé et ses chœurs synthétiques à la Supertzar (Adam Wakeman a pris le relais de son père Rick aux claviers).
Et les autres morceaux sont tous de bonnes machines à riffs qui s’enchaînent comme à la parade, jusqu’à l’ultime, et excellent, Dear Father qui s’achève sur un bruit de pluie battante et de cloche dans la tempête qu’on n'avait pas entendu depuis… longtemps, si longtemps.
Petite mention spéciale pour Damaged Soul, le morceau le plus bluesy qu'ait jamais enregistré le Sab! C'est carrément le chaînon manquant connectant la musique du Delta et le Doom. A noter quelques notes d'harmonicas d'Ozzy et des solos ravageurs de Iommi.
Alors ?
Si vous avez envie de retrouver le Sabbath des 70s, il est bien là. Par le son, la structure des morceaux, l’énergie brute. Les musiciens sont toujours à la hauteur, même si les riffs de Iommi sont parfois un poil « faciles ». Geezer Buttler est, comme à son habitude, irréprochable et il bénéficie pour une fois d’un excellent son de basse à la hauteur de ses prouesses pyrotechniques (écoutez ses descentes dans les chorus de God is Dead ?). Quant à Ozzy, s’il ne pratique plus trop les aigüs perce-tympans, il est parfaitement dans le ton et parvient aisément à faire pardonner le clown pathétique de la série The Osbournes.
Reste le cas Brad Wilk. Le batteur de Rage/Audioslave - mixé intelligemment en retrait - fait un travail correct. Mais il n’est pas Bill Ward. Réécoutez les fill-ins et petits contretemps d’un morceau comme War Pigs. Puis écoutez Wilk. Ward est un batteur largement sous-estimé dont le swing très personnel a grandement contribué à la qualité des albums de BS. Wilk, lui, est juste un bon batteur. Tant pis pour nous.
N’empêche, 13 fonctionne très bien, à la fois comme évocation sonore des grandes heures du heavy rock des années soixante-dix, et comme album de « Doom» à l’ancienne particulièrement soigné.
Ce disque nous permet de constater, une fois encore, que l’âge n’anéantit pas forcément le talent des grands du rock. Loin de là. Et si cet album ne va pas révolutionner le monde, il poussera certainement quelques jeunots à s’interroger sur la notion de « progrès » en musique.
Ce qui est sûr, c’est qu’en 2013, le Sabbat Noir a encore largement de quoi ensorceler les simples mortels.

PS : si vous achetez la version « deluxe » (presque 20 euros à l’heure où j’écris ces lignes), vous aurez droit à trois morceaux supplémentaires, pas honteux du tout, même s’ils auraient sans doute nuit à l’unité sonore de l’album principal. Ainsi, porté par une rythmique nettement plus soutenue que les autres morceaux, le puissant et efficace « Methademic », se démarque relativement du classicisme sabbathien pour aborder des sonorités franchement Metal. Pour un peu, on aimerait que cette tendance soit plus exploitée dans un disque futur. On peut rêver, non? On comprend moins, en revanche, que la maison de disques se soit sentie obligée de forcer sur la note à payer pour ces bonus. À continuer comme ça, ces gars vont finir par tuer pour de bon l’industrie du disque…

rePS : la pochette est moche.

rerePS: une édition américaine ("Bestbuy deluxe") propose un titre inédit supplémentaire - Naiveté in Black - qui est absolument superbe. Un vrai hit! Son riff principal, presqu'aussi speedé que celui de Neon Knights sonne un peu comme du Mötörhead et il mérite le détour. On peut l'entendre sur certains sites de vidéo en ligne. Suivez mon regard...
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5.0 étoiles sur 5 Maybe God is dead, not Black Sabbath..., 10 juin 2013
Par 
elvisisalive "Good Old Time" (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : 13 - Edition Deluxe (CD)
En 2013, la formation historique du Black Sabbath de la grande époque est de retour, ou presque... puisque manque à l'appel le cogneur Bill Ward remplacé par un autre cogneur de renom, Brad Wilk, artilleur chez feu les Rage Against The Machine.

La grande époque du Sabbath, pour moi, c'était de 1970 à 1975, soit une bonne partie des années Ozzy. Non pas que les années Dio me laissent indifférent, Heaven & Hell est même un très bon album, mais l'âme du Sabbath, c'est définitivement l'alchimie que créent Tony, Geezer et Bill autour d'Ozzy, le groupe qui a tant donné au rock, créé son propre courant musical, influencé tant de groupes... Black Sabbath incarne le heavy métal mieux que n'importe quel autre groupe. J'aime par dessus tout Led Zep et le Deep Purple des 70's, mais force est de reconnaître que la palme du son le plus lourd du rock, reviens à Black Sabbath, sans discussion possible.

Et en 2013, le son de Black Sabbath est toujours aussi lourd, puissant, pesant... mon casque Marshall me dit même merci. 8 titres comparables à des enclumes en fusion. Contre toute attente, la voix d'Ozzy est au top. Tantôt stridente, tantôt inquiétante, souvent démoniaque, le bougre est en forme.

Ca commence par « La Fin du Commencement »... « End Of The Beginning". Une intro puissante, assez lente avant un furieux break à 2mn40... un riff énorme de Tony Iommie qui fait décoller le titre vers les ténèbres si familières au groupe. Le solo final est tout aussi démoniaque, d'une pureté étonnante. Plus de 8 minutes au compteur pour ce titre d'ouverture, c'est pourtant moins que le second...

Dieu est mort... c'est une question que pose Ozzy durant les 8mn52 que dure le deuxième titre de l'album. Un chef d'aeuvre du heavy métal, je pèse mes mots. Démarrage souterrain, grosse basse, arpège de gratte, batterie puissante... Ozzy prend la parole : « Perdu dans les ténèbres... ». Plus loin : « Le sang coule abondamment, la pluie devient rouge, donne-moi le vin et garde le pain, les voix raisonnent dans ma tête : Dieu est-il vivant ou mort ? Dieu est-il mort ? ». La messe (noire) est dite et c'est Ozzy le prêcheur. Aux trois quarts tu titre, un break énorme, puis le riff... le riff que tout métalleux rêve de composer. Et l'on prend soudain la pleine mesure de la filiation avec Metallica, seul autre groupe à pouvoir écrire ce genre de merveille heavy métal. God Is dead est une montagne du rock, un morceau de bravoure qui restera dans les annales du hard rock, soyez-en certains.

Puis c'est Loner qui arrive, l'histoire d'un type solitaire et étrange, un type énigmatique dont on ne sait pas grand-chose si ce n'est qu'il pourrait bien être dangereux. Ozzy termine en posant une question : « Ce type sera-t-il heureux quand il sera mort ? ». Le riff est une fois de plus énorme.

Zeitgeist marque une pose en donnant dans l'acoustique. Pratiquement tous les grands albums du Sabbath contenaient leur intermède acoustique : Planet Caravan sur Paranoid, Solitude sur Master Of Reality, Changes sur Vol.4 ou Fluff sur Sabbath Bloody Sabbath. Le texte de Zeitgeist est vaguement ésotérique, assez barré en fait.

Age Of Reason remet les gaz avec du gros son et un texte apocalyptique. « La politique, les religions, l'Amour et l'argent, c'est pour tout ça que le monde a été bâti, mais pas pour moi, ni pour toi... ». Ozzy n'est définitivement pas comme nous et il n'hésite pas à nous le rappeler. Est-il capable de vie éternelle ? Il ne le sait pas lui-même puisque dans Live Forever, il chante : « Je ne veux pas vivre éternellement mais je ne veux pas mourir... ». Va falloir choisir Ozzy !

D'autant que dans Damaged Soul, il annonce se foutre de la mort... vu qu'il est déjà mort... L'album se termine avec le déluge sonique de Dear Father, « Cher Papa abandonné, tu savais ce que tu faisais, en silence ta violence a mis ma vie en ruines... ». Pas vraiment idéal pour la fête des pères...

Les trois titres bonus de l'édition Deluxe de l'album sont du même tonneau, rien à jeter, du surplus d'une qualité indéniable.

Avec Brad Wilk, l'autre invité de marque du Sabbath 2013, c'est bien évidemment le sorcier barbu Rick Rubin à la production. Rubin aux manettes, c'est devenu un gage de qualité.

Bref, vous l'aurez compris, ce nouvel album de Black Sabbath remporte ma totale adhésion et tourne en boucle sur ma platine depuis deux jours... 48h00 que mes enceintes sont en feu, à l'instar du 13 de la pochette du disque.

Qu'on se le dise, en 2013, les métallurgistes de Birmingham sont de retour aux fourneaux... puissent-ils passer par Gandrange, histoire de rallumer la flamme...
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le retour des Hommes en noir, 20 juin 2013
Par 
Stefan (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : 13 - Edition Deluxe (CD)
Black Sabbath is back! Le vrai (enfin presque) avec Ozzy, Geezer et Tony (mais pas Bill Ward, c'est physique la batterie alors c'est le Rageux Machineur Brad Wilk qui prend le relais). A la prod', ça devient une habitude quand on revient aux sources (musicales comme commerciales, voir Metallica ou ZZ Top récemment), c'est Rick "jamais sans mes shades" Rubin dont on espère qu'il a fait plus que maugréer derrière la console en mangeant des chips cette fois (wink wink à Greg Fidelman, ingé-son qui porte bien son nom !).

Bon, trêve de mauvais esprit, Black Sabbath is back! crénonvindiou ! Et, vu les inquiétantes nouvelles concernant la santé de son inamovible compositeur/guitariste, Tony Iommi, seul membre du groupe à avoir honoré de sa présence toutes les formations, c'est un bonheur rare auquel on risque de ne va pas devoir trop s'habituer... Ca ressemblerait même à la dernière salve du vieux soldat, mais un vieux soldat encore furieusement vaillant ! Parce qu'il dépote bien ce 13 !

Bien évidemment, c'est de Black Sabbath (le style musical) dont il s'agit, soit ce qu'une jeune pousse appellerait volontiers du proto-doom/psychedelic heavy rock ou quelque chose du genre (vous connaissez les jeunes, toujours à vouloir faire leurs intéressants !). Plus prosaïquement c'est par l'alliance des riffs d'albâtre d'un rythmicien six-cordés expert, d'une basse lourde et dense et d'un marteleur à la fois heavy et tribal (qui amène un certain groove, donc) que s'opère la magie. Il n'y manque plus que l'organe si particulier d'un Osbourne peut-être trépané mais encore vocalement viable (sur des paroles exclusivement de Geezer, ceci se devait d'être précisé) et les mélodies qui vont bien avec pour que l'affaire soit dans le sac...Elle l'est !

Pour le coup, la vraie surprise de 13 c'est de ne pas en rencontrer la moindre, c'est de Black Sabbath pur jus dont il s'agit comme l'annonce clairement End of the Begining au riff si cousin de Black Sabbath, première composition du premier album de Black Sabbath, que le clin d'œil, loin d'être délicat, n'aura échappé à personne. Ca a, au moins, le mérite de marquer clairement les intentions éminemment revivalistes de la galette. Ceci dit, c'est une bonne compo, avec d'excellentes interventions d'Iommi soliste et une tonalité qu'on dirait stoner rock s'il ne s'agissait de Black Sabbath qui sont arrivés avant et sont même à (à minima co-)créditer de la paternité du genre... Faut pas déconner, quoi !

God Is Dead? confirme l'inclinaison 70s stoner doom dans une composition qui s'éloigne du format chanson puisque construite en plusieurs mouvements qui ne se répèteront pas. L'effet en est étrange et inhabituel mais si bien habité par les riffs et, surtout !, un Ozzy créateur d'ambiance de toute première bourre qu'on valide dès la première écoute. En vérité, dans le genre, on imagine pas d'autre formation maîtriser aussi bien l'exercice et réussir nous tenir en haleine pendant près de 9 minutes.

Ha oui, c'est une autre constance de l'album, les chansons y sont longues (3 autour des 5 minutes, les 5 restantes au-delà des 7) sans en donner pour autant l'impression... Parce que Black Sabbath ne cherche pas sciemment à rallonger la sauce, défaut qu'on a pu régulièrement constater chez deux autres légendaires formations de heavy metal, Iron Maiden et Metallica nommément. Black Sabbath développe ses ambiances, laissent le naturel, le hasard avoir voix au chapitre et les porter là où ils doivent, comme ils doivent.

Mais revenons à nos moutons et au passage en revue des forces vives de l'opus. Loner y tient le rôle du Paranoid nouveau (ça groove, ça dépote, un peu moins violemment qu'à l'époque mais bien comme il faut). Zeitgeist celui du nouveau Planet Caravan soit de la belle ballade acoustique qui permet de respirer juste ce qu'il faut avant de replonger dans le magma brûlant du heavy metal. Zeigeist est très bon d'ailleurs, avec de jolies guitares acoustiques, quelques discrètes percussions et une mélodie typique d'Ozzy dans ce genre d'exercice. Impeccable.

Etc. parce que la suite continue de décliner les cannons des travaux du Black Sabbath circa 1969/72. Pas idiot d'ailleurs de miser sur ses forces bien connues, de brosser l'auditeur dans le sens du poil en lui donnant exactement ce qu'on savait qu'il attendait... De là à y réussir, c'est une autre histoire. Présentement, aucun morceau ne déçoit vraiment. Allez, j'aime un tout petit peu moins Live Forever, c'est facilement contrebalancé par, au hasard, un Damaged Soul bluesy et jammy du plus bel effet où Ozzy ressort même l'harmo et Iommi rappelle aux oublieux le grand soliste qu'il sait être... Lovely! Et puis, au final, 7 satisfactions sur 8, c'est déjà énorme !

Formellement, on regrettera juste (mais c'est vraiment pour pinailler !) la production un poil monolithique de Rubin dont la nuance n'est pas le fort, c'est acquis, y a qu'à entendre la pluie et la cloche de fin, re-clin d'œil appuyé pour ceux qui n'auraient pas compris, alors qu'ils arrivent au bout de l'album, que la boucle est bouclée. Sans gâcher un tableau quasi-idyllique, le travail accompli par Rick n'est définitivement pas le point fort d'un 13 sinon fort recommandable.

Evidemment, il y aura toujours quelques mauvais-chagrins pour pointer l'opportunisme commercial de l'entreprise, ceux-là n'y verront qu'une grossière approximation du légendaire trademark sound du combo... Laissons-les parler, Black Sabbath is back! et dans une si belle forme qu'on ne boude pas son plaisir et salue, comme il se doit, la splendide performance de trois papys finalement encore très verts... En souhaitant la voir bientôt renouvelée, on peut toujours rêver !

PS: Version deluxe, trois morceaux de plus ! Pas de blablas des résultats ! Trois compositions pour prolonger l'expérience. Les rejects de 13 ? Possible mais ce n'est pas si mal avec pour commencer, Methademic qui trompe son monde avec une petite intro acoustique avant de se muer en gros heavy lourd (et rapide pour du Black Sabbath). Suit Peace of Mind qu'on croirait, avec son riff détourné de Sabbra Cadabra, échappé des outtakes de Sabbath Bloody Sabbath, mineur mais efficace. Last but not least, Pariah, son riff et son groove de la mort n'apportent rien de plus qu'un piqûre de rappel de ce que savent faire ces grands anciens. Comme les autres titres de ce bonus disc, on est juste en deçà du niveau de 13 mais suffisamment proche pour ne pas regretter le (petit) investissement supplémentaire.

PPS: désolé d'avoir fait si long mais, vraiment !, pareil évènement méritait un examen scrupuleux et approfondi.
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19 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Le 13 ne porte pas forcément bonheur..., 12 juin 2013
Par 
orion (Vinland) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : 13 - Edition Deluxe (CD)
Attention, événement !
Alors que les groupes qui revendiquent son héritage ne se comptent même plus, revoici la légende du Heavy Metal, la vraie, celle qui est à l'origine de tout : Black Sabbath !
Si vous avez un peu suivi l'histoire de ce groupe, vous savez que les tentatives de reconstituer le line-up originel ne datent pas d'hier. La dernière en date fut à l'occasion des concerts de reformation qui se soldèrent par un live en 1998 ("Reunion") et puis... plus rien. Quelques années plus tard, Tony Iommi et Geezer Butler retrouvèrent le second chanteur emblématique du groupe, Ronnie James Dio et le batteur Vinnie Appice mais n'eurent pas le droit d'utiliser le nom Black Sabbath (Ozzy s'y opposant). Un album a tout de même été publié mais sous le nom de Heaven And Hell. Cette épisode prit fin avec la mort de Ronnie James et c'est alors que les rumeurs de la reformation du line-up originel avec Bill Ward et Ozzy reprirent de plus belle... jusqu'à ce que le groupe l'annonce officiellement. Mais comme les choses ne sont jamais simples avec Black Sabbath, entre cette annonce et cet album, il s'est passé un bon laps de temps qui a vu le désistement de Bill Ward. Ou plus exactement son éviction car, d'après Ozzy, Bill ne semblait plus capable de tenir la batterie ("il devait s'aider de post-it sur sa batterie pour se rappeler où taper quand il jouait"). C'est donc Brad Wilk (ex-Rage Against The Machine) qui joue sur l'album.
Bref, ça fait donc un bon paquet d'années que certains attendaient ce retour. Maintenant, derrière l'euphorie que cela ne va pas manquer d'engendrer, il ne faut pas oublier que ce n'est pas exactement le line-up légendaire qui est de retour puisqu'il manque Bill Ward et surtout, si vous vous souvenez bien, que les deux morceaux inédits de l'époque du live "Reunion" (et donc les seuls morceaux écrits depuis la séparation de 1978) n'étaient pas ce qu'on peut appeler des morceaux d'anthologie. C'est donc en tant que fan de la formation des années 70, certes, mais avec aussi un certain scepticisme que j'abordais ce nouvel album.
C'est comme ça, quand des légendes telles que Black Sabbath se reforment, l'attente est énorme. Cela aboutit parfois à de belles réussites, saluées par la critique (comme le "Perfect Strangers" de Deep Purple) parfois à des ploufs retentissants comme le "Done With Mirrors" de Aerosmith (heureusement bien rattrapé par ses successeurs). Black Sabbath peut-il encore surprendre ? Black Sabbath peut-il rallumer une flamme éteinte depuis des années ? Black Sabbath peut-il encore créer des morceaux aussi monstrueux que "War Pigs", "Paranoid" ou "Sweet Leaf" ?

Black Sabbath est donc de retour et on dirait, dès les premières mesures, que le groupe cherche à nous rappeler qu'il fut l'auteur de grands morceaux et le fait de manière peu subtile. Le début de "End Of The Beginning" a une forte ressemblance avec "Black Sabbath" (le morceau). Le clin d'oeil est évident et le morceau est correct dans son ensemble mais est-ce que ça ne sentirait pas déjà le manque d'inspiration ? De plus, le premier solo de ce morceau ne fait pas du tout Sabbatien. Sur le second, oui, on retrouve bien la patte de Iommi. Bref, un premier titre qui ne déchaîne pas l'euphorie, loin de là. De même, un peu plus loin, "Zeitgeist" nous refait le coup de "Planet Caravan". En moins bien forcément. Je veux dire par là que, au niveau de la comparaison plus ou moins voulue par le groupe, ce n'est pas à l'avantage de ces deux nouveaux morceaux.
"God Is Dead", le titre que tout le monde connaît déjà, manque singulièrement de magie même s'il est, lui aussi, correct dans son ensemble. Mais il est bien trop long. Deux minutes de moins l'auraient sans doute rendu plus attractif. Et ce côté répétitif, on le rencontre souvent dans cet album. Faire durer les morceaux au-delà du raisonnable, n'est-ce pas aussi symptomatique d'un manque d'inspiration ?
On continue avec "The Loner" qui fait plus penser à du Ozzy en solo qu'à du Sabbath. Pas un mauvais morceau en soi mais on garde cette impression que l'album ne décolle pas.
En revanche, "Age Of Reason" sonne bien comme du Sabbath mais, n'en déplaise à Ozzy, à du Black Sabbath époque Dio (et donc Heaven And Hell). D'une certaine manière, c'est logique. Le travail le plus récent de Iommi et Butler, c'est "The Devil You Know". Le riff est bien lourd et assez entraînant et le solo de guitare de ce morceau est monstrueux, on y retrouve le grand Tony Iommi. "Live Forever" est aussi dans cette optique. On aurait bien vu Dio chanter ces deux morceaux. A ce propos, si Ronnie James avait encore énormément de ressources vocales à l'époque de l'enregistrement de "The Devil You Know", on n'en dira pas autant de Ozzy. Il ne peut plus faire grand chose avec sa voix et cela ajoute, je pense, une certaine monotonie à l'ensemble. Et c'est bien là que le bât blesse. Sur les longs morceaux, autant le Sabbath des années 70 savait faire varier les plaisirs, autant ici on se retrouve avec quelques titres trop répétitifs ("God Is Dead", "Damaged Soul", "Dear Father"). Ca rend certains passages assez soporifiques. Et donc, si l'ensemble s'écoute (mais peut-on écrire de mauvais morceaux avec une telle expérience ?), on est forcément déçu. Déçu car il ne faut pas oublier que cet album est le fruit d'un travail d'au moins deux ans de composition. Tout ça pour ça, aurait-on envie de conclure...
J'ai aussi un autre regret : "13" a un son trop moderne, trop actuel, trop dépersonnalisé. J'aurais préféré quelque chose de plus vintage, plus "retour aux sources". Après tout, c'est la mode en ce moment. Certains groupes arrivent aujourd'hui à rendre parfaitement cette atmosphère seventies (je pense à Spiritual Beggars ou Witchcraft entre autres), c'est dommage que le Sabbath de 2013 n'ait pas voulu (osé ?) jouer cette carte.
La fin de l'album, avec sa pluie et ses cloches, nous renvoie évidemment de nouveau au premier album qui commençait de la sorte. La boucle est bouclée semble vouloir nous dire cette outro. Mais bouclée sur quoi ?

Alors, le grand retour espéré ? Pas vraiment. Mais je ne suis pas surpris car finalement, je n'attendais pas grand chose de cet album. Black Sabbath est un très grand groupe, une légende et ce 13 ne lui rend pas justice. Inutile de comparer ce disque avec la prestigieuse période qu'il cherche à nous rappeler. Même "Technical Ecstasy" et "Never Say Die" m'apparaissent plus intéressants car ils contenaient tous les deux quelques morceaux d'anthologie. "13" n'en comprend aucun me semble-t-il. Plus grave, si l'on compare cet album avec ceux des jeunes groupes qui revendiquent l'héritage Black Sabbath à l'heure actuelle, il ne fait pas le poids non plus.
Il faut se rendre à l'évidence, Black Sabbath appartient au passé. Nous serons évidemment toujours heureux de les voir en concert nous jouer les hymnes immortels que sont devenus "War Pigs", "Black Sabbath", "Paranoid" et autre "Iron Man"... et nous prendrons notre mal en patience quand ils joueront "God Is Dead" ou un autre titre de cet album. D'ailleurs, seront-ils nombreux, les fans du groupe, à réclamer ces nouveaux morceaux lors des prochains concerts du Sab' ? On peut se poser la question...
11 / 20

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com".
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "13" : Le brûlant retour des Masters of Metal !, 17 juin 2013
Par 
Voodoo. (in the south of witches valley.) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : 13 (CD)
Publié sur l'historique label Vertigo (qui vît surgir ce monstre du heavy metal en '70), et produit par Rick Rubin ce "13" (brûlant et inespéré) qui débarque en 2013, semble symboliser le son de Black Sabbath depuis les origines du groupe.
Que ce soit de manière discrète, dès l'intro d’un lourd "End Of The Beginning" qui évoque le titre éponyme du tout premier album. La guitare du Riff Master Tony Iommi est immédiatement très présente avec des riffs bien puissants et des solos destructeurs. Ozzy Osbourne s'avère bien convaincant au chant, et ce sacré Geezer Butler possède toujours ce jeu de basse aussi génial que dément, comme le prouve "God Is Dead?". Deux très bons titres heavy et doom, proches du feeling originel du groupe. Tout comme le slow "Zeitgeist" qui avec ses percussions évoque un "Planet Caravan" (même si c'est Brad Wilk qui officie à la batterie), en lieu et place de Bill Ward (qui gonfle bien sur ce coup là, en ne prenant part au projet). "Loner" déboule avec ses riffs très hard sur un rythme pachydermique, appuyé par d'excellentes guitares et des solos toujours judicieux, tout comme un "Age Of Reason" soutenu de malins keyboards. Le plombant "Live Forever" est ponctué d'ambiances sombres et lourdes. Sur "Damaged Soul" (où Ozzy ressort l'harmonica), l'ambiance d'un (sombre) blues évoque le son stoner ou doom qu'ont assimilé tous les fils spirituels de Black Sabbath (la liste serait sans fin). Et sur "Dear Father" qui clôt ce "13" (en feu), Ozzy délivre une prestation très convaincante, un titre qui se termine sur l'ambiance glauque du premier album éponyme du groupe. Les trois bonus que ce soit "Methademic" et ce rythme assassin, "Peace Of Mind" au groove infernal, ou "Pariah" avec son tempo lent puis une digne accélération avec un Ozzy bien mordant, s'ajoutent dans l'esprit de ce disque composé par une référence de la guitare heavy metal, Tony Iommi.
Ce "13" (de feu), si bon et si doom s'impose avec son exquise production comme un excellent album, et ce retour est une totale réussite. Celui des véritables Masters of Heavy Metal, Black Sabbath.
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5.0 étoiles sur 5 Retour à la source, 25 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : 13 - Edition Deluxe (CD)
Avant d'écouter le "13", je me suis replongé ce week-end après des années, dans les 5 premiers albums de black sabbath. le 1er et le volume 4 sont passés plusieurs fois. Nostalgie ou pas, un certain plaisir retrouvé, n'étant pas un fan de métal. Dans ce style, je ne conserve que black sabbath. Sans doute pour cette raison que beaucoup de métaleux revendiquent la filiation.
Alors le 13 ? captivant et excitant. Clins d'oeil aux références des début du sab (black sabbath, NIB, Planet Caravan). En dehors des musiciens, magistral travail du producteur Rick Rubin qui a su retrouver le son des débuts, sans fioriture, chapeau !. Le son est assez exceptionnel pour être signalé. La magie opère entre le mur du son Buttler-Iommi et Osbourne (Buttler remarquable), alchimie immédiatement identifiable. La patte aérienne de Ward manque mais le batteur de RATM s'en sort quand même. Pour les grincheux, un "dear father" grandiose avec un riff puissant, un chorus sombre imprégné de mélancolie, la fin qui reboucle sur l'ouverture du 1er album (orage, pluie, tocsin...) Bravo messieurs, respect à Tony Iommi.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une belle surprise !!!, 30 juin 2013
Par 
D. Vincent (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : 13 - Edition Deluxe (CD)
Black Sabbath sort un album en 2013 !!! Est-ce bien sérieux ? affirmeront certains. Entre les parcours chaotiques des différents membres du groupe, les problèmes d'égo de certains, les pannes d'inspiration du groupe malgré les concerts donnés par le groupe depuis le milieu des années 90, on se demandait quand un nouvel album allait être publié.
Il a fallu la patience et la ténacité du fameux producteur Rick Rubin, pour qu'enfin le projet maintes fois repoussé en raison du cancer de Tony Iommi pour que celui-ci se concrétise.
Le titre de ce nouvel album laissait présager le pire, aucune imagination surtout quelques semaines auparavant Suicidal Tendencies sortait leur opus sous le même nom (ou chiffre )c'est à dire "13".
D'après les déclarations de Geezer Butler et Tony Iommi, cet album est le produit de jams intenses pendant les sessions studio, Rick Rubin leur a demandé de "se laisser aller " pour trouver l'inspiration.
Parti de cette situation, Black Sabbath nous délivre ce qu'il a su faire de mieux, en se replongeant dans son propre univers qui rappelle la période des trois premiers albums.
Le groupe utilise les clichés d'antan, et ça marche !!!
"End of the beginning " avec son climat morbide et malsain qui se concrétise par un final Heavy. "God is Dead" avec ses arpèges ténèbreux entrecoupés de riffs diaboliques et lourds qu'affectionne Iommi avec au passage la basse vrombrissante de Geezer Butler.
"The Loner" tempo médium digne rejeton de "NIB". Le moment de calme et de plénitude vaporeuse avec "Zeitgeist",ou Iommi se fend d'un solo magnifiquement Jazzy.
"Age of reason", morceau épique, assez différent des autres rappelant la période Dio avec ses chœurs lyriques.
Sur "Damaged Soul" et "Live Forever" sont les titres qui résument le mieux cet album, solos furibards, inspirés violents, menaçants de Iommi accouplé à la basse de Butler avec tempo en plomb tout en étant Bluesy et Jazzy comme au bon vieux Sabbath des débuts.
Il faut mentionner aussi à la batterie la participation phénoménale de Brad Wilk (Rage Against the Machine)qui remplace Bill Ward. Il se fond parfaitement dans le moule, il abat un boulot titanesque. Encore le savoir-faire de Rick Rubin qui a convaincu le groupe de le recruter pendant les séances.
Respect à Ozzy qui n'a jamais aussi bien chanté, et même mieux que sur ses albums solos récents. On retrouve des intonations graves au niveau de sa voix qu'on avait pas entendu depuis longtemps tout particulièrement sur "God is dead" ainsi que sur le maléfique et poisseux "Dear Father".
Les titres du disque bonus sont de bonne qualité, et plus rapides que ceux de l'album.
Certains trouveront peut être cet album n'est pas assez "Metal", l'option choisie par Rubin et Black Sabbath avait pour souci de produire quelque chose pouvant mettre avant les caractéristiques de ce groupe. La magie (noire) a bien fonctionné. C'est le grand évènement et la belle surprise de cette année tout en croisant les doigts pour Iommi pour que le concert à Paris ait bien lieu.
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7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Black Sabbath de retour!, 22 juillet 2013
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C’est un avis difficile à écrire.
Peut-on imaginer album plus controversé qu’un « vrai » Black Sabbath, 35 ans après, sans claviers et sans expérimentations, mais aussi sans Bill Ward, avec un Ozzy passé à la moulinette de la téléréalité et d’Alzheimer, et un Tommy Iommi malade ?
Une sinistre opération commerciale ? Non. Il reste deux ou trois trucs contre lesquels on ne peut pas aller et qui font de ce disque un grand disque.
La basse de Geezer : si on l’entendait assez peu dans les années 1970, en raison des techniques d’enregistrement de l’époque, là, on en profite pleinement. Quel plaisir d’écouter cette basse, grasse à souhait, menaçante et solide, à une époque où les basses disparaissent des écrans radars derrière les doubles grosses-caisses ! J’imagine que Geezer a mis le paquet parce que plus personne ne peut lui demander d’en faire moins, et que ça arrangeait probablement les autres. Sur des morceaux comme « God is dead ? », son jeu est jubilatoire.
Ozzy : on l’a dit mort 100 fois. Je l’ai entendu lamentable 10 fois. Je dois reconnaître qu’il est là, impliqué, qu’il chante plutôt bien, que sa voix est toujours aussi bizarre et envoûtante. C’est inespéré. Comment appréhender Ozzy rationnellement ? Un gars pas très malin, qui a fait les pires bêtises, les plus mauvais choix, un apôtre du mauvais goût, un type qui chante avec un accent de banlieusard anglais à couper à la tronçonneuse alors qu’il vit en Californie depuis 30 ans, qui ne revendique rien, qui n’a pas une grande voix, un jeu de scène comique, mais qui est capable de composer la musique la plus géniale qui soit, de chanter d’une manière poignante, et qui est attachant au-delà de toute raison.
Tommy : j’ai toujours eu un rapport contrasté à son jeu de guitare. D’un côté, ce n’est pas un virtuose façon Hendrix ou Blackmore, notamment pour des raisons anatomiques (i.e. des doigts pas mal abîmés). D’un autre côté, il a un style inimitable. Un art consommé du riff qui déprime, du solo qui dérange, de la ligne mélodique qui glace le sang. Il a inventé le riff qui tue, façon Metallica, à la fin des années 1960. Ecoutez un peu qui faisait quoi à l’époque et vous comprendrez le caractère radicalement novateur du jeu de Tommy. Cela fait plus de 40 ans que les guitaristes de métal reprennent ses riffs et ses rythmiques en boucle. En solo, il est assez unique aussi. Quand il s’applique, son jeu ressemble à celui de Zappa, et échappe à tous les poncifs. Jamais très mélodique, souvent intéressant. Sur 13, Tommy est plus convaincant que jamais. Arpèges envoûtants. Riffs qui décoiffent. Solos entêtants. La marque d’un grand guitariste et d’un grand musicien.
N’est pas Bill Ward qui veut. Bill est un batteur extraordinaire, d’une grande inventivité, qui officiait à une époque où chaque musicien faisait ce que bon lui semblait, et qui faisait beaucoup pour l’originalité de BS. Il n’est pas du projet : c’est dommage. Mais Brad Wilk est un très bon batteur. Il n’a pas la fantaisie de Ward, mais fait le boulot, sans la ramener. Tant mieux : on n’entend mieux Ozzy, Geezer et Tommy, et c’est quand même eux qu’on était venus écouter. L’album est solidement assis sur ses rythmiques, et il s’entend visiblement bien avec Geezer, qui n’est pas le plus sociable des musiciens. Brad Wilk contribue probablement aussi à donner au disque un son d’aujourd’hui ; difficile de le lui reprocher.
Les morceaux de 13 sont un peu inégaux, peut-être trop longs, ressemblent parfois à d’autres compositions de BS (mais si tous les autres groupes ont le droit de les piller à satiété, les BS n’ont-ils pas le droit de faire quelque clins d’œil à leurs meilleurs titres ?), mais ce sont de bonnes chansons. Le critère pour le dire ? J’en vois deux.
1. Ce sont des morceaux que l’on retient. Ecoutez deux fois ‘God is dead’ et vous l’aurez dans la tête pour le reste de votre vie. Ces choses-là ne s’expliquent pas, et Ozzy et Tommy ont toujours fait très fort dans le registre. Appelez-ça comme vous voudrez, mais ils l’ont.
2. Ce sont des morceaux que l’on a envie d’écouter. Ma discothèque est remplie d’albums que j’estime beaucoup, qui sont parfaitement composés, joués et produits, mais que je n’ai juste pas envie d’écouter. Depuis que je l’ai, j’écoute 13 sans cesse, et j’aime ça. Je craignais d’écouter l’album deux fois et de le ranger dans le cimetière des albums « pas mal », mais ce n’est pas le cas. Les compositions sont entêtantes, les musiciens convaincants, la production magnifique. Ce n’est pas juste bien pour un album de vieux ; c’est un très bon disque.
On sait que c’est peut-être le dernier effort de BS. Mais quelle résurrection ! Je ne jetterai pas la pierre à Dio, que je vénère, mais ça fait du bien de ré-entendre un vrai Sabbath ! Achetez ce disque et régalez-vous !
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7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 qu'est ce que ça fait du bien aux oreilles..., 10 juin 2013
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Je ne vais pas m'étendre, les commentaires qui m'ont précédés sont déjà très complets, alors juste :

c'est LE Black Sabbath que j'aime, celui avec Geezer Buttler, Tony Iommy et bien entendu Ozzy Osbourne, ne manque que Bill Ward...
Retour au 70's, chacun fidèle à son instrument et au jeu qui caractérise tant Black Sabbath, quelques touches plus moderne mais qui apportent un ptit coup de frais pas forcément déplaisant sans pour autant nuire à ce qu'on attend de nos pères du metal.
Ils ont la soixantaine bien tassée, mais quelle patate!

Mes attentes sont pleinement satisfaites, sans compter des petits clins d'oeil à des titres cultes comme "black sabbath" ou "planet caravan". Il y a même un riff qui me rappelle "immigrant song" de Led Zep, alors les 70's sont bien là!!

Merci à eux pour ce souffle revigorant dans mes oreilles et mon encéphale!!! ;-)
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6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Du lourd, du très lourd !!, 10 juin 2013
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Je fais rarement un commentaire à la première écoute mais je ne crois pas une seule seconde que je vais regretter de m'être extasié à ce point.
Je vais faire très vite car mes collègues commentateurs ont déjà pris le temps de détailler les titres. C'est un déluge de riffs de grande qualité qui sont bien-sur dans le même esprit que les 6 premiers albums mythiques. C'était le deal de départ. Sonner 70's. C'est fait et ça fait du bien aux oreilles. Merci Rick RUBIN!
Toni LOMMI est un Dieu du riff !! Quel guitariste exceptionnel. On dira qu'il était le meilleur guitariste-compositeur lorsqu'il aura quitté cette planète. Disons-le maintenant puisque c'est une évidence. Merci pour ce don du ciel !!
IMPERATIF!! La version limitée avec trois inédits.
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13 de Black Sabbath (CD - 2013)
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