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le 20 mai 2013
Vassily Petrenko signe là un coup de maître. Il réussit l' exploit de cristalliser dans une interprétation infiniment personnelle toutes les pistes passionnantes explorées dans cette oeuvre avant lui. Il a le mordant de Toscanini, le tranchant de Berglund, la rage impatiente de Svetlanov, l' ivresse sonore de Haitink, la patience et le sens de la structure de Neumann. L' introduction donne le ton, en un geste ample et parfaitement sculpté. La fameuse marche du premier mouvement est le lieu des expérimentations et des surprises : Petrenko ose un vrai pianissimo au début à la caisse claire, tenue par un fou furieux au cou duquel on se jetterait si on l' avait sous la main. Les inflexions qu' il donne à sa cellule rythmique immuable sont inédites dans cette symphonie, et plus que pertinentes. C' est lui qui mène le jeu jusqu' au bout. La péroraison cataclysmique de cette course à la mort est le sommet du disque. Le chef russe garde un sang-froid impérial et étage les sonorités comme un dieu. Les musiciens sont en proie à une transe collective qu' on n' avait pas entendue depuis Bernstein à Chicago en 1988. C' est peu dire...

Les deux mouvements suivants sont du même calibre : bois sardoniques dans le moderato ( la section qui évoque quelque danse folklorique défigurée est une des plus réussies de toute la discographie, quelque part entre Rojdestvenski et Ancerl ), cordes d' une flexibilité et d' une robustesse inattendues dans l' adagio, qui ne souffre à aucun moment de la complaisance qu' on lui connaît parfois. C' est noble et recueilli. Le final, dans lequel beaucoup de chefs, et non des moindres se sont cassés les dents ( Barshaï, Jansons à Amsterdam, Kubelik, Mravinski ) vient solder la performance dans la gloire. L' atmosphère initiale est réellement mystérieuse et menaçante ( quels superbes frémissements aux altos ! ), et la suite jouit de cuivres en état de grâce, toujours puissants et jamais agressifs. Il n' y a qu' à écouter l' entrée de la 2ème trompette dans la coda du finale pour s' en convaincre. C' est à vous soulever de votre chaise.

De toutes les versions précédemment citées, celle-ci est à mon sens la plus complète. Et la plus complexe aussi, sans doute. Pour qui ne connaîtrait pas la 7ème, cette version est un excellent point de départ. Pour ceux qui en ont déjà quelques-unes dans les oreilles, c' est un aboutissement. Un dessert miraculeux dont on ne se rassasie jamais. Comme je l' ai mentionné dans le titre de mon article, cet enregistrement est une synthèse, et pas au sens où l' entend Michel Audiard ! ( Que le Très-Haut qui est à sa droite le comble de bienfaits ! ). Petrenko y endosse le rôle du vulgarisateur, de l' esthète et du savant.

Je ne peux que frémir à l' idée de ce qu' il sera capable de nous donner dans les trois volets qu' il lui reste à graver : la 4ème, la 13ème et la 14ème. En attendant, chérissez ce joyau qui vous est offert par un orchestre de grande classe dédié à la cause d'un compositeur universel et d' un artiste rare.
22 commentaires|13 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 16 juin 2013
Mravinski, Kondrachine et Svetlanov ne sont plus, Rojdestvenski tourne comme chef invité (pour ces quatre monuments cités, la discographie - monumentale, forcément, témoigne de la richesse de cette école et de son style à part dans la galaxie de la direction), Témirkanov et Gergiev ont des hauts et pas mal de bas ... mais, ouf, la baguette russe a de nouveau son fleuron, son étoile blonde, le panache de Kondrachine ou de Svetlanov mêlée à la virulence et la prise de risques de Rojdestvenski et ses tempi généralement très larges. Discographie assez limitée pour le camarade Petrenko pour l'instant(essentiellement Chostakovitch et Rachmaninov) mais quels disques ! Cette " Léningrad " déroute à la première écoute quand on était habitué comme moi à la démesure de Svetlanov par exemple : c'est tout simplement que Petrenko laisse venir les climax, les prépare, les façonne petit à petit avec la patience que n'ont pas toujours les jeunes premiers de la baguette, comme c'était déjà le cas dans sa Cinquième ou son extraordinaire Sixième. Chostakovitch lui colle à la peau, il n'a pas connu le siège de Léningrad comme Svetlanov ou Mravinski, mais il trouve le ton juste de la première à la dernière note : la façon de construire patiemment, mesure après mesure, la rage écrasante du Premier Mouvement ou du Finale, est ou serait à enseigner dans toutes les écoles. Son art de pétrir, de malaxer, de doser les interventions, de souligner un détail sans s'éloigner de la ligne générale, ligne générale qui ne souffre sur son horizontalité d'aucun essoufflement, me rappelle ses glorieux aînés. Cette " Léningrad " n'est pas un OVNI, elle confirme que Naxos et Liverpool ont eu du nez (oh le jeu de mot, du nez pour Chosta, il est venu tout seul en écrivant ...) en faisant signer Vasily Petrenko. Il ira loin ce jeune homme, il est déjà loin d'ailleurs, bien au-dessus du tout-venant qui font les beaux et les intéressants devant des orchestres plus prestigieux.
Prise de son exceptionnelle.
Un must.
55 commentaires|4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 9 juin 2013
En traitant il y a quelques temps, de la réussite prodigieuse de BERNSTEIN dans cette septième avec Chicago, je concluais en disant attendre avec une certaine impatience et peut-être avec un certain à priori, la version de PETRENKO. Autant j'avais souffert à l'écoute de la version de GERGIEV, notamment dans le premier mouvement où il s'enlise littéralement (un vrai naufrage !); ainsi qu'à l'écoute de la version d'ANDRIS NELSONS avec Birmingham, qui précipitait les mouvements sans apporter quoique que ce soit de renouveau; autant là avec PETRENKO, j'ai le souffle coupé ! Dès le premier mouvement Allegretto, on ressent comme un choc, on se sent pris à la gorge, on étouffe, la guerre arrive, la guerre est là ! Aucune rupture dans le tempo, tout est maîtrisé admirablement, PETRENKO est sublime, le discours est magnifique, autant on s'ennuyait ferme avec GERGIEV, autant là on est (déjà !) dans la noirceure, dans l'horreur! Ce que PETRENKO "tire" de son orchestre est prodigieux ! Les autres mouvements sont pris également très serrés,(claquements des archets sur les manches des contrebasses et violoncelles : inexistant chez GERGIEV, impressionnant chez PETRENKO et BERNSTEIN !) le discours intellectuel ne faillit jamais, il faut remonter à BERNSTEIN et Chicago pour ressentir un pareil CHOC, une pareille étreinte, une pareille épreuve, La quadrature du cercle est enfin réussie! Quant à la prise de son, elle-même bénéficie d'un traitement de faveur, car on entend tout, c'est la lisibilité parfaite. Rares sont les très grandes versions modernes de cette symphonie, qui est un vrai "casse gueule" pour l'interprète, car elle demande un engagement total de la part du chef et de l'orchestre, sans aucune rupture. Le présent enregistrement en apporte la preuve manifeste ! une réussite totale !
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le 3 mars 2014
Ayant depuis pas mal de décennies entendu des interprétations de cette septième, j'avoue avoir été surpris par l'orchestre de Liverpool et Vasily Petrenko et même pris dès le début, au point de lâcher prise mes références et mes habitudes sur cette œuvre.

Et j'attends avec impatience l'enregistrement de la treizième et la quatorzième...toutes les autres m'ayant déjà comblé...et la dixième commandé mais que je n'ai pas encore reçu.
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le 6 juin 2013
Cette symphonie, plutôt réactionnaire dans la forme - son final binaire ! -, même pour Chostakovitch, tient son originalité dans l'urgence qui la porte, et la soutient dans la durée. Écrite, composée dans l'urgence, créée dans l'urgence, puis quasi oubliée, tandis qu'on redécouvrait la plus modernisante quatrième, cette septième a retrouvé sa juste place au travers des premières intégrales, et parmi celles-ci, la brûlante version de Kondrachine, qui demeure, à mon humble avis une référence : comparez seulement l'intro du premier mouvement, et vous entendrez la différence qu'il y a entre l'esprit et la lettre, et Chostakovitch sans l'esprit, que reste-t-il ? Kondrachine nous extrait de notre confort, Petrenko nous y installe. Maintenant, chacun pourra certes y trouver son compte.
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