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Quand j’affirme de façon un peu péremptoire que « la boucle est bouclée », je veux dire par là que, de mon point de vue, « Underworld USA » est le film qui clôt de manière magistrale toute une époque et un genre en particulier. Avec ce grand classique du cinéma (toutefois très sous-estimé), les années 50 se terminent de façon irrémédiable. C’est le trait d’une époque révolue et surtout le point final à un genre, le « film noir ». Les historiens de cinéma aiment à rappeler, à qui veut bien l’entendre, bien entendu, que le film noir s'est éteint en 1958 avec le génial « Touch of Evil » d’Orson Welles (La soif du mal), ce chef-d’œuvre absolu qu’on ne présente plus et qu’il faut surtout aller voir en salles... Pour ma part, je préfère prolonger le débat, et dire que le film noir s’achève plutôt avec cet admirable « Underworld USA », film de Samuel Fuller sorti dans les salles obscures en 1961. Ainsi donc, le film noir est un genre difficile à définir et à délimiter… Il débuta, selon la « doxa », avec « Le Falcon Maltais », film incontournable de John Huston (mais là encore, que penser de « M le Maudit » de Fritz Lang tourné dix ans plus tôt, ou encore de ce film de Marcel Carné, « Le Jour se Lève », plus problématique sans doute ? Que dire encore de « La Bête Humaine », le film de Jean Renoir, ces films possédant comme vous le savez déjà tous les ingrédients propres au genre ? Alors bien sûr, le « film noir » peut se délimiter géographiquement et historiquement (les Etats-Unis de la seconde guerre mondiale jusqu’à la fin du McCarthysme). Ce sera toujours une question de point de vue. Pour ma part, il trouvera son apogée dans les années 1944-1945, puis s'essoufflera un peu au milieu des années 50, jusqu’à complètement disparaître du paysage cinématographique. De mon point de vue donc, le genre se clôt en toute beauté avec ce film « coup de poing » signé par l’un des cinéastes les plus iconoclastes d’Hollywood. Patrick Brion et bien d’autres encore ont bien sûr affirmé que ce film marquait plutôt le début du « néo-noir ». Personnellement, je trouve que c’est là encore une histoire de point de vue ou disons de perspective, ou encore de ricochet à fil plus ou moins continu, bifurquant sur notre récit et notre amour inconditionnel pour le cinéma.

La première fois que j’ai vu un film de Sam Fuller, c’était à la fin des années 90. J’avais une vingtaine d’années. C’était « Pick Up on South Street » avec Jean Peters et Richard Widmark. Merveilleux acteurs ! C'était là un film noir tourné en pleine crise du McCarthysme (1949-1954). Je me souviens d’avoir pris une grosse claque dans la gueule dès les premiers plans (le tramway blindé et ces regards croisés entre les deux acteurs, regards concupiscents et plein de désir…). Cette façon de cadrer les visages, de saisir les non-dits, cet amour du cinéaste pour ses acteurs, ça crevait à ce point l’écran dans Pick Up on South Street. Mon amour inconditionnel pour Samuel Fuller était né. Et puis, à l’époque déjà, j’étais fou de ce genre là, le « film noir » (mon premier remontait à mes années lycée avec le sublime « House by The River », un petit film de Fritz Lang tourné en 1949). Bref, j’étais tellement excité à l’idée de voir « Pick Up on South Street » lors d’une rétrospective au cinéma de minuit que je brûlais d’impatience de voir le générique de l’émission… L’impact de ce film de Fuller fut énorme sur moi, au point de le ranger parmi les 25 ou 30 plus grandes réussites du genre. Mais je n’avais toujours pas vu « Underworld USA ». C’est d’abord un ami, beaucoup plus connaisseur que moi, qui m’en parla après avoir dégoté un coffret importé des Etats-Unis, lequel coffret comprenait cinq ou six films noirs plutôt rares et sous-estimés, dont ce film de Fuller…

L’histoire, elle est relativement simple. La veille de Noël, un gosse, ou plutôt un adolescent (Davin) voit son père se faire tabasser à mort par des malfrats. Durant toute sa vie, il sera à leur recherche. Bref, vous l’aurez compris, c’est avant tout une histoire de vengeance. Mais Fuller, par des plans séquences d’une précision et d’une beauté diabolique, en fait un film inoubliable. Le rythme est à ce point vertigineux. Les plans sont de toute beauté. La lumière (le film fut tourné en noir et blanc) est à ce point sublime. Contrastes saisissants. Au niveau du rythme : pas de temps mort. Et puis les acteurs crèvent tous l’écran. Scorsese en fait l’un de ses films préférés lui aussi, et l’on comprend aisément pourquoi. Les personnages possèdent une vérité et une sincérité démesurée, parfois caricaturale, mais de bout en bout, ça reste du grand art. Cliff Robertson donne là sans doute son rôle le plus bouleversant. La cicatrice de son adolescence est toujours présente quand il devient adulte. Oui, il est des cicatrices qui seront toujours là. Je développerai plus tard cette chronique qui me tient à cœur. En attendant, je n’en dis pas plus. Essayez de vous procurer ce joyau du septième art. Si le « film noir » pour vous est aussi un genre précieux, foncez ! Vous ne le regretterez pas !
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le 21 avril 2013
Un trés grand film de Fuller, une vrai découverte car ce titre est l'un des plus rares du grand Sam. Un noir et blanc magnifique, une mise en scène inventive et audacieuse, comme souvent chez lui, et un scénario ambitieux d'une incroyable richesse. Pour ma part j'y ai vu une influence évidente sur les films de gangsters de Scorsese. La copie du film est trés bonne et les bonus excellents, achetez le sans hésitation !
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