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13 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un chef-d'oeuvre qu'on dévore et qu'on déguste !
"Plein Soleil" René Clément, 1960, couleur, bonne copie de "Studio Canal".

J'ai lu, dans l'Encyclopédie de Boussenot, que René Clément n'était pas très satisfait de "Plein Soleil". Si c'est vrai, c'est une nouvelle preuve qu'on est mauvais juge de son oeuvre, ou que Clément était excessivement...
Publié le 11 février 2011 par Roger Dominique Maes

versus
8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Ce blu-ray, quel gâchis !
Cet avis ne porte pas sur ce superbe film, mais sur le blu-ray dont le rendu m'a terriblement déçu. Passe encore la coloration jaunâtre du film, il semble que l'on revienne de loin par rapport au support d'origine si l'on en croit le bonus sur la restauration. Nous dirons qu'elle est supportable. En revanche, le filtrage numérique appliqué à...
Publié il y a 14 mois par Amazon Customer


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13 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un chef-d'oeuvre qu'on dévore et qu'on déguste !, 11 février 2011
Par 
Roger Dominique Maes (Bruxelles) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Plein Soleil (DVD)
"Plein Soleil" René Clément, 1960, couleur, bonne copie de "Studio Canal".

J'ai lu, dans l'Encyclopédie de Boussenot, que René Clément n'était pas très satisfait de "Plein Soleil". Si c'est vrai, c'est une nouvelle preuve qu'on est mauvais juge de son oeuvre, ou que Clément était excessivement exigeant envers lui-même. Car les seules choses qu'on puisse reprocher au film tiennent d'abord à la postsynchronisation : imposée par les très nombreuses scènes tournées en extérieur, elle déssert certains dialogues, et particulièrement Marie Laforêt, dont la voix détimbrée de fausse ingénue convient assez rarement aux situations. Mais on sait que beaucoup d'acteurs s'accommodaient mal de cette technique (Gabin était de ceux-là) et ne s'en tiraient pas à leur avantage. Les autres défauts sont minimes : un petit ralentissement du rythme et de la tension avant le meurtre de Freddie, et puis la scène du marché aux poissons à Naples, qui, à première vue, a tout l'air d'un reportage "people" intitulé "Delon fait son marché", mais dont la signification s'éclaire lorsque son regard est attiré par une balance vide (celle de la Justice) puis par la tête tranchée d'un poisson, symbolique prémonitoire un peu lourde, avouons-le. Mais le reste est parfait, et les images, signées Henri Decaé, surtout celles prises en mer, sont de toute beauté, et une vraie prouesse.

René Clément et son scénariste, Paul Gegauff, ont dû, 1960 oblige, mettre au placard l'homosexualité évidente de Ripley dans le roman de Patricia Highsmith, mais le placard reste souvent entrouvert, et l'érotisme latent des scènes de rivalités entre Maurice Ronet et Alain Delon, sourire qui mord et sourire qui ment, est d'autant plus piquant. Alain Delon, saisi dans tous ses aspects et sous tous les angles par une caméra flatteuse et attentive, est d'une beauté incendiaire : bouche sensuelle et vorace, oeil à la limpidité trompeuse, muscles durs comme le buis, et corps de fauve qui tire sur sa laisse - comme il dévore après chaque meurtre ! on reste étonné de cette sensualité maligne, de cette beauté qui n'attire pas, déroute et dérange, du moins jusqu'aux dernières images, quand Ripley se laisse enfin aller, car, alors, sa sensualité affleure par tous les pores et séduit, infaillible. Preuve que Delon n'est pas cet acteur monolithique qu'on a dit et qu'il a souvent laissé croire.

La scène du meurtre de Philippe, pivot du film, est un chef-d'oeuvre : alors qu'on est prévenu, qu'on a vu le couteau sous la cuisse de Ripley, alors que la conversation à fleuret moucheté fait monté la tension, le geste criminel est parfaitement surprenant. La caméra se fige sur les pieds nus des deux rivaux, et un cri résume tout. On regrette de voir, l'instant d'après, Philippe, le couteau dans le corps s'écrier "Madge !"; c'est explicatif, d'un romantisme un peu niais, et gâche la sobriété parfaite de l'"acte". Mais, bon, c'est plus un défaut d'époque que d'auteur.

Quel bonheur de retrouver Elvire Popesco, trop rare au cinéma, dans un petit rôle de chorégraphe ; certes, elle fait son numéro habituel, mais qui oserait s'en plaindre ? De plus elle est la seule respiration, le seul personnage drôle, le seul courant d'air frais dans cette histoire, car, paradoxe, et paradoxe génial, dans ce film de plein air, de mer et de soleil, l'atmosphère est glauque, irrespirable, malsaine, en permanence, jusqu'à la fin, enfin presque, puisque, nouvelle trouvaille géniale, l'arrestation de Ripley n'est que suggérée. Pour une fois, celui-ci goûte à la vie, au repos, croit-il, il jouit déjà de son futur rassasiement : "le meilleur", il va avoir droit au meilleur, à Madge et à l'argent, à la richesse, au plaisir, au soleil, et il se détend pour la première fois. On a presque pitié de lui quand l'aubergiste l'appelle au téléphone...

Un fiim qu'on dévore et qu'on déguste !
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quelques informations complémentaires, 6 août 2013
Par 
le dernier carré - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Plein Soleil [Édition Collector] (DVD)
D'habitude, je rédige un commentaire plus subjectif. Comme il y en a suffisamment cette fois, j'ai préféré contribuer différemment : ceux qui pourraient être intéressés trouveront ci-dessous quelques informations qui m'ont semblé intéressantes.

Lorsqu'il réalise Plein soleil en 1960, René Clément est au sommet de sa carrière. A 47 ans, il a déjà reçu la Palme d'or à Cannes pour La bataille du rail en 1946 et a enchaîné Jeux interdits (1952), Monsieur Ripois (1954 avec Gérard Philipe), Gervaise (1956, adaptation du roman de Zola) et Barrage contre le Pacifique (1958, adaptation du roman de la toute jeune Marguerite Duras, avec Silvana Mangano et Anthony Perkins, qui n'a pas encore tourné dans Psychose).

Plein soleil, sorti le 10 mars 1960, va être un des grands succès de l'année, puisqu'avec 2,5 millions de spectateurs, il arrive à la 20 place du classement annuel d'une année dominée par Ben Hur (près de 14 millions d'entrées) devant Le Bossu d'André Hunebelle (avec Jean Marais, près de 6 millions d'entrées).

Plein soleil marque avant tout l'éclosion, à 25 ans, d'Alain Delon. C'est alors son 6è film depuis 1957, mais seulement la 2ème fois qu'il a le rôle principal (après Faibles femmes de Michel Boisrond, en 1959, aux côtés de Mylène Demongeot). Après l'énorme succès de Plein soleil, Alain Delon sera pris en charge par les grands du cinéma italien (Visconti avec Rocco et ses frères, Antonioni avec L'éclipse, re-Visconti avec Le guépard) avant de retrouver René Clément en 1964 dans Les félins, face à Jane Fonda.

Face à lui, Maurice Ronet fait déjà partie des grands noms du cinéma. Ayant commencé sa carrière en 1949 dans Rendez-vous de juillet de Jacques Becker, il venait d'interpréter, aux côtés de Jeanne Moreau, le rôle principal d'Ascenseur vers l'échafaud de Louis Malle. Pour l'anecdote, deux ans plus tard, il était pressenti pour tourner le rôle d'Ali dans Lawrence d'Arabie avant d'être remplacé à la dernière minute par... Omar Sharif.

Plein soleil marque aussi le premier rôle au cinéma, à 21 ans, de Marie Laforêt, après avoir remporté, la même année le concours « Naissance d'une étoile » organisé par Europe 1 (qui s'appelait encore Europe n°1).

Enfin, pour terminer, Plein soleil est l'adaptation du roman de Patricia Highsmith, qui a beaucoup aimé le film... sauf la fin. La romancière américaine a souvent été adaptée au cinéma, en particulier par des réalisateurs français. Plein soleil a été la première adaptation, d'autres suivront à un rythme régulier, en 1963 par Claude Autant-Lara (Le meutrier, avec Gert Fröbe, Marina Vlady, Robert Hossein et encore Maurice Ronet), en 1981 par Michel Deville (Eaux profondes, avec Isabelle Huppert et Jean-Louis Trintignant), en 1987 par Claude Chabrol (Le cri du hibou). A noter aussi les adaptations de Wim Wenders (L'ami américain en 1977) et d'Anthony Minghella en 1999 (Le talentueux Mr. Ripley, avec Matt Damon).

Bonne séance !
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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Ce blu-ray, quel gâchis !, 14 octobre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Plein Soleil [Édition Digibook] (Blu-ray)
Cet avis ne porte pas sur ce superbe film, mais sur le blu-ray dont le rendu m'a terriblement déçu. Passe encore la coloration jaunâtre du film, il semble que l'on revienne de loin par rapport au support d'origine si l'on en croit le bonus sur la restauration. Nous dirons qu'elle est supportable. En revanche, le filtrage numérique appliqué à l'image est à vomir, souvent il supprime tellement de détails que l'on se retrouve face à quelque chose de l'ordre du DVD upscalé (et encore). C'est lisse, beaucoup trop lisse. Une restauration 4K pour ce résultat ? Alors oui, franchement, quel gâchis pour le travail de restauration en amont et pour le film !
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Blu-ray infect, 16 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Plein Soleil [Édition Digibook] (Blu-ray)
Je confirme les commentaires négatifs sur cette soi-disant "restauration" mirifique de 'Plein soleil' : image surexposée et sous-contrastée, colorimétrie à côté de la plaque (ah, ces ciels et ces mers vert canard, et cette délicate impression que tous las acteurs ont la jaunisse !... regardez la jolie couverture du BR, toutes les scènes en mer sont du même tonneau), et lissage du grain (DNR pour les intimes) à la truelle, d'où absence totale de piqué et de détails dans les plans larges. Ce BR fait mal aux yeux du début à la fin.
Donc oui, si vous avez un lecteur BR multizones, c'est bien la version américaine parue chez Criterion qu'il faut acheter. Chère, comme toujours avec Criterion, mais pour qui aime ce film, c'est la seule option à ce jour.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ronet et Delon sont sur un bateau, Ronet tombe à l'eau..., 17 février 2010
Par 
Hervé "Horne" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Plein soleil (DVD)
SYNOPSIS : Chargé de rapatrier aux États-Unis un fils de famille qui mène la dolce vita en Europe, Tom Ripley, un jeune homme de modeste condition imagine une brillante imposture afin de prendre la place et l'identité de l'héritier, Philippe Greenleaf.

Comment pourrais je parler d'un film aussi parfait..? les superlatifs élogieux n'expriment que partiellement les qualités de cette œuvre cinématographique majeure et l'admiration que l'on éprouve notamment pour la photo d'Henri Decae d'une beauté à couper le souffle...l'excellente musique de Nino Rota et la direction de René Clément qui signe là son chef d’œuvre...
Un roman de Patricia Highsmith, un hasard de casting, trois jeunes comédiens en état de grâce et un metteur en scène ouvert aux imprévus...L'immortelle grandeur de PLEIN SOLEIL est le résultat de cette improbable alchimie.
En effet, l'hypothèse Delon n'est soulevé qu'en raison d'un désistement. C'est Jacques Charrier qui était pressenti par les producteurs contre l'avis de Clément, mais l'acteur renonce pour rester auprès de son épouse Brigitte Bardot, sur le point de mettre au monde leur enfant.
Sur le tournage débuté en aout 1959, la météo capricieuse, les vagues et le tangage incessant sur le yacht incommodent Delon qui souffre du mal de mer et pour qui le tournage est un calvaire. Il s'en souviendra pour dire non à Pierre Schoendorffer quand, des années plus tard, il lui proposera d'interpréter "Le Crabe Tambour".
PLEIN SOLEIL marque les débuts au cinéma du personnage découvert en 1955 dans le roman Mr Ripley, par P.Highsmith. Quel personnage ! un individu trouble mais séduisant, dandy, féru d'art, faussaire, imposteur et sexuellement ambigu.
Créé par Delon pour ce film, il revient dans LE MEURTRIER deux ans plus tard sous le nom de Walter Saccard (Maurice Ronet). Par la suite, Dennis Hopper dans L'AMI AMERICAIN en 1977, Christophe Malavoy dans LE CRI DU HIBOU en 1987, John Malkovich dans RIPLEY'S GAME en 2002 et Adrian Grenier dans RIPLEY UNDER GROUND en 2004... Une mention particulière doit être faite du TALENTUEUX Mr RIPLEY, remake de PLEIN SOLEIL où Matt Damon, Jude Law et Gwyneth Paltrow reprennent les rôles d'Alain Delon, Maurice Ronet et Marie Laforet. Dans cette version de 1999 appliquée mais sans éclat, Anthony Minghella (Le Patient Anglais) insiste beaucoup plus sur l'homosexualité latente des deux héros masculins que René Clément préférait qualifier d'"anthropophagie".
Ce dernier demeure à jamais l'un des plus brillants représentants du "réalisme psychologique" dans l'univers du 7ème art.
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11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Chef d'oeuvre de la beauté candide et anthropophage, 7 janvier 2011
Par 
S. Ulescu "passion opéras" (Toulouse,France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Plein soleil (DVD)
Depuis 50 ans, Delon, beau comme un Dieu, pense encore et encore, beau et candide, cynique et naïf, que s'il va avoir de l'argent, de belles chaussures , qu'il va apprendre à tenir une fourchette à poisson, même s'il commet un meurtre, il sera à ce moment-là heureux, et quelqu'un de bien malgré tout. Et Ronet, lui qui"sait" pense encore et encore que celui qui "ne sait pas" est méprisable. Un chef d'oeuvre absolu de l'anthropophagie humaine, habillée de beauté, de grâce, dans des paysages splendides et sous un soleil brillant;on ne s'en lasse pas !
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17 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'original, 27 septembre 2001
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Plein soleil (DVD)
Ce grand classique est un de mes films préférés. Alain Delon y est un prédateur magnifique et j'adore le contraste entre le décors de carte postale d'Italie et la tension qui monte entre les personnages. Malgré l'excellente reprise tournée récemment, rien ne vaut l'original!
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13 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Déception jaunâtre, 16 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Plein Soleil [Édition Digibook] (Blu-ray)
Entendons-nous bien. Plein Soleil est un véritable chef d'œuvre, une œuvre patrimoniale dans le bon sens du terme. Acteurs prodigieux, découpages intelligent, photographie somptueuse, il n'y à rien à redire. Sans compter que les bonus qui accompagnent cette édition sont rares, mais précieux, bien pensés et conçus.

Quel est le problème ? Il est à la fois simple et multiple. Depuis le Samouraï il y a quelques années, on n'avait probablement pas vu transfert aussi calamiteux. Le problème n'est pas ici la netteté, le DNR ou l'effet aquarelle, tout trois bien présents mais peu envahissants. Non c'est du côté des couleurs que l'ensemble fait tâche. Non seulement les noirs tirent systématiquement sur le gris), mais on constate rapidement que tout le film semble être passé à travers un filtre jaune du plus mauvais effet, qui vieillit artificiellement l'ensemble. Le résultat est infidèle au matériau d'origine, et esthétiquement choquant. Certaines teintes de bleu sont désormais proches du vert, c'est dire.

Ce constat est d'autant plus incompréhensible que la présente édition est issue d'une restauration 4K, alors qu'une précédente issue d'un master 2K, parue chez un éditeur américain, proposait une résolution, des couleurs et des noirs de bien meilleure qualité. Accident industriel ou manque de moyens, le résultat risque de frustrer nombre de cinéphiles.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un film décevant à revoir et un BR qui ne tient pas ses promesses ..., 15 septembre 2013
Par 
cinefil50 - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Plein Soleil [Édition Digibook] (Blu-ray)
Le film , ce qui n'est pas sans poser problème , repose véritablement tout entier sur les épaules d'un Delon souverain , dont le visage , filmé au plus près par un Clément inspiré , incendie la pellicule et ne retrouvera jamais à mon avis , par la suite , une telle beauté au cinéma : splendide jeune fauve , au sourire carnassier , rusé et même pas cruel , en fait , mais simplement immoral et suivant sa nature , qui s'ébroue , avide de jouir de la vie et surtout de prendre l'argent , le luxe , les femmes ...

Les séquences du voilier sur une mer un peu dure , puis de l'assassinat , sont du grand art , intenses , sèches ; de même les manipulations et manoeuvres frauduleuses de Ripley , entrant et sortant des maisons , fuyant , échappant à tous ...de même l'errance de Tom dans le marché aux poissons , naturaliste et lourde d'angoisse ...le finale est une grande idée ...

Mais , le revoyant après si longtemps ( souvenir noir et blanc de la TV nationale ! ) , les éléments déséquilibrants sont nombreux : Ronet disparait rapidement ,et pour cause ! trop vite probablement , car le scénario ne laisse guère le temps à l'acteur , excellent , de s'exprimer et de nuancer le personnage , figé dans un rôle de gosse de riche frivole et vaguement pervers , sans grand intérêt ...

Laforêt , dont c'était le premier rôle , donne une bien piètre prestation , maladroite et empotée , peine à intéresser et à exprimer quoi que ce soit de crédible , sans parler de charme ou de glamour ......l'ami américain est à la limite de la caricature en yankee bruyant , l'enquêteur italien est menacé du ridicule à chaque réplique : de façon générale , les seconds rôles sont bien trop faibles , erreur que commet rarement le cinéma US de qualité , à la même époque ...

Et puis il y a le problème de cette édition BR : certes , le film date des " années difficiles de la couleur " , pour ce qui est de la conservation des teintes : le bonus sur la restauration montre bien que le master disponible était déjà extrêmement délavé et donc un vrai travail à été fait ...

Cependant , plusieurs séquences restent à la limite du flou ( plans des villages côtiers par exemple ), avec une définition " à la ramasse " .

Plus grave , sur une dalle plasma de très grande taille et dans une pièce pourtant très sombre , j'ai dû forcer , dès le début , les règlages " standard " de contraste et de couleur et donc passer en mode " dynamique " , ce qui est très rare en BR , même pour des films anciens ...les plans rapprochés des visages font tout de même apparaitre la plus-value du BR ...

Il serait intéressant de voir dans quel état est la copie que montre , par exemple , la Cinémathèque nationale ...

Bonus sans grand intérêt : Delon parle de Delon ; on y évoque la Nouvelle Vague mais les enjeux des affrontements ne sont pas bien expliqués et il aurait été intéressant de donner la parole à l'un des ses représentants encore en vie ( Godard ? ) ou à un cinéaste cinéphile ( Tavernier ? ) ...
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Une déception visuelle, 22 septembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Plein Soleil [Édition Digibook] (Blu-ray)
Le film est un grand classique, l'occasion de le redécouvrir? Le compte n'y est pas : contrastes complètement défaillants, couleurs fades, tendance à la surexposition et même la définition est assez quelconque. On a vu des films anciens remis à neuf autrement plus convaincants. On peut bien sûr atténuer ces défauts en réglant le diffuseur... mais on reste très en-deçà des attentes.
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Plein Soleil [Édition Digibook]
Plein Soleil [Édition Digibook] de René Clément (Blu-ray - 2013)
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