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4.0 étoiles sur 5 Le pied-tendre au pays des pourris
NB Q & A / Contre-enquête, film de Sidney Lumet de 1990, a déjà fait l'objet d'une édition dvd française : Contre Enquête. L'édition Carlotta 2013 propose le film dans un nouveau master restauré, en dvd et pour la première fois en blu-ray : Contre-enquête / Contre-enquête - Blu-ray. On peut se reporter au bas de mon commentaire...
Publié il y a 9 mois par LD

versus
7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un master obsolète pour un policier efficace mais daté
Ouh, le vieux master daté tout pourri. Ouh, comment Carlotta s'est fait refiler une vieille couleuvre discrètement par la FOX. A moins qu'ils aient décidé de sortir le film en Blu Ray malgré un rendu tout à fait limite ?

Quoiqu'il en soit, c'est pas folichon du tout. Le transfert HD manque de détails, tout est...
Publié il y a 9 mois par Remy Pignatiello


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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un master obsolète pour un policier efficace mais daté, 14 juillet 2013
Par 
Remy Pignatiello (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Contre-enquête [Blu-ray] (Blu-ray)
Ouh, le vieux master daté tout pourri. Ouh, comment Carlotta s'est fait refiler une vieille couleuvre discrètement par la FOX. A moins qu'ils aient décidé de sortir le film en Blu Ray malgré un rendu tout à fait limite ?

Quoiqu'il en soit, c'est pas folichon du tout. Le transfert HD manque de détails, tout est lisse, sans grand piqué ou profondeur de champ, et, pour couronner le tout, des halos blancs, vraisemblablement synonymes de bidouilles genre filtre pour rehausser les contours, sont visibles quasiment tout le long du film.

Dieu que c'est complètement obsolète et pas impressionnant pour un sou.

Et côté son ? Même joueur joue encore.

Tourné en prise directe, le film souffre d'une sérieuse carence de punch dans le rendu des dialogues. Dès la 6e minute, lorsque Timothy Hutton discute avec Patrick O'Neal, on se retrouve à monter le son, car les lignes de Hutton sont presque inaudibles, complètement sous mixées (ce qui fait que les lignes de O'Neal sont maintenant gueulées). Ce défaut de mixage se retrouve tout le long du film, sauf que cela fait ressortir un vilain souffle, parfois très fortement audible (notamment en milieu de film). De plus, la piste ressort extrêmement rachitique, ténue, et trop claire avec un manque patent de reprise dans les graves.

Le pire, c'est de la comparer à la VF et de trouver celle ci presque plus agréable. Evidemment, c'est de la triche, la VF étant ici d'un remixage pour un doublage, mettant évidemment les dialogues plus (trop, en fait) en avant, et compensant les problèmes de prise directe. Mais dès la chanson générique, il s'avère que la VF possède une rondeur manquant à la VO, et en compensant les dialogues sous mixés, la VF sonne plus "tout terrain". Seul problème, lors de la poignée de scènes où les effets sonores éclatent (notamment l'explosion en fin de film), la VF est comme assourdie face à la VO.

Dans les 2 cas, cependant, ça reste là aussi en manque désespéré d'un grand coup de nettoyage.

Image : 6/10
Son (VO) : 6.5/10
Son (VF) : 7/10
Film : 7.5/10
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le pied-tendre au pays des pourris, 4 juillet 2013
Par 
LD (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Contre-enquête (DVD)
NB Q & A / Contre-enquête, film de Sidney Lumet de 1990, a déjà fait l'objet d'une édition dvd française : Contre Enquête. L'édition Carlotta 2013 propose le film dans un nouveau master restauré, en dvd et pour la première fois en blu-ray : Contre-enquête / Contre-enquête - Blu-ray. On peut se reporter au bas de mon commentaire pour les spécificités de cette édition, mais autant dire tout de suite que c'est dorénavant celle-ci qu'il faut privilégier.

La décennie 80 a été difficile pour le réalisateur Sidney Lumet. De projets avortés en films de commande sans grand enjeu en demi-réussites, il aura eu du mal à être à la hauteur des meilleurs de ses films des années 70 (Serpico, Un Après-midi de chien). Sauf si l'on considère Le Prince de New York (1981), que l'on peut comme le critique Jean-Baptiste Thoret voir comme faisant partie de la queue de comète des années 70, précisément. Et la toute fin des années 80, où il aligne deux oeuvres majeures, Running on Empty / A bout de course (1988) et Q & A / Contre-enquête (1990).

Q & A, c'est-à-dire Questions and Answers, le procès-verbal de l'interrogatoire mené au sein de la brigade criminelle par le jeune substitut du Procureur Aloysius Francis Reilly au sujet d'un cas de légitime défense (cf. synopsis ci-dessus). "An open-and-shut case" comme on dit aux Etats-Unis, rien d'autre à faire que d'écouter les dires du lieutenant Brennan (Nick Nolte), fort en gueule et connu pour ses méthodes un peu vives mais qui n'a jamais perdu un procès. Reilly (Timothy Hutton), lui-même fils de policier irlandais, n'a plus qu'à consigner dans le procès-verbal ce qu'il est censé accepter avec admiration pour cet exemple de ce qu'il y a de meilleur dans la police. Il va cependant être amené à poursuivre l'enquête et faire quelques découvertes qui ne sont pas du goût de tout le monde.

Sans révéler grand-chose du récit, on se doute que le sujet n'était pas plus neuf il y a 25 ans qu'aujourd'hui. Un pied-tendre est amené à découvrir un peu du monde dans lequel il a choisi d'évoluer, son innocence étant peu à peu mise à mal, la désillusion gagnant du terrain. Le sujet n'était pas neuf non plus pour Lumet, qui signait là la troisième partie d'une "trilogie de la corruption à New York", après Serpico et Le Prince de New York. Si l'on ne peut pas dire que Lumet atteint avec ce film la grandeur des deux premiers, ce Contre-enquête ne manque pas d'atouts et gagnerait à être aussi connu que les deux précédents.

Tout d'abord parce que le scénario est solide, particulièrement bien articulé autour des lignes de partage raciales. C'était avant que New York soit nettoyée sous l'égide de son maire Rudy Giulani, c'était aussi l'époque où l'on se balançait encore - contre toutes les directives, y compris celles de la police - toutes sortes d'épithètes racistes à la figure, qu'il s'agisse d'être offensant ou non d'ailleurs. Portoricains, Italiens, Irlandais, Afro-américains, Juifs : les appartenances sont mises en avant jusqu'à plus soif, et comme le montre Thoret dans le supplément, au-delà des dialogues la mise en scène de Lumet sait fort bien exploiter le jeu de tensions qui en est issu.

Ensuite parce que la distribution est intégralement bien choisie. La gueule d'ange un peu fade de Timothy Hutton contraste idéalement avec la virilité suave de Nick Nolte. Tous les autres sont comme souvent chez Lumet tout à fait justes : Armand Assante en dealer portoricain distingué qui a envie de se ranger des voitures par amour ; Luis Guzman et Charles Dutton, les flics portoricain et noir qui assistent Reilly dans son enquête ; Patrick O'Neill en chef de la brigade criminelle qui a bien d'autres projets politiques ; Lee Richardson en mentor fatigué et alcoolique, Paul Calderon en travelo forcé à jouer les indics et à aider Brennan contre son gré, etc. Jenny Lumet, sans être idéale, arrive tout de même à apporter une certaine présence à un personnage difficile à faire exister.

Enfin parce que ce genre de sujet a toujours permis à des réalisateurs comme Lumet de faire preuve d'une assez grande ambition dans la peinture de leur société tout en conservant la modestie qui les caractérisait. Comme à son habitude, il sert avant tout l'histoire et se nourrit de ce que peuvent lui apporter les acteurs, sans chercher à rendre voyante sa mise en scène. Ce qui ne signifie aucunement qu'elle n'existe pas, tant le travail sur les personnages dans l'espace et les cadres est réel même s'il n'est pas particulièrement conçu pour être remarqué. Une façon de procéder qui aura été sa marque de ses tout débuts - le très connu, à juste titre, 12 hommes en colère - à sa toute fin - 7h58 ce samedi-là, un film qui est à mes yeux un de ses tout meilleurs.

EDITION CARLOTTA 2013

Sans être exceptionnel, le master proposé est bien quelques crans au-dessus de celui de l'ancienne édition Fox Pathé Europa pour le dvd. Légèrement granuleuse, la copie manque peut-être d'un peu de définition mais propose des couleurs assez vives et stables, en particulier pour les scènes de clubs. VOSTF et VF Dolby Surround, de très bonne qualité.

Le blu-ray est sans surprise meilleur que le dvd : en dépit de quelques rémanences, les scènes de nuit et les noirs sont assez profonds, les couleurs plus vives assez éclatantes. VOSTF et VF là aussi (DTS-HD Master audio 2.0 Surround), assez amples et détaillées.

Le supplément de Jean-Baptiste Thoret (27'), très sollicité ces temps-ci, le montre comme souvent apte à bien qualifier un style. En l'espèce, il compare bien les trois films de la Trilogie indiqués ci-dessus, et établit même quelques comparaisons avec le roman-source, ce qui lui permet de pointer les directions prises par l'adaptation.

Une édition qui n'a pas de mal à surclasser la précédente et qui devra être favorisée si l'on hésite entre les deux, sans même parler de l'apport probable du blu-ray.
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4.0 étoiles sur 5 Le pied-tendre au pays des pourris, 12 juillet 2013
Par 
LD (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Contre-enquête [Blu-ray] (Blu-ray)
NB Q & A / Contre-enquête, film de Sidney Lumet de 1990, a déjà fait l'objet d'une édition dvd française : Contre Enquête. L'édition Carlotta 2013 propose le film dans un nouveau master restauré, en dvd et pour la première fois en blu-ray : Contre-enquête / Contre-enquête - Blu-ray. On peut se reporter au bas de mon commentaire pour les spécificités de cette édition, mais autant dire tout de suite que c'est dorénavant celle-ci qu'il faut privilégier.

La décennie 80 a été difficile pour le réalisateur Sidney Lumet. De projets avortés en films de commande sans grand enjeu en demi-réussites, il aura eu du mal à être à la hauteur des meilleurs de ses films des années 70 (Serpico, Un Après-midi de chien). Sauf si l'on considère Le Prince de New York (1981), que l'on peut comme le critique Jean-Baptiste Thoret voir comme faisant partie de la queue de comète des années 70, précisément. Et la toute fin des années 80, où il aligne deux oeuvres majeures, Running on empty / A bout de course (1988) et Q & A / Contre-enquête (1990).

Q & A, c'est-à-dire Questions and Answers, le procès-verbal de l'interrogatoire mené au sein de la brigade criminelle par le jeune substitut du Procureur Aloysius Francis Reilly au sujet d'un cas de légitime défense (cf. synopsis ci-dessus). "An open-and-shut case" comme on dit aux Etats-Unis, rien d'autre à faire que d'écouter les dires du lieutenant Brennan (Nick Nolte), fort en gueule et connu pour ses méthodes un peu vives mais qui n'a jamais perdu un procès. Reilly (Timothy Hutton), lui-même fils de policier irlandais, n'a plus qu'à consigner dans le procès-verbal ce qu'il est censé accepter avec admiration pour cet exemple de ce qu'il y a de meilleur dans la police. Il va cependant être amené à poursuivre l'enquête et faire quelques découvertes qui ne sont pas du goût de tout le monde.

Sans révéler grand-chose du récit, on se doute que le sujet n'était pas plus neuf il y a 25 ans qu'aujourd'hui. Un pied-tendre est amené à découvrir un peu du monde dans lequel il a choisi d'évoluer, son innocence étant peu à peu mise à mal, la désillusion gagnant du terrain. Le sujet n'était pas neuf non plus pour Lumet, qui signait là la troisième partie d'une "trilogie de la corruption à New York", après Serpico et Le Prince de New York. Si l'on ne peut pas dire que Lumet atteint avec ce film la grandeur des deux premiers, ce Contre-enquête ne manque pas d'atouts et gagnerait à être aussi connu que les deux précédents.

Tout d'abord parce que le scénario est solide, particulièrement bien articulé autour des lignes de partage raciales. C'était avant que New York soit nettoyée sous l'égide de son maire Rudy Giulani, c'était aussi l'époque où l'on se balançait encore - contre toutes les directives, y compris celles de la police - toutes sortes d'épithètes racistes à la figure, qu'il s'agisse d'être offensant ou non d'ailleurs. Portoricains, Italiens, Irlandais, Afro-américains, Juifs : les appartenances sont mises en avant jusqu'à plus soif, et comme le montre Thoret dans le supplément, au-delà des dialogues la mise en scène de Lumet sait fort bien exploiter le jeu de tensions qui en est issu.

Ensuite parce que la distribution est intégralement bien choisie. La gueule d'ange un peu fade de Timothy Hutton contraste idéalement avec la virilité suave de Nick Nolte. Tous les autres sont comme souvent chez Lumet tout à fait justes : Armand Assante en dealer portoricain distingué qui a envie de se ranger des voitures par amour ; Luis Guzman et Charles Dutton, les flics portoricain et noir qui assistent Reilly dans son enquête ; Patrick O'Neill en chef de la brigade criminelle qui a bien d'autres projets politiques ; Lee Richardson en mentor fatigué et alcoolique, Paul Calderon en travelo forcé à jouer les indics et à aider Brennan contre son gré, etc. Jenny Lumet, sans être idéale, arrive tout de même à apporter une certaine présence à un personnage difficile à faire exister.

Enfin parce que ce genre de sujet a toujours permis à des réalisateurs comme Lumet de faire preuve d'une assez grande ambition dans la peinture de leur société tout en conservant la modestie qui les caractérisait. Comme à son habitude, il sert avant tout l'histoire et se nourrit de ce que peuvent lui apporter les acteurs, sans chercher à rendre voyante sa mise en scène. Ce qui ne signifie aucunement qu'elle n'existe pas, tant le travail sur les personnages dans l'espace et les cadres est réel même s'il n'est pas particulièrement conçu pour être remarqué. Une façon de procéder qui aura été sa marque de ses tout débuts - le très connu, à juste titre, 12 hommes en colère - à sa toute fin - 7h58 ce samedi-là, un film qui est à mes yeux un de ses tout meilleurs.

EDITION CARLOTTA 2013

Sans être exceptionnel, le master proposé est bien quelques crans au-dessus de celui de l'ancienne édition Fox Pathé Europa pour le dvd. Légèrement granuleuse, la copie manque peut-être d'un peu de définition mais propose des couleurs assez vives et stables, en particulier pour les scènes de clubs. VOSTF et VF Dolby Surround, de très bonne qualité.

Le blu-ray est sans surprise meilleur que le dvd : en dépit de quelques rémanences, les scènes de nuit et les noirs sont assez profonds, les couleurs plus vives assez éclatantes. VOSTF et VF là aussi (DTS-HD Master audio 2.0 Surround), assez amples et détaillées.

Le supplément de Jean-Baptiste Thoret (27'), très sollicité ces temps-ci, le montre comme souvent apte à bien qualifier un style. En l'espèce, il compare bien les trois films de la Trilogie indiqués ci-dessus, et établit même quelques comparaisons avec le roman-source, ce qui lui permet de pointer les directions prises par l'adaptation.

Une édition qui n'a pas de mal à surclasser la précédente et qui devra être favorisée si l'on hésite entre les deux, sans même parler de l'apport du blu-ray.
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9 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 un très bon polar classique, 22 septembre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Contre Enquête (DVD)
Un suspens halletant avec un Nick diabolique. De bonnes scènes d'actions bien filmées de surcroit.
Un plaisir à voir ou revoir.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le pied-tendre au pays des pourris, 4 juillet 2013
Par 
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NB Q & A / Contre-enquête, film de Sidney Lumet de 1990, a déjà fait l'objet d'une édition dvd française Fox Pathé Europa : Contre Enquête. L'édition Carlotta 2013, pour la sortie de laquelle je rédige ce commentaire, propose le film dans un nouveau master restauré, en dvd et pour la première fois en blu-ray : Contre-enquête / Contre-enquête - Blu-ray. On peut se reporter au bas de mon commentaire sur cette édition pour en connaître les spécificités, mais autant dire tout de suite que c'est dorénavant celle-ci qu'il faut privilégier si l'on hésite, pour l'édition dvd également et sans même parler de l'apport du blu-ray.

La décennie 80 a été difficile pour le réalisateur Sidney Lumet. De projets avortés en films de commande sans grand enjeu en demi-réussites, il aura eu du mal à être à la hauteur des meilleurs de ses films des années 70 (Serpico, Un Après-midi de chien). Sauf si l'on considère Le Prince de New York (1981), que l'on peut comme le critique Jean-Baptiste Thoret voir comme faisant partie de la queue de comète des années 70, précisément. Et la toute fin des années 80, où il aligne deux oeuvres majeures, Running on Empty / A bout de course (1988) et Q & A / Contre-enquête (1990).

Q & A, c'est-à-dire Questions and Answers, le procès-verbal de l'interrogatoire mené au sein de la brigade criminelle par le jeune substitut du Procureur Aloysius Francis Reilly au sujet d'un cas de légitime défense (cf. synopsis ci-dessus). "An open-and-shut case" comme on dit aux Etats-Unis, rien d'autre à faire que d'écouter les dires du lieutenant Brennan (Nick Nolte), fort en gueule et connu pour ses méthodes un peu vives mais qui n'a jamais perdu un procès. Reilly (Timothy Hutton), lui-même fils de policier irlandais, n'a plus qu'à consigner dans le procès-verbal ce qu'il est censé accepter avec admiration pour cet exemple de ce qu'il y a de meilleur dans la police. Il va cependant être amené à poursuivre l'enquête et faire quelques découvertes qui ne sont pas du goût de tout le monde.

Sans révéler grand-chose du récit, on se doute que le sujet n'était pas plus neuf il y a 25 ans qu'aujourd'hui. Un pied-tendre est amené à découvrir un peu du monde dans lequel il a choisi d'évoluer, son innocence étant peu à peu mise à mal, la désillusion gagnant du terrain. Le sujet n'était pas neuf non plus pour Lumet, qui signait là la troisième partie d'une "trilogie de la corruption à New York", après Serpico et Le Prince de New York. Si l'on ne peut pas dire que Lumet atteint avec ce film la grandeur des deux premiers, ce Contre-enquête ne manque pas d'atouts et gagnerait à être aussi connu que les deux précédents.

Tout d'abord parce que le scénario est solide, particulièrement bien articulé autour des lignes de partage raciales. C'était avant que New York soit nettoyée sous l'égide de son maire Rudy Giulani, c'était aussi l'époque où l'on se balançait encore - contre toutes les directives, y compris celles de la police - toutes sortes d'épithètes racistes à la figure, qu'il s'agisse d'être offensant ou non d'ailleurs. Portoricains, Italiens, Irlandais, Afro-américains, Juifs : les appartenances sont mises en avant jusqu'à plus soif, et comme le montre Thoret dans le supplément, au-delà des dialogues la mise en scène de Lumet sait fort bien exploiter le jeu de tensions qui en est issu.

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Enfin parce que ce genre de sujet a toujours permis à des réalisateurs comme Lumet de faire preuve d'une assez grande ambition dans la peinture de leur société tout en conservant la modestie qui les caractérisait. Comme à son habitude, il sert avant tout l'histoire et se nourrit de ce que peuvent lui apporter les acteurs, sans chercher à rendre voyante sa mise en scène. Ce qui ne signifie aucunement qu'elle n'existe pas, tant le travail sur les personnages dans l'espace et les cadres est réel même s'il n'est pas particulièrement conçu pour être remarqué. Une façon de procéder qui aura été sa marque de ses tout débuts - le très connu, à juste titre, 12 hommes en colère - à sa toute fin - 7h58 ce samedi-là, un film qui est à mes yeux un de ses tout meilleurs.
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4.0 étoiles sur 5 Une plongée dans le New-York et sa police à la fin des années 80, 23 février 2014
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Un new york sombre, des acteurs au top, on sent le passage des années 80 aux années 90, Nick Nolte en pleine forme et tous les autres aussi. Un film sur des flics un peu pourris et des méchants pas si méchants dans une histoire ou tout s'explique par qui a grandi dans quel quartier de new york. Un film qui parle encore des communauté Italiennes, Irlandaises, Noires, Juives et Hispaniques de New York en version flingue, flic et traffic de drogue.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 thriller, 29 août 2013
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Très bon film, un peu viellit mais bon, qui permettait de retrouver Nick Nolte à son meilleur.A revoir avec plaisir.
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5.0 étoiles sur 5 Nick Nolte déchainé., 9 septembre 2013
Par 
B. Georges (74100 France) - Voir tous mes commentaires
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C'est assez rare mais ça se passe comme ça dans certains domaines dont je tairais le nom , mais si certains agissaient de la sorte , il y aurait moins de vermines dans le monde , car la crainte inspirerait le calme parmi certains nids de nuisibles , mais quel bon film à suivre qui nous tient en haleine toute la durée !!!
Ce film aussi doit être certainement basé sur des faits réels , il n'y a qu'à se rappeler des "Ripoux" avec Noiret et Lhermitte !! C'est à peu près ça en moins violent , bien sûr !!!
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